Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Gary Numan
Ora Cogan
Chroniques

Boris

Attention Please

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Sorti en même temps que « Heavy Rocks », « Attention Please » navigue dans des eaux sonores diamétralement opposées. Si « Heavy Rocks » surprenait par son amplitude de styles, il souffrait de vocaux faiblards. Sur « Attention Please », Wata, la guitariste, s’est réservé le micro. Et manifestement, les parties vocales sont nettement supérieures. 

Malheureusement, c’est au niveau musical que ça cloche. Plus de sources multiples pour l’inspiration, mais des plages à caractère shoegazing. Et au fil des morceaux, l’ennui vous envahit rapidement.

C’est bien beau de multiplier les disques et donc logiquement de composer une multitude de nouveaux titres ; mais si c’est au détriment de la qualité, on n’y voit pas l’intérêt. Bien sûr « Heavy Rocks » et « Attention please » ne sont pas de mauvais albums, mais ce ne sont certainement pas les meilleurs du trio japonais, non plus…

 

Birds That Change Colour

On Recording The Sun

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Si pour des raisons climatiques évidentes, il paraît fort improbable de nos jours, pour un groupe belge, d’enregistrer le soleil qui darde ses rayons sur nos terres, le groupe anversois de Koen Kohlbacher dispose par contre d’un certain talent pour apprivoiser les oscillations mélancoliques de notre facétieuse météo.

Bercées d’un halo de lumière captées au travers d’un prisme déformant, les jolies mélodies toute en subtilité renvoient à diverses émotions et humeurs changeantes comme le temps.

Caractérisé par ses arpèges boisés, « Woods » constitue incontestablement l’arbre cachant la forêt qui s’étend sur le long de ces dix titres délicats et reposants.

On pense tour à tour aux Beatles du « Sergent Pepper’s », à Dylan, Mark Linkous ou encore Devendra Banhart, aussi bien qu’aux beautés de la nature, quand celle-ci s’offre à nos regards sous un jour nouveau.

« Oh so tired » fait feu de tous bois, « Lullaby » nous berce à la clarté des étoiles ; mais c’est surtout l’hypnotique « Never ending first of may » qui révèle l’énorme potentiel de ce groupe. Fantastique ballade à travers champs et plaines, le morceau étend sa ramure sur plus d’onze minutes que l’on savoure jusqu’au bout de la nuit.

« Oh what a day » clôture de façon enjouée ce très bel album aux sonorités psyché/folk de très, très bonne facture.

 

Beyoncé

4

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2011 est une année chargée pour la femme de Jay-Z. Après avoir viré son manager de papa qui lui piquait des sous dans la caisse, Beyoncé lance son quatrième ouvrage, prépare une tournée avec ses ex-camarades de charts et lance sa fragrance de parfum (trop chouette, y’a même un sampler glissé dans le livret du Cd !) Survolant le petit dernier de la jeune femme en compagnie d’un pote, celui-ci se retourne vers moi au bout de la 5e ou 6e piste pour me demander ‘Pourquoi elle a fait cet album ?’ Ca, c’est une putain de bonne question. Le quota de ballades de Queen B n’avait-il pas déjà été atteint par « Sacha Fierce » ? Manifestement pas.

L’ex Destiny’s Child s’offre donc un quatrième recueil moite, dégoulinant d’une couche presque écœurante de guimauve. « 4 », ce n’est pas seulement le titre de l’album mais également le nombre de morceaux qui se laissent relativement écouter sans broncher. Seul titre upbeat du disque, « Run The World (Girls) », qui table entièrement sur le sample du « Pon De Floor » de Major Lazer et boucle le disque aussi efficacement qu’un radioréveil en panne. Si ses précédents disques recélaient tous quelques bonnes surprises, c’est loin d’être le cas pour « 4 », destiné aux oubliettes. Vu l’énergie déployée sur ce disque, la promo de ce dernier ne devrait pas trop la fatiguer.

