Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

logo_musiczine

Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

giaa_kavka_zappa_14
The Wolf Banes - De Casin...
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 02 mars 2012 01:00

Seven song (Ep)

Elliott Smith, Daniel Johnston, Kaki King, Deerhunter, Daniel Lanois, Bonnie 'Prince' Billy, Nick Drake et Sam Amidon sont les principales influences citées par la presse néerlandophone, lorsqu’elle présente Head Full of Flames. Une formation issue de la région de Louvain, fondée en 1998, par Sim Van Thienen et Jan Evenepoel ; un duo rejoint depuis peu par Lotte de Troyer et PJ Seaux.

Trempée dans l’americana, leur solution sonore est tantôt riche, tantôt dépouillée. Les musicos ont ainsi recours au banjo, aux guitares acoustiques mais aussi électriques, à la lap steel, à l’ukulélé, aux drums (feutrés !), aux percus, à la basse, aux claviers, au piano et à la trompette. Les harmonies vocales sont limpides, diaphanes, et sont conjuguées, le plus souvent, par Sim, Jan et Lotte.

Perso, ce sont les plages les moins lo fi qui me bottent le plus. A l’instar de « Five Times », de « Wide lines ». Ou encore de « Neon light ». Subtilement parfumée de swing, elle affiche un ton manifestement plus optimiste. Tout au long de ces trois morceaux, des accès d’électricité y sont dispensés parcimonieusement, mais judicieusement, se mêlant parfaitement aux cordes de gratte acoustiques, insufflant davantage d’intensité aux compos. A tel point qu’elles peuvent parfois évoquer Red House Painters, mais sans la voix douloureuse de Mark Kozelek. Ce qui rend le climat mélancolique, au sein duquel baigne cet Ep, plus doux. A contrario, sur les compos les plus dépouillées, une sensation de spleen est susceptible de vous envahir insidieusement. Pas trop longtemps heureusement, car ce disque ne recèle que 7 titres. Head Full of Flames nous démontre cependant qu’il recèle un énorme potentiel. Un groupe à suivre attentivement, c’est une certitude.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Rocket house

Après avoir commis six albums, dont la ligne de conduite reposait essentiellement sur la guitare, Chris Whitley a décidé de changer radicalement de style. Oh bien sûr, son timbre vocal éraillé, tendre et viscéral est toujours capable d'enflammer à lui seul les mélodies. Et puis la guitare n'a pas pour autant été rangée au placard. Ni le piano spectral. Mais ces instruments doivent composer avec un tas d'arguments technologiques. Samples, boîtes à rythmes, synthés et autres accessoires se fondent ainsi parfaitement au sein de l'instrumentation basique. Mais pour réaliser cette symbiose, Chris a fait appel à DJ Logic. N'imaginez cependant pas que la solution sonore soit passée pour autant au rap, au hip hop ou à un rock convulsif, réminiscent de Rage Against The Machine. Non, elle baigne dans une sorte de trip hop à forte coloration blues, trip hop ondulant au rythme de vibrations tribales, urbaines ou krautrock. Libérant même très souvent un groove aussi lisse que menaçant. Un peu comme si Howlin' Wolf et Tricky avaient décidé de faire une jam. Côté collaborateurs, Chris n'a pas lésiné sur les moyens. On y retrouve ainsi sa sœur Trixie sur deux fragments. Les vétérans Dave Mathhews et Brune Hornsby, également. Et puis surtout Tony Mangurian, à la production. Un musicien qui a autrefois joué en compagnie de Dylan et de Willlie Nelson. Ce qui, ma foi, est une fameuse carte de visite. Un must !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The very best of Kim Wilde

Fille de la chanteuse des Vernon Girls, Joyce Smith, et de Marty Wilde, adaptateur de succès du rock'n roll américain, qui connut la notoriété à la fin des années 50, Kim a aligné toute une série de hits entre 1981 et 1986, avant de disparaître dans un relatif anonymat. Des tubes qui, à l'instar de " Kids in America ", " Cambodia ", " Love blonde " et la reprise des Supremes, " You keep me hangin' on ", ont flirté avec les sommets des charts. Jolie, sensuelle, parfois même provocante, elle a constitué, au cours de cette brève période, la réponse insulaire à Debbie Harry. Qui ne manquait pas de charme, non plus, il faut le souligner. Bref, je dois avouer ne pas avoir boudé mon plaisir en réécoutant la voix acidulée de Kim. Dommage que le booklet soit un peu terne…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Here come the miracles

