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dEUS - 19/03/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Démo

Ce Magenta n'a rien à voir avec la défunte formation alsacienne, ni avec le groupe de néo prog rock insulaire, mais nous vient de la région parisienne. Un quintette qui depuis sa formation en octobre 2000, est parvenu à décrocher plusieurs prix lors de différents tremplins organisés en Ile de France. Sa musique est manifestement influencée par la culture musicale pop rock anglo-saxonne, et en particulier par Muse, Radiohead et Mansun. A cause de cette approche un peu prog de leur pop. Enfin, c'est l'impression que m'ont laissée les trois titres de cette démo. Encore que le chanteur semble éprouver certaines difficultés à poser la voix lors des périodes les plus calmes. A contrario, lorsqu'il passe au registre supérieur ; il épouse alors les inflexions du regretté Pierre Rapsat. Et avec beaucoup de bonheur.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Short stories

A l'origine, Lilium était le projet de Pascal Humblet, guitariste de Sixteen Horsepower et ex guitariste de Passion Fodder. Sous cette formule, il a commis deux albums, " The Rain Has Forgotten Us " ainsi que l'instrumental "Transmission of All the Goodbyes". Depuis l'enregistrement de " Short stories ", le projet implique le drummer de 16 Horsepower et l'ex drummer de Denver Gentlemen, Jean-Yves Tola. Un disque pour lequel, ils ont reçu le concours de toute une série de collaborateurs. Des vocalistes tout d'abord. David E Edwards, le chanteur de 16 Horsepower, sur l'excellent et incantatoire " Whitewashed ", un fragment qui me rappelle " It's a man's man's man's world " de James Brown, mais épuré de sa soul. Le baryton de Daniel Mc Mahon (Woven Hand) pour les bouleversants "Locked in tight" et "Sense and grief". Deux morceaux crépusculaires, de mauvais augure. Mais si le premier épouse un profil fort proche de Swans, le second nous replonge dans l'univers angoissant d'un Peter Hammill circa " Over ". Même le piano y transperce l'âme. Tom Barman (dEus) et Kal Cahoone (Tanrantella) pour le nonchalant, l'envoûtant, nappé religieusement d'orgue, " Sorry ", une plage que Mazzy Star aurait pu inclure à son répertoire. Kal se réserve également le chant sur le très cabaret, nonobstant la présence d'une slide, " If they cheered ". John Grant (The Czars) pour l'atmosphérique "The trap". Faut dire que le timbre de John confine celui de Perry Blake. Autre Czars, Jim Kalin apporte sa contribution au remarquable " Lover ". A la guitare. Pour un blues qui passe de l'acoustique à l'électrique avant de réaliser la fusion des deux styles. Parmi les invités de marque on relèvera également la présence des deux anciens musiciens de Morphine, Dana Colley (saxophone) et Billy Conway (drums). Colley tirant son épingle du jeu sur l'instrumental " Cavalcade ", morceau évidemment très cuivré, mais fruit d'un curieux et habile mélange de jazz et de rythm'n blues à coloration 'stax'. Les deux autres instrumentaux sont beaucoup moins transcendants et auraient pu passer à la trappe. Mais que font Humblet et Tola alors, tout au long de cet opus ? Tout le reste. Ce qui n'est déjà pas si mal…

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Vamos à… Las-Végus

Selon la légende, ce serait à Liège que l'on fabrique les Gauff' au Suc' les plus croustillantes. A moins que ce ne soit les Gauff' Au Suc' qui fabriquent les histoires les plus croustillantes, à Liège. Ce quintet liégeois concocte sa propre pâtisserie sonore depuis plus de dix ans. Avec pour principal ingrédient des textes hyperréalistes de notre société contemporaine, que Guss chante sur un ton humoristique, parfois même avec des relents scatologiques. Des textes destinés à faire réagir, parce qu'ils décrivent le quotidien des gens qu'on côtoie, rencontre ou croise en rue. Leur look pas possible ne traduit, en fait, qu'un désir de se moquer du star-system. Maintenant, il faut reconnaître que leur musique est bourrée de clichés pompés aux seventies. Chez Kiss, Kayak et Kansas, notamment. M'enfin, paraît que ça fait partie de leur scénario. " Vamos à Las-Végus " constitue leur nouvel album. 12 titres qui oscillent de " Millionnaire " à " Zoo Ligans ", en passant par " Régime ", " J'm'emmerde ", " Les blondes ", " Odeurs et déceptions ", " Ah les bouchons ! " et " Staraca ". Du vécu, quoi !