 

Yuck

Yuck

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Le petit groupe londonien de Yuck a réussi à injecter dans son premier opus éponyme, le juste équilibre entre mélodies énergiques et déjantées et chansons un rien nostalgiques. On se retrouve, comme un funambule, au-dessus du vide, marchant sur une simple corde. Une sensation pas si facile à provoquer en dehors de ce contexte. Le danger est que le moindre faux pas peut être fatal. Quelques déséquilibres par-ci, quelques rétablissements par-là, on finit par atteindre l’autre côté sans dégâts. Vous vous demandez sûrement ce qui se trouve au bout de cette corde ? Un petit morceau de pur plaisir musical, j’ai nommé « Rubber ». Un peu comme la ‘standing ovation’ pour l’équilibriste, ce morceau est l’apothéose de cet album, l’ultime récompense. On profite de cet instant comme d’un moment inoubliable.

Toutefois, il faut émettre quelques réserves quant à ce numéro épatant. On n’est pas encore dans le grand vide, le fil est tendu d’un côté à l’autre d’un chapiteau de cirque. Pas accroché à l’Empire State Building ou surplombant le Grand Canyon. Bien que Yuck nous prouve qu’il n’y a pas que des clowns sous les chapiteaux, il ne fait aucun doute que pour un premier essai, il s’agit d’une prouesse. Mais laissons bien les choses à leur place : on est encore loin de la sensation extrême, de la grandeur ultime, du vide abyssal.

Laura Vane

Sugar Fix

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« Sugar Fix » démarre en trombe : « Capsize », premier titre de l’album, installe l’ambiance tout de suite. Ce morceau donne d’ailleurs à Laura Vane un petit côté Christina Aguilera, lorsque cette dernière s’exerce sur des titres tels que « Candyman ». Et cette petite ressemblance perdure tout au long des treize plages. Qu’on aime ou pas ce style de musique, il est profondément ancré dans la bonne humeur et la joie de vivre. Plongez le tout au beau milieu de l’été, lorsque le soleil pointe (enfin) le bout de son nez, et vous obtiendrez un cocktail détonnant qui pourrait bien donner à certains une envie irrépressible de danser. Il ne fait nul doute que le saxophone qui se traine sur toutes les pistes, enjolive les mélodies. Et de manière extrêmement frappante sur « Just Keeps Smoking », dont le rythme est plus lent que la moyenne des autres chansons. Mais en général, ces compos demeurent toujours aussi agréables à l’oreille, si pas plus. On pourrait toutefois reprocher à la musique de « Sugar Fix », son côté un peu trop ‘commercial’ voire passe-partout. Mais après tout, Laura Vane & The Vipertones se contentent de servir au public ce qu’il réclame, ce qu’il aime. Peut-on les blâmer d’offrir au peuple ce qu’il désire ? Je ne pense pas ! D’autant que cet aspect assez subjectif ne prend pas le pas sur la qualité musicale.

 

Tyler, The Creator

Goblin

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Ils sont lâchés dans la nature. Les enfants terribles du collectif OFWGKTA (Odd Future Wolf Gang Kill Them All) ou Odd Future pour faire court, sont partout. A commencer par sa figure de proue, Tyler, The Creator. Après avoir concocté deux œuvres collectives (« The Odd Future Tape, Vol. 1 » en 2008, « Radical » en 2010) et une solo (« Bastard », 2010), publiées en ligne, Tyler Okonma profite du buzz pour prendre ses affaires en main et s’offrir un ‘one-shot deal’ en compagnie de XL Recordings. De quoi assurer son indépendance créative. Pas folle la guêpe.

Le petit génie âgé de 20 balais à peine délivre un LP puissant, déjanté, produit à la perfection. Certes les textes du gaillard sont sujets à controverse (misogynie, homophobie, viol, suicide, etc.) mais le savoir-faire (et le je-m’en-foutisme) du gamin lui permet manifestement de passer à travers les balles des critiques les plus acerbes. « Goblin » recèle quelques jolies perles, à commencer par les singles « She », « Sandwitches » et « Yonkers ». Qu’il touche au Hip Hop Old School (« Nightmare », « Her », « Window »), au Rap pur et dur (« Radicals », « Sandwitches ») ou au R’n’B non altéré (« She », « Analog »), Tyler, The Creator transforme chacune de ses notes en billets verts. Et ce premier disque destiné au commerce ‘standard’ ne marque que le début d’une carrière qui fait déjà du bruit et ne risque certainement pas de mettre une sourdine de sitôt.

