La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre…

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Redouane Sbaï

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mardi, 05 août 2008 03:00

Station

Comme son nom ne l’indique pas Russian Circles est une formation issue de Chicago. Le trio n’en est pas à son coup d’essai, « Station » constituant apparemment son deuxième essai. N’ayant jamais entendu parler de Russian Circles, c’est avec une certaine appréhension que l’on aborde cet opus. Mais ce que l’on pensait être une énième farce pseudo Post-Rock, terme aujourd’hui utilisé pour décrire aussi bien le caviar que le cheeseburger, s’avère être des plus efficaces. Le Post-Rock des Chicagolais, trempé dans un Métal tranchant, parvient à insuffler une nouvelle vie à ce genre musical. Les trois hommes se montrent aussi bien capables d’utiliser intelligemment une structure classique (un « Verses » à la Explosion In The Sky) que de surprendre en balançant un bon petit prog-rock de derrière les fagots entre deux moments de quiétude (un « Station » digne des meilleurs morceaux de Tool ou un « Youngblood » rappelant Isis). Russian Circles redéfinit avec justesse la hargne, la fureur et leurs antonymes. Une seule envie subsiste après s’être envoyé les six morceaux épiques de la plaque : celle de se procurer au plus vite le premier essai du trio (« Enter ») et de reprendre les choses depuis le début, comme il se doit.

 

mardi, 11 juillet 2006 03:00

Hyperclean

Hyperclean ou la jeunesse décadente dans toute sa gloire. Irrévérencieux à souhait, le quintette instaure le revival rock sixties/seventies à la française. C’est con mais fallait y penser. Héritiers de Jacques Dutronc ou de Serge Gainsbourg, ces nouveaux trublions au nom trompeur livrent un premier disque complètement décalé, à prendre au cinquième degré. Dans l’univers déjanté d’Hyperclean, l’outrage est une forme d’art pratiquée avec véhémence. Les demoiselles y sont tendrement malmenées et le nudisme y est la norme. Même les animaux en prennent pour leur grade, acteurs involontaires des turpitudes de la bande. Entre rythmiques yé-yé et mélodies libidineuses, « Hyperclean » referme treize perles de poésie provocatrice. Si la Boum de Sophie Marceau avait eu ce disque pour fond sonore, nul doute qu’elle se serait soldée par une orgie.

lundi, 28 juillet 2008 03:00

10 Days Off 2008 : lundi 28 juillet

Après 10 jours de sueur sur les pistes de danse du Vooruit, le grand marathon electro annuel de Gand s’achevait ce lundi 28 juillet en beauté. Et pour cause, Simian Mobile Disco avait été programmé en tête d’affiche. Petit tour d’horizon, histoire de prendre la température.

Arrivée à 00h30 aux portes du Vooruit. Déjà, vachement moins de monde à la porte que l’an dernier, le soir de clôture. Après une petite fouille de sacoche, on pénètre dans l’antre de l’électro et constate qu’à l’intérieur, il n’y pas beaucoup plus de peuple qu’à l’entrée. On se dirige alors vers la salle principale où Cozzy Mozzy et Jean Montevideo chauffent la foule à coups de gros tubes imparables. Un set un peu safe que l’on quitte assez rapidement pour aller mater le live de Poni Hoax, suppléant le défaillant McLean. Malgré un BallRoom au 3/4 vide, le son nickel nous permet d’apprécier d’autant plus la prestation. Venu principalement présenter leur premier essai « Images Of Sigrid », les Français ont également parcouru les EP précédents, offrant au peu de monde présent une excellente retranscription de « She’s On The Radio » et « Antibodies ». Au niveau des titres les plus récents, « Pretty Tall Girls », « The Paper Bride » et « All Things Burn » se distinguent sans mal et réveillent une formation quelque peu molle en début de parcours.

A 2h du matin, direction la grande Bacardi Room pour assister au DJ-Set des Simian Mobile Disco. Ou plutôt du Simian Mobile Disco. Car James Ford est aux abonnés absents ce soir. James Shaw est donc seul derrière les manettes et assure sans temps mort. A ce moment de la nuit, on se rend compte que le taux d’alcool dans le sang de l’assistance commence légèrement à grimper. Dans le même état que le reste de la foule, on n’aura pu identifier dans le tracklisting que quelques rares morceaux tels que l’introductif et irrésistible « Sleep Deprivation » du duo ou encore de terribles remixes de « Get Innocuous ! » de LCD Soundsystem ou « You Belong » des Hercules & Love Affair. Un regret : peu de morceaux signés S.M.D. Heureusement, James Shaw va se rattraper à quelques minutes de sa sortie de set en nous accordant l’indispensable « Hustler ».

