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Hooverphonic
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mercredi, 25 mai 2011 19:40

The Past, The Present & The Possible

Du changement pour la formation rouennaise, puisque le quatuor s’est élargi à un sextet, les deux musiciens participant aux tournées, Julie Barbagallo et Raphaëll Léger ayant rejoint définitivement le line up. Du changement également à cause de l’introduction d’éléments électro dans leur musique. Une première pour le combo, qui jusqu’alors, avait toujours privilégié la pop basique.

“The Past, The Present & The Possible” constitue leur cinquième opus, un oeuvre dont le titre est significatif d’une volonté de faire évoluer leur musique. Mais dans le domaine du possible. Electronica et boîtes à rythmes se sont donc immiscés dans l’expression sonore conventionnelle pour délivrer une électro pop riche, sophistiquée, à la limite ‘philspectoresque’. Parfois teintée de soul (« Darlin’ (Adam & Eve song) »), susceptible de libérer un bon groove (« Gate 33 ») ou sculptée dans la house mancunienne (« Solitary bizness »). Pensez à Happy Mondays ou aux Stone Roses. Si la plage d’entrée (« Defender ») est imprimée sur un tempo krautrock, malgré ses quelques accents de claviers vintage, « Crack up (extended) » nous plonge dans une électro tribale de plus de 8’, digne des Chemical Brothers. Mais en général, hormis le plus ténébreux « Nightmares », l’opus baigne dans un climat allègre, ensoleillé. Les superbes harmonies vocales ‘brianwilsonesques’ entretiennent ce climat ; mais également les ballades mid tempo (NDR : la seconde partie du titre maître et « 4am »), abordées dans l’esprit de Nada Surf. Un album sympa à écouter, mais qui ne recèle toujours pas de hit potentiel…

mercredi, 25 mai 2011 19:40

Marble son

Etabli à Seattle, ce combo compte quatre elpees à son actif. Et « Marble son », constitue son quatrième. La formation est drivée par la chanteuse/compositrice Jesse Sykes et le guitariste Phil Wandscher. Un quatuor qui pratique une forme d’alt country ouverte tant au folk, blues, rock que garage. Si « Like, Love, Lust and the Open Halls of the Soul » épousait un profil intimiste, « Marble son » est davantage chargé d’intensité électrique. La mélancolie est cependant toujours bien présente ; mais les vocaux sont plus en retrait. Certaines compos sont même réminiscentes du précédent elpee. Et je pense tout particulièrement au titre maître, caractérisé par ses superbes harmonies vocales, dignes des Fleet Foxes. De « Come to Mary », une berceuse californienne, abordée dans l’esprit de Crosby, Stills, Nash & Young. Ainsi que de la plage finale, « Wooden Roses », sculptée dans une très jolie mélodie. D’autres compos trempent dans un psychédélisme duveteux. Pensez à Rain Parade ou aux Long Ryders. Et ce Paisley Underground irradie les trois meilleurs titres de ce long playing. En se chargeant même d’une plus grande intensité tout en adoptant de multiples changements de tempo. A l’instar de « Your own kind », du presque ‘crazyhorsien’, tout en relief, « Pleasuring the Divine » et surtout des 8 minutes d’ouverture, “Hushed by devotion”. Un morceau tour à tour atmosphérique (Mazzy Star ?), traversé d’envolées d’électricité rageuses, vivifiantes (Dream Syndicate ?), se chargeant régulièrement de swing, pour éclater périodiquement en échanges de cordes duales, comme chez le légendaire Blue Oyster Cult (NDR : souvenez-vous de « Don't fear the reaper »). Manifestement le titre-phare du long playing. Un instrumental sur les 11 pistes : l’énigmatique, paradoxalement paisible mais tribal « Instrumental » (NDR : ben tiens !) Un chouette album !

