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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Bernard Dagnies

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jeudi, 09 avril 2020 18:15

Axel Flóvent en villégiature…

Révélation indie folk islandaise, Axel Flóvent a publié son premier EP sur Nettwerk, ce 27 mars 2020. Intitulé « Tourist », ce disque inclut le single éponyme ainsi que 3 autres titres dont le puissant « Sea Creatures », à découvrir ici. A peine trois EPs au compteur et Axel Flóvent s’impose déjà comme un artiste qui compte sur la scène indépendante islandaise notamment grâce à son premier single « Forest Fires » qui cumule désormais pas moins de 40 millions de streams. A conseiller vivement, si vous appréciez la musique de Sophia…

« Sideways to new Italy », le deuxième elpee de Rolling Blackouts Coastal Fever, paraîtra ce vendredi 5 juin 2020. Le titre de cet opus se réfère au nom d’un village australien sis près de Woodburn dans le district de Northern Rivers en Nouvelle-Galles du Sud. Recensant moins de 200 habitants, il a été fondé par des immigrants vénitiens à la fin des années 1800 et sert maintenant de monument vivant à la contribution des Italiens à l'Australie ; on y rencontre d’ailleurs des répliques de statues romaines parsemées comme des souvenirs du paysage rural. Après une très longue tournée, le quintet a dû faire un break et surtout faire le point. Issu de « Sideways to new Italy », deux tires font l’objet d’une vidéo, « She’s there » (à voir et à écouter ici) et « Cars in space » (). On y retrouve ces guitares carillonnantes et brimbalantes si rafraîchissantes, ces harmonies vocales tourbillonnantes et ce tempo bien offensif. Bref, on attend impatiemment de découvrir ce nouveau long playing…

Tracklisting

  1. The Second of the First
  2. Falling Thunder
  3. She's There
  4. Beautiful Steven
  5. The Only One
  6. Cars in Space
  7. Cameo
  8. Not Tonight
  9. Sunglasses at the Wedding
  10. The Cool Change

mardi, 31 mars 2020 17:43

2020

« 2020 » constitue le sixième opus de Richard Dawson, un musicien considéré comme un des meilleurs paroliers en Grande-Bretagne. Il participe également au projet Hen Ogledd, une formation responsable de « Mogic », un des meilleurs albums parus l’an dernier. Originaire de Newcastle, il pratique une forme de folk, qu’il teinte d’une multitude de courants musicaux ; depuis la prog au rock, en passant par la pop, l’électro, le cabaret et la world (NDR : notamment le Qawwali, musique pratiquée dans les sanctuaires soufis au Pakistan et en Inde et popularisée par le défunt maitre pakistanais Nusrat Fatet Ali Khan). Première constatation, la musique de Dawson est bien britannique. Les inflexions vocales et le phrasé ne trompent pas. Même que parfois on pense à Neil Hannon, le leader de The Divine Comedy. Ou encore à Gentle Giant. Et puis ce sens mélodique, bien insulaire. Non seulement, cet artiste se réserve tous les instruments, mais ses lyrics tiennent parfaitement la route, abordant des sujets aussi brûlants que la crise existentielle de l’Angleterre, qu’il estime au bord de la débâcle sociale, le comportement de la classe politique et économique, coupable des dérives extrémistes dans la population ; thèmes au sein desquels il injecte une bonne dose d’humour dont il a le secret. Pas un album facile à appréhender, mais aussi surprenant qu’original !

mardi, 31 mars 2020 17:38

Ma

Bien que dépouillé, le précédent elpee de Devendra Banhart, « Ape in pink marble », faisait la part belle aux claviers. Pour son dixième opus, il a décidé d’en revenir à des sonorités davantage acoustiques et surtout organiques. Chantées tour à tour en anglais, en espagnol, en portugais et même en japonais (« Kantori Ongaku » qui rend hommage au fondateur du Yellow Magic Orchestra, « Haruomi Hosono), les compos évoluent, pour la plupart sur un tempo bossa nova, tempo qui peut se révéler, indolent, voire nightclubbien ou plus allègre. Devendra joue de la gratte, le plus souvent en picking ; et une plage comme le mélancolique « October 12 », semble même hantée par Django Reinhardt. Paradoxalement, si les arrangements sont discrets, ils sont riches et surtout soignés. Suivant les morceaux, on y entend des orchestrations de cordes, des cuivres, du clavier, du violon, de la guitare électrique (probablement une Rickenbacker, vu les sonorités qui rappellent celles que privilégiait feu George Harrison), de la flûte, etc. Point d’orgue de cet LP, l’énigmatique « Now all gone » bénéficie du concours de Cate le Bon aux chœurs, alors que la ligne de basse rappelle curieusement le « Melody Nelson » de Serge Gainsbourg. Les textes de Devendra sont particulièrement engagés ; et si le titre du long playing honore la maternité au sens large du terme, il aborde des sujets aussi divers que le deuil (« Memorial », un morceau qu’aurait pu interpréter Léonard Cohen), le malaise existentiel, le réchauffement climatique, sans oublier l’examen de la situation politique dans son pays, le Venezuela (« Arbre las manos »). L’album s’ouvre aussi par un titre méditatif (« Is this nice ? ») et s’achève par un autre abordé dans le même esprit (« The lost coast »), même s’il se révèle davantage ambiant…

