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lundi, 06 mars 2017 19:06

Here they come

E-Grand, c’est le projet du Lyonnais Didier Frahier. Avant de monter ce nouveau groupe, il avait sévi chez Dynamo. Et « Here here they come » constitue le deuxième elpee d’E-Grand. Il fait suite à « 1st album », paru en 2011. Première constatation, au sein du line up figure trois gratteurs, dont le leader qui se réserve également et circonstanciellement les claviers. Donc la musique est particulièrement électrique. Bien vu !

Dès l’ouverture, l’électricité gicle tout au long d’une ballade mid tempo (c’est souvent le cas) offensive mais élégante, qui doit davantage à Wilco qu’au Crazy Horse de Neil Young. Et puis, il y a ce drumming ample, digne de Glenn Kotche. Ainsi que ce feeling si caractéristique chez la bande à Jeff Tweedy. Comme sur le plus mélancolique et presque hymnique « Safari ». Seules, pourtant soignées, les harmonies vocales évoquent tour à tour Teenage Fan Club voire Big Star. Une électricité qu’on retrouve à tous les étages, mais pas nécessairement dans le même registre. Plutôt sous un profil pop/rock. Ou plus exactement britpop. A cause du sens mélodique. Un peu comme si Graham Coxon et les LA’s avaient décidé d’enregistrer ensemble. Encore que les inflexions vocales du lyrique « A Queen of the street » semblent empruntées à Peter Gabriel. De cet opus, on épinglera encore le plus funky « A sign of love », « Memories », galvanisé par une ligne de basse hypnotique, « She lives on », discrètement traversé par une traînée stridulante, manifestement inspirée par le « Ashes to ashes » de Bowie », le dansant « Call of life », émoustillé par ses chœurs presque ‘rollingstoniens’ (ouh ! ouh !) ; sans oublier le superbe « The keys to your life », une plage intense, dont la fin de parcours est à nouveau particulièrement électrique. Un peu comme le titre d’entrée. La boucle est ainsi bouclée. Une excellente surprise !

 

lundi, 06 mars 2017 19:05

The last soap bubble crash

« The last soap bubble crash » constitue le second elpee de Dario Mars & The Guillotines, le nouveau projet de Renaud Mayeur (voir interview ici). Cet ex-La Muerte, Hulk, Les Anges, et on en passe, pratique ce que qu’on pourrait appeler du spaghetti-western-voodoo-garage.

Son nouvel opus s’ouvre par « Summer ice », une plage qui ne manque pas de punch. Sorte de bossa nova uptempo imbibée de claviers vintage, « Hold on » évoque curieusement… Vaya Con Dios. A cause de la voix de Bineta qui emprunte les inflexions de Dani Klein. Tout comme sur le plus filmique « Far from you ». Une impression qu’on retrouve encore sur le soul/blues, « Strange happiness ». En fait, essentiellement lors des morceaux les plus paisibles. Nonobstant les cordes de gratte surf, « Gone with sorrows » épouse le sens mélodique d’un Texas. Oui, oui, celui de la bande à Sharleen Spiteri. Et pas une référence à l’Etat du Sud des States… Ténébreux et sauvage, l’excellent « I wish I was with you » semble hanté par des voix démoniaques. Et pourtant, il est bien rock. Tout comme l’uptempo « Vertigo ». Les cordes de guitare sont à nouveau sculptées dans le surf. La basse est sombre, mordante. Le drumming échevelé et les claviers vintage. Le spectre du Led Zeppelin –n’en déplaise à Renaud– plane sur deux morceaux. Et ils figurent parmi les meilleurs du long playing. Tout d’abord « Walk baby walk », même si l’intro évoque plutôt le célèbre « Albatross » de Fleetwood Mac ». Puis l’oriental, incantatoire et hypnotique « Soulless ». Angoissant, « Keep smiling » (un paradoxe !) macère dans des sonorités qui semble sortir d’un bistrot guinguette, un peu comme dans la B.O. du long métrage signée Yann Tiersen, ‘Le fabuleux destin d’Amélie Poulain ?’. Manifestement les références au cinéma sont légion. Et la version alanguie du « I wanna be loved by you », popularisée par Marylin Monroe, qui clôt l’opus, en est une nouvelle illustration. Un chouette album !