A ce jour, Steve Wynn doit avoir commis près de vingt-cinq albums. En comptabilisant ceux qu'il a enregistrés en solo, au sein de Dream Syndicate, de Gutterball et en compagnie de Dan Stuart chez Danny and Dusty. Et jamais, je n'ai été déçu. Alors, vous vous doutez bien que lorsqu'il grave un double album, il y a de quoi être doublement satisfait. D'autant plus que pour la circonstance, il s'est entouré d'excellents musiciens. Et en particulier le guitariste de Come, Chris Brokaw, son pote et ex-claviériste de Green On Red, Chris Cacavas, ainsi que du bassiste Dave DeCastro et de la drummeuse Linda Pitmon ; c'est à dire l'incontournable section rythmique qui l'accompagne lors de ses tournées. Sans oublier le concours de John Convertino et de Howe Gelb sur l'un ou l'autre fragment. Ce qui explique sans doute pourquoi Craig Schumacher (NDR : aucun lien de parenté avec les célèbres frères, pilotes de formule 1) en a assuré la production. Aux studios ‘Wavelab’ de Tucson. Là où justement, il collabore régulièrement à la mise en forme des œuvres de Calexico et de Giant Sand. Et pour mettre la touche finale, le mixing a été confié à John Agnello (Dinosaur Jr, Cell). Steve a ainsi réuni les conditions optimales pour commettre un ‘must’. Et il n'a pas manqué l'occasion.

En dix-neuf titres, il est parvenu à passer en revue toute l'étendue de son talent ; mais aussi sa capacité à transcender celui de ses invités. Tout son registre y passe : garage, rock, pop, psychédélisme, free jazz, blues, urban rock, punk et même un zeste de gospel. De quoi faire le plein d'énergie et pourquoi pas entamer la danse du scalp, les écouteurs sur les oreilles, sur la table du salon. Vous n'êtes pas convaincus ? Et bien passez donc sur votre chaîne un " Watch your step " ou encore un " Southern California line " à fond la caisse ; et vous allez voir vos voisins déterrer la hache de guerre… Steve vient probablement de réaliser son " Exile on main street ", son " Physical graffiti ", son " Zen arcade " ; mais pour que ce disque se transforme en succès, il faudrait peut-être un miracle. On peut toujours rêver !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The green album

Le bassiste Matt Sharp s'est donc barré en 1998, pour se consacrer entièrement à son projet The Rentals. Il a bien été remplacé, mais il faut croire que ce départ conjugué au flop de l'album " Pinkerton ", paru en 1996, a été gravement préjudiciable au groupe. 5 ans plus tard, la bande à Rivers Cuomo sort enfin la tête de l'eau. Avec un album qui dépasse à peine les 28 minutes. Mais les dix titres qui le composent ont le mérite d'accrocher l'oreille. Pas de quoi crier au génie ni espérer des titres fondamentalement originaux, mais les chansons contagieuses, spontanées et rafraîchissantes allient parfaitement pop et rock sur fond de mélodies californiennes. Le seul problème, c'est qu'en une demi-décennie, la musique a évolué. Pas Weezer…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Pneumonia

La presse yankee est tout bonnement dithyrambique vis à vis de l'album posthume de Whiskeytown. Le mensuel " Interview " a même baptisé Ryan Adams, son leader, de nouveau Neil Young, alors que le magazine Rolling Stones affirme que Whiskeytown était le Nirvana de la county indé. Rien que ça ! Honnêtement, je me demande bien pourquoi les médias du pays de l'oncle Sam font tout ce raffut. Bien sûr Ryan a toujours conservé une attitude rebelle digne de John Lydon. Il a même sévi, à ses débuts, au sein de l'un ou l'autre groupe punk. Mais de là à porter aux nues un disque qui trempe dans le country rock on ne peut plus classique, il y a de la marge. Sorte d'hybride entre Gram Parsons, Replacements, Band, Rolling Stones et Uncle Tupelo, la musique de Whiskeytown séduit plus qu'elle ne fait preuve d'audace. Et ce n'est pas le concours du guitariste du défunt Smashing Pumpkins, James Iha, du nouveau bassiste de Guns N' Roses Tiny Stinson (et ex-Replacements) ou encore du drummer/producteur Ethan Johns (NDR : il avait emmené le trio survivant dans une église désaffectée de Woodstock pour la reconvertir (!?!?!) en studio) qui a changé quelque chose. Pas de quoi en faire un plat donc, ni risquer de choper une " Pneumonia "…

