La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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23.04.09   Antje De Boeck & Rony Ve …  
08.05.09   Lily Allen

Pour plus d’infos : http://www.abconcerts.be

 

jeudi, 15 janvier 2009 18:08

Tina Turner - Live 2009 European Tour

Il y a encore des places pour les quatre dates de concerts qu’accordera Tina Turner au Sportpaleis à Anvers. C’est-à-dire

Les jeudi 22 et vendredi 23 janvier 2009 – 20h30 

Ainsi que les mercredi 11 et jeudi 12 février 2009 – 20h30

Info & tickets :

Ticketprijs/Prix des tickets : 100 euro (sold out) – 80 euro  – 55 euro (excl. servicekosten - hors frais de réservation)

Les tickets peuvent être réservés dès maintenant via

Proximus Go For Music : 0900 2 60 60 – http://www.proximusgoformusic.be

Un maximum de 6 tickets par commande et par personne sera alors autorisé.

 

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Here come the tears

Suede a écrit les premières lettres du renouveau de la Britpop. Avant Oasis et Blur Nous étions alors à la fin des 80’s. A l’issue de la sortie de leur premier opus éponyme, la presse est dithyrambique, n’hésitant pas à comparer la collaboration Butler/Anderson à celle de Morrissey/Marr des défunts Smiths. Malheureusement, pendant l’enregistrement de « Dog man star », Bernard Butler claque la porte. Ce qui n’empêchera pas l’opus de rencontrer un très gros succès. L’arrivée d’un nouveau guitariste, Richard Oakes, va mettre en exergue le rôle de compositeur que jouait Butler. Car les albums suivants de Suede, vont devenir de moins en moins intéressants. A un tel point qu’à l’issue de « A new morning », la formation décide de splitter. De son côté, quoique plus créative, la carrière solo de Bernard et même ses différents projets n’ont jamais rencontré qu’un succès trop confidentiel. Faut croire que les deux personnages s’étaient réconciliés depuis quelque temps (NDR : encore que par respect mutuel, ils ne se sont jamais invectivés), puisqu’ils ont décidé de remonter un nouveau groupe : The Tears. Et devinez à quoi ressemble leur premier opus, « Here come the tears » ? A Suede, pardi ! Et le fruit de leurs retrouvailles n’est pas trop mal fichu. On a même l’impression qu’ils ont repris les choses là où ils les avaient laissées 11 ans plus tôt. Il recèle bien l’un ou l’autre titre moins percutant ; mais dans l’ensemble l’elpee tient plutôt bien la route. D’autant plus que les accès de guitare bien tranchants dispensés par Bernard se lovent parfaitement dans les mélodies glamoureuses entretenues par la voix passionnée, théâtrale, de Brett et les arrangements symphoniques somptueux. Le groupe a d’ailleurs fait appel à tout un arsenal de cordes ! Les sessions d’enregistrement se sont déroulées dans le propre studio de Butler qui a bien sûr assuré la production de l’œuvre. Dans l’esprit de Phil Spector. On se rend compte aujourd’hui du résultat qu’aurait pu atteindre « Dog Man Star », s’il avait bénéficié d’une telle mise en forme. Des coups de cœur ? Le contagieux « Refugees », le tintinnabulant « Autograph », l’allègre « Lovers » et puis surtout l’hypnotique et ténébreux « Brave new century », plage dont les parties de guitare réverbèrent certains accents du mythique Creedence Clearwater Revival des débuts (NDR : pensez à « Born on the bayou » ou encore « Run through the jungle »). Et Anderson n’est pas demeuré en reste ; puisqu’il a abandonné les clichés éculés de ses derniers disques, pour élaborer des lyrics qui traitent de l’amour, de la rupture, de ses propres observations sur le déclin de la culture moderne et du stress de la vie moderne. Ainsi que de textes autobiographiques. Bref, une bonne surprise qui annonce peut-être une nouvelle collaboration fructueuse entre Brett Anderson et Bernard Butler. C’est tout le mal qu’on leur souhaite…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Man-Made

