L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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The Black Keys

Delta kream

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Dan Auerbach et Patrick Carney ont donc décidé de retrouver leurs racines, en gravant "Delta Kream", un album constitué de covers de légendes du Delta Blues, morceaux qu’ils interprétaient au cours de leur jeunesse. Dont celles de John Lee Hooker, R.L. Burnside et surtout Junior Kimbrough (5 titres sur les 11, quand même), un artiste qu’ils ont toujours considéré comme leur guide spirituel (NDR : ils leur avaient déjà rendu un vibrant hommage, en publiant « Chulahoma », autre elpee de reprises, en 2006). Et pour mieux s’immerger dans ce delta, ils ont invité Kenny Brown, un spécialiste de la slide (NDR : il a également milité auprès de R.L. Burnside) ainsi que le bassiste Eric Deaton, deux musicos qui ont fréquenté le défunt mythe (NDR : décédé en 1998). 

Inévitablement la formation apporte une touche personnelle à ce blues issu du Mississippi. Ainsi, il existe de nombreuses versions du « Crawling King Snake » de John Lee Hooker, dont la plus connue a certainement été réalisée par les Doors ; mais celle des Black Keys, groovy et sordide, est enrichie par une superbe intervention à la slide, alors que le « Going Down South » de R.L. Burnside se distingue par la voix falsetto, si caractéristique chez le duo. On épinglera encore le « Mellow peaches » de Big Joe Williams, une piste dont le climat sinistre des marais est amplifié par les infiltrations de Ray Jacildo à l’orgue…

Loma

Don’t Shy Away

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Après avoir gravé un premier elpee en 2018, Loma nous propose son second, « Don’t Shy Away », paru sur le légendaire label de Seattle, Sub Pop. Réunissant Emily Cross, de Dan Duszynski et Jonathan Meiburg, le leader du défunt Shearwater, le trio nous y réserve une pop sophistiquée et atmosphérique, idéale pour sonoriser vos séances de méditation. La voix douce et cristalline de Meiburg berce les esprits, comme s’ils voguaient au cœur de paysages américains verdoyants.

Pour enregistrer cet opus, la formation a reçu le concours de collaborateurs chevronnés, et même Brian Eno, qui s’est chargé de la mise en forme de « Homing ». Les morceaux bénéficient d’arrangements luxuriants, même si l’instrumentation est parfaitement dosée ; mais chaque plage nécessite plus d’une écoute avant que l’on puisse s’imprégner de son atmosphère et d’accrocher aux mélodies. Plusieurs titres, à l’instar de l’excellent « Breaking Waves like a stone », laissent planer le spectre de Shearwater. De quoi quelque peu se consoler de la disparition du groupe texan…

Hans-Peter Lindstrøm & Prins Thomas

III

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Le célèbre duo électro Lindstrøm & Prins Thomas est de retour, 10 ans après avoir concrétisé son dernier effort labélisé ‘cosmic-disco’. Dans la foulée de « II », le très logiquement baptisé « III » développe ses mélopées dans une ambiance de house cérébrale teintée de jazz (« Harmonia »), de glitchs d’électronica baléarique (« Martin 5000 ») ou de vibes ‘space’ et résolument psychés (« Oranges ») … Les Norvégiens n’ont pas perdu cette touche si particulière et tellement atmosphérique (« Grand Finale ») ou rêveuse…

Plus ‘chill’ que ça, tu meurs !

Lou Barlow

Reason to live

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Pionnier de la lo-fi, Lou Barlow est ou a été impliqué chez Deep Wound, Dinosaur Jr., Sebadoh et The Folk Implosion. Et puis, il y a sa carrière solo, parfois déclinée sous le patronyme Sentridoh, dont il nous propose son nouvel opus, « Reason to live ».

Essentiellement acoustique, cet LP en revient à la formule folk lo-fi. Une œuvre au cours de laquelle il livre un témoignage sur le pouvoir de l’amour pour changer la vie, mais aussi traduit sur ses angoisses à propos de l’état du monde. Mais pour la première fois, Lou semble être parvenu à relier sa vie familiale à celle de musicien. Ce qui explique pourquoi ses compos baignent ici au sein d’un climat fondamentalement optimiste.

Découpé en 17 pistes, « Reason to live » nous réserve cependant quelques perles. A l’instar de l’hymne « In my arms », de l’élégant « Why can’t it wait », du sautillant « Love intervene », d’un « Act of faith » hanté par Bert Jansch et de « Cold one », par le Led Zeppelin du troisième elpee. Plage la plus électrique (en seconde partie), « Thirsty » se distingue par la présence d’un synthé et d’harmonies vocales réminiscentes des Moody blues…