 

mercredi, 25 mai 2011 19:32

Cadenza

Dutch Uncles est une formation issue de Marples, près de Manchester. Elle avait publié un premier album en 2009. Eponyme, il était sorti sur Tapete Records. « Candenza » constitue donc le second opus de ce quintet insulaire. Et ma foi, il est plutôt surprenant. King Crimson circa « Larks' Tongues in Aspic », Genesis époque « Selling England by the pound », XTC, les Beach Boys et Steve Reich constituent leurs influences majeures. L’univers du Roi Pourpre, à cause des motifs de guitare en boucle très caractéristiques. La bande à l’Archange Gabriel pour les envolées épiques, presque prog. XTC pour les riffs spasmodiques, hypnotiques, versatiles, post punk parfois même funkysants. Les Beach Boys, vous vous en doutez, parce que les harmonies vocales sont à la fois ensoleillées, superbes et limpides. Et enfin Steve Reich lors des interventions minimalistes, mais efficaces au piano. Il y en a d’autres, mais je vous laisse le soin de les découvrir au fil de l’écoute de cet elpee.

Mais le plus important, c’est que le combo parvient à se créer son propre style, après avoir digéré toute ces références. De ce remarquable opus, j’épinglerai quand même le titre maître, hanté par le spectre de Nile Rodgers. Mais également les deux singles. Tout d’abord « The ink », une plage tramée sur une toile de fond synthé pop mais illuminée par des cordes de guitare cristallines, bringuebalantes, tourbillonnantes. Et dans le même registre, le remarquable « Fragrant », une compo qui aurait pu figurer dans le répertoire des Chameleons, s’ils avaient troqué leur sentiment de spleen contre l’allégresse. Un superbe album !

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Atticus - …draging the lake II

26 titres pour autant de formations : cette compile laisse présager la présence de la crème de la scène punk, emo, ska et hardcore contemporaine. En fait, ce projet est né de la collaboration entre le label californien (NDR : de LA !) Side One Dummy (NDR : un spécialiste de la compile !) et la maison 'Atticus Clothing', une boîte fondée par Mark Hoppus et Tom Delonge de Blink 182, qui réunit combos yankees et pros du skate, snowboard et BMX. Comme son titre l'indique, il s'agit déjà du deuxième volume. Un disque dont le plus grand mérite est d'être parvenu à proposer un éventail de groupes puisés chez différents labels. Ce qui n'est pas une mince affaire, dans l'industrie musicale. Et puis de receler 11 inédits (Alkaline Trio, Down By Law, Blink 182, H20, Dropkick Murphys, etc.) Evidemment, pour vendre le produit, il fallait aussi des standards. C'est chose faite en compagnie de Rocket From The Crypt, Thrice, Sparta, Jets To Brazil, Rise Against, The Mighty Mighty Bostones,. Il y a, bien sûr, à boire et à manger sur cette plaque ; mais pour 26 titres, il n'y pas lieu de faire la fine bouche…

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Aggropop now

Pour célébrer le 10ème anniversaire de leur existence, la formation berlinoise Terrorgruppe a sollicité tous les groupes qui avaient tourné avec eux, pour contribuer à cet événement. Comment ? En fournissant une chanson à leur compile. Près de 50 groupes issus de la scène punk internationale ont ainsi répondu à l'invitation, en enregistrant soit une nouvelle chanson, soit en leur cédant une rareté. Parmi les participants figurent NOFX, Good Riddance, Mad Sin, Mad Caddies, Swinging Utters, The Movement, Mighty Mighty Bosstones, Heideroosjes, RKL, Shandon, Youth Brigade, Wizo, Me First & The Gimme Gimmes, Die Arzte, Real McKenzies, Guttermouth, Muff Potter, Dritte Wahl, Church Of Confidence, Skin Of Tears, et bien d'autres. Sans oublier le combo punk allemand, qui signe ici le titre maître de ce double CD, vendu au prix d'un seul.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Sacrés belges 2

Showstar, Sharko, Sweet Jane, Zop Hopop, Miam Monster Miam, Projet A7, Tena, Yel, Ghinzu, Girls In Hawaii, Adrian Bouldt, Hank Harry et Mud Flow se partagent le deuxième volume compilateur de ce " Sacrés belges " consacré à la scène belge, wallonne en particulier. Si le précédent recueil se limitait aux artistes qui s'exprimaient dans la langue de Voltaire, celui-ci s'ouvre à celle de Shakespeare. Un disque qui vous sera gracieusement offert lorsque vous achèterez l'album d'un des artistes précités.

