Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Ora Cogan
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Chroniques

Dead Child

Attack

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Originaire de Louisville, dans le Kentucky, Dead Child n’est autre que le nouveau projet de David Pajo, ex gratteur de Tortoise et de Zwan. Flanqué de ses compères Todd Cook et Michael McMahan, il a décidé de délaisser le post rock de Slint pour investir un metal estampillé années 80, s’inspirant des premières offrandes de Metallica et d’Iron Maiden. Un bon conseil, si vous êtes amateurs d’expérimentations téméraires et de projets avant-gardistes, passez votre chemin ; nous sommes ici bel et bien en présence d’une apologie du heavy metal dans ce qu’il a de plus basique. Un concept prôné brillamment par ce nouveau combo brut de décoffrage.

Ce qui démarque Dead Child de ses principales influences, c’est sans nul doute le chant. Il n’est jamais hurlé et évoque, dès la première plage, la technique vocale de Jello Biafra des Dead Kennedys ou encore le timbre si particulier de Joey Belladonna d’Anthrax. Du reste, le son et l’atmosphère de ce skeud endiablé ne sont pas si éloignés des débuts de la scène thrash et hardcore de la Grosse Pomme, à l’époque où Black Flag, Suicidal Tendencies, Gang Green et D.R.I. écumaient les clubs les plus infréquentables de la West Coast. La galette est une parfaite réussite, tant sur le plan de la production, que sur la qualité des compositions. Néanmoins, nous passerons l’éponge sur un artwork quelque peu bâclé.

L’album démarre sans préliminaire sur un « Sweet Chariot » au refrain entêtant, pour se terminer en apothéose par un « Black Halo Rider » au final plus qu’hypnotique. Car à aucun moment, ce premier effort ne s’essouffle. Chaque titre fait mouche dès la première écoute. Les riffs sont incisifs, la basse ronfle tel un moteur de Harley, et le groove vous prend aux tripes sur les irrésistibles « Never bet the Devil your Head » ou « Screaming Skull ». Si «Angel of the Odd » s’impose comme un hommage ultime au « Kill’ em All » de Metallica, « Wasp Riot » n’a aucun lien de parenté avec le groupe de Blackie Lawless, ni l’auteur du classique « Fire Down Under ». Ni passéiste, ni conservateur, Dead Child apporte au contraire un souffle de fraîcheur sur une scène metal qui, à force de renier ses origines, prépare inconsciemment le scénario d’un nouveau Spinal Tap…

Une heureuse surprise à l’aube d’un été qui s’annonce très lourd !

 

Ponoka

Hindsight

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Ponoka est le nom d'une de ces petites bourgades canadienne où les tracteurs sont rois... Profondément rural, l'endroit a apparemment marqué certains esprits puisque l’ensemble qui nous intéresse dans cette modeste chronique en porte le nom. Fondé par un Hollandais -il a vécu toute son enfance dans ce coin reculé d'Amérique du Nord-, Ponoka est composé de six membres et pratique une pop indépendante assez bien construite. Se revendiquant de Pavement, des Lemonheads ou encore de Sparkelhorse, le combo possède effectivement une capacité mélodique facilement identifiable, même s'il nous semblerait plus judicieux de se tourner du côté de Nada Surf pour trouver comparaison mieux ajustée... La musique de Ponoka est en effet un peu trop calibrée FM pour soutenir la comparaison avec les trois premières formations citées...

Cependant, « Hindsight » se révèle parfaitement recommandable. Les compositions garnissant le premier effort de nos nouveaux amis d'outre-Moerdijk sont en effet franchement agréables et se révèlent même très efficaces en certaines occasions. « September », jolie ballade agrémentée d'harmonica, accompagnera agréablement un petit déjeuner mélancolique... Quant à « See you around », ce titre est un véritable tire-larmes pour tout individu ayant déjà vécu les affres d'une histoire sentimentale qui s’est achevée en eau de boudin...