Les Fannies roulent leur bosse depuis 1989. Et depuis 17 années, ils pratiquent une pop rafraîchissante et spontanée, dont les mélodies contagieuses, sucrées et ensoleillées sont caressées par des harmonies vocales limpides sur un duvet de guitares légèrement noisy. Brassant ainsi des influences qui oscillent de Big Star aux Beach Boys (mais sans Brian Wilson), en passant par les Byrds (NDR : flagrant sur cet elpee, tout au long de « Born under a good sign ») et parfois même Neil Young. Et pourtant, à chaque nouvel opus, la formation écossaise parvient à donner une coloration différente à ses chansons. Pour enregistrer « Man-Made », le T.F.C. s’est rendu à Chicago. Dans les studios de John Mc Entire. Bénéficiant évidemment de son expérience dans le domaine de la production, du mixing et des arrangements. Le leader de Tortoise se réserve même le piano sur « Only with you ». Et après avoir écouté cet opus, on se rend compte qu’il a apporté aux chansons, une véritable bouffée d’oxygène. Du line up initial, Norman Blake, Raymond Mc Ginley ainsi que Gerard Love sont toujours au poste ; et ils se partagent équitablement le travail de composition. L’elpee implique également de la guitare acoustique (empruntée à Jeff Tweedy de Wilco), des claviers onctueux (High Llamas ?), quelques boucles et puis épisodiquement un violon ou un violoncelle, prodigué par un certain John McCusker. Et vous voulez mon avis ? Nonobstant tout le charme exercé par cette œuvre, elle risque encore une fois de passer inaperçue.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

More deep cuts

Deuxième album pour cet ensemble californien, de San Fancisco très exactement, dont le line up a été réduit à un trio depuis le départ d’un des leaders, Tadas Kieselius. En 2002, « A history of sport fishing » avait valu au groupe, des critiques élogieuses de la part de la presse insulaire et américaine, certains médias ayant même qualifié leur musique de parfait croisement entre Neil Young et Mogwai. Pour enregistrer « More deep cuts », Thee More Shallows a invité une bonne dizaine de collaborateurs dont un violoniste, des choristes, et quelques instrumentistes insolites (notamment un joueur de cor d’harmonie et un préposé à la scie). Toute une panoplie de musiciens qui apportent une nouvelle amplitude aux compos de cet elpee. Lorsque les orchestrations épousent un profil fragile, mélancolique, ou s’élèvent presque dans la symphonie, on ne peut s’empêcher de penser à Mercury Rev. Mais lorsqu’elles glissent vers le bruit blanc, on pénètre alors dans un univers post rock hypnotique, digne de Dreamend (la conjugaison entre ligne de guitare et le xylophone sur le baroque « 2 AM »), de Godspeed You ! Black Emperor et bien sûr de Mogwai. Mais en général, la solution sonore baigne au sein d’un univers climatique fragile, délicat, brumeux, caressé par le timbre vocal confident, vulnérable, souvent chuchoté de Dee Kessler, responsable de textes narrant des histoires de paranoïa, de solitude et de rituels funéraires… Un superbe album !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Road to Rouen

Les albums de Supergrass se suivent et ne se ressemblent pas. Et « Road to Rouen », leur cinquième opus studio, en est une parfaite illustration. Découpé en 9 fragments pour 36 minutes, le disque a été enregistré en France. En Normandie. Dans une grange aménagée en studio. Ce qui explique sans doute le titre de l’elpee. Lors de l’enregistrement de « Life on other planets », en 2002, la formation avait laissé transparaître certaines affinités pour les Beatles et le Floyd. Elles sont ici beaucoup plus présentes. Le Floyd (« Wish you were here », « Dark side of the moon ») et les Fab Four (« Sergent Pepper’s », « Abbey road »), mais aussi ELO. A cause de ces arrangements majestueux, symphoniques, ‘philspectoriens’ ; et puis du concours d’un quatuor à cordes. Sans oublier le rôle de plus en plus important joué par le quatrième larron : Robert Coombes (NDR : le frère de Gaz) au piano et aux claviers. Ce qui donne la fausse impression d’écouter un disque plus mature, plus paisible. En fait l’ardeur juvénile est toujours bien présente ; mais n’est plus aussi immédiate. Et il faut plusieurs écoutes pour pouvoir apprécier toutes les nuances disséminées tout au long de l’œuvre. C’est ainsi qu’on y décèle des accès très prononcés de funk (parfois blanc). A l’instar du tire maître qui a recours au même type de boîte à rythmes utilisé par Sly & the Family Stone, voici déjà 35 ans (NDR : souvenez vous d’« I want to take you higher » immortalisé par le long métrage consacré au festival de Woodstock !). De l’entrée en matière, « Tales of Endurance (part 4, 5 & 6) », balayé d’accords de guitare sèche comme Jimmy Page le dispensait sur le 3ème tome du Led Zeppelin. Ou encore du capricieux « Sad girls » et ses multiples clins d’œil adressés à « Day in the life » ou à « I am the Walrus ». En tenant compte bien sûr de ces arrangements maximalistes décrits ci-dessus. A moins qu’ils n’émargent au psychédélisme. A l’instar d’un « Roxy » bien exotique, qui s’achève dans une sorte de cacophonie philharmonique (NDR : ça rime !). Ou de l’hymnique « Kick in the teeth ». Plus conventionnel, nonobstant ses sonorités de guitare ‘byrdsiennes’. Dans un style totalement différent « Low C » est hanté par le spectre de John Lennon. Gaz croone même en reverb. Et puis il y a ce piano sonore qui s’évade, en fin de parcours, dans le jazz. Guitare slide, maracas et percussions donnent le ton à une polka aussi amusante que contagieuse « Coffee in the pot ». Un interlude qui ne dure que l’espace d’une minute trente. Et en final, « Fin » (NDR : fallait le trouver le titre !) nous entraîne dans un univers sonique, majestueux, que ne renierait ni les Flaming Lips, ni Mercury Rev… Un must !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Trêve de plaisanteries

