Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

logo_musiczine

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Gary Numan
Editors
Chroniques

Jolie Holland

Pint of Blood

Écrit par

Pour enregistrer son cinquième elpee, Jolie Holland a reçu le concours des Grand Chandeliers. Pourtant, malgré son titre sanglant (« Pint of Blood »), l’Américaine ne change guère de registre. Son country folk empreint de délicatesse n’a donc pas encore cédé le relais au Death Metal nourri à l’hémoglobine.

L’artiste a toujours la tête plongée dans les années 60 et 70. Ce qui lui permet, tout au long de cet elpee, de varier les climats. Arpèges électriques dispensés tout au long de « Little Birds », slide colorant un « Lod and Yellow » dans l’esprit de Neil Young ou encore cover du classique de Townes Van Zandt, « Rex’s Blues » ; manifestement, la Texane ne manque pas de talent. Et puis surtout, son timbre vocal légèrement rauque et unique en son genre, fait la différence.

Shahzad Ismaily coproduit ce disque. Et tout au long de l’elpee, il y apporte également ses interventions si particulières à la six cordes. « The Devil’s Sake » est une superbe plage, une piste au cours de laquelle Jolie échange des notes ‘bluesy’ en compagnie de Marc Ribot. Un exercice de style très technique, mais empreint de douceur. D’ailleurs, lorsque Jolie Holland aborde « Honey Girl », on en déduit que c’est le miel qui alimente cet opus, et pas le sang qui l’éclabousse…

 

Ephryme

Dopestlyvesky

Écrit par

Il faut l’avouer, à ce jour, je ne m’étais jamais frotté au hip-hop judaïque. Ephryme (prononcez ‘E-prime’), est un rapper étasunien qui le pratique. Après avoir macéré dans l’underground, à Olympia (c’est dans l’Etat de Washington), pendant une décade, l’artiste décide de déménager à Brooklyn. En 2009. Et « Dopestlyvesky » constitue son premier elpee. Un opus publié sur le légendaire label K Records, cher à Calvin Johnson, plus connu pour ses signatures indie-rock (Bikini Kills, Built To Spill, Modest Mouse).

Particulièrement engagé, Ephryme aiguise ses commentaires sociaux et religieux, en les truffant de références littéraires. Il est soutenu par un backing band talentueux : le Smoke of Oldominion. « Dopeslyvesky » mixe donc les beats électro et la musique live. Le ‘hip-hop’ pratiqué par l’Américain oscille du hip folk (le brûlot autobiographique « Poppasong », inspiré par Everlast) au carrément reggae-dancehall (« Blow Up the Block », plage pour laquelle il a reçu le concours des rappeurs juifs DeScribe et Y-Love) en passant par le klezmer (« Better in the Dark », «  Divine by Devine »). Ce qui n’empêche pas l’artiste yankee de nous réserver un titre hyper épuré digne de Sage Francis (« Grind Toroughly ») ainsi que des morceaux old-school au parfum West-Coast, proches de l’univers de Snoop Dog (« Life Sentence », « Elements of Style »).

Lors de ce grand recyclage, Ephryme revisite des pans entiers de la crème du hip-hop des années 90, tout en en les tapissant de considérations religieuses et sociales. Et malgré le poids des références inégalables, il réussit à tirer son épingle du jeu. Un fameux talent, en perspective…

 

Christopher Cross

Doctor Faith

Écrit par

Christopher Cross vit encore… promis, juré !

Plus de trente ans ont passé ; et personne n’a sans doute oublié « Ride Like the Wind », « Sailing », « Never Be The Same» et « Say You'll Be Mine», ballades baignées par le soleil californien, salées/sucrées, qui émanaient de son premier effort solitaire, réalisé en 1979. Six années plus tard, ce Texan d’origine remet le couvert en inondant les ondes, déjà, d’un dernier succès planétaire, « All right ». Depuis lors, silence radio. Rien de bien valable à se mettre dans l’oreille, malgré quelques tentatives peu concluantes, opérées jusqu’en 1998. Le succès, hélas, boude notre homme, nonobstant des compos de qualité, mais le brin de réussite en moins, sans doute.

Après avoir vécu une grosse dizaine d’années dans une semi-retraite, entrecoupée, business oblige, par la publication de l’une ou l’autre compile ou encore de l’un ou l’autre recueil de reprises acoustiques, Christopher revient à la surface. Il nous propose enfin un nouvel opus découpé en 13 titres qui ne feront pas tache dans son répertoire et devraient ravir ses fans nostalgiques.

La voix est inchangée, la même qu’à ses débuts, caressante, chaude, aussi efficace à 60 printemps qu’à 30.

La recette également est identique : des ballades soyeuses, alimentées par des accords de piano et des interventions de cuivres ainsi que de cordes subtiles.

L’accent a cependant été placé un peu plus sur les guitares qu’auparavant. Aucune autre surprise pour cet album qui aurait pu paraître n’importe quand entre 1981 et maintenant. En dehors de toutes modes, ce style musical est toujours aussi plaisant, empreint de fraîcheur et d’énergie.