A la BallRoom, Shit Robot se produit en même temps que Simian Mobile Disco. On s’est donc échappé quelques minutes de la Bacardi Room pour y jeter un œil. Un show pas assez convaincant pour nous retenir. On retourne donc sans attendre à la Bacardi Room afin d’assister quelques minutes à celui de Dr Lektroluv. Fidèle à lui-même, le géant vert reprend les manettes des mains de James Shaw. Cohérent, il enchaîne le live de Simian Mobile Disco sur le même style d’électro, en y ajoutant une dose de rythmes un peu plus putassiers. Mais jugeant la prestation un peu trop répétitive, on se dirige après une dernière pinte à 2,50€ vers la BallRoom pour assister au set des Gantois The Glimmers. Après tous ces beats synthétiques, la dose de funk supplémentaire du duo nous permet de tenir jusqu’aux petites heures. Sur les genoux, on reprend le train non content d’avoir perdu quelques kilos en sueur. Une jolie clôture, qui aurait gagné à être fêtée, par bien plus de monde…

 

 

mardi, 13 juin 2006 03:00

Voiceprint (single)

Trompettiste de talent, Jon Hassell est un habitué des expérimentations de tous genres. Dans sa longue liste de collaborations exceptionnelles, on retrouve des artistes tels que Ry Cooder, Brian Eno, Björk ou encore Howie B. On lui doit également la composition de nombreuses B.O. de films dont le « Million Dollar Hotel » de Wim Wenders (dans lequel il apparaît). Cette fois, l’homme s’attaque à la scène electro. Ce single présente le fruit de la collaboration entre le jazzman et les Britanniques de 808 State. On y retrouve pas moins de 4 versions retravaillées du titre « Voiceprint », originellement publié dans les années ’90, mais de cet ensemble Retro House quelque peu désuet, seuls le deuxième remix de 808 State (Latin In It Mix) et le semi inédit « Streetfaxx » (‘semi’ car il se base sur le leitmotiv de « Voiceprint ») présentent un réel intérêt. En attendant l’album, ce single est avant tout réservé aux fans de... 808 State.

mardi, 28 novembre 2006 02:00

Ecdysis

Après s’être illustrée au sein de Smokey & Miho participé en tant qu’invitée chez Gorillaz (sur l’éponyme) ou Beastie Boys (sur « Hello Nasty »), la jolie moitié de Cibo Matto, Miho Hatori délivre un premier album solo 100% organique et tout en subtilités. « Ecdysis » est une invitation à pérégriner dans un monde naturel, où forets et autres espaces verts refusent de céder leur place à d’immondes buildings. Un monde où les insectes font la loi et peuvent procéder à leur ‘ecdysis’ (synonyme de mue) sans se soucier des humains. Occasionnellement, ces derniers se rassemblent pour célébrer leur liberté au son des psaumes qui rassérènent : « Sweet Samsara Part I », « Today Is Like That » ou encore « The River Of 3 Crossings ». Si, vocalement, Miho Hatori fait irrémédiablement penser à Björk, leurs univers sont cependant incomparables. Accompagnée de Sebastian Steinberg et Mark de gli Antoni, deux ex-musiciens des regrettés Soul Coughing, la Japonaise fredonne tantôt en anglais, tantôt dans sa langue maternelle (« A Song For Kids » et une partie de « Amazona »). « Ecdysis », inclassable et magnifique offrande à la nature, suscite une impérieuse envie de ballade interminable, loin des villes…

 

mardi, 28 novembre 2006 02:00

P.D.A.

Imaginez TLC, Justin Timberlake, Ciara et Prince invités à une sex party organisée par Gravy Train!!!! et Le Tigre. Une soirée bien arrosée où le mot d’ordre serait le mélange des genres, dans tous les sens du terme. Impossible ? C’était sans compter sur les pouvoirs lubriques de Hey Willpower, quartet queer mené au fouet par Will Schartz. « P.D.A. », concentré d’indietronica et de pop lascive à tendance curieusement R’n’B, caresse dans le sens du poil et léchouille là où ça fait du bien. S’ouvrant par « Hundredaire » et une intro à la Cure qui dévergonderait la plus frigide des âmes, « P.D.A. » se poursuit sur des aphrodisiaques « Not Trippin’ », « Silent Ring » et « Too Hot ». « Uh-Uh-Uh », climax de cet œuvre charnelle, résume parfaitement celle-ci en quelques mots : ‘Everybody get on the floor ! / Everybody wanna Uh-Uh-Uh !’. Le temps d’une infidélité à Imperial Teen, Will Schwartz, accompagné de son musicien Tomo Yasuda et de ses danseurs Erin Rush et Justin Kelly, balance donc une orgie auditive étonnamment détonante, forcément jouissive et agréablement obsédante. Bref, de quoi passer l’hiver bien au chaud sous la couette. Et plus on est de fous…