 

lundi, 06 mars 2017 19:02

Ruins

Wolf People nous vient des Iles Britanniques, du Bedfordshire très exactement. A son actif, quatre elpees, dont le dernier, « Ruins ». A l’origine, le groupe puisait ses sources d’inspiration majeures chez Captain Beefheart, Grateful Dead, Jimi Hendrix, Black Sabbath, Jethro Tull, Led Zeppelin, The Incredible String Band et Fairport Convention. The Black Mountains également, pour citer un band contemporain. Fondé en 2005, le combo semble digérer, progressivement, ses influences. Progressivement, le mot est bien choisi, car sa musique continue d’osciller entre prog, folk insulaire, hard rock et psychédélisme. Il est même parfois étonnant de retrouver sur un seul morceau un feeling pastoral très susceptible de se réserver des envolées bucoliques ainsi que des turbulences bien métalliques chargées de groove. Ces duels de grattes, ce mellotron, cette flûte, ce saxophone et ces synthés font ainsi bon ménage. Même au sein d’un climat exotique. Parfois on pourrait imaginer le résultat d’un bœuf entre Black Sabbath et Steeleye Span. Encore qu’en prenant un peu de recul, c’est surtout à Dream Theater, qu’il faudrait penser. On a même droit à un blues (NDR : le morceau d’ouverture « Ninth night », qui se réfère à l’ésotérisme historique). N’empêche pour des « Ruins », il faut reconnaître que les morceaux ont encore fière allure… 

 

lundi, 06 mars 2017 19:01

Label Pop session

Au sein de la famille Perkins, les artistes sont légion. Pour la plupart des acteurs. Elvis a plutôt choisi le rôle d’auteur, compositeur et interprète. C’est le fils d’Anthony Perkins et de la photographe Berry Berenson, décédés respectivement en 1992 et en 2001. Le premier des suites du SIDA. La seconde, lors des attentats du 11 septembre. C’est également le frère d’Oz Perkins.

Label Pop est une émission radio qui a sévi sur les ondes de France Musique, une radiodiffusion dont la programmation signée Vincent Théval a permis à des tas de musiciens ou groupes de se produire en direct. Of Montreal, The Apartments, Lloyd Cole, Howe Gelb, Yann Tiersen, Robert Forster et bien d’autres ont participé à ces showcases. Des événements qui mérite(raien)t d’être immortalisés sur cd. Tunng et Powerdove ont ainsi également bénéficié de ce type de gravure.

Le set d’Elvis Perkins s’est déroulé en septembre 2016. « I Aubade » était paru en février 2015. Donc, il était encore dans le coup ; son elpee précédent, « Elvis Perkins in Dearland » remontant quand même à 2009.

Lors de ce concert, Perkins était entouré de Danièle Aykroyd (basse, harmonium, autor-harpe) et Mitchell Robe (percus, mellotron, minimoog). Découpé en 7 titres, ce disque baigne au sein d’un climat minimaliste, vous vous en doutez. Et Elvis démontre une nouvelle fois son art à torcher de très jolies mélodies, le contagieux « The passage of the black genre » méritant, à cet égard, une mention particulière. Tout comme la ritournelle « It’s now or never loves ». Les morceaux sont donc balisés par la sèche. Tour à tour, un zeste de clavier vintage, de mellotron, de moog ou une intervention de basse viennent leur apporter un certain relief. Perkins possède, en outre une superbe voix. Et quand elle passe en falsetto, on ne peut s’empêcher de penser à Jeff Buckley, mais sans le trémolo. Quand aux inflexions, elles sont aussi nonchalantes que celles d’un Leonard Cohen.

 

Het Zesde Metaal, Tout Va Bien, Warhola, Oscar And The Wolf, Bazart, Warhaus, Tamino, Vuurwerk J. Bernardt, Soulwax etTourist LeMC sont les artistes et groupes belges qui se produiront dans le cadre de l’édition 2017 du Rock Werchter.

http://www.rockwerchter.be

 

 

mardi, 28 février 2017 02:00

Elektrische frau

« Elektrische frau » constitue le deuxième Ep de ce duo pictavien (NDR : issu de Poitiers, si vous préférez), réunissant Aline Leroy et Damien Gauvin. Il fait suite à « ilya ! », paru en janvier 2015. A ce jour, le tandem s’est surtout illustré en composant la B.O. du court métrage « Total animal 3 », qui a reçu 9 prix, dont celui de la meilleure vidéo musicale au ‘Los Angeles Independant Film Festival Awards’.

iloveyourass serait-il une référence à une compo des Frères Brozeur ou de Papillon Paravel ? Bonne question. Mais bon, il ne suffit pas de fumer la moquette pour décrire le culte qu’on peut vouer à un pétard. Ni de le traduire en anglais...