Michael McDonald, complice depuis l’avènement de Christopher est toujours fidèle à son poste, en lui assurant les chœurs depuis plus de trente ans. « Doctor Faith », plage qui donne son titre à l’album, voit se reformer le duo pour une chanson particulièrement réussie, sans doute la plus aboutie de ce dernier elpee.

Comme à son habitude (très bonne d’ailleurs), Christopher Cross a soigné son travail. Rien ne laisse penser qu’il aurait bâclé l’un ou l’autre titre. Les 13 chansons sont toutes de qualité égale, aucune faiblesse n’est à relever. Le tout s’écoute sans fatiguer ni lasser un amateur de bonnes mélodies bien ficelées.

Pas de mal à ça !

Retour gagnant pour un sexagénaire qui a encore beaucoup de bonnes vibrations à faire partager.

 

Circle

Infektio (a)

Écrit par

Circle est un groupe finlandais, né en 1991. Probablement un des meilleurs ambassadeurs de son pays, dans l’univers de l’underground. Et pour cause, non seulement il a publié toute une série d’albums, mais il s’est notamment produit, en première partie de grosses pointures, comme Isis ou Sunn O))). D’ailleurs depuis deux décennies, le combo scandinave a bourlingué, un peu partout dans le monde…

La musique de Circle embrasse des paysages sonores particulièrement amples, atmosphériques, oscillant du krautrock au folk. Une constante, l’art de rendre ses compos hypnotiques. Et c’est encore le cas pour ce nouvel opus. Les plages s’étirent toutes sur un bon quart d’heure, pistes au cours desquelles, le mélange de psychédélisme et de metal est couvert d’accents de drone et traversé de bruitages ainsi que de cris étranges, presque extra-terrestres. Le tout baignant dans un climat ténébreux, lugubre.

La musique de Circle est originale, c’est indéniable. Mais à moins d’être particulièrement réceptif au style, je ne vous conseillerai certainement pas l’écoute de cet « Infektio » d’une seule traite. Un exercice trop risqué. Susceptible de vous taper sur les nerfs.

La musique de Circle est expérimentale, atypique, pas toujours facile à assimiler. Elle exige plusieurs écoutes avant d’être appréciée à sa juste valeur. Mais c’est une expérience qui mérite d’être vécue…

 

BeardyMan

I Done a Album

Écrit par

BeardyMan nous à pondu un album ! Et quel putain d’album ! Le Londonien âgé de 29 balais s’est distingué en 2006 et 2007, années durant lesquelles il a remporté le tournoi british de Beatboxing. Depuis, il est devenu l’une des incontournables figures de proue de la discipline. « I Done a Album », son premier LP, affiche évidemment toutes les palettes de sa ‘boîte à rythmes’ mais révèle également un sacré talent de producteur. Darren Foreman, alias BeardyMan, peut faire avaler des couleuvres grosses comme des maisons (« Twist Your Ankal » caractérisé par ses chaleureux rythmes africains, suivi de près par « Vampire Skank », coupable d’un savant mariage entre Dubstep et rythmes balkaniques !), en demeurant incroyablement crédible.

Malgré sa tendance à vouloir déballer tout son savoir-faire en l’espace de vingt morceaux, BeardyMan propose une première œuvre terriblement efficace. Même le feu King Of Pop aurait pleuré de jalousie –ou de fierté, étant donné la source d’influence– en jetant une oreille à la mélodie de « When You See The Light ». Beatboxing, Hip Hop, Electro, Dubstep, Dub tout court, Acid Jazz, Drum’n’Bass… le Briton touche à tout et n’oublie rien. Les tubes se suivent sans se ressembler pour le moins du monde. « I Done a Album » s’écoute du réveil à l’after. ‘On repeat’ comme dirait le grand Murphy. 20 morceaux et (quasi) rien à jeter. « If Only » nous offre même un succulent intermède fantasmagorique, au cours duquel d’hypothétiques loups affamés mettent un terme aux élucubrations d’un certain Bieber.

« Oh ! », interprété en compagnie de Foreign Beggars, les trippants « Brighton Beach 04:20 » et « Sativa Steps », les sautillants « Where Does Your Mind Go? » et « U R Mine » ou encore « Vampire Skank » ainsi que « Twist Your Ankal » sont autant de petites pépites à introduire sans plus attendre dans le lecteur mp3. Si la musique adoucit bien les mœurs, que les politicards britons offrent immédiatement un exemplaire de « I Done A Album » à tous les gamins du pays. Ce qui devrait les occuper intelligemment…

A voir, sans excuses, le vendredi 19 août au Pukkelpop.