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Tell Balgeary, Balgury is dead

Ted Leo & The Pharmacists

En 1993, Ted avait commis un elpee fort intéressant, « Hearts of oak ». Un disque enregistré en compagnie de son groupe : les Pharmacists. Sur ce mini album, son backing group n’intervient plus que sur un seul fragment : le titre maître. Et encore, ce titre de punk pop qui trahit de nombreuses affinités avec Joe Jacskon, figurait déjà sur l’opus. Découpé en neuf fragments, ce mini album recèle trois covers. Tout d’abord « Dirty old town », une compo d’Ewen Mc Coll popularisée par les Pogues. Une version soul punk du « Ghosts » de Jam. Et enfin la reprise du « Six months in a leaky boat » de Split Enz. Trois fragments que Ted reprend ‘live’ et qui constituent autant d’hommages à des légendes qu’il appréciait et apprécie toujours autant. L’elpee recèle cependant quatre inédits dont le dispensable et pseudo expérimental « (Decaying artifact) », “The sword in the stone”, compo sculptée dans le punk alternatif, et puis deux morceaux qui démontrent bien qu’il incarne la réplique américaine à Billy Bragg (NDR : Ted est issu du New Jersey). Soit l’échevelé et punkysant « Bleeding powers », et puis la protest song hymnique « Loyal to my sorrowful country ». Le disque inclut enfin une version solo, minimaliste, de « The high party », digne du meilleur Elvis Costello. En mélangeant humour teinté d’ironie, perspicacité intérieure et conscience sociale, Ted ne se contente pas de prendre un chemin parallèle à Bragg, mais il marche aussi sur les traces de Springsteen, de Paul Westerberg, d’un Paul Weller des débuts et puis surtout de Woodie Guthrie. Et ça, c’est une référence !

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Ouest terne

Groupe de scène avant tout, Les Hurlements d’Léo nous viennent de la région de Bordeaux. Un ensemble constitué de huit musiciens responsable d’une musique qui mêle allègrement swing, punk, java, musette, jazz, ska et musique tzigane sur des textes contestataires, mais tellement réalistes et contemporains. Dans un style qui rappelle, sous sa forme la plus énergique, Noir Désir et surtout Les Négresses Vertes. Et la conjugaison des voix rauques de Laulo et de Rl Wallace, n’y est pas étrangère ( ?!?!?). « Ouest terne » constitue son troisième opus. Un disque qui laisse également la place à l’une ou l’autre chanson sentimentale. Un choix qui fait un peu tâche d’huile dans un ensemble qui exige énergie et enthousiasme pour atteindre son objectif : faire la fête !

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Shine

Daniel Lanois est un personnage qui mérite le respect. Ingénieur du son, puis producteur, il a bossé en compagnie de monstres sacrés comme Brian Eno, Peter Gabriel, U2 et Bob Dylan, parmi bien d'autres. C'est même lui qui avait remis le Zim en selle en 1989, en assurant la mise en forme de l'album " Oh Mercy ". La même année, il enregistrait son premier album solo " Acadie ". Un superbe album à travers lequel transparaissaient ses racines cajuns. Il faudra attendre 1993, pour qu'il commette son deuxième opus, " The beauty of Wynona ", un disque beaucoup plus féroce et électrique. 10 ans plus tard, il nous revient donc avec ce " Shine ", un disque pour lequel il a reçu le concours du batteur de jazz, Brain Blade ; mais surtout de Bono, avec lequel il partage la composition et le chant chez " Falling at your feet ", une chanson que vous avez certainement déjà eu l'occasion d'entendre sur l'une ou l'autre station radiophonique. Et puis d'Emylou Harris, pour un duo vocal échangé sur " I love you ". Ce sont deux des trois (très) bons fragments de l'opus. Mais aussi les plus commerciaux. Proche d'un Johnny Dowd, mais sans l'âpreté du timbre, le country-jazz " As tear roll by " surprend par l'originalité de ses sonorités 'percussives'. Le reste du disque oscille entre indolence countryfiante, et semi-psychédélisme trop nébuleux pour vraiment accrocher. Parfois, à l'instar de " Space kay ", Daniel parvient à évoquer le climat minimaliste d'un Durutti Column, mais il n'a pas le doigté de Vini Reilly aux six cordes. Tramé sur de superbes harmonies vocales et de judicieuses contre-voix, " Slow giving " marche sur les traces de Crosby, Stills, Nash & Young. Cependant, les guitares sont trop discrètes pour toucher la grâce de leur art. Un peu comme si le son avait été raffiné à l'extrême. Je me demande même si le défaut de cet opus n'est pas la conséquence d'un acharnement à vouloir en gommer les aspérités. Car, en général, les mélodies sont très belles. Mais l'absence de relief leur est plus que préjudiciable. Et ne parlons pas de l'instrumental " Matador ", une démo électro-boudin que n'importe quel néophyte aurait pu bidouiller sur son PC. Une grosse déception !

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

The June Parade + Schizoid Disorder

Leave est une formation française originaire de la Picardie, quelque part entre Amiens et Beauvais. Sous la forme d'un trio, le groupe a commis deux démos (" Lick the pavement " en mai 2000 et " Perfect Skin en automne 2001), avant d'élargir le line up à un quatuor tout en procédant au remplacement du drummer. Sous ce format le band décide de passer à la vitesse supérieure et signe chez Furtive Records. Il enregistre " The June parade " qui devait être leur premier EP. Malheureusement, le label met la clef sous le paillasson, et le projet demeure dans les cartons. A première écoute, la musique de Leave fait immédiatement penser à Radiohead et surtout à Muse. Les guitares sont cinglantes, les mélodies hymniques et la jolie voix de Christophe possède un timbre haut perché, fort proche de Matthew Bellamy. Un bémol, dès que les compos se calment, il éprouve plus de difficultés à la poser. Sur le premier morceau de plastique, " Life & death of a vegetable " et " Save this dance for me " épousent des envolées de guitares métalliques empruntées à Queen. Une tendance qui s'amplifie sur " Schizoid disorder ", le dernier-né de Leave. Les compos y sont plus musclées et s'aventurent même parfois dans le métal prog. A l'instar de " Nasty girl " et de " Brutal tango ". La formule me plaît moins. Surtout à cause du style trop démonstratif du soliste (NDR : savoir jouer, c'est bien, mais en remettre deux couches, c'est un peu beaucoup). En outre, le mixing a un peu trop négligé les nuances de jeu aux drums. Ce n'est pas une raison pour jeter le bébé avec l'eau du bain, car Leave possède un énorme potentiel. Il lui faudra cependant et impérativement trouver un meilleur équilibre pour pouvoir prendre son envol. C'est tout le mal qu'on lui souhaite.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Hearts of oak

Ted Leo & The Pharmacists

Ted Leo n'est pas né de la dernière pluie, puisque avant de se lancer dans une carrière solo, il a sévi sur la scène hardcore de New-York, au sein de groupes comme les Citizens, les Animal Crackers puis Chisel, dont il a été le leader entre 1990 et 1997. Son aventure solo, il l'a entamée en 1997, alors qu'il drivait encore Sin Eaters, tout en participant à une tournée des Spinanes. Infatigable ce type ! D'autant plus que " Heart of oak " constitue déjà son quatrième opus en solitaire. Il fait suite à l'excellent " The Tyranny of distance ", paru en 2001. Tout comme cet elpee, il est davantage tourné vers la pop/rock, puisque les deux premiers lorgnaient davantage vers le folk. Ted est à l'indie rock ce que Springsteen était au rock'n roll en 73 ; mais dans un style totalement différent. A cause des lyrics engagés qui traitent des problèmes liés à la politique, aux relations sociales, à la guerre, aux religions. Bref, des questions bien dans l'air du temps ! Côté musical, Ted pratique plutôt une forme de punk pop, mais un punk pop mâtiné de dub, de folk irlandais, de rock, de power pop, de mod, de ska, de folk irlandais, de rythm'n blues, de funk, de new wave, et la liste n'est pas exhaustive. Avec pour principales sources d'inspiration Billy Bragg, Alex Chilton, XTC, Jam, Joe Jackson, Clash, Elvis Costello, les Buzzcocks, Fugazi et le Fall. Ted rend même un hommage aux Specials sur le remuant " Where have all the rude boys gone ? ". Un punk pop qui évolue sur un mode uptempo en tirant parti au maximum de la fluctuation des instruments (guitare, basse, batterie, claviers, violon) ; à charge du falsetto souple de Ted d'opérer le lien entre toutes les composantes pour tisser les mélodies. Un chouette album !

