Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Epica - 18/01/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Arty party

Schwarz est une formation espagnole (NDR : issue de Murcie, pour être plus précis) drivée par un certain Alfonso Alfonso. « Arty party » constitue apparemment leur deuxième opus. Un disque habillé par une jolie pochette dont le graphisme est inspiré de Picasso. Pas de castagnettes, cependant chez ce trio, mais une musique très contemporaine qui se nourrit au psychédélisme (Spritualized, My Bloody Valentine), au kraut (Can, Faust) et au post rock (Mogwai, Explosions In the Sky), à la noisy pop (Wedding Present) et à l’électronique (Kraftwerk). Un mélange qui fonctionne plutôt bien, même si on reprochera au chanteur d’abuser parfois du vocoder. D’autant plus regrettable qu’il possède une voix éthérée, claire, qui convient très bien à leur solution sonore. Et il le démontre tout au long des rares fragments sur lesquels elle n’est pas trafiquée. Si les deux titres les plus atmosphériques (« Beauty must die » et « 100% fun free ») réverbèrent des accents de guitare réminiscents de Durutti Column, et l’intro de l’excellent et tempétueux « Droning forever » semble calqué sur le « High time » de Motorpsycho, le final mérite vraiment le qualificatif d’apothéose. Son titre ? « Psychotic hypnotic ». Et il en dit long ! Près de 12 minutes découpées en deux phases. Echevelée, la première nous replonge dans l’univers de Spacemen 3. Le temps de quelques accords orientaux, dispensés au xylophone, et on entre dans une symphonie bruitiste digne de MBV…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Lay of the land

Seachange nous vient de Nottingham, en Angleterre. Un sextuor dont l’originalité procède des sonorités produites par la conjugaison des deux guitares (Dave Gray, Adam Cormack) et du violon (Johanna Woodnutt). Et puis du timbre vocal rudoyant, souvent déclamatoire, mais teinté de mélancolie, de Dan Eastop. A la croisée des chemins de Silencers, des Whipping Boys et d’Immaculate Fools, leur musique est cependant également susceptible d’embrasser une forme garage (« SF »), hymnique (« AvsCo10 »), new wave (« Do it all again ») ou même folk (« Fog »). Mais la plupart du temps, les mélodies reposent sur une structure complexe, ténébreuse, susceptible à tout instant de s’enflammer et de libérer une intensité frénétique, sauvage, volcanique, voire même punk/hardcore (« Forty nights »). Un bémol : la longueur des morceaux ; notamment les plus féroces. Et cet excès d’agressivité est parfois difficile à digérer. N’empêche, pour un premier opus, Seachange est parvenu à démontrer qu’il possédait un fameux potentiel. Suffit maintenant de l’utiliser à bon escient. Pour le prochain elpee ?
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Tribute to Shunatao

Shunatao ne manque pas d’audace ni d’humour : se rendre hommage ! A travers l’adaptation de compositions issues de son propre répertoire. Et en particulier extraites de ses 5 albums précédents. Parce que ce « Tribute » constitue son sixième. Un disque riche, très riche même, baroque, étonnant, susceptible de déraper dans le délire (NDR : le ska, le reggae et le carnaval, aussi !) à tout instant ; mais dont les compositions ne se départissent jamais d’un sens mélodique aussi bricolé que mélodique. Imaginez un mariage entre dEUS et Gorky’s Zygotic Mynci qui aurait reçu la bénédiction de Bowie, David Byrne, Tom Waits et Captain Beefheart, et vous aurez une petite idée du style pratiqué par cette formation issue de Pau. Qui tire parti de tout ce qui lui tombe sous la main pour concocter sa solution sonore : instrumentation conventionnelle et insolite, voix torturées, voilées ou sépulcrales, arrangements faussement simplistes, etc. Original ! Très original même.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Around the sun

“Around the sun” constitue le 13ème album de R.E.M. et leur troisième depuis que Bill Berry a jeté l’éponge. Si en 1998, le trio avait opté pour une formule aussi expérimentale qu’électronique (« Up »), trois ans plus tard, « Reveal » en revenait à une expression sonore plus basique, même si la technologie moderne était encore bien présente. Il faut croire que depuis, le groupe se trouve devant une impasse. Et « Around the sun » en est la plus belle illustration. L’électronique est toujours bien présente. Y compris la boîte à rythmes. La guitare acoustique omniprésente. Il y a du piano ou des claviers. Peu ou pas d’intensité électrique. Des arrangements de cordes. Pour un opus empreint d’une mélancolie presque maladive. Qui ne recèle donc pratiquement que des ballades. Parfois hymniques. Britpop, « Wanderlust » aurait même pu figurer au répertoire d’un Snow Patrol ou d’un Keane. Il y a heureusement l’une ou l’autre exception qui confirme la règle. Et je pense tout particulièrement à « The outsiders » dont l’incursion dans le hip hop procède de la collaboration de Q-Tip de A Tribe Called Quest. Du jazzyfiant et arythmique « Boy in the roll ». Du cosmique « High speed rain ». Et puis surtout de « The final straw ». La meilleure chanson de l’elpee. Réponse à l’alt country de Wilco et sculpté dans des cordes en picking, son folk alternatif s’enfonce progressivement dans les abysses d’un orgue fluide. Dommage que toute la plaque ne soit pas de cette trempe. Bref, Michael Stipe n’a pas l’air de nager dans le bonheur. On savait qu’il avait une dent contre Georges Bush. Qu’il avait manifesté son opposition à la guerre en Irak. Mais pas au point d’inoculer ce spleen tout au long de cet elpee. Parfois, on a l’impression qu’il cherche absolument à reproduire un nouveau hit de la trempe de « Man on the moon ». Mais il a sans doute oublié que la terre continue de tourner « Around the sun »…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

A man in full

Avec son mélange de blues, de rock sudiste et de country, qu’il chante d’une voix âpre et gutturale en s’accompagnant d’une six cordes, Calvin a seulement commencé à être reconnu à sa juste valeur à plus de 40 balais. Et pas dans son Texas natal ! En France. Puis en Europe. A cause de Patrick Mathé, un véritable passionné de la musique qui était à l’époque un des patrons du mythique et défunt label New Rose (NDR : il a rebondi depuis chez Last Call et continue sa mission de défricheur de talents). Bref, rongé par l’alcool et la drogue, Russell avait alors déjà croupi en taule. Hormis sa musique, il n’avait plus qu’un seul objectif : vagabonder sur les routes du Texas. Et puis le vent a tourné… A cause de ce fameux « Crack in time », qui figurera d’ailleurs sur son premier elpee. On ne va pas refaire l’histoire de Calvin ; mais depuis, il sort régulièrement des disques et surtout parvient à vivre de son métier. Découpé en 17 fragments, le Cd réunit inévitablement ses succès les plus connus. Une bien belle manière de le découvrir, si vous n’avez jamais entendu parler de son parcours. L’opus est accompagné d’un DVD partagé entre 7 clips et surtout un set live accordé aux Séquentielles de Lyon, en 1995. Fabuleux, mais trop court ! Sur les cinq compositions sélectionnées, les versions très électriques de « It’s my life » et la cover d’« All along the watch tower » de Neil Young, sont dignes du meilleur Crazy Horse. Une slide en plus. Bref, de quoi effectuer un bon nettoyage des tympans. Dommage que le document soit de si brève durée. Mais de quoi vous donner l’envie d’aller l’applaudir sur scène, lorsqu’il se produira près de chez vous…
lundi, 31 décembre 2001 01:00

The blue trees

Ce mini album est sorti début de cette année, mais n'a bénéficié d'aucune promo officielle. Un disque qui fait la part belle à l'instrumentation acoustique. Le violon et la guitare surtout. Une six cordes jouée le plus souvent en picking. Et puis de temps à autre un accordéon, un piano et quelques percussions. Des vocaux également. Moins omniprésents que sur les opus précédents. Vaporeux, délicats, régulièrement conjugués en harmonie sur mode falsetto, ils se fondent parfaitment dans la nature élégiaque, pastorale des chansons. Propices à la méditation, à la mélancolie, les mélodies chatoyantes, minimalistes de ce " Blue Trees ", s'abreuvent aux mêmes sources rafraîchissantes que Belle & Sebastian. Et comme pour nous rappeler qu'ils sont Gallois, les Gorky's ont interprété leur dernière chanson en gaélique.

 

 

mardi, 14 avril 2009 22:27

Fork in the road

‘Fork in the road’ est une expression utilisée chez les Anglo-saxons pour exprimer un choix de vie. En ce qui concerne Neil Young, c’est celui de privilégier l’écologie. Il a d’ailleurs décidé que sa vieille Lincoln Continental 59 allait bientôt rouler à l’électricité. Et puis, c’est l’occasion d’évoquer la dépendance des yankees au pétrole, la crise économique et énergétique qu’ils traversent, ainsi que des problèmes rencontrés par l’industrie automobile aux States. C’est dans l’air du temps ! Mais venons-en à ce nouvel opus qui fait suite à « Chrome Dream II », paru il y a déjà deux ans. 

Découpé en 10 plages, il privilégie le blues rock bien basique au cours duquel il peut laisser sa Les Paul décharger toute son électricité. Malheureusement sur ces compos, il n’est pas toujours très inspiré. Une exception qui confirme la règle : « Just singing a song », une chanson particulièrement mélodique, dont l’intensité blanche nous replonge au début des seventies, à l’époque de « Everybody knows this is nowhere ». Et ses incursions dans le country/folk ne sont pas plus heureuses. Curieusement, c’est quand le Canadien se frotte au boogie qu’il se montre le plus percutant. A l’instar de « Get behind the wheel » ou encore lors du titre maître, deux morceaux au cours desquels vous ne pourrez résister à danser un rock’n roll avec votre partenaire. Un régal ! On retiendra également le funkysant « Hit the road » ; enfin plus funk blanc que funk vraiment, mais excitant en diable. Mais comme on sait que les albums de Neil Young ne sont plus parfaits depuis belle lurette, on se contentera d’en extraire la crème et de bien la savourer… Et pour que votre info soit complète, sachez que l’artiste sortira le 2 juin prochain une anthologie, en version Cd, BlueRay et Dvd, recelant de nombreux inédits.

 

mardi, 14 avril 2009 22:27

Controlling crowds

A l’origine, le septième elpee studio d’Archive devait comporter quatre volets. Finalement, comme les trois premiers atteignaient déjà près d’1h20, la formation a décidé de consacrer ce quatrième chapitre à un futur opus, prévu pour l’an prochain. Manifestement on est ici dans le domaine du concept album. Sujet : la domination et le contrôle des foules dans l’histoire de l’humanité et la justification de ces actes par les philosophies et les religions.

Mais venons-en au contenu sonore de ce « Controlling crowds ». Première constatation, les sessions d’enregistrement ont bénéficié du concours d’une brouette de collaborateurs, dont Graham Preskett aux arrangements ; un personnage qui avait déjà participé à la confection de la B.O. du film « Michel Vaillant » ainsi qu’au concert accordé en septembre 2007 par le groupe, au Palais des festivals de Cannes, en compagnie de l’Orchestre Régional Cannes Provence Alpes Côte d’Azur. Et cet orchestre est également de la partie. Ce qui explique également la densité instrumentale des compos. Deuxième constatation, quatre chanteurs se relaient tout au long de l’œuvre. Pollard Berrier, David Penney, Maria Q et puis le rappeur Rosko John, déjà présent sur « Londinium ». Troisième constatation, la solution sonore oscille allègrement de la prog au trip hop en passant par le symphonique, le space rock, le hip hop, le soul jazz et l’électro. Surtout l’électronique, beaucoup plus présente que sur les précédents opus. Mais dans un climat plus ténébreux. En outre, les lyrics n’y sont pas étrangers. Et le lay-out de leur nouveau site en est une autre illustration. Quatrième constatation : la durée moyenne des titres oscille autour des 7 minutes. Idéal pour les chœurs éthérés et mystérieux (le titre maître), les envolées électro-atmosphériques ou floydiennes ainsi que les paysages sonores fantasmagoriques (« Collapse/Collide » surtout, un morceau qui a été utilisé pour le film ‘Secret Defense’). Pourtant, le morceau qui m’a fait le plus flasher est celui qui libère le plus de groove et d’intensité : « Kings of speed ». Résultat des courses : il s’agit du projet le plus ambitieux réalisé à ce jour par Archive. Mais la symbiose de cette multitude de styles risque de ne pas plaire à celles ou ceux qui espéraient que le collectif britannique allait embrasser un genre bien spécifique (NDR : à vous de choisir !) Il est exact que ce brassage est souvent opéré au détriment de la mélodie. Mais personnellement, j’estime que l’œuvre est une belle réussite. Très contemporaine dans l’esprit de la fusion. Et probablement un tournant dans le parcours d’Archive. D’autant que pour la première fois, le combo a déjà promis une suite. A suivre donc…

 

vendredi, 10 avril 2009 03:00

Domino 2009 : vendredi 10 avril

Cinq noms se partageaient donc la troisième journée de l’édition 2009 du festival Domino. Si Blk Jks, Disko Drunkards, Hudson Mohawke et Rustie constituaient quelque part des découvertes, la présence du groupe mancunien A Certain Ratio nous replongeait quelque part à la fin des seventies/début des eighties.

Disko Drunkards est un nouveau projet imaginé par le drummer de dEUS, Stephane Misseghers, le chanteur/guitariste de Millionaire, Tim Vanhamel et le duo électro The Glimmers. Sur scène, le line up implique un bassiste et un claviériste. Ils sont surtout connus dans le Nord du pays pour leur hit « Physical », une cover d’Olivia Newton John, reprise qu’ils vont d’ailleurs interpréter au cours de leur set. Tim a opté pour une tenue de footballeur (NDR : il ne lui manque que les chaussures à crampons !) Pendant que Mo & Benoelie bidouillent derrières leurs tables, le quatuor tente de lier la sauce de cet urban jungle funk qui ne manque pas de groove. Le problème, c’est qu’il y a de gros grumeaux : en cause, un manque d’homogénéité manifeste entre les différents musiciens et une balance approximative. Trente minutes, c’était donc largement suffisant !

C’est assez rare pour ne pas le souligner, mais Blk Jks est un quatuor qui nous vient d’Afrique du Sud. De Johannesburg, pour être plus précis. Tshepang Ramoba est un drummer exceptionnel. Dès le premier morceau, je ne puis m’empêcher de penser à Billy Cobham ! A cause de son jeu influencé par le jazz et la fusion. En outre, les différents articles consacrés au combo ont beau parler d’avant-noise rock (NDR : parfois les étiquettes…), manifestement, il y a des références prog dans leur musique. Mpumi Mcata, le soliste a une tignasse de… zulu. Linda Buthelezi, le chanteur/guitariste et Molefi Makananise, le bassiste portent un ‘spotty’ sur le crâne ou si vous préférez, un bonnet de laine (NDR : faisait pas assez chaud ?) Arborant de magnifiques Dreadlocks, Thepang est torse nu dès le second titre. Une chose est sûre ce sont de remarquables instrumentistes. Et tant la voix falsetto de Linda que de Ramoba est impeccable. Mais après une bonne vingtaine de minutes, les performances instrumentales finissent par lasser. Pourtant, le leader a beau empoigner une sèche de temps à autre, pour essayer d’accentuer l’aspect mélodique des compositions, on cherche vainement le fil conducteur du set pour pouvoir accrocher. Conclusion : direction le bar !

A Certain Ratio est une formation née en 1977. Elle compte donc aujourd’hui plus de trente années d’existence. Bien sûr, du line up initial, il ne subsiste plus que trois membres ; c’est-à-dire le chanteur/bassiste Jeremy Kerr, le guitariste/trompettiste Martin Moscrop et le drummer Donald Johnson, même si ce dernier est arrivé un peu plus tard (NDR : en 1979 !) pour remplacer la boîte à rythmes. La formation est aujourd’hui complétée par deux claviéristes, dont Tony Quigley, également saxophoniste mais aussi bidouilleur (NDR : encore un vétéran !) et Liam Mullan (NDR : le plus jeune de l’équipe). Sans oublier l’ex-vocaliste de Primal Scream, Denise Johnson (NDR : elle avait aussi milité, à une certaine époque chez Gay Dad). Cette dernière ne participe cependant, sur scène, qu’aux deux tiers du tracklisting, et en particulier sur les morceaux les plus r&b. Apportant alors aux compos une touche sensuelle, chaleureuse, parfois gospel, à vous flanquer des frissons partout.

Parce que ce fameux tracklisting va alterner morceaux atmosphériques et punk/funk. Les premiers presque cold, hypnotiques, envoûtants, laminés par les accès de basse dispensés par Jeremy et hantés par son timbre morose ou/et les interventions jazzyfiantes (NDR : à la Herbie Hancock ou Miles Davies) de Tony au sax. Les seconds, davantage soul, presque dansants. Derrière, lorsqu’il ne troque pas sa gratte contre la trompette, Martin (NDR : il en faudrait deux !), découpe les compos dans le funk blanc. Véritable métronome, Donald fédère toute la solution sonore, y compris les aventures électronica-bidouilleuses des deux derniers arrivés. C’est un avis personnel, mais lorsque le duo de cuivres entre dans la danse, on pénètre alors dans une autre dimension. Elle est même magique. Et alors qu’on aurait pu espérer prendre une véritable claque lorsque le groupe achève sa prestation par « Shack up », on se rend compte qu’il existe un dilemme. En fait, il manque une trompette pour faire claquer le morceau. Et sans la guitare, ce classique aurait eu un goût de trop peu. C’est un des rares regrets rencontrés au cours de ce set. Parce que franchement, non seulement la qualité était au rendez-vous, mais aucun spectateur ne remuait pas au moins un orteil.

Lors du rappel, le combo s’est lancé dans un long exercice de style latino. L’ensemble du groupe s’est mis aux percus. Et même, à un certain moment, exclusivement aux percus ! Ambiance brésilienne, sifflets y compris. Le drummer devenu bassiste, le guitariste passé à la batterie ou à la caisse claire, quand il n’appuyait pas Donald sur son kit. Un Donald qui chante également et partage même les vocaux en compagnie de Denise sur un autre morceau du rappel. Le public est chaud, très chaud et en veut encore et toujours, malgré les lumières qui se rallument et la sono qui couvre les acclamations. Au bout de cinq bonnes minutes, le soufflé retombe et la foule se rend compte que le combo ne reviendra plus. Un pur bonheur, car il ne faut pas oublier que A Certain Ratio ne se produit en concert que six à huit fois par an. Et après ce spectacle on comprend mieux l’influence que le band exerce et a exercé sur des ensembles contemporains comme !!! ou Radio 4.

Il était donc 23h30, et vu la route qui me restait encore à effectuer ainsi que le style proposé par le beatmaker écossais Hudson Mohawke (NDR : du hip hop expérimental et instrumental dans l’esprit de Flying Lotus) et Rustie (NDR : son Myspace le tague de Tropicale / Grime / Trance ), il ne m’est pas possible de vous relater la qualité de leurs prestations. De toutes manières, celle d’A Certain Ratio m’avait suffisamment comblée ce soir…

Tracklisting A Certain Ratio

Skunk
Do the du
Flight
Mind made up
Way to escape
Forced laugh

Rialto
I feel light
Wonder Y
Wild Party
Be what you wanna be
Shack up

Si Firmir O Grido
Down Down Down

Blk Jks + Disko Drunkards + Hudson Mohawke + Rustie + A Certain Ratio

Organisation AB

 

dimanche, 12 avril 2009 11:20

Sara Tavares et son joli mois de mai...

La sortie du nouvel album de Sara Tavares, « Xinti », est prévue pour le mois de mai. Elle sera précédée par celle du premier single et du vidéoclip de « Bue ». La chanteuse/compositrice/guitariste portugaise se produira, en outre, le 8 mai à la salle De Roma à Anvers et le lendemain à l’AB de Bruxelles. ,

Pour plus d’infos : http://www.saratavares.com