Bref, venons en à cet Ep découpé en 5 titres. iloveyourass décrit sa musique comme du folk noise glamour. Pourquoi pas ! Il y a en effet des cordes acoustiques. D’abord jouées en picking. Sur « Ivresse », une pseudo valse interprétée dans la langue de Molière par Aline. Puis tout au long de « Falling out », un morceau dont la sèche balise la piste, même si des cordes électriques et des bruitages débarquent en fin de parcours. Damien y pose son baryton ténébreux, sorte d’hybride entre celui de Léonard Cohen et de Michael Gira, alors qu’Aline s’abandonne dans des vocalises éthérées. Hypnotiques, les 3 autres pistes sont davantage marquées par le krautrock. « Never trouble » a recours aux vocaux en couches, dans l’esprit d’Animal Collective pour son dernier opus, « Painting with ». Le titre maître est carrément hanté par Can. A cause de ce rythme en boucle imprimé par des samples de djembé. Et enfin, sur « F. Control », qui s’ouvre dans un climat de pop ludique et minimaliste, avant de s’enrichir progressivement d’instrumentation, qu’elle soit électrique, bruitiste ou autre. Certainement la meilleure composition de cet Ep, qui manifestement appelle une suite…

 

mardi, 28 février 2017 02:00

Tonight’s music

The Moles est une formation australienne qui a sévi au cours des nineties. A l’époque, elle avait publié trois Eps et deux elpees. Drivée par un certain Richard Davies, elle disparaît alors des radars, en 1996. Il y a bien deux compiles. L’une parue en 2003 et l’autre en 2014, mais elles semblent surtout servir d’anthologie. Quoique, suite à la publication de ce dernier recueil, Davies a eu envie de relancer la machine. En entraînant un ex-Sebadoh, un ex-Sugar et un membre de Woods, dans l’aventure. Soit respectivement Bob Fay, Malcolm Travis et Jarvis Taveniere. Sans oublier Dion Dania, le leader de Free Time. Faut dire que Richard vit aux States depuis pas mal de temps. Où il a sévi surtout chez les Cardinals, outre un projet solo réalisé en compagnie de Robert Pollard, le leader de Guided By Voices.

Bref, The Moles s’est mitonné un répertoire conséquent, qui va finalement se retrouver sur « Tonight’s music », un opus réunissant la bagatelle de 24 morceaux. Certains sont purement expérimentaux et même parfois totalement déconcertants, bruitistes, truffés de samples ou de collages. On a même l’impression de retrouver des bribes de sons empruntés à Harrison et peut-être à McCartney sur « Room temperature ». Mais au sein d’un fouillis indescriptible. Ou alors à une rencontre entre Hendrix et Wire (« Stray dog »). Bref, on ne peut pas reprocher à The Moles un manque d’audace et de recherche, c’est une certitude. Les plages acoustiques sont tour à tour minimalistes ou alors carrément psychédéliques, un peu dans l’esprit –délirant– d’un Syd Barrett. Mais le plus intéressant procède des pistes les plus pop. Et certaines sont tout bonnement remarquables. A l’instar de « Space fever », de « Red Carpet », hanté à la fois par Westerberg et Bruce Springsteen. De « Chills », dont la mélodie sculptée dans les cordes de gratte chatoyantes évoquent… la bande à Martin Philipps. Des très électriques « Hand painted carved imported oil painting » et « Needle and thread », une plage imprimée sur un mid tempo, sur laquelle on a inconsciemment envie de taper du pied. Du rollingstonien « K.B.O. », dont le riff rappelle « Jumping Jack Flash ». Et le reste a de quoi nourrir l’histoire du rock en références. Des noms ? Guided By Voices « Head in the speakers », Teenage Fanc Club (« Dreamland”), TV Personalities (le vulnerable et envoûtant « Beauty Queens of Watts »), Grandaddy (NDR: ces synthés sur « Imperial blues »), Wilco (« Out of thin air ») et en grattant davantage, il est évident que d’autres spectres vont faire leur apparition. Bref, il y a de quoi faire un ‘Quizz’, tout en prenant du bon temps. Une chose est sûre, si ce retour est réussi, on attend une suite qui soit un peu moins branque mais quand même toujours aussi originale. C’est trop rare de nos jours pour ne pas être souligné !

 

mardi, 28 février 2017 02:00

Twist through the fire

« Twist through the fire » constitue le second opus de Lola Colt, une formation londonienne, au sein de laquelle milite une Suédoise. Au chant. En l’occurrence Gun Overbye. Dont la voix campe un hybride entre Grace Slick et Siouxsie Sioux. La musique de ce sextuor mêle pop, rock, psychédélisme (tout particulièrement celui pratiqué sur la West Coast, fin des 60’s, début des 70’s ; pensez à Jefferson Airplane), post punk (Siouxsie & the Banshee, of course), le garage noir (Nick Cave & The Bad Seeds, Gallon Drunk) et la bande sonore cinématographique pour western (Ennio Morricone, tout particulièrement). Le deuxième elpee du band recèle également des traces de musique traditionnelle hébraïque, mais aussi nord-africaine. Et si le résultat est toujours aussi sombre, il est surtout brillant.