 

 

 

mardi, 27 juin 2006 03:00

CD

Tout simplement intitulé « CD », le premier essai de cette formation suédoise est, en un mot, époustouflant. Beautés à la fois sombres et froides, à l’image de la pochette pink floydienne, les compositions de Holiday For Strings évoquent un compromis entre le calme olympien de The Album Leaf et les expérimentations instrumentales les plus couillues d’Animal Collective. D’une grâce envoûtante, les beats d’ouverture de « Three Laps » s’écoulent au ralenti, goutte à goutte, pour nous entraîner délicatement vers la vague de fraîcheur rassérénante de « Touch The Tiger » et un « Brest » aux chants ‘vocodés’ remémorant, à leur tour, un Radiohead circa « Kid A ». En sept titres à peine, Holiday For Strings s’impose comme un des groupes les plus enthousiasmants de l’année. Signé chez Stilll (Immune, Offthesky), le quintet prouve qu’à force de tirer le bon numéro, le jeune label (1 an à peine) plein de promesses pourrait fort bien décrocher la timbale d’ici peu.

mardi, 06 juin 2006 03:00

The Warning

Echappé de Moshi Moshi Records, Hot Chip signe son premier essai sur une major. De prime abord émétique, le voyage électro-pop kitsch du combo ne s’apprécie que si effectué en plusieurs étapes. Discerner si le contenu de « The Warning » est de nature emphatique ou tout simplement inventive s’avère être une tâche des plus laborieuses. D’abord, il y a ces premiers morceaux, « Careful » et « Colours », sirupeux et dérisoires. Noyé entre ces deux titres, même l’excellent single « And I Was A Boy From School » perd de son potentiel. Toutefois, la vitalité déployée sur « Over & Over » permet au navire de quitter les eaux troubles et à ses passagers de voguer vers des lieues plus accueillantes. Malheureusement, même si l’équipe clôture sa croisière atypique sur une note positive (le très new-wave « No Fit State »), elle ne tient que difficilement la distance. Original et rasoir à la fois, « The Warning » ne s’inscrira pas dans les annales de l’électro. S’ils veulent faire des vagues, les Hot Chip devront pagayer plus fort que ça…

samedi, 02 août 2008 20:36

Plus rapide que l'éclair

A peine six mois après la sortie de "Hold On Now Youngster", leur premier essai, Los Campesinos! enchaînent déjà avec leur second! Celui-ci, intitulé "We Are Beautiful, We Are Doomed", devrait être dans les bacs pour le 13 octobre. On en connaît également le tracklisting:

1. Ways To Make It Through The Wall
2. Miserabilia
3. We Are Beautiful, We Are Doomed
4. Between An Erupting Earth And An Exploding Sky
5. You'll Need Those Fingers For Crossing
6. It's Never That Easy Though, Is It? (Song For The Other Kurt)
7. The End Of The Asterisk
8. Documented Minor Emotional Breakdown #1
9. Heart Swells/Pacific Daylight Time
10. All Your Kayfabe Friends

Pour plus d'infos :  http://www.myspace.com/loscampesinos et http://www.loscampesinos.com

mardi, 09 mai 2006 03:00

Introducing : Myself

Depuis Norah Jones et Michael Bublé, le jazz semble avoir trouvé un second souffle tout en devenant radiophonique. Il fallait naturellement s’attendre à voir bourgeonner les émules. C’est donc avec un train de retard que débarque le premier album solo de Tom Gäbel. Il n’y aurait pas grand-chose à reprocher aux 12 morceaux de bonne facture, si la bio qui l’accompagnait ne vantait pas ‘sa voix unique’ et ‘ses talents créatifs’. Pour autant que les prédispositions vocales de l’Allemand soient indiscutables, prétendre qu’elles soient uniques relève de la plaisanterie. Imitant à la perfection son inspiration première (NDR : le grand Sinatra), Tom Gäbel étale ses ‘talents créatifs’ sur pas plus de trois titres, le reste se limitant aux reprises. Honorable mais manquant considérablement d’originalité, « Introducing : Myself » est un disque incontournable pour les jours de grand nettoyage, en bruit de fond. Avec l’aspirateur allumé.