 



Emma Pollock

Watch the fireworks

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Il y a treize ans, les Delgados montaient une mini-révolution dans le prolifique antre indie qu’est Glasgow. En 2004, les créateurs du label Chemikal Underground (Mogwaï, Bis, Arab Strap, etc.), mordus de cyclisme, quittent la course. Le bassiste Stewart Henderson, lassé d’être écarté des plus hauts cols s’arrête en pleine ascension, faute de reconnaissance plus éclatante. Bon nombre de critiques offraient le maillot jaune à la formation, mais elle ne résiste pas au départ d’un des piliers du groupe. Ce jour là, Emma Pollock refuse de monter dans la voiture-balais. Elle revient cette année, en solo et elle a l’échappée belle. Abrité dans un écrin faussement virginal, l’album de la gracieuse songwriter est lumineux et paisible. Les Delgados semblent s’inviter dans les inspirés « Adrenaline » et « This rope’s getting tighter », mais Pollock parvient à dissiper tout plagiat nostalgique dans des mélodies vaporeuses. Elle habille ses doutes d’élégants passages au piano et les customise de sa voix caressante tout au long des onze pistes claires et charmeuses.

Alors « Watch the fireworks! » Pas pour contempler le summum de la pyrotechnie mais plutôt un petit feu d’artifice attendu presque par hasard, un soir de fête nationale. Le cadre est chaleureux, la nuit a pris ses quartiers discrètement, à chaque gorgée d’un ami, le ciel est clair et des éclats lumineux dansent dans les iris des spectateurs. Bonheur furtif ou simple réverbération ? Peu importe.

Michael Jackson

Thriller 25 “The World’s biggest selling album of all time”

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25 ans plus tard, « Thriller », album culte de Michael Jackson, n’a toujours rien perdu de son aura. Et on pourrait presque croire qu’il était normal de rééditer ce formidable album, vendu à ce jour, à plus de 100 millions d’exemplaires.

Coup de pub ? Coup de génie ? On est en droit de se poser des questions. Il est certain que les fans inconditionnels et les nostalgiques trouveront dans cette réédition quelques moments de bonheur, notamment sur le titre « For All Time ». Chanson inédite que le Roi de la Pop et son producteur, Quincy Jones, n’avaient pas retenue 25 ans plus tôt. Mais en ce qui concerne le reste, on hésite et on n’est pas vraiment convaincu par les collaborations, apportées par les invités tout au long de cet opus. Ainsi la pathétique reprise du « The Girl is Mine 2008 », opérée en compagnie de will.i.am des Black Eyed Peas, est une grosse déception, tout comme « Beat It 2008 », chanté pour la circonstance, par Fergie. Il y a bien le mix de Kanye West réservé à « Billie Jean 2008 », histoire de relever quelque peu le niveau, mais manifestement on a le droit d’être dépité par la solution sonore en présence.

Heureusement, le Dvd sauve les meubles. Parce qu’il recèle les clips incontournables « Billie Jean », « Beat It » et bien sûr LE « Thriller » aussi monstrueux que terriblement dansant. Et on épinglera également une dernière petite merveille ; en l’occurrence la performance du « Motown 25: Yesterday, Today, Forever » au cours de laquelle l’ex-Jackson Five réalise pour la première fois son légendaire Moonwalk devant un public en délire.

Question quand même : pourquoi Michael Jackson a-t-il voulu s’entourer de gros calibres US de Rap et R n’ B. Est-ce pour essayer de redorer une étoile qui ne cesse de pâlir ? Le mythe Jackson s’est transformé depuis bien trop longtemps en victime et les mauvaises langues colporteront que cette réédition tombe plutôt bien à l’heure où le pauvre Michael risque de devoir vendre son ranch de Neverland. Mais rendons à Michael ce qui appartient à Michael : à ce jour, personne n’est encore parvenu à faire aussi mieux que lui dans ce style musical. Et son succès, personne ne pourra jamais lui enlever. Il figurera, c’est une certitude, en lettres d’or dans l’Histoire de la Musique…