Le groove peut se révéler mordant (le single « Gold »), les cordes de guitares sont souvent chatoyantes, évoquant tantôt John McGeoch (le mélodramatique Dead Moon Jeaporady ») ou Jesus & Mary Chain (le noisy « At war »). Discrètes mais efficaces, les interventions d’orgue empruntent autant à Manzarek (lorsqu’elles sont rognées), Nick Mason (époque « More »), David Balfe (Teardrop Explodes) qu’à Vincent Crane (Atomic Rooster). Et parfois même aux 80’s (Kraftwerk ?) Aucun point faible sur ce long playing, mais deux plages centrales. Tout d’abord le titre maître. 9’, quand même ! Une compo hypnotique, envoûtante, reptilienne, découpée en deux volets. Un peu comme si d’une flamme tremblante, le feu finissait par devenir rouge de colère. Le tout sur un tempo ‘motorik’. Puis « Moonlight mixing ». D’une durée de 7’, il est également construit en crescendo, parvenant à fusionner West Coast et folk israélien. Et se consumant lentement, le final « Kilimanjaro » (NDR : c’est également le titre du tout premier elpee de Teardrop Explodes, auquel Lola Colt semble également se référer) souffle une forme de psychédélisme exotique, mêlant cordes acoustiques et électriques, permettant à la voix de Gun de nager comme une sirène vengeresse, avant d’atteindre le but ultime. Une voix pourtant éthérée, un peu à la manière de Natasha Atlas, tout au long de l’ondulatoire « Moshko medecine ». Un must !

mardi, 28 février 2017 02:00

Apocalipstick

Cherry Galzerr est un trio américain né en 2013. « Apocalipstick » constitue son troisième opus ; mais du line up initial, il ne reste plus que Clementine Creevy, la chanteuse/guitariste. Un disque qui a reçu le concours de Joe Chiccarelli (The Strokes) et de Carlos De La Garza (Bleached) à la mise en forme. Et manifestement, ils ont marqué cet elpee de leur empreinte. Le son est bien plus raffiné. Les aspérités subtilement gommées. Ce qui risque fort de diviser les fans du combo. Les deux précédents opus étaient quand même bruts de décoffrage. Et les compos rageuses. Davantage enlevées, aussi. Finalement, l’expression sonore évoque ici davantage le mouvement Riot Grrrl et plus particulièrement des groupes comme The Breeders voire Veruca Salt. Ce qui ne veut pas dire que ces plages négligent l’électricité. Les cordes de guitares peuvent cependant se révéler chatoyantes voire atmosphériques (Sad Lovers & Giants ?) Ou alors sculptées dans le funk blanc. A l’instar de « Only kid on the block ». Cinglantes, corrosives, elles sont aussi parfois contaminées par le dub. Un peu comme chez The Clash (« Moon dust »). Mais nonobstant les explosions circonstancielles du chant de Creevy, les harmonies vocales sont claires et soignées, parfois angéliques (« Lucid dreams »). Et puis régulièrement un synthé organique, très eighties, presque new wave, vient velouter les compos. Il reste encore des traces de post punk, comme sur « Trash people » ou lors du titre maître qui clôt le long playing ; mais en général, les morceaux se révèlent plus construits, moins viscéraux quoique agréables à l’écoute. Et rien que la plage qui ouvre l’album, « Told you I’d be with the guys », hymne à la solidarité féminine, vaut son pesant de cacahuètes.

 

Renaud Mayeur a donc monté un nouveau projet, Dario Mars & The Guillotines. Une formation responsable de deux albums, à ce jour. Le premier, ‘Black soul’ est paru en 2013, et le second, ‘The last soap bubble crash’, l’an dernier. Un disque fort intéressant dans un style qu’une certaine critique musicale a qualifié de spaghetti-western-voodoo-garage. Avant de se lancer dans cette nouvelle aventure, il avait notamment drivé les Anges et Hulk, et sévi, début de ce millénaire, chez La Muerte ; mais s’est surtout illustré par ses bandes originales de films, dont celle qu’il a composée pour ‘Eldorado’ de Bouli Lanners.