Live : Les trublions d’OFWGKTA seront au Pukkelpop le samedi 20 août. Bordel géant assuré.

 

Sound Of Rum

Balance

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C’est qu’elle est vénéneuse la petite Kate Tempest. A l’aide de son flow qui rendrait jaloux plus d’un rappeur briton, la blondinette de 20 balais vient de graver, en compagnie de ses potes Archie Marsh et Ferry Lawrenson, le premier LP de Sound of Rum. L’addition des versets livrés à toute vitesse par Tempest, aux accents beaucoup plus jazzy et funky –parfois même rock– que Hip Hop des deux musicos confère à « Balance » un statut de véritable surprise. Les nouveaux protégés du label Sunday Best (Dan Le Sac Vs SCroobius Pip, Beardyman, Kitty, Daisy & Lewis,…) se livrent corps et âme tout au long des douze morceaux bruts et sans faux-semblants. Kate Tempest lâche tout se qu’elle a dans le ventre en mélangeant rap et spoken word, exercice de style qui laisserait le commun des mortels sans souffle.

« Balance » n’est pas un disque parfait. Les membres de Sound Of Rum le savent et ils en jouent, déversant des notes qui ne collent pas forcément aux rimes de la slammeuse mais pour former toujours un ensemble indissociable. Ce premier LP ne fera probablement pas de vague, mais il a le mérite de mettre en lumière la talentueuse Tempest qui pourrait bien prendre d’assaut le monde si son carnet d’adresse gonfle aussi rapidement qu’elle déverse son flow…

 

The Shoes (France)

Crack My Bones

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Vous n’avez jamais entendu parler de The Shoes, la nouvelle sensation électro-rock française ? Pourtant, ce duo de producteurs –Guillaume Brière et Benjamin Lebeau (ex-The Film)– a déjà beaucoup fait parler de lui à travers ses nombreux remixes (Ladyhawke, Late of the Pier, etc.) et travaux de production (Shakira, Raphaël, Gaëtan Roussel) avant de délaisser ses laptops pour se lancer dans l’aventure pop. D’ailleurs, on imagine difficilement que des artistes aussi réputés que Gonzales, Esser, The Cock’n Build Kid, Primary One ou Wave Machine, seraient venus apporter leur concours à la confection de leur premier album, sans cette carte de visite…

Les deux acolytes reconnaissent pour influences majeures Hot Chip, LCD Soundsystem mais aussi The Cure. Résultat des courses ? L’opus est en effet moins dansant et plus rock que les travaux des groupes chers à James Murphy et Alexis Taylor. Anthonin Ternant des Bewitched Hands collabore à la majorité des morceaux. Ce qui explique pourquoi certaines plages pourtant dansantes, comme « The Wolf Under the Moon » (Gonzales s’y réserve le piano) ou « Crack My Bones », baignent au sein d’un climat mélancolique. Pensez à New Order. Pourtant, c’est lors des pistes les plus up-tempo que The Shoes s’en tire le mieux. D’ailleurs, « Stay the Same » (avec Esser) ou l’ultra euphorisant « Time to Dance » sont des hits en puissance…

C’est le très en vue producteur londonien Lexxx qui s’est chargé du mix de cet elpee estival destiné aux dancefloors. Un bel essai réussi donc pour le groupe frenchie au plus grand potentiel commercial depuis Phoenix ! Des Shoes ‘hype’ d’accord mais ‘designées’ par des créateurs de talents. H&M rencontre Jimmy Choo ?

Notons aussi la très belle photo illustrant l’album, signée Gavin Watson (This Is England).

Pour danser au Pukkelpop le 20 août.

 

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