 

mardi, 03 juillet 2001 03:00

White blood cells

Les White Stripes se résument à un frère et une sœur. A moins que ce ne soit deux ex-époux. Jack et Meg White. Le premier chante et joue de la guitare. La seconde cogne sur les fûts. Un duo issu de Detroit, dans le Michigan, qui compte à ce jour trois albums à son actif. Et il faut avouer qu'à deux, ils libèrent bien plus d'énergie que pas mal de trios, quartettes, quintettes et consorts. " White blood cells " épouse l'esprit, pas la forme du blues. Un feeling que les Stones et les Animals manifestaient à la fin des sixties. Authentique, immédiate, contagieuse, la musique des Stripes est le fruit d'un mélange basique de rock, de folk, de garage, de punk, de country et bien sûr de blues. D'urban blues très exactement. Pensez aux Stooges. Un musique que la formation pratique à l'aide d'une instrumentation minimaliste : une guitare (le plus souvent électrifiée, sale, distordue, mutilée), des drums (intuitifs, martelés, fouettés), une voix (tour à tour âpre, falsetto, frénétique ou caustique) rappelant parfois Ray Davies des Kinks, et occasionnellement un clavier rogné ou un piano frappé. Chez les White, l'important n'est pas de savoir ce que vous jouez, mais comment vous le jouez. Ce qui explique cette énergie, cette urgence qui hante leurs mélodies trempées tantôt dans la puissance tantôt dans la douceur. Le disque nous réserve, en outre, l'une ou l'autre surprise. Et je pense tout particulièrement à l'expérimental " I think I smell a rat ", qui aurait pu figurer dans le répertoire du défunt Royal Trux. Au beatlenesque " We're going to be friends ", réminiscent de " Blackbird ", à la danse du scalp " Expecting " ; ou encore au final " This protector ", chanson envoûtante qui se limite au piano et au chant. Un must !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Songs in red and gray

Mitchell Froom n'a pas produit le nouvel album de Suzane Vega. Normal, puisque le couple s'est séparé. Une rupture qui marque aussi la fin d'une aventure artistique qui lui avait permis d'enregistrer deux albums plus électriques, ouverts à des sons plus urbains, latins, symphoniques ou dansants : " 99.9F° " et " Nine objects of desire ". La New-Yorkaise s'est donc tournée vers Rupert Hine pour le remplacer ; pas comme mari, mais comme producteur. Mieux connu pour avoir apporté sa collaboration aux œuvres de formations de prog rock (Caravan, Camel) ou de variété anglo-saxonne. Cependant, Rupert s'est simplement contenté de mettre en forme ce " Song in red and gray ". Un disque dont les chansons renouent avec le folk intimiste, traditionnel, des deux premiers elpees de Suzane. Elle accompagne ainsi simplement sa voix cristalline, délicate, de sa ‘six cordes’ acoustique et de quelques accès de basse veloutés ou d'arrangements subtils. Et comme le charme des refrains opère instantanément, on se laisse aisément bercer par une forme de douce mélancolie…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Substitute / The songs of the Who

Comme le titre l'indique, ce disque réunit des compositions du Who. Mais interprétées par des artistes ou des musiciens qui vouent une grande admiration à ce mythe de la rock music. Enfin, presque. Puisque en final, la version de " My substitute " émane d'un concert accordé par ce même Who en novembre 2000, au Royal Albert Hall de Londres. Mais une version au cours de laquelle, Noël Gallagher et Kelly Jones étaient venus rejoindre le groupe. Et il faut croire que le chanteur de Sterophonics adore l a bande à Daltrey, puisqu'il s'est réservé un espace sur cet elpee, à travers une cover du célèbre " Who are you ". Mais les meilleures surprises nous viennent des adaptions de Cast pour un rafraîchissant " The seeker ", de Paul Weller très " Jam " dans son interprétation de " Circles ", de Pearl Jam paradoxalement " beatlenesque " sur " The kids are all right ", de Unamerican, tellement " West coast " tout au long de " Naked eye ", de Fastball pour une adaptation rythm'n blues, libérant un max de groove, de " The real me " ; et enfin David Bowie responsable d'une version aussi ralentie qu'originale de " Pictures of Lily ". Seule Sherryl Crow aurait mieux fait de s'abstenir, son adaptation de " Behind blue eyes " se révélant plus que consternante. A moins que sa présence ne soit tout simplement une pure opération de marketing…

 

En 1967, peu après la mort de Woody Guthrie, Bob Dylan, Pete Seeger et quelques autres s'étaient réunis au Carnegie Hall pour rendre un hommage au patriarche du folk. En 1996, Ani DiFranco, qui considère Woodie comme son maître spirituel, a voulu remettre le couvert. Avec la bénédiction du ‘Rock and roll Hall of Fame and Museum’ et de la fondation Woodie Guthrie, elle a fait appel à ses Indigos, mais également à Peter Glazer, Ramblin' Jack Elliott, Billy Bragg, Bruce Springsteen, David Pirner, Fred Hellerman, Craig Werner, Country Joe Mc Donald, Tim Robbins et le fils de Woodie, Arlo, pour interpréter l'une ou l'autre chanson du répertoire du maître. En live. Deux fragments, dont le titre maître de l'opus réunissent même l'ensemble des collaborateurs. Un événement qui a déjà trouvé un prolongement, puisque Billy Bragg a décidé de lui consacrer un deuxième volume…