Si les B.O. de films et tout particulièrement celles destinées aux westerns constitue ses principales sources d’inspiration –pensez à Sergio Leone et Ennio Morricone– on se demande quand même si cette fascination n’est pas née au cours de son enfance, quand il regardait la TV. La réponse fuse : « Evidemment. Et tout particulièrement les séries. Même les beats de batterie et les accords de guitare wah wah. Il y avait des bandes-son de haut vol. Bizarroïdes, expérimentales, fabuleuses même. On était particulièrement gâtés. Pense à ‘Starsky et Hutch’, ‘Mannix’ ou ‘Colombo’ ; enfin au début, avant que les épisodes ne passionnent plus que les mémères. C’est ainsi qu’on a été initiés au jazz, au funk, à la soul motown. Bon, les séries étaient des conneries sans nom, mais elles collaient aux seventies. ‘Le prisonnier’ et ‘Chapeau melon et bottes de cuir’ étaient certainement plus élaborés. C’est vrai. Dans cette dernière série, les prises de vue sont d’ailleurs de l’art. J’ai été biberonné à ça, ainsi qu’aux westerns spaghetti. Et pas seulement. Au films cultes, comme ceux de John Ford. » Oui, mais comment est-t-il parvenu à se faire une place comme compositeur de musiques de film. De nombreux artistes ont déjà émis ce souhait. Et très souvent sans qu’on leur accorde la moindre chance. Rappelons quand même qu’il en a réalisé également pour François Pirot, Hubert Gillet, Matthieu Donck et Marc des Marais (NDR : c’est le chanteur de La Muerte). Serait-ce dû aux bonnes relations, à un bon filon ou son job au départ ? Il rétorque : « Ah non, ce n’est pas mon job au départ. C’est le fruit du hasard. Notre manager était alors Bernard Carapelle, alias ‘Sourire’. C’est un Liégeois d’origine sicilienne. Mais aussi un bon pote de Lanners. On venait de sortir un album des Anges. Il avait amené Bouli pour assister à un de nos concerts. Bouli a entendu un morceau intitulé ‘Vendetta’. C’est une compo très western. Entre du Morricone et du Black Sabbath. J’ai toujours estimé qu’il y avait des traces de western dans la musique de cette formation. Bouli souhaitait ce morceau pour son film. Ensuite, il m’a demandé si j’avais d’autres trucs qui pourraient correspondre à ses aspirations. Parce qu’au départ, il avait sollicité An Pierlé pour cette tâche ; mais le deal n’a pas fonctionné. Il a donc conclu que si j’avais du matos, je pouvais foncer. Et c’est ce que j’ai fait. Il était content. Et le film a eu du succès. En outre, la B.O. a été appréciée. Ce qui m’a permis de contracter directement deux films. Dont ‘Dans tes bras’ d’Hubert Gillet. C’est un drame qui met en scène Michèle Laroque. Soit (rires). Michèle Laroque dans un film dramatique (rires) ! Contre-emploi. Et puis la suite s’est enchaînée. Pour moi, c’était un rêve. J’avais déjà envoyé pas mal de démos de musiques de films, au cours des années 90. Mais je n’avais jamais reçu l’ombre d’un retour. Pourtant, j’avais remarqué que souvent, les boîtes de production s’intéressaient aux artistes émergents. A mon avis, c’est parce qu’elles cherchent à toucher un public alternatif. Tu vois, quand un groupe sort un album, elles s’interrogent… Et comme la presse consacrait pas mal d’articles aux Anges, elles ont voulu faire d’une pierre deux coups. ‘On va prendre ce gars, car il vient de sortir un album. Ce qui risque de ramener du monde. Ca c’est bien mi…’ (rires) Et puis j’ai probablement aussi un don, dans ce domaine. Mais ne n’est pas toujours facile. Je me souviens avoir dû réaliser une bande sonore pour François Damiens qui apprenait la mort de son père. Et qui doit vite tourner la page. Délicat ! Heureusement, dans ce genre de situation, je parviens quand même à me débrouiller ».

Mais pourquoi avoir choisi comme patronyme Dario Mars & The Guillotines ? Il s’explique : « Pour lui donner un visage cinématographique. Evocateur, en même temps. Dario affiche un côté latin. Comme la musique proposée. Je suis un fan de Morricone. De de Roubaix. De Balamenti. J’ai une culture européenne. J’aime le flamenco, la musique balkanique, roumaine grecque, etc. Mars symbolise le côté cosmique. Et Guillotines souligne l’aspect tranchant (il joint le geste à la parole). Ce n’est pas un nom de groupe classique. Mais tout évolue si vite. L’esthétique et les codes changent. Et c’est bien. C’est un peu comme chez les bluesmen. C’est la touche ‘revival’. Et puis, c’était vraiment chouette qu’il sonne comme un titre de film. Enfin, j’avais besoin d’un pseudo pour déposer mes oeuvres. Notamment pour les B.O. de films ». Le long playing s’achève par une reprise étonnante du ‘I Wanna be loved by you’, une chanson popularisée par Marilyn Monroe (NDR : composée par Herbert Stothart et Harry Ruby, sur des textes de Bert Kalmar) dans le long métrage ‘Les hommes l’aiment chaud’ de Billy Wilder. Alors, toujours cette référence au cinéma ? « C’est toujours cette référence au cinéma, mais dans ce cas particulier, il s’agit d’une projection de ce à quoi la vie de Norma Jean ressemblait. La Marilyn démaquillée et malheureuse qui épanche toute sa solitude et sa tristesse, en chantant la version de sa propre existence. Qui n’était pas aussi glamour que ce qu’on aurait pu croire. Loin de là ! C’est aussi une critique du ‘star system’ et tout ce qu’il charrie. C’était une mangeuse d’hommes. Qui courait d’une relation à l’autre. Elle recherchait peut-être le clone de son père. C’est pas très jojo tout ça ». Paradoxe, mais la musique de Mario Mars & The Guillotines a beau tremper dans le cinéma, on ne peut pas dire que la toile regorge de clips cinématiques qui colleraient parfaitement aux ambiances des compositions. Il y a bien ‘Cold sun’, mais pour le reste, on reste sur sa faim. Un manque de moyens ? Pas le temps ? Ou pas envie ? « C’est un manque de moyens bien sûr. Jusqu’à présent, on est resté dans un cadre basique. On a bricolé, travaillé avec des bouts de ficelle. Parce que dans ce domaine, j’ai d’autres ambitions. Bien sûr, la musique se suffit à elle-même, mais bon on travaille aussi sur l’image. Clairement. Il est vrai que ce qu’on fait est un peu un suicide commercial. Maintenant, on a pu signer sur un chouette label. On a un manager. Les choses vont mieux, donc on va pouvoir mettre la gomme. Mais le clip dont tu parles nous a quand même coûté entre 300 et 500€. Et on a payé l’album comme on pouvait… » 

Renaud a remplacé quelque temps Paul Van Bruystegem, le bassiste de Triggerfinger. Qu’a-t-il retiré de cette expérience ? « C’est relativement un bon souvenir. Les musiciens sont chouettes ; mais c’est en compagnie de Paul que je me suis le mieux entendu. Mais dommage qu’il n’était pas là (rires). J’ai appris énormément auprès d’eux. Au niveau de la rigueur. De l’assurance. Il n’y a pas de place laissée au hasard. Et puis, ce sont des ‘sound designers’, si on peut dire. Tout est calculé. Et le son est nickel. Ils m’ont aussi permis de progresser au niveau de la performance live. Qu’ils veulent irréprochable. C’est leur réputation. Ils peuvent tenir 1h30, 2 heures, 2 heures et demie et même plus. En concert, ils sont capables de capter l’attention des derniers rangs, en les interpellant. Mais leur réussite, ils l’ont obtenue à la sueur de leur front. Ils ont écumé les salles. C’est éminemment respectable. Il y a eu ce coup de pouce de cette reprise, qui n’est pas leur meilleur morceau (NDR : ‘I follow rivers’ de Lykke Li). Mais peu importe le flacon… (rires) Enfin, il était vraiment intéressant de jouer en phase avec Mario (NDR : Goossens). C’est un tueur à la batterie. Etre soutenu par son drumming, c’est fantastique. Et puis c’est un mec qui veut réussir. Il n’est pas là pour rigoler, ni pour faire la fête. »

Lorsque La Muerte s’est reformé, pourquoi notre interlocuteur n’a-t-il pas été sollicité pour reprendre du service ? « Didier avait envie de faire quelque chose de plus brutal. Le line up est très métal d’ailleurs. Il n’existe plus, dans cette musique, ce côté garage, déjanté, à la Nick Cave, même… C’est devenu de la boucherie, quoi ! Il est vrai que cette démarche féroce a toujours existé chez La Muerte. En même temps, pour parvenir à reproduire ce feeling sur les planches, il fallait des mecs qui aient encore ce feu intérieur. Vu mes visions parfois atmosphériques, je ne correspondais plus à ce profil… » Mais quels contacts a-t-il encore avec les autres musiciens des Anges et de Hulk ? « Sandra (NDR : Hagenaar, la claviériste, une véritable furie en ‘live’, qui a également milité chez 50 Foot Combo) est toujours une amie. Les autres sont restés des collègues de travail. Non, je n’ai plus trop de contacts. Et l’histoire s’est assez mal terminée. On a passé 8 ans ensemble. Mais il y a eu du contentieux. Il y avait des divergences d’opinion…. » Notamment entre Renaud et Giacomo (NDR : alors drummer et devenu le chanteur au sein de Romano Nervoso). Il s’épanche : « À l’époque, il était fan de grunge. De Pearl Jam, de Nirvana. Et ce genre de saloperies. Et ça passait assez mal entre nous. Je n’encaisse pas du tout ce genre. On s’est souvent pris le chou à ce sujet. Maintenant, il a changé de registre. Il a remplacé sa collection de disques. Et sa panoplie vestimentaire. Grand bien lui fasse. Bon maintenant, je ne suis pas sûr que ce soit également un bon choix. On se prenait beaucoup la tête sur la direction musicale à emprunter. D’autant plus que je m’occupais intégralement de la composition… »

C’est un peu une mode aujourd’hui, les musiciens participent à différents projets. Et tout particulièrement David Kostman, le nouveau bassiste, notamment impliqué chez Jane Doe & the Black Bourgeoises. « Et aussi King Child. Faut dire qu’il est considéré comme un mercenaire, tant il a collaboré à de nombreux projets. Parce qu’il est extrêmement compétent. C’est un excellent musicien. Compositeur. Arrangeur. Etc. Mais comme il le dit lui-même, il n’est spécialiste dans rien. Sinon en musique classique et en jazz. Il a fait le conservatoire. Puis l’école de jazz à Anvers. C’est une brute épaisse. Il arrive à donner de la profondeur à ce que je fais. Par les arrangements, les accords et la composition. Car il compose aussi. Il a pris part à 25% de l’écriture dans cet album… » Ex-Flying Superckick, Vincenzo Capizzi a été remplacé. Il confirme : « On a engagé quelqu’un d’autre. Pour des raisons que je n’ai pas envie d’approfondir. Mais il continue son parcours, de son côté. On a recruté un Hollandais, Barry van Esbroek, dont la culture musicale est formidable. Il connaît tous ses classiques. Il est capable de jouer des shuffle blues texans, du Chicago blues, du surf, du r&b. Nous sommes un peu les deux rockers dans l’âme, alors que David apporte une touche plus musicale, plus classique. Pas dans le sens symphonique, hein ! Ainsi il a la faculté de déterminer à quel endroit il faut placer un septième ou une quinte… »

‘The last soap bubble crash’, c’est le titre du nouvel opus. Serait-ce une critique formulée à l’égard de ceux qui se contentent de vampiriser les légendes du rock ? (NDR : il semble surpris par la question). « Non, c’est plutôt une métaphore sur les illusions qui se cassent la gueule. Tout simplement. Pourquoi me poses-tu cette question ? » Parce qu’en lisant une de tes interviews, tu fustigeais les artistes qui se contentaient de reproduire ce que font leurs idoles ! « Oui, c’est agaçant. Ca va mourir ! Eddie Cochran était constamment en recherche. Il mettait des micros sur sa gratte, les changeait. Chuck Berry aussi. Les Stranglers également (NDR : on y reviendra). Même MC 5 qui a mixé du jazz, du rock, de la soul et du punk. Si on se contente de tirer un polaroid de ce que les mecs ont fait après avoir cherché, c’est leur recherche qu’il faut aussi admirer. Une façon de faire. Oui ça m’agace religieusement de voir qu’on change de panoplie tout simplement pour adopter tous les codes d’un style musical. On en est au sixième revival du hard rock, après Airbourne. Nashville Pussy en est encore un mauvais exemple. Il y en a d’autres, bien évidemment. Et bien à un moment, ça suffit. Cela en devient grotesque. C’est la raison pour laquelle le rock se meurt. Parce qu’il n’y a plus aucune prise de risques. A ses débuts, Black Sabbath avait été descendu en flammes. Les critiques les plus virulentes disaient que c’était de la merde. Et pourtant ! Même Bon Scott chez AC/DC a été critiqué. Cette rythmique en béton sur ces accords ouverts blues a été refait 3 milliards de fois ; mais au départ, c’était nouveau, hein ! Et ce n’est pas une évidence à les reproduire. Avant, cette forme de disco-hard-blues n’existait pas. Mais il y avait Humble Pie et Grand Funk. La manière de chanter de Muddy Waters a été recopiée à l’infini par des centaines de groupes. C’est chiant bordel de m*****. C’est à se flinguer. Bon maintenant, le but n’est pas de plaire à tout le monde. Mon bassiste et moi avons conclu qu’après avoir réalisé ce qu’on voulait, on pouvait mourir. Je ne prétends pas que ce que nous faisons est extrêmement audacieux, mais on a tenté quelque chose, on a mélangé des éléments qu’on aimait le plus. Quitte à parfois se mettre en difficulté. Comme par exemple en intégrant le concept de la musique de film… »

On en vient donc aux Stranglers, formation dont il est un fan inconditionnel. « Oui, c’est vrai ». Pourtant, après le départ de Hugh Cornwell l’étoile du groupe a pâli. « Tout à fait ! Mais c’est un des groupes qui me comblent. Et il me comble toujours. Sa musique n’a pas pris une ride. Ecouter ‘The Raven’ ou ‘La folie’ est un pur bonheur. Tout au long ce dernier album, les textes sont mi-déclamés, mi-chantés. Les arrangements sont superbes ! La créativité est omniprésente et le spectre sonore, ample. C’est ce qui m’inspire. C’est un groupe punk classieux. Comme The Damned. Ou MC5. Pas une caricature. Il y a une classe aussi dans le rock’n’roll. Le rock’n’roll, ce n’est pas que se droguer parce qu’il faut se droguer. Etre drogué et faire semblant de boire du whiskey. Et beugler dans un micro ‘one-two-three-four’. Ca ne suffit pas. Les Ramones le faisaient, mais c’était eux. Je n’ai jamais été un grand fan des Ramones. Ni du punk bourrin rigolo. Je n’ai jamais d’ailleurs trouvé que les mots rock’n’roll et bourrin étaient conciliables ».   