mardi, 31 mars 2020 17:35

Exhale

The Montotrol Kid, c’est le projet d’Erik Van den Broek, un projet qui s’est transformé en quatuor, à partir de 2014, et tout particulièrement lorsqu’il a enregistré son second elpee, « My talk my song ». « Exhale » constitue son quatrième opus, un disque pour lequel il a, en outre, reçu le concours d’un second claviériste. Le line up impliquant donc également un préposé aux ivoires, un bassiste et un drummer.

Découpé en 11 plages, cet LP « Exhale » des effluves americana qui doivent autant à Wilco, The Band, Tom Petty, The Jayhawks, Calexico (sans les cuivres) que REM. Toute la panoplie y est : orgue Hammond (souvent), guitares chatoyantes ou groovy, mélodies accrocheuses et steel guitar sur les compos les plus country/folk, à l’instar du mélancolique « Good enough » ou des dylanesques « Recommandations » et « Even then ». On n’en oubliera pas le timbre vocal d’Erik, qui lors des ballades, rappelle, tout bonnement Joey Burns, le leader de Calexico. Si vous aimez ce style, n’hésitez pas, cet album est dans vos cordes, tant acoustiques, qu’électriques…

L’illustre saxophoniste Manu Dibango est décédé ce mardi 24 mars, à l'âge de 86 ans, du coronavirus. Il s’est éteint dans un hôpital de la région parisienne. Premier musicien international à perdre la vie des suites d'une contamination au COVID 19, il était le responsable d'un des plus grands tubes planétaires de la musique world, "Soul Makossa" (NDR : certains médias le considèrent cependant comme le premier morceau disco), un morceau gravé en 1972 (NDR : il avait été immortalisé lors d’une session TV et on peut le voir ou le revoir ici). Ce n'était au départ que la face B d'un 45 tours, dont le titre-phare servait d’hymne à l'équipe nationale de football camerounaise, enregistré dans le cadre de la Coupe d'Afrique des Nations. Repérée par le DJ new-yorkais David Mancuso, la compo a connu une multitude de variations et de recyclages. Manu Dibango avait même entamé une procédure judiciaire contre Michael Jackson pour s’en être un peu trop servi pour alimenter son « Wanna be startin'somethin' », une plage qui figure sur son elpee, "Thriller". Finalement, un accord financier sera conclu. Rihanna dans « Don’t Stop the Music » (2007) et Jennifer Lopez pour « Feelin’ So Good » (2012) se sont également largement inspirées de la chanson.

Né le 12 décembre 1933 à Douala, au Cameroun, ce musicien formé au jazz et aux rythmes tropicaux était l’un des grands ambassadeurs de la musique africaine, à travers le monde. Il est même considéré comme l’Instigateur de ce qui allait devenir la ‘World music’…

Il a côtoyé des tas de meusiens réputés en compagnie desquels il a, pour la plupart, joué. Comme Herbie Hancock, Bill Laswell, Peter Gabriel, Sinéad O’Connor, Jacques Higelin, CharlElie Couture, Tom Novembre, Dick Rivers, Nino Ferrer, Papa Wemba, Bob Marley, Stevie Wonder ou Carlos Santana ; et la liste est loin d’être exhaustive. Sa musique a été samplée comme aucun autre artiste ne l’a jamais été, et tout particulièrement dans l’univers du funk et de l’acid jazz. Il a touché à la soul (of course) au reggae, à la musique cubaine, aux sonorité urbaines contemporaines (hip-hop, électro), sans jamais oublier le jazz, fil rouge de ses 60 longues années de carrière.

Surnommé ‘Papa manu’ par ses fans ou encore ’Papa groove’, ce multi-instrumentiste (outre le saxophone, il était aussi capable de jouer du piano, du vibraphone, du marimba, de la mandoline et du balafon) était également chanteur, arrangeur et chef-d’orchestre

Enfin, on n’en oubliera pas son investissement pour plusieurs associations philanthropiques.