 

Abyss

Orion

Écrit par

Premier album pour cette toute jeune formation francophone belge. Son titre ? « Orion ». Le line-up renseigne quatre membres : Yacine Souchane au chant et aux guitares, Benjamin Paulet à la basse, François Walravens aux guitares ainsi qu’aux claviers et Olivier Fontaine aux drums. Etrangement, ils ne sont que trois sur la photo de la pochette ! Où est donc passé le dernier mousquetaire ? Olivier Fontaine ne participant pas aux travaux d’écriture n’a-t-il donc pas eu droit à prendre la pose ?

Autodidactes, les jeunes gens se rencontrent sur les bancs de l’école et se décident à monter un groupe dès 2007. Seize ans à peine, mais bourrés… d’ambition.

Quelques compos sous le bras, Abyss écume les petits festivals et les concerts locaux à travers le pays. Leur set, énergique à souhait étonne et suscite l’intérêt de Moonzoo, filiale d’Universal Music.

Résultat des courses, Abyss publie un premier opus 10 titres, en mai dernier.

Emmené par leur single « Liquid Sky », titre électro-rock très énergique, Abyss exécute ses premiers pas dans le monde musical rock. Leur premier disque, sans casser des briques, est à la hauteur de leurs ambitions. Un rock inspiré (par Muse entre autres), des compos carrées, bien soutenues par une rythmique percutante et des guitares tranchantes aboutissent à un résultat plus que satisfaisant. Sans oublier des séquences de claviers qui apportent une dimension électro juste ce qu’il faut. Juvéniles, un peu naïfs et empreints de beaux sentiments où se croisent solitude, amour, mystère, les textes sont écrits en français. Pas évident dans ce style ; mais la langue de Molière a l’avantage de pouvoir être facilement reprise en chœur. Abyss réussit son pari et propose même quelques très jolies plages voguant allègrement entre rock progressif (« Index Expurgatorius », « Miroirs) » et variété française (« Balade au Paradis », « Orion », « Songes d’Automne ») que ne renieraient pas Mylène Farmer, Pascal Obispo ou Saez.

Les lyrics et la musique ne demandent qu’à prendre de l’ampleur et de l’indépendance. Abyss est donc sur la bonne voie et dispose de pas mal d’atouts dans son jeu pour percer et jouer un jour dans la cour des grands.

Jolie découverte à encourager !

 

Marnie Stern

Marnie Stern

Écrit par

Si, comme votre serviteur, vous n’aviez jamais pénétré dans l’univers de Marnie Stern, avant d’écouter ce troisième recueil, la claque réservée par celui-ci vous prendra de revers sans demander son reste. Derrière cet artwork à priori très folkeux, se cache dix morceaux incandescents. Toutes guitares en avant, Marnie Stern propose un LP puissant et complexe, rehaussé par les grosses caisses de Zach Hill (Hella). Le disque s’ouvre par « For Ash », un hymne euphorisant, mené tambour roulant. La New-Yorkaise ne baisse jamais sa garde tout au long de son œuvre éponyme.

Elle en envoie plein les oreilles de ses auditeurs, plus particulièrement au sein de « Nothing Left » et « Gimme », gonflés… à la testostérone. « Marnie Stern » cogne et gratte dans tous les sens. La talentueuse guitariste clôture son œuvre par « The Things You Notice », seule plage de la plaque dévoilant une Stern posée, démontrant qu’elle peut jouer sur les deux tableaux, les doigts dans le nez. Si ce n’est pas encore fait, jetez-vous sur ce disque. En ce qui me concerne, il est grand temps d’aller fouiller dans le passé discographique de la blonde !

 

Sloan

The Double Cross

Écrit par

Le Canada est une monarchie constitutionnelle qui est encore sous les ordres symboliques de la Couronne d’Angleterre, aujourd’hui. Et Sloan, groupe de power pop canadien, originaire d'Halifax, en Nouvelle-Écosse, nous le rappelle indirectement. Car sa musique est plus ‘british’ que nature. Une démonstration ? Le titre « Your Daddy Will Do », qui aurait pu figurer au répertoire des Beatles !

La formation compte une dizaine d’albums à son compteur ; et pourtant, elle n’est guère notoire sur le Vieux Continent, alors qu’outre-Atlantique, elle cumule les ‘Awards’ depuis 1994. « The Double Cross » (2 fois ‘X’) célèbre le 20ème anniversaire de la sortie du premier opus live de Sloan, un patronyme inspiré du surnom d’un de leur ami, ‘The Slow One’, mal prononcé par un producteur français… Caractéristique essentielle du combo, tous les membres se partagent l’écriture. Ce qui explique certainement l’éclectisme de « The Double Cross », un éclectisme qui ne nuit cependant pas à l’homogénéité du long playing.

Le power pop de Sloan est de (bonne) facture. Bien produites, efficaces, ‘classiques, les compos sont hyper mélodiques. Les harmonies vocales sont soignées et les claviers fluides (« I’ve Gotta Know », « Beverly Terrace »). Les riffs, efficaces (ceux du single « Unkind », ont probablement été piqués… aux Stones). Bref, 33 minutes rondement menées… Consensuel ? Peut-être ; mais le rock ne l’est-il pas devenu ?

 

Page 404 sur 1252