Vous en avez toujours rêvé et nous vous en donnons enfin l'occasion : faites-nous la promo du site www.sacresbelges.be à votre sauce et gagnez plein de prix très Sacrés Belges !!

Le principe en est très simple : décorez votre cartable, votre voiture, la façade de votre maison, votre chien, une boule de l'atomium, le vélo d'Eddy Merckx, la vache du voisin ou toute autre chose aux couleurs de notre site avec la mention obligatoire www.sacresbelges.be et envoyez-nous en la preuve sous forme de photo numérique à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en n'oubliant pas vos coordonnées : nom, prénom et adresse.

Soyez drôles, impertinents, surprenants, déjantés, créatifs, bref soyez très sacrés Belges et vous aurez une chance d'être retenus parmi les heureux gagnants qui seront désignés par le grand Saint-Nicolas en personne !!

Attention : les photos devront nous parvenir avant le 30 novembre à minuit (date et heure du mail faisant foi !). Seules les photos sur lesquelles apparaît clairement la mention www.sacresbelges.be seront retenues.

Il y aura 10 gagnants avec de nombreux albums, invitations surprises à des concerts, rencontres avec des groupes et autres délectations à la clé ! La liste des gagnants sera publiée sur le site à partir du 8 décembre.

Les sacrés belges

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Heart strings

De son véritable nom Gaynor Hopkins, Bonnie Tylor est surtout célèbre pour avoir commis deux énormes tubes : " It's a heartache " en 1978 et " Total eclipse of the heart " en 1983. Depuis, elle a tenté de revenir à l'avant plan de la scène musicale. Des tentatives qui n'ont cependant plus jamais rencontré de succès comparable. Et ce n'est pas cet " Heart strings " qui risque de renverser la vapeur. Un disque constitué exclusivement de reprises, pour lequel elle a reçu la collaboration de nombreux musiciens de studio, mais surtout d'un orchestre symphonique constitué de 76 personnes. Elle possède toujours ce timbre rauque qui fait immédiatement penser à Rod Stewart ou à Kim Carnes ; mais la plupart des adaptations qui composent l'opus (parmi lesquelles figurent " Human touch " de Springsteen, " Everybody hurts " de REM, " In my life des Beatles " et " I still haven't found what I'm looking found " de U2) manquent singulièrement de punch. La grandiloquence des orchestrations symphoniques y est sans doute pour quelque chose. Mais aussi ce sentimentalisme qui prend trop souvent le pas sur la mélancolie. Il y a bien " Need your love so bad ", un slow crapuleux signé Little Willie John qui vous donne envie de draguer (NDR : j'ai dit draguer, hein !). Et puis la cover du " Learning to fly " d'ELO. Une plage qui consomme quand même un peu d'énergie. Mais en général, ces titres s'adressent au public de Radio 2 sur la BBC…