R.I.P.

Après avoir accompagné Emily Loizeau, Bertrand Belin et bientôt Sanseverino, François Puyalto a retrouvé sa plus fidèle alliée, sa basse, pour enregistrer ce disque en solitaire.

Entre chansons originales et revisitées (Ferré, Brel, Leprest, Higelin et Barbara), il nous livre un disque épuré, simplement éclairé par les chœurs solaires de Katel.

Replongez-vous ici dans l’univers de cet artiste à travers « Demain », un titre issu de l’album « 44 »,

Figure de proue de la scène Paisley Underground, qui a sévi au cours de la seconde moitié des eighties (NDR : elle a notamment donné naissance à des groupes comme Dream Syndicate, Green On Red, The Long Ryders, The Three O’ Clock, Thin White Rope et True West), David Roback est décédé ce 25 février à l’âge de 61 ans, des suites d’un cancer. C’était le fondateur des groupes Rain Parade et Opal, mais il s’est surtout illustré chez Mazzy Star, une formation dont la chanteuse, Hope Sandoval, apportait une coloration particulièrement vaporeuse à une musique inspirée par le Velvet Underground et Big Star. Après la sortie de « Among my Swan », en 1996, le band avait attendu 15 longues années, soit en 2013, avant de publier un nouvel elpee, « Seasons of your day ». Au cours de cette période, tant Sandoval que Roback se sont surtout concentrés sur des projets personnels. On attribue à Mazzy Star, la paternité de la dream pop. Des exemples ? Le plus psyché « Fade into you », son plus gros succès, « Blue flower ». un judicieusement intitulé « California », puisque le combo était issu de Los Angeles, et « Into dust »… mais une poussière d’étoile, qui vient de s’envoler, pour l’éternité…

RIP

  

King Gizzard & The Lizard Wizard (AUS.), black midi (GBR.), Annabel Lee (BEL.), Black Country, New Road (GBR.), Borokov Borokov (BEL.), Boy Harsher (USA.), Cocaine Piss (BEL.), De Ambassade (NLD.), Dirty Fences (USA.), Iguana Death Cult (NLD.), Last Train (FRA.), Les Juliens (BEL.), Los Bitchos (GBR.), Milk TV (BEL.), Show Me The Body (GBR.), The K. (BEL.) et Warmduscher (GBR.) sont venus s’ajouter à la programmation.

Néo-prêtresse de la scène techno industrielle et tête pensante du collectif "Qui Embrouille Qui", AZF est l’une des 4 curateur.trice.s de la soirée d’ouverture de Dour Festival mercredi 15 juillet. Elle dévoile enfin son line-up !

AZF va tapper fort et annonce les Français.es ascendant vierge, la toute nouvelle collaboration entre Paul Seul, co-fondateur du groupe Casual Gabberz et Mathilde Fernandez à la voix lyrique et ensorcelante. Au programme également, un b2b entre Lux18 et la dernière recrue du collectif “Qui Embrouille Qui” : Nathan Zahef.

Rebekah et Manni Dee, deux artistes anglais.e.s aux sets aux sonorités techno et industrielles et aux influences early-hardcore se partageront également les platines.

Enfin, dernière confirmation sous la houlette d’AZF : Body Sushi (Randomer x VTSS) ou le fruit d’une récente collaboration entre la reine de la hard techno polonaise VTSS et le producteur londonien Randomer. Le duo Body Sushi est une invitation au voyage à bord d’un roller coaster neo-rave !

(d’après communiqué de presse)

http://www.dourfestival.eu

 

vendredi, 21 février 2020 09:46

Retour à l’adolescence pour les quadras…

Le parcours d’Ash est plutôt atypique. En 28 ans de carrière, il n’a publié que 8 albums (parmi lesquels « 1977 » et « Free all angels » constituent la quintessence), mais une ribambelle de singles (NDR : pour la plupart issus ou repris sur les elpees), dont une vingtaine ont atteint le Top 20 des charts, trois live, un Ep et quelques compilations. Entre 1997 et 2006 ainsi qu’au cours de l’année 2011, le trio est passé à un quatuor en intégrant la guitariste rythmique Charlotte Hatherley. Son succès, il l’a obtenu au cours des nineties, époque au cours de laquelle votre serviteur avait eu l’occasion d’interviewer le leader, Tim Wheeler (lire ici) 

Depuis, la formation s’est enfoncée dans un certain anonymat, malgré la sortie de disques et l’organisation de tournées ponctuelles. Ce qui ne la prive pas d’une fanbase, plutôt fidèle, dont la plupart, comme ce soir, est constituée de quadragénaires.

