L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Chroniques

Lewis Evans

Le Rayon Vert

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Liverpuldien de naissance mais Normand d’adoption (ses parents ont en effet déménagé à Saint-Lo, au cours de son adolescence), Lewis Evans est mieux connu pour être le leader de The Lanskies. Il mène cependant aussi une discrète mais élégante carrière solo en parallèle…

Son nouvel Ep, « Le Rayon Vert » (un bar de Saint-Pair-sur-Mer), qui succède à ses 2 premiers albums, devrait –dans un monde idéal– lui ouvrir les portes de la consécration, tant son écriture fait mouche… mais on peut toujours rêver. Réalisés en compagnie de David-Ivar Herman Dune pendant le confinement, ces 4 titres composés depuis Grainville constituent autant de réussites autobiographiques (NDR : ils abordent pour thèmes ses amours et ses addictions). Sertis dans leur écrin folk, ils sont impeccablement interprétés…

Royal Blood

Typhoons

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Troisième album pour Royal Blood et première constatation, le duo de Brighton a injecté davantage d’électronique dans sa solution sonore. Les synthés sont bien plus présents, et puis parfois la voix est vocodée. Ce qui n’est pas vraiment une bonne idée. Heureusement, le traitement est ponctuel. Plus intéressant, la musique recèle des traces de glam. Pensez à T. Rex. Mais aussi de disco. Afin de la rendre plus groovy et dansante. Les chœurs accentuant parfois cette impression. Ce qui n’est pas forcément dérangeant. A l’instar de « Trouble’s coming », le morceau qui ouvre le long playing. Ou du titre maître dynamisé par son riff de gratte fuzz.

Sans quoi, féroces, la plupart des pistes ont vraiment la pèche ! Et tout particulièrement « Who needs friends ». Enrichi de chœurs falsetto, il aurait pu figurer au répertoire de The Black Keys. Ou « Boilermaker », un morceau percutant produit par Josh Homme (Queens of the Stone Age).

Tramée sur des accords de piano, « All we have is now » campe une ballade sentimentale. Dispensable et clôturant la plaque, elle permet peut-être au mélomane de reprendre son souffle.

Enfin, tout au long de cet LP, les lyrics abordent des thèmes plutôt sombres tels que les troubles psychiatriques, l’addiction et l’autodestruction…

Dye Crap

Dye Crap

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A l’instar de MNNQNS, Dye Crap est issu de Rouen. L’an dernier, le line up est passé d’un trio à un quatuor. Résultat, le band compte aujourd’hui deux guitaristes.

Son premier elpee est éponyme et il s’ouvre par « My shits », une piste dont le tempo new wave et les riffs de grattes cristallins nous replongent dans l’univers d’Indochine, mais aventurier. Puis les événement se musclent et mettent le turbo sur trois morceaux garage bien énervés. Si « Candies » émarge carrément au grunge, « Enemies » oscille entre ce genre et le shoegaze, une longue piste imprimée sur un tempo martial ! Les accents noisy/pop, on les rencontre lors des passages les plus atmosphériques (Galaxie 500 ? Swervedriver ? Chapterhouse ?), et même carrément ténébreux (Jesus & Mary Chain ?) sur l’excellent « Daily routine », une compo paradoxalement soulignée de chœurs angéliques. Parfois, dans la même compo, le groupe n’hésite pas à changer de rythme. A l’instar d’« Abandon ship ». D’une durée de près de 6’, elle se nourrit à la fois de références pixiesques et de prog. Côté lyrics, Dye Crap traite de l’alcool et des jeux vidéo… et pas du parfum des roses, c’est une certitude…

Aloa Input

Devil’s diamond memory collection

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Avant d’enregistrer ce nouvel album, Aloa Input en avait déjà publié deux autres, « Anysome » en 2013 et « Mars Etc. » en 2015. Les 12 morceaux de « Devil’s diamond memory collection » ont été sélectionnés au sein d’un répertoire de 50 titres composés entre 2016 et 2020. Et ce choix a été dicté par le respect d’un fil rouge destiné à soulever des questions existentielles relatives au futur de l’humanité. Un concept album, en quelque sorte !

Etabli à Munich, le trio réunit Florian Kreiers (Angela Aux), Marcus Grassi (Missent) et Cico Beck (Joshino, The Notwist), des musiciens qui se servent autant d’instruments électroniques (sans doute davantage en studio) que conventionnels (basse, batterie, guitare, violon, flûte, etc.), un peu à la manière de The Beta Band. Les harmonies vocales sont aussi limpides que chez The Notwist, et lorsqu’elles se transforment en chœurs, elles deviennent angéliques (« Down to dust »).

Les premières plages du long playing sont les plus intéressantes. Caractérisé par son tempo syncopé et sa ligne de basse caoutchouteuse, « The other rainbow » frétille sur un lit de claviers à la Terry Riley. Futuriste, « How mellow the sun » réveille dans notre subconscient le Beck de « Loser ».

Cap vers la fin du long playing pour le titre maître dont le rap devient mutant et incantatoire alors que les expérimentations indus et ce qui pourrait être des râles samplés filtrent à travers la solution sonore. Etonnant ! Et puis pour clore l’elpee, « Universe keeps places ». Cette piste développe des oscillations sonores en arpèges, avant que le rythme ne s’impose, mais sans pour autant s’emballer, un peu comme si le band voulait en conserver la maîtrise…

Dommage ce ventre mou un peu trop vaporeux et atmosphérique… qui finalement nous laisse sur notre faim.

Becca Mancari

The Greatest Part

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Après un examen rapide du background de cette New Yorkaise d’origine italo-portoricaine, mais aujourd’hui basée à Nashville, on apprend qu’outre son projet solo, Becca Mancari sévit également aux côtés de Brittany Howard (Alabama Shakes) mais encore au sein de Bermuda Triangle Band (formation de country/blues du Sud des States).

Par ailleurs, elle n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il y a trois ans, elle avait publié un premier album intitulé « Good Woman ». Aujourd’hui, elle nous propose « The Greastest Part », un opus paru sur le label Captured Tracks (Chris Cohen, DIIV, Wild Nothing,…)

Pour la circonstance, elle a reçu le concours de Zac Farro, le drummer de Paramore, formation pop/punk née au début du millénaire. Non seulement il assure la mise en forme, mais il enfile également le costume de musicien studio. Sur cet LP, l’Américaine livre onze morceaux d’une pop sophistiquée frôlant parfois l’univers de la dream-pop afin de nous communiquer ses émotions. La songwritrice alterne titres synthétiques (« Hunter », « Like This ») et plus rock (« First Time »). Légèrement sous reverb, sa voix constitue le fil rouge de l’œuvre…

Agréable à écouter « The Greatest Part » s’écoute aisément et d’une traite. De là à affirmer qu’il restera dans les annales, il y a un pas difficile à franchir…. 

(Thisis) Redeye

Lay me down live (Ep)

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Quatre morceaux sur le dernier Ep de (Thisis) Redeye, dont un excellent titre maître, un inédit, qui ouvre la plaque. S’ouvrant sous une forme psyché/folk, il monte en crescendo avