La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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dEUS - 19/03/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

A life on standby

Il aura donc fallu deux ans de gestation à Mud Flow, pour le voir sortir son troisième opus. Mais l’attente n’aura pas été vaine, car ce « A life on standby » est tout bonnement épatant. Plantons tout d’abord le décor. Au cours de cette longue période de doute, d’interrogations et de remise en question, les musiciens du groupe ont commencé à être hantés par des idées noires. Et plutôt que de refléter ce spleen sur papier ou sur pellicule, ils l’ont transposé à travers leur musique (NDR : et si vous voulez ne savoir davantage, aller jeter un coup d’œil sur l’interview qui leur est consacrée). Résultat des courses, bercée par la mélancolie douce, cette œuvre conceptuelle baigne dans un climat ténébreux. Conceptuelle, parce que toutes les chansons tournent autour du même sujet. Même les plus pop (« Today » et « Debbie and Charlie » dont certains accents sont empruntés à George Harrison, ainsi que « How I got depressed and started a war » qui aurait pu relever du répertoire de Girls In Hawaii »), véhiculent des lyrics douloureux. Mais le plus étonnant procède de la présence de trois morceaux particulièrement longs et élaborés. Remarquables aussi. Qui nous replongent dans l’univers arty, brumeux, romantique, torturé, d’And Also The Trees voire de Sad Lovers & Giants. L’envoûtant, et complexe, presque prog, balayé de cordes de guitare gémissantes, « Tribal dance » (4’53), tout d’abord. « Five against six » (8’56) ensuite. Et son phrasé de guitare dramatique comparable à une houle perpétuelle. Oui, oui, comme chez And Also The Trees. Beau à pleurer ! Et lorsque l’intensité sonore atteint son paroxysme, c’est un peu comme si une aiguille vous traversait le cœur… Enfin, le final « New Eve » (10’34). De la même veine, mais en plus élaboré. En plus grandiose. Avec cette basse propulsive réminiscente de SL&G, ses quelques touches de claviers analogiques très 80’s (Berlin Blondes ?). Cette mélodie dense, céleste et hypnotique… Enfin, sachez que pour enregistrer cet elpee, le trio a notamment reçu le concours de l’ingénieur du son, Rudy Coclet (Calc, Sharko) et d’Olivier Mellano (Dominique A, Miossec) à la guitare. Un must !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Divina luz

Mus c’est avant tout Monica Vacas et Fran Gayo, un duo issu de Gijon, une cité sise dans le nord est de l’Espagne. En Asturies, si vous préférez. La nuance est importante, car les textes sont chantés en asturien. Par Monica. Dont le chuchotement sensuel, éthéré, évoque instantanément Hope Sandoval. La musique de Mus est d’ailleurs aussi languissante que celle de Mazzy Star, mais privée de ses caractéristiques country. Parce que l’instrumentation est essentiellement partagée entre le piano, un clavier, la ‘six cordes’ (le plus souvent acoustique, mais aussi électrique), le dobro et quelques percussions. Ce qui n’a pas empêché le couple de recevoir le concours de quelques collaborateurs. « Divina lluz » évolue donc en plein minimalisme, mais un minimalisme poétique, visionnaire, atmosphérique, mélancolique… Pastoral même sur le moyenâgeux « Pala xenra blanca ». On a même parfois l’impression d’être en présence d’une bande sonore pour un long métrage. Tourné en Espagne, bien sûr. Les lyrics (d’après la bio), traitant de contes de mort, de désespoir, d’ode à la solitude et de luttes politiques. En fin de parcours, la valse brumeuse « A la fonte cada manana » et « Adios », sur lequel une voix caverneuse récite sa prose sur un lit d’orgue et de xylophone, ne peuvent m’empêcher de penser au film « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain ». Titre plus élaboré, « Na esplanada » conjugue acoustique et électricité dans un registre slowcore que n’aurait pas renié un Low. Dommage d’ailleurs que ce type de morceau soit aussi rare sur cet opus. Il a d’ailleurs beau être planté au beau milieu du track list, il ne parvient pas à extraire la plaque d’une certaine morosité ambiante…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Welcome to the North

A l’écoute du premier opus éponyme de ce quatuor de Leeds, j’étais resté littéralement sur le cul. Un disque sur lequel peu d'espace avait été réservé à la récupération. A cause de la constante du flux sonore dévastateur, tumultueux et viscéral. Et puis de la voix de Robert Harvey. Et quelle voix ! Haut perchée, stridente, sauvage, elle mettait littéralement le feu à la musique. Un peu à la manière de Robert Plant, lorsqu'il sévissait chez Led Zeppelin. Bref, avant d’écouter ce « Welcome to the North », mon enthousiasme était à son paroxysme. Et l’elpee démarre sous les meilleurs auspices, par le titre maître ; une compo tempétueuse, menaçante, à vous faire perdre le nord. Et embraie par le fiévreux et turbulent « Freedom fighters ». Puis le soufflé retombe. Il faut attendre le très énervé « I need love » pour retrouver une lueur d’intensité frénétique. Et le reste ? On a l’impression que The Music a beaucoup trop écouté U2 avant d’entrer en studio. Et cette propension à rendre chaque mélodie hymnique devient finalement agaçant. Dommage ! Je me demande d’ailleurs ce qu’ils sont allés faire dans les studios à Atlanta, en Georgie, sous la houlette de Brendan O’ Bien, dont la carte de visite mentionne quand même Pearl Jam, Soundgarden, R.A.T.M. et Bruce Springsteen ! The Music nous doit une revanche !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Malin plaisir

Il y a quelque chose d’attachant et en même temps d’agaçant sur cet album. Agaçant, parce que les arrangements et les orchestrations ont tellement été fignolés qu’on a l’impression qu’il a fallu dix ans pour le terminer. Agaçant, parce qu’on ne sait pas trop si la musique relève de la pop, de la variété ou de la chanson française. Agaçant parce que Domino, la chanteuse, possède une si belle voix que parfois (« Héroïne »), elle en remet une couche, comme si elle devait défendre ses chances face au jury de la StarAc. Une voix belle et vraiment attachante, lorsqu’elle campe un hybride entre Véronique Sanson et France Gall. Attachant, parce que le jazz s’incruste en filigrane sur toutes les chansons. Dans l’esprit d’un Berger et surtout d’un Voulzy, auquel le duo emprunte la fluidité mélodique. Une chanson comme « Seul au monde » aurait même pu être interprétée par Souchon ! Ah oui, parce que Malin Plaisir est un duo. Parisien. Constitué d’un couple : Domino et Eric Parmentier. Avant d’entreprendre cette nouvelle aventure, Eric avait joué dans quelques groupes rock/blues. De la guitare, mais aussi des percussions. Sur cet opus éponyme il s’y réserve également les claviers, la basse et la lapsteel, tout en privilégiant les six cordes acoustiques. Un instrument qu’il partage avec Jacques Parmentier (NDR : son frère ?). Une chose est sûre ce ne sont pas des manchots, leur style en picking me rappelant tantôt Al Stewart, tantôt Mark Knopfler. Côté vocal, Eric dispose d’un timbre qui évoque parfois Jean-Jacques Goldman. Pourtant, une plage comme « Des heures des jours, des semaines » n’a pas été composée par Goldman. Heureusement, d’ailleurs ; car ce type d’affinités est plutôt pour me déplaire. Mais quel malin plaisir ont-ils donc à vouloir brouiller les pistes ?
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Lifeblood

Qu’il est loin le temps où Manic Street Preachers parodiait le punk pour véhiculer un message politique violent et nihiliste. Qu’il est loin le temps de « Generation terrorists » où la formation se réclamait du Clash, de Led Zeppelin, du Who et de Gun’s Roses pour dispenser un rock’n roll morbide et autodestructeur. Qu’il est loin le temps où ce quatuor gallois était parvenu à transformer sa violence intérieure en douleur humaine. Faut dire que depuis la disparition de Richey James, en 1995, le ressort était cassé. La sortie d’« Everything must go », l’année suivante, avait encore fait illusion. Puis l’inspiration est devenue de plus en plus rare. Avec pour résultat ce 7ème album studio pathétique. Hormis « 1985 » (NDR : un coup d’œil dans le rétroviseur ?), « Empty souls » (NDR : titre évocateur !) balayé par un piano sonore et le final « Cardiff afterlife » et ses superbes arrangements, le reste ressemble de plus en plus à du Stranglers post Cornwell, mais sans les claviers (NDR : encore que la bande à Jean-Jacques Burnel semble reprendre du poil de la bête). « Glasnost » semble même avoir piqué ses sonorités de guitare chez Mike Oldfield. Consternant !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Bubblegum