Du garage, on en trouve à tous les étages, dans toute l’histoire du rock’n’roll. Depuis les 60’s (NDR : les compiles Peebles et Nuggets en sont de formidables témoignages ; pensez aux Sonics, Standells, Strangeloves, Seeds et 16th Floor Elevators) jusqu’au nouveau millénaire (Hives, Strokes, The Jim Jones Revue, The Jon Spencer Blues Explosion), en passant par des mythes comme les Fleshtones, les Cramps et les Fuzztones. Et la liste est loin d’être exhaustive. Et ce sujet semble passionner Renaud. « Les Fuzztones ? Ce n’est pas trop ma tasse de thé. Ils se contentent de passer en revue toute une panoplie de références. Je préfère les Saints. Et puis les Nomads et les Cramps. J’en suis fan. Sans oublier les incontournables Stooges. Ouais. J’aime moins ces groupes contemporains. Certainement pas les Hives. C’est du pillage d’attitude. Quoique efficaces, leurs compos sont bateau. Formatées radio. Jon Spencer ? Sa musique est indigeste. J’adore sa voix, mais je préfère son Heavy Trash. C’est extrêmement organique et authentique. Par contre, Gluecifer a d’excellentes compos et parvient à injecter une énergie 2000. En remontant aux sources, les Sonics, 16th Floor Elevators, Electric Prunes, The Music Machine ; autant que tu veux… Mais le revival me dérange un peu. Quand tu empruntes aux sources, tu dois amener quelque chose de neuf. Les Nomads l’ont fait en leur temps. Un p***** de bon groupe qui a écrit de très bonnes compos. DMZ, il ne faut pas l’oublier. Et puis The Lords of The New Church. ‘Russian roulette’, c’est un p***** de bon morceau. Et ses albums sont vraiment remarquables. Quand tu t’inspires du garage, tu ne dois pas rester calé au revival ; il faut faire mieux. Faire juste pareil, bof ! Faire mieux, c'est-à-dire faire de bonnes chansons et avoir un son qui est de ton époque. Un petit quelque chose en plus quoi ». 

Lors des sessions d’enregistrement, il n’est pas rare que l’on utilise le re-recording. Notamment pour la guitare. Est-ce le cas ? « Non, non, il n’y a qu’une guitare sur l’album. Parfois deux, mais rarement. En règle générale et plus précisément dans 90% des cas, il y a une guitare, basse, batterie. Pas de deuxième gratte. Je laisse ça à Metallica (rires). » Ce qui permet d’aborder le sujet de ses maîtres dans ce domaine. « Mes deux préférés sont Wayne Kramer (MC5) et Joe Perry (Aerosmith). Jimmy Page est génial, mais il est trop bavard. Hugh Cornwell, bien sûr. Il joue très intelligemment, sans jamais se mettre en valeur. Sans éruption. Ses interventions sont très jazz aussi. Il dessine de très beaux thèmes, de très belles suites d’accords. Je citerai également Tommy Iommi, surtout pour ses riffs, Angus Young, Jimi Hendrix, Pete Townsend, Link Wray, Dick Dale, Nick Gray, Joe Perry et hors catégorie, Brian Setzer. Scotty Moore et Chuck Berry encore. Pour la couleur. Mais là on se réfère plutôt aux 50’s. »

Renaud semble un peu mitigé au sujet de Led Zeppelin. Et pourtant, sur son elpee, on retrouve parfois un groove qui véhicule des accents similaires. Il confesse : « Oui, bien sûr. J’assume. J’aime bien Led Zeppelin. Mais j’aurais préféré que le chanteur soit celui des Small Faces et d’Humble Pie… » Steve Marriott ? « Oui, effectivement. D’ailleurs Robert Plant a tout piqué à Marriott. Il chante de la même façon. Ou Bon Scott. Je n’aime pas Plant. Il me casse les burnes. J’aime bien quand il chante medium. Mais quand sa voix est maniérée, elle m’irrite. Bien évidemment, l’ossature basse/guitare/batterie de Led Zeppelin est phénoménale. Surtout lors des éruptions, des moments de bravoure. Alors, c’est le pied. Cependant, quand Plant se coince les doigts dans la porte, c’est chiant (rires). Tu vois, tout à l’heure, je te parlais d’être comblé. Et bien le Led Zeppelin ne me comble pas complètement. ‘Stairway to heaven’, c’est chiant comme la pluie. Idem pour le ‘Child in time’ de Deep Purple. Ces longs bazars prétentieux me pompent l’air… »

En concert ce 1er mars 2017 à la Rotonde du Botanique