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Ether song

En 2001, ce duo issu de Bolton commettait " The optimist ", un premier album dont la critique avait été excellente. Et dont le style avait été crédité de néo-acoustique. En choisissant Tony Hoffer (Beck, Air, Supergrass) pour produire " Ether song ", Turin Brakes a voulu se débarrasser de cette étiquette. Enfin, pas totalement, car la trame de la plupart des chansons est identique à celle du précédent opus. Mais, énorme changement, ces chansons ont été délicatement enrobées de multiples arrangements, d'ondoiements digitaux, de cordes, de claviers, de grosses guitares et même de slide. On a même droit à du mellotron sur " Falling down " et du piano électrique jazzyfiant tout au long de la berceuse " Full of stars ", une composition douce, cool, presque nightclubbienne. Pourtant, les fragments les plus électriques (NDR : et aussi les plus décapantes) n'apparaissent qu'en fin d'elpee. Abordés dans l'esprit de Radiohead, l'intense " Little brother " est cependant écorché par une slide ; alors que les 7'48 du morceau caché observent une structure en crescendo, un peu comme chez Mogwai. Olly Knights emprunte aussi parfois le timbre de Thom Yorke. Surtout sons falsetto. Mais il est beaucoup plus versatile et se conjugue régulièrement avec le backing vocal de Gale Paridjanian. En outre, ses inflexions sont beaucoup plus amples. Parfois réminiscentes de Marc Bolan. C'est une certitude sur le glam " Self help ". L'opus recèle bien sûr les deux singles : " Long distance " et " Pain killer (summer rain) ", un track contagieux qui a même mis un doigt dans la prog.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

12 memories

Au voleur ! On a piqué les guitares électriques de Travis. J'exagère, mais c'est le sentiment que l'écoute de ce " 12 memories " m'a laissé. En fait, hormis pour le chatoyant " The beautiful occupation ", fragment qui aurait pu célébrer une hypothétique rencontre entre les Nits et les Beatles (NDR : écoutez ces voix et ces contre voix !) et le cinglant, vivifiant " Hapy to hang around ", l'électricité a été reléguée au second plan. Résultat des courses, nonobstant un sens de la mélodie absolument intact, on est rapidement envahi par une sensation d'indolence. A la limite de la somnolence. Pourtant, chez " Quicksand ", " Re offender ", " Mid-life Krysis ", voire " Love will come through ", qui semble être tombé des sessions de " The Invisible Band ", la magie émotionnelle opère encore ses charmes. Mais c'est nettement insuffisant pour un groupe de la valeur de Travis. Et si à leur décharge, cet album a été concocté dans des circonstances un peu particulières (NDR : victime d'un stupide accident en plongeant dans une piscine, le drummer en a profité pour effectuer sa rééducation lors des sessions d'enregistrement), il faut reconnaître que Travis nous doit une revanche…

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Throwing Muses

En 1996, Throwing Muses commettait "Limbo", un album qui allait se révéler le chant du cygne pour la formation. Faute de succès, le groupe décidait donc de splitter. Kristin Hersh allait alors se lancer dans une carrière solo. Avec un certain succès, il faut le reconnaître. Mais dans un style totalement différent, plus intimiste, plus minimaliste, plus dépouillé. Faut croire que l'électricité lui manquait, puisqu'elle vient de remonter le combo. En compagnie de son fidèle drummer David Narcizo. Et puis du bassiste Bernard George, impliqué au sein du line up depuis 1995. Mais la meilleure surprise nous vient de la présence de Tanya Donelly. En guest. Elle ne joue pas de la guitare. Mais participe au chant sur la moitié des morceaux. Apportant cette contre voix à celle de Kristin, suivant une formule qui faisait merveille sur les premiers opus ; et en particulier sur " The real ramona ". Un elpee qui date déjà de 1991, il faut le préciser. Habillé d'une pochette au digipack exceptionnel, cet album éponyme consomme une énergie punk/pop rafraîchissante. Un disque enregistré en 3 week-ends et grevé d'un minimum d'overdubs, histoire de communiquer aux chansons le son le plus 'live' possible. Pas de morceaux acoustiques ni de ballades lentes ou atmosphériques, mais des titres âpres, nerveux, stimulants, vivifiants, hantés par les lyrics sinistres, surréalistes, maléfiques et toujours aussi imprévisibles de Kristin. Autant j'avais été déçu par le dernier opus des Breeders, autant celui des Muses m'a épaté…