Après avoir réalisé deux démos (« La fête du slip » en 2002 et « Jamais sans mon slip » en 2002), Skarbone 14 s’est décidé à enregistrer un premier album. Aux studios d’Horlebaix à Bois-de-Lessines (Poulyroc, Wash Out Test), en compagnie de Patrice d’Hautcourt. Faut dire qu’avant de se lancer dans cette aventure, la formation tournaisienne a multiplié les apparitions ‘live’. En quatre années d’existence, le groupe a participé à plus d’une centaine de concerts ou festivals, dont le Dour Music en 2003 et 2005. Si le collectif revendique la pratique d’un concentré de ska-rock-punk-reggae destiné à faire la fête, il ne faut pas pour autant négliger l’importance de leurs textes, des textes souvent engagés évoquant aussi bien les problèmes de mondialisation (« Ultime exécutoire »), d’énergie (« Le jus noir ») que de religion (« L’Eglise te pardonne »). Et la liste n’est pas exhaustive. Bref un point très positif pour Skarbone 14 qui rejoint ainsi un mouvement particulièrement actif en France au sein duquel on retrouve Babylon Circus, Big Mama, Les 100 Grammes de Tête ; et qu’avaient initié des légendes comme La Mano, La Ruda Salska ou encore Ska-p, mais pour ces derniers dans les pays hispaniques. L’opus recèle d’ailleurs une compo (« Dos Paises ») chantée partiellement dans la langue de Cervantès. Drôle de sensation, mais certaines plages (« On vous demande de vous arrêter » tout particulièrement) réverbèrent certaines intonations cultivées par les Inconnus dans leur chanson parodique intitulée « C’est toi que je t’aime (vachement beaucoup) ». Paru à mille exemplaires cet opus a été autoproduit. Et on imagine que l’aspect financier a certainement joué un rôle important dans leur choix. Car il faut reconnaître que le son manque parfois de pêche ; notamment au niveau des arrangements de cuivres. Or dans le domaine du ska, les cuivres constituent l’élément majeur destiné à apporter la chaleur aux compos. Une situation que le combo avait pourtant bien comprise en invitant trois trompettistes et puis l’ensemble Margharrita pour se défouler sur une farandole. Mais cet apport n’est pas aussi percutant qu’on aurait pu l’espérer. N’empêche pour un ballon d’essai, la formation a laissé entrevoir d’excellentes dispositions. Ce qui peut s’expliquer par la somme de travail abattue par les musiciens pour concocter cet elpee. Mais il n’y a pas de secret, pour passer en division supérieure - et c’est tout le mal qu’on leur souhaite -, ils devront remettre cent fois leur métier sur l’ouvrage. En attendant, je vous invite surtout à aller les applaudir en public. C’est là que leur ska festif prend sa véritable dimension…
Pour pouvoir écouler son stock de chansons, Will Johnson n’a guère le choix : multiplier les formules. Ce qui explique pourquoi il commet des albums pour Centro Matic, South San Gabriel ou en solitaire. Mais au lieu de vider ses fonds de tiroir, Will prend un malin plaisir à écrire (NDR : ça rime !). Donc, pour concocter « The Carlton chronicles : not until the operation´s through », il s’est fendu de toutes nouvelles compositions. C’est pas demain la veille qu’il épuisera ces fameux stocks ! Une plaque pour laquelle il a reçu le concours de toute l’équipe de Centro-Matic. C'est à dire Matt Pence, Scott Danbom et Mark Hedman. Ainsi que de toute une série de collaborateurs, dont Matthew Stoessel à la pedal steel et à la slide. Non seulement, Will est un lyriciste prolixe, mais surtout il compose des chansons à thèmes qui suscitent la réflexion. Il a cependant recours à un langage simple pour dépeindre des images abstraites. Ainsi, pour ce nouvel elpee, il s’est mis dans la peau d’un chat pour traiter de sujets aussi universels que le conflit, le succès, la solitude ou la cohabitation. Avant de les transposer sur le plan humain. La plupart des plages de ce disque évoluent sur un tempo lent, parfois même extrêmement lent, dans un registre alt country dépouillé, que Will interprète de sa voix fatiguée, austère, rongée par la douleur. Mais si on a souvent l’impression que ses compos naviguent dans un style proche d’Iron & Wine, de Sufjan Stevens voire de Smog, les harmonies vocales cristallines, extrêmement soignées, sont tout à fait dignes de Crosy Stills & Nash. Seuls « The dark of garage », déchiré entre piano et boîte à rythmes, le pseudo tango « Sicknessing », ainsi que l’allègre « I feel too young to die » ou encore l’opulent et excellent « I am six pounds of dynamite », balayé d’oscillations de claviers et de harpe, sortent quelque peu de cette léthargie visionnaire, pour ne pas dire hallucinatoire…