I-tunes: http://clk.tradedoubler.com/click?p=24379&a=1303609&url=http%3A%2F%2Fphobos.apple.com%2FWebObjects%2FMZStore.woa%2Fwa%2FviewAlbum%3Fi%3D272583648%26id%3D272583590%26s%3D143446%26partnerId%3D2003

MSN music: http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=5&catno=OD2DI6278547

 

Mick Est Tout Seul

Les chansons perdues

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Certainement dévoré par l’appétit de composer, Michaël Furnon est un bosseur. Sans ses amis du 3D, Mickey raccourcit son nom mais allonge malicieusement son répertoire perso en commettant cet album tout seul. Issues de l’excédent de compositions, à l’origine destinées au groupe, « Les Chansons Perdues » ne le sont pas pour tout le monde. Les 14 titres joués, mixés, enregistrés par l’homme seul –il insiste là-dessus– explorent les facettes les plus intimistes de sa vie. Cette démarche le rend encore plus proche de son public, comme un grand frère qui descend du grenier pour jouer de la gratte dans le salon. L’ambiance ‘home made’ accentue la simplicité des textes. Malgré la tentative de changer de casquette, Mick-ey n’arrive pas à effacer le souvenir si proche de son band. Ce qui explique pourquoi dès les premières notes, on replonge dans une même ambiance. Inspiré par différents moments de son existence, vécus à des périodes toutes aussi différentes, l’elpee récupère ces émotions diversifiées et part un peu dans tous les sens ; les doutes, la tristesse d’une disparition, les espoirs, la fête et l’amour en fond de commerce.

Vouloir changer de couvre chef en le remplacer par un quasi identique n’apporte rien de bien neuf et ne provoque aucune surprise.



Múm

Go Go Smear The Poison Ivy

Écrit par

En 2002, les Islandais de Múm publient un splendide recueil, « Finally We Are No One », une œuvre emmenée par les étranges vocalises enfantines de Kristín Anna Valtýsdóttir et soutenue par des compositions solides, d’une précision à en frissonner. Deux ans plus tard parait un « Summer Makes Good » à la suite duquel Kristín, co-fondatrice de Múm, décide de quitter le navire. Ses ex-collègues, loin d’être découragés par ce départ inopiné, reviennent armés d’une nouvelle collection de morceaux aux titres plus farfelus les uns que les autres, comme en témoigne l’intitulé de ce quatrième recueil. Grands fantaisistes, les Islandais esquissent à nouveau des paysages sonores originaux, mariant sans complexes electronica, musique de chambre et expérimentale.

« Go Go Smear The Poison Ivy » sonne comme un nouveau départ, marqué par un positivisme et une atmosphère folâtre quasi absents des œuvres précédentes. La formation s’autorise bien plus de risques qu’auparavant et se renouvelle efficacement, introduisant ça et là des éléments qu’elle avait snobés jusqu’ici, tels que des chœurs masculins. Ces changements ne plairont peut-être pas à tous les fans de la formation mais ils prouvent que Múm est une formation qui ose aller de l’avant et ne s’en prive pas…

Tim Gane and Sean O’Hagan

La vie d’artiste

Écrit par

Plus vraiment besoin de présenter Tim Gane et Sean O’Hagan, musiciens archi créatifs qui ont respectivement présidé aux destinées de Stereolab et the High Llamas. Ils s’associent ici pour illustrer musicalement « La vie d’artiste », film de Marc Fitoussi, tourné en compagnie de Sandrine Kiberlain et Emilie Dequenne. Une bande son aux couleurs des années soixante qui fait tout de suite penser à John Barry, Michel Colombier et aux compositeurs italiens comme Piero Umiliani. Une constellation de claviers ‘vintage’ et scintillants, une section de cuivres, de cordes et un couple basse-batterie sautillant se télescopent dans un exercice de style très mélodique qui convie à une promenade musicale onirique bossanova, pop psychédélique et vignettes intimistes. Du travail d’orfèvre, devenu tellement rare qu’il en devient précieux.