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Hier ou demain

En mentionnant au dos de la pochette, ‘Si vous ne vous appelez pas B Cantat, B Corgan, T York ou JJ Daran, votre graveur s'autodétruira’, Kaz affiche clairement, mais de manière très originale, ses influences majeures. Encore qu'après avoir écouté ce mini CD 6 titres, je n'y ai décelé que l'ombre (NDR : mauvais calembour !) de Noir Désir. D'ailleurs tout au long de cet opus habillé d'une pochette au cubisme mystérieux, l'ambiance n'est vraiment pas à la fête. D'abord, il y a les lyrics qui posent un regard sur l'homme, ses sentiments, ses joies, ses erreurs, ses côtés sombres. Ensuite la musique qui, hormis le dispensable " Rêver un cauchemar " et le très joli instrumental " Aya ", un fragment dont les accents électro-acoustiques me rappellent Bel Canto, se nourrit aux mélodies lancinantes, douloureuses, ténébreuses. Un peu comme chez Yel. Et c'est un compliment ! Le très intense " L'idiot " en est la plus belle démonstration. Mais le plus souvent, Kaz semble hanté par l'esprit de Nirvana. Celui de l'elpee " In Utero ", nonobstant le vocal haut perché de Guillaume (NDR : une belle voix qui ne colle pas nécessairement au style pratiqué par le trio issu du Loiret), dont les inflexions peuvent rappeler parfois Anthony Kiedis (Red Hot Chili Peppers). C'est évident sur " Le ciel me brûle " et puis sur la valse lente " Les amants ". On y retrouve même cette mélancolie maladive, torturée, criblée d'accès de fièvre électrique. Si l'impression globale reste positive, avec de meilleurs arrangements, des enchaînements un peu mieux soignés et une production à la pointe, ce disque prendrait une toute autre dimension…

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Kenny and Beth´s musakal boat rides

King Creosote nous vient de Fife, en Ecosse. Depuis 1995, il a enregistré un tas de chansons qu'il a gravé sur CDR. Des disques parus chez Bad Jazz, Fence et Domino ; mais extrêmement difficiles à se procurer. " Kenny and Beth's musakal boat rides " constitue, en quelque sorte, une compile de son ancien répertoire. Et il faut avouer que les 13 chansons réunies sur cet elpee, et qu'il interprète flanqué de son quintette, ne manquent pas de charme. Sculptées dans un folk/pop alternatif, et légèrement teintées de psychédélisme, elles peuvent se révéler tantôt contagieuses, allègres, tantôt ténébreuses, spectrales. Balayée de bruitages post industriels, " Space " aurait même pu figurer au répertoire d'un 16th Horsepower. Accordéon, drums feutrés, percus et guitare acoustique (NDR : jouée le plus souvent en picking) forgent l'ossature de l'instrumentation. Sans oublier la voix de Kenny. Bien timbrée, chaleureuse, elle épouse même parfois les inflexions de Mark Chadwick (Levellers). Mais au sein de cet espace sonore, les samples inventifs, les bruitages et les oscillations du clavier nous entraînent dans un monde visionnaire, surréaliste, mais au lyrisme empreint de mélancolie. James Yorkston et Pip Dylan, deux potes à Kenny, sont venus lui filer un coup de main, sur l'excellente ballade " Lavender moon ". Mais, j'ai surtout flashé sur " Lonepigeon's wine glass finale ", une plage soulignée par un orgue qu'on croirait emprunté à Eyeless in Gaza ". " Pulling up creels " et ses samples en boucle décalés par le rythme. " Harpers's dough " et ses harmonies vocales dignes de Peter Paul & Mary. Et surtout " So forlorn ", qui nonobstant son riff de guitare obsessionnel, me rappelle James. Même la voix de Kenny est ici aussi sinusoïdale que celle de Tim Booth. A la croisée des chemins de Syd Barrett, des Nits et de Chris Knox, cet opus a vraiment tout pour plaire…