La formation se produisait à l’Aéronef de Lille ce 21 février 2020, dans une salle en version club. Et on était curieux de voir et d’entendre si le trio avait encore de beaux restes. Compte-rendu.

Il appartenait au groupe lillois Esplanades d’ouvrir la soirée. Il s’agit, en fait, du nouveau projet de Tim Placenti et Rémi Mencucci qui sévissait auparavant au sein d’un quintet baptisé Tim Fromont Placenti. Le premier se consacre au chant, parfois au piano et à la guitare et le second à la batterie et aux backing vocals. La première partie du concert est assez intéressante, mettant en valeur la voix haut-perchée, parfois falsetto de Tim, sur une musique pop/rock flamboyante et énergique, parfois enrichie de bandes préenregistrées. Après le funk baroque « Funny talking animals », le duo va proposer des titres plus mainstream et un peu racoleurs, nonobstant le recours à une gratte à six cordes. Dommage, après un si bon départ ; mais on retiendra surtout l’organe vocal de Tim, plutôt impressionnant… (voir notre section photos )

Deux supporting act pour ce vendredi, puisque la formation américaine (NDR : elle est issue de Duluth, dans le Minnesota) Social Animals embraie. Fondée en 2012, elle est drivée par Dedric Clark et implique également un guitariste, un drummer et un bassiste. Son premier et futur elpee a reçu le concours de l’ingénieur du son Paul Kolderie (Radiohead, Pixies). Il devrait sortir cette année.

Dedric débarque sur le podium, une bouteille de pinard à la main, dont il va s’abreuver, de temps à autre, lors du set. Physiquement, il ressemble à Julien Clerc. Sa voix est chevrotante, alors que plutôt britpop, la musique campe un hybride entre celle de Maxïmo Park et The Music… (voir notre section photos ici)

Place enfin à Ash. Avant que le band ne grimpe sur l’estrade, les baffles crachent un extrait d’un des épisodes de ‘Star Wars’. Dès les premières mesures de « Buzzkil », morceau qui ouvre le set, votre serviteur est secoué par la puissance du son et surtout la ligne de basse qui martèle sa poitrine. Et puis, le volume sonore est trop fort. Au bout de vingt minutes, une seule solution, prendre du recul et se réfugier près de la table de mixage. Et là, surprise, le son est bon, sans doute amorti par la densité de la foule, agglutinée aux premiers rangs.

Bref, c’est à partir de cet instant que les choses sérieuses commencent pour votre serviteur. Tim Wheeler se sert d’une guitare Flying V, souvent prisée par les métalleux. Hyperkinétique, Mark Hamilton déploie sa fameuse carcasse. Il doit mesurer au moins 2 mètres. Il brandit son instrument dans tous les sens quand il ne monte pas sur les retours de scène. Casquette de baseball vissée sur le crâne, barbu, Rick Murray est un peu caché derrière son imposant kit de batterie, à l’arrière. Au cours du set, le groupe va nous livrer une majorité de titres parus en single, dont les incontournables « Goldfinger », un percutant « Kung Fu » à la sauce Buzzcocks, au cours duquel le bassiste, monté sur les épaules d’un spectateur, déambule dans la fosse, « Orpheus », « A life less ordinary », le rêveur et estival « Oh yeah », l’hymnique « Shining light » et bien sûr le classique « Girl from mars ». Des compos qui manifestement font vibrer les quadras, heureux de revivre leur jeunesse. On a quand même droit à un titre plus récent, « Darkest hour of the night », et puis un extrait de la B.O. du film « Twilight of the innocents », « You can’t have it all ». De nombreux spectateurs reprennent les refrains en chœur et d’autres se mettent même à danser. Le britrock tour à tour sensuel, mélodique, intense, accrocheur, mélancolique ou tropical, mais surtout mélodique a vraiment fait mouche dans le public, libérant une bouffée d’adolescence. 

Lors du rappel, Ash va encore nous accorder deux morceaux, le semi-acoustique « Walking barefoot » et l’allègre « Burn baby burn ». Et le trio de venir saluer l’auditoire, avant de s’éclipser, apparemment ravi de l’accueil qui lui a été réservé ce soir… (voir notre section photos )

Et on saluera encore l’initiative de l’Aéronef qui a permis aux sourds et malentendants de vivre une expérience sensorielle. Equipés d’un subpac, sac à dos vibrant, ils peuvent ainsi profiter de certains concerts...

 

(Organisation : Aéronef)