Chicago Bob Nelson

Flyin to high

Écrit par

Bob Nelson n'est pas né à Chicago, mais à Bogalusa, en Louisiane. Cependant, à l’instar de nombreux contemporains, il a débarqué dans le plus grand port des Grand Lacs, très jeune. Une situation qui allait le marquer à vie. Il a largement dépassé les soixante balais aujourd’hui. C'est Muddy Waters qui lui a collé le surnom de Chicago Bob. Adepte de l'harmonica, il apprend à jouer au contact d’artistes notoires comme Junior Wells ou Big Walter Horton. Il a également accompagné John Lee Hooker et Johnny Shines ; et puis a milité au sein du Collwell Winfield Blues Band. Il est ensuite parti vivre à Boston. Au cours des eighties, il incorpore le line up des Heartfixers du guitariste Tinsley Ellis (un album est paru en 1983 chez Landslide : "Live at the Moonshadow") et rejoint même les Shadows.

Après une absence de dix ans, il nous propose enfin ce nouvel opus. Une aventure musicale qu’il poursuit donc dans un style Chicago blues sous une approche louisianaise. Pour la circonstance, il a bénéficié du concours d'excellents musiciens, réunis sous la houlette du pianiste David Maxwell (il est également responsable de la production de l’œuvre). Une section rythmique de rêve a ainsi participé aux sessions d’enregistrement : le bassiste Michael Mudcat Ward ainsi que le drummer Per Hanson, deux ex-Ronnie Earl et Sugar Ray & the Bluetones. Monster Mike Welsh (il est également issu de Boston) et Troy Gonea (Fabulous Thunderbirds, Kim Wilson) se réservent les guitares.

Le disque s’ouvre par "Taking care of business" ; et surtout par le riff qui a fait la célébrité d'Elmore James. A la gratte : Mike Welsh ! Nous baignons bien dans le blues du Chicago Southside ; cependant, Bob a gardé le timbre du chanteur de swamp blues de sa Louisiane natale. Maxwell occupe une place importante dans le décor et Troy Gonea s'éclate dans un style très différent de Welsh. La voix de Bob est une véritable révélation. Assurée, immuablement nonchalante, puissante, elle domine l’ensemble. Le "My bleeding heart" d'Elmore James constitue véritablement un des sommets de la plaque : le piano et la guitare semblent sortir des studios Chess. Nelson a signé trois plages. Tout d’abord "Party after hours". Elle démarre très lentement dans le style de T Bone puis prend progressivement du rythme. Le swing déborde. Tous les musiciens participent aux chœurs. Gonea préserve son style jump pendant que Doug James souffle dans les sax ténor et baryton. "Retirement plan" ensuite. Remarquablement ficelé, ce slow blues et très très proche de Muddy Waters. Quel bonheur de voir et surtout d'entendre Maxwell emprunter le rôle d'Otis Spann et Welsh celui de Jimmie Rogers. Il faut d'ailleurs souligner que dans le même registre, Bob s’autorise une cover du lent "The blues never die" de Spann, avec beaucoup de retenue et de feeling. Maxwell déploie des trésors d'imagination pour faire passer le fantôme de l'inoubliable Otis. Fermez les yeux, et vous y parviendrez assez facilement. Toujours dans le même style, les musiciens haussent le tempo et s’engagent sur le "Popcorn man" de Muddy Waters. Les ivoires s’emballent. L’harmonica participe à cet engouement. Il interprète le "Wish I had someone to love" de Bo Diddley sur un axe Baton Rouge – Chicago. Très paresseuse, la ligne rythmique et portée par Mudcat Ward. Le chant est bouleversant. La production digne de Jay Miller! D’excellente facture, cet album ne recèle aucune faille. On y porte intérêt de bout en bout. Et il s’achève par "Christmas tears", un blues démontrant une dernière fois la sensibilité exacerbée de ce chanteur/harmoniciste talentueux.