Morcheeba

Blackest blue

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Votre serviteur n’a jamais été un grand fan de Morcheeba, mais force est de reconnaitre que cette formation tient la route depuis 26 ans. Et « Blackest blue » constitue son dixième opus. Bien sûr, en un peu plus d’un quart de siècle, le band a connu pas mal de chambardement, dont une séparation entre les frangins Godfrey et la chanteuse Skye Edwards. D’ailleurs aujourd’hui, du line up initial, il ne reste plus que Ross Godfrey et Skye. Ce qui n’empêche pas le duo de faire appel régulièrement à des collaborateurs. Et sur cet opus, certains y partagent duo vocal avec Mrs Edwards. Dont Duke Garwood (souvent vu aux côtés de Mark Lanegan), pour un échange tout en contrastes sur le final « The edge of the world », probablement le meilleur titre de l’album. Puis Brad Barr, le guitariste de The Slip et The Barr Brother, lors d’un autre duo tramé sur le piano. On épinglera encore la reprise d’Irena Zilic, « The moon », le profond et atmosphérique « Sounds of blue », un morceau de trip hop classique, caractérisé par sa ligne de basse langoureuse et cette lap steel que se réserve Ross. Et enfin, « Cut my heart out », un morceau cosmique dont le climat est accentué par la voix fluide et éthérée et cette envol de gratte carrément floydien. Enfin, instrumental qui s’autorise des interventions de guitare distordues, « Sulphur soul » est imprimé sur un rythme plus soutenu…

Un album introspectif, qui oscille entre soul, electro-pop, downbeat et trip hop, tout en concédant quelques ouvertures au jazz…

Dirty Black Summer

Great deception (Ep)

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Quintet californien, Dirty Black Summer réunit des membres issus de Svart Crown, In Other Climes et Wormsand. Son style ? Un grunge bien boueux, parfois teinté de black metal, susceptible de rappeler Alice In Chains, Pearl Jam, Soundgarden ou Stone Temple Pilots, la voix de Michael Khettabi éveillant en notre for intérieur, tantôt celle d’Eddie Vedder ou de feu Chris Cornell.

« Great deception » constitue son premier Ep. D’une durée de 27 minutes, il est découpé en 6 plages. Dont une power ballade (« You and I ») périodiquement imprimée sur un mid tempo et au cours de laquelle une des grattes prend un envol comme chez les Eagles ; et une cover, avouons-le, dispensable du « Womanizer » de Britney Spear. Les quatre autres plages nous replongent, bien évidemment et avec nostalgie, trois décennies plus tôt, dans l’univers du grunge. Tout y est, y compris le groove, les riffs de guitares meurtriers, sales, les drums puissants, les chœurs massifs ou angéliques (« Know better »), sans oublier le feeling si caractéristique d’un esprit qui sentait une certaine adolescence…

JJ Wilde

Wilde (Ep)

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Canadienne (NDR : elle est originaire de Kitchener, dans l’Ontario), JJ Wilde avait gravé son premier album, « Ruthless », l’an dernier. Elle nous propose son nouvel Ep, « Wilde », un disque découpé en 6 pistes au cours duquel elle déballe une large palette de son pop/rock mainstream. Un zeste de rap, des arrangements orchestraux luxuriants, quelques interventions de gratte bien senties, des chœurs emphatiques et même des ‘Ouh ouh’ rollingstoniens (sans doute pas sympathie pour Méphistophélès) alimentent une expression sonore destinée à la bande FM. On a même droit à une reprise du classique « Stop draggin’ my heart around » de Stevie Nicks et Tom Petty, mais pour laquelle elle a reçu le concours du groupe The Glorious Son, et tout particulièrement du chanteur Brett Emmons, en compagnie duquel, elle partage les vocaux…

Swear I Love You

Swear I Love You

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Swear I Love You est une formation suisse. Issue de Vevey très exactement, une commune sise en bordure du Lac Léman. Et elle nous propose son premier elpee. Un éponyme. Si le patronyme s’inspire d’un morceau des Pastels intitulé « Ditch the fool », au cours duquel on entend la phrase ‘I swear I love you ‘til the death’, mais sans le ‘I’, la musique puise généreusement ses sources dans l’histoire du rock et surtout du psychédélisme. Parmi les albums de chevet des musiciens figurent ainsi « Meddle » du Pink Floyd (la longue plage « Echoes » doit certainement tourner en boucle dans la tête du drummer), « Forever changes » de Love, « Revolver » des Beatles (le final de « Tomorrow never knows » dans le viseur), sans oublier « 666 », le long playing injustement méconnu des Aphrodites Child.

Mais au fil de l’opus, les références s’enrichissent. Syd Barrett (cette voix sinusoïdale) hante carrément « Down the stream », alors qu’on retrouve des chœurs atmosphériques réminiscents de Dandy Warhols sur « Sound of seashells », un morceau dont le tempo semble calqué sur le « Rock’n me » du Steve Miller Band. Enfin, « Night fruit » marche carrément sur les traces de Brian Jonestown Massacre (Anton Newcombe est devenu un de leurs potes !).

Des « Echoes » floydiens traversent un « Horizon » cosmique, pourtant parcouru par des vocaux tour à tour désabusés ou déclamatoires alors que le « Revolver » des Fab Four présage des lendemains incertains « Under the pines » ; en fin de parcours, il fallait s’en douter. Morceau de plus de 7’ caractérisé par son vocal incantatoire et chargé de reverb, « Memories » s’enfonce progressivement au sein d’un univers de plus en plus bruitiste, rappelant les débuts de The Black Angels.  

Et pour clore cet LP, l’enlevé et orageux « Smoke & mirrors » nous réserve un envol digne de la période la plus hallucinée d’Echo & The Bunnymen (NDR : ne pas oublier que Ian McCulloch a toujours déclaré qu’il était un grand fan de psychédélisme).

Un bien bel héritage remis au goût du jour…

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