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Devils & dust

Trois ans après avoir commis “The rising”, en réponse aux attentats du 11 septembre, Bruce Springsteen nous revient sous une formule plus intimiste. “Devis & dust” n’est cependant pas tout à fait un nouvel elpee, puisque les compositions ont été écrites il y a une dizaine d’années. Elles constituent même, quelque part, une suite à The ghost of Tom Joad », paru en 1995. Pas d’E Street Band donc, mais quelques collaborateurs. Et notamment le producteur/bassiste Brendan O’Brien, le drummer Steve Jordan (NDR : un pote à Keith Richards), la violoniste Soozie Tyrell et la choriste (NDR : son épouse !) Patti Scialfa. Sans oublier la section de cordes. Tout un éventail de collaborateurs qui finalement n’interviennent que très parcimonieusement. Histoire de mettre d’abord en exergue la guitare sèche du boss et sa voix tantôt nasillarde mais douce, tantôt rugueuse et écorchée, narrant des textes qui traitent de thèmes spirituels. Histoires de vie, de deuil, de foi, de rédemption et d’amour qui déchirent la conscience de l’Amérique et des Américains. L’opus est accompagné d’un DVD paru en France et aux States sous le format ‘dual disc’, c'est-à-dire un support associant les deux technologies, en proposant le compact disc sur une face du disque et le DVD sur l’autre.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Lucky dog recordings 03-04

Pour enregistrer son premier album solo, Suart A. Staples a bien sûr reçu le concours de musiciens de son groupe ; et en particulier de Neil Fraser, Al Macaulay et David Boulter. Mais également le trompettiste Terry Edwards (un ex Tindersticks) ainsi que les Françias Thomas Behom et Yann Tiersen ou encore Adrian Huge et Adrian Stout des Tiger Lilies. Sans oublier la choriste Gina Foster. Tout un petit monde qui vient tour à tour poser délicatement sa petite touche personnelle (NDR : un piano, un saxophone, de l’orgue, un glockenspiel, des chœurs, quelques lignes de basse, un zeste de guitare, un chouia de percus, quelques maracas ou encore un trombone) dans cet univers sonore minimaliste et bien sûr mélancolique. Pas d’orchestrations fastueuses, luxuriantes, comme sur les disques de Tindersticks. D’ailleurs, Dickon Hinchlife, le préposé aux arrangements de cordes n’a pas été invité. Mais dix compositions (dont deux instrumentaux) qui se consument lentement, impression accentuée par le baryton profond, velouté, caressant, unique et si reconnaissable de Stuart A. Staples. Ce qui n’empêche pas une grande diversité dans les styles. Ainsi, bossa nova (« Friday night »), alt-country (« I’ve come a long way »), jazz (“People fall down”), blues urbain ‘cavesque’ (“Shame on you”), et même britpop abordé dans l’esprit des Smiths (“Say something now”) émaillent un très bel opus empreint d’une grande tristesse. Et pour que votre information soit complète sachez que Ian Caple assure la production de l’elpee !