Véritable antithèse de l’idole pop, Mark Lanegan en est aujourd’hui à son sixième opus solo. Une carrière qu’il semble aujourd’hui vouloir aujourd’hui privilégier, après avoir sévi chez Sreaming Trees et Queens Of the Stone Age. Pour enregistrer ce « Bubblegum », il a reçu le concours de quelques grosses pointures, et en particulier Greg Dulli (Afghan Whigs et Twilight Singers), Izzy Stradlin et Duff Mc Kagan des Guns n’ Roses, Josh Homme et Nick Oliveri des Q.O.T.S.A., ainsi que PJ Harvey. Cette dernière y échange un duo particulièrement réussi sur le très groovy « Hit the city », et puis sur le blues maladif et sensuel « Come to me ». Du blues, cet elpee n’en manque pas. Mais un blues urbain, contemporain, abordé un peu à la manière d’un Nick Cave. Il rend même un hommage aux pionniers de ce style sur « Like Little Willie John », qu’il interprète dans un registre très proche d’un John Renbourn, Bert Jansch, voire encore Roy Harper. Faut dire que son baryton ravagé par le whiskey et la drogue se prête bien à ce type de musique. C’est d’ailleurs la voix de Lanegan qui est le point central de l’expression sonore. Et pas seulement sur « Bombed », composition minimaliste limitée à son chant, une guitare sèche et quelques backing vocals féminins, un peu comme chez Léonard Cohen. Tout au long de ce disque, Mark confronte ses propres démons, en traitant des horreurs existentielles, du désespoir de l’âme tourmentée, des ruptures, de sexe malsain et même de mort, pour les assassiner (ses démons !) de sa langue effilée comme la lame d’un poignard. Une œuvre sombre, riche, abrasive, qui recèle des plages plus musclées, voire imprévisibles. A l’instar du tribal et stoogien « Sideways in reverse » (NDR : parlerait-il du cunnilingus ?), du tempétueux « Metamphetamine blues » (NDR : imaginez un Tom Waits qui aurait décidé de voyager en Zeppelin !), du velvetien « Driving death valley blues », et de « Can’t come down », mélange de frénésie et de drum’n bass qui aurait pu naître d’une rencontre entre Tricky et Nick Cave. Un Cave qui hante encore et toujours Lanegan, sur la prière lancinante « When your number isn’t up » et le douloureux « Wedding dress », titre sur lequel il échange un duo avec son ex épouse Wendy Rae Fowler (NDR : l’enregistrement avait sans doute eu lieu avant la séparation !), une ballade meurtrière qui aurait pu figurer sur l’album « Murder ballads » (NDR : c’est malin !). Un must !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Rendezvous

Après 13 années d’existence ponctuée de 7 albums studio, Luna a donc décidé de se séparer. Une bien mauvaise nouvelle, pour celles et ceux qui vouent une grande admiration à cette formation devenue culte. Consolation : son leader a décidé de monter un nouveau projet. Produit par Bruce Goggin (Phish, Pavement), « Rendezvous » nous plonge à nouveau au sein d’un univers intimiste propice à la rêverie. Sensualité, esthétisme, quiétude et style servent de ligne de conduite à une musique élevée au rang de la poésie. Et aucun des onze fragments de cet opus ne déroge à cette règle. A l’instar de Richard Llloyd et Tom Verlaine chez le défunt et mythique Television, Dean Wareham et Sean Eden conjuguent leurs guitares avec tendresse, légèreté, subtilité, pour en tisser des mélodies soyeuses, croustillantes, sur lesquelles Dean vient poser son timbre vocal, jamais tout à fait parlé, jamais tout à fait chanté ; un peu comme un fantôme qui laisse ses traces de pas dans la neige. Et pendant ce temps, Britta Philipps alimente la contre mélodie à l’aide de sa basse, plutôt que de s’en servir comme instrument rythmique. Parmi les onze fragments de cet elpee, deux sont cependant chantés par Sean. Tout d’abord « Broken chair ». Une plage proche de la country alternative d’un Grandaddy, qu’il interprète de son falsetto rappelant Jonathan Donahue. Et puis le crazyhorsien « Still at home ». Un disque qui ne manque pas de surprises. Adressant même un clin d’œil au « Just like heaven » de Cure sur l’enlevé « Speedbumps » et au « More than this » de Roxy Music sur l’excellent « Star spangled man ». L’œuvre épingle également l’adaptation d’un poème d’Edward Lear, « The owl & the pussycat ». Ecrit par un écolier, ce texte prend ici une dimension visionnaire. Et si l’ombre du Velvet plane encore sur le capricieux « Malibu love nest », cette plaque recèle également une nouvelle version d’« Astronaut ». Figurant sur l’Ep « Close cover before striking », elle bénéficie ici d’une adaptation plus rapide, plus dansante, dans l’esprit de New Order. Epatant !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Because trees can fly

Lampshade possède la particularité de réunir musiciens danois et suédois. Un quintette qui recèle une chanteuse douée d’une superbe voix : Rebekkamaria. Dont le timbre rappelle tantôt Björk, tantôt Stina Nordenstam, tantôt Henriette Sennenvaldt (la vocaliste du collectif danois Under Byen). Musicalement on navigue plutôt au sein d’une sorte de post rock qui doit autant à My Bloody Valentine qu’à Mogwai. Encore que la musique se révèle ici beaucoup plus luxuriante. Et les moments de quiétude font rarement appel au minimalisme. Pourtant, si l’intensité sonore est quasi constante, la présence d’une trompette ou d’un violoncelle apporte une touche méditative, plus atmosphérique, à l’ensemble. « Because trees can fly », constitue leur premier opus, un disque qui ne manque pas de charme, même si les influences sont encore beaucoup trop distinctes…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Here comes that weird chill

Cet Ep prélude la sortie du nouvel album de Mark Lanegan. Plusieurs compositions de « Here comes that weird chill » devraient d’ailleurs s’y retrouver ; mais plus que probablement sous une forme différente. Découpé en 9 fragments, dont un titre caché, cet Ep a reçu le concours de quelques invités de marque. Pour la toute première fois, pas de trace de Mike Johnson ; mais bien de Josh Homme (NDR : il y joue un tas d’instruments, et notamment la guitare) et Nick Oliveri (NDR : deux membres de Queen Of The Stone Age), de Chris Goss (NDR : Chris et Nick ont sévi au sein du légendaire mais sous-estimé Masters of Reality), de Greg Dulli (Ex Afghan Whigs, Twilight Singers) et de quelques autres. Depuis que Mark a embrassé une carrière solo, ses disques sont toujours hantés par le folk et le blues. Des compositions malsaines, douloureuses, qu’il interprète de sa voix graveleuse, trempée dans le whiskey, un peu comme Tom Waits. Et je pense tout particulièrement à « Lexington slow down », un fragment empreint de mystère, balayée par un piano sonore, caressé de chœurs gospel intimistes, que Mark interprète dans un style chanté/parlé. Pourtant, les chansons de ce morceau de plastique offrent un visage beaucoup plus électrique. Davantage post industriel aussi. Et je pense tout d’abord à l’inédit (NDR : le single également) « Methamphetamine blues ». Une plage qui parvient à agréger sonorités mécaniques et harmonies luxuriantes. Autre inédit, « Skeletal history » semble avoir été conçu dans l’esprit roots d’un John Renbourn, d’un Bert Jansch voire d’un Roy Harper, puis intensifié avec emphase, comme chez Tea Party. Le disque recèle également une reprise du « Clear spot » de Captain Beefheart, une version sinueuse, psychédélique, finalement plus proche d’un Wire que de Don Van Vliet. Et puis un titre hypnotique, complexe, noisy, fruit d’une rencontre improbable entre le Velvet et Suicide : « Wish you well ». Reste le swamp rock menaçant « Message to mine » et deux tracks qui font la part belle à l’électricité. Tout d’abord « On the steps of the cathedral », déchiqueté par le feedback ; ensuite le post rock « Sleep with me » et ses paysages atmosphériques ténébreux, sinistres (NDR : ce dernier morceau fait également l’objet, d’un remix en dub). Certains nostalgiques racontent que c’est sans doute le style de musique que Nirvana aurait pratiqué si Kurt Cobain n’avait pas mis fin à ses jours…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

That creepy hope on love

Cette formation espagnole, de Gijon pour être plus précis, pratique une forme de slowcore dans la lignée de Low voire de Codéine. La plupart des compositions de ce premier opus adoptent, en tout cas, un profil aussi tourmenté. Avec plus ou moins d’activité électrique, qu’alimente régulièrement des claviers fluides, tourbillonnants, parfois même ‘floydiens’ (« Animals » ?). Vous ne serez donc pas surpris que certains fragments atteignent six, sept voire huit minutes. Les deux morceaux sculptés dans une lo fi proche de Lambchop (« Singsong for the goodtimes » et « Your starlette lingerie ») constituant les exceptions qui confirment la règle. Si toutes les chansons baignent dans la mélancolie douce, elles ne parviennent que trop rarement à atteindre l’intensité émotionnelle d’un Red House Painters. A cause de la trame mélodique beaucoup trop linéaire. Pourtant le groupe possède un potentiel indéniable ; et il le démontre tout au long du morceau final, « The birthday boy », une plage psychotique au cours de laquelle les guitares finissent par se lâcher. Et puis de l’hypnotique « A luscious moment », un morceau fouetté littéralement par des cordes de guitare incisives, vivifiantes. En outre, Lansbury peut compter sur la présence d’un excellent vocaliste : Javier Otero, dont le baryton est très proche de Stuart Staples (Tindersticks). Pour enregistrer cet elpee, la formation a également reçu le concours de Nacho Alvarez (Manta Ray), ainsi que de la chanteuse Conchi. Cette dernière sur un seul track : « Dragon ». Et il faut reconnaître que ses inflexions sinusoïdales (Kristin Hersh ?) apportent du relief à la chanson. Dommage d’ailleurs qu’elle n’échange pas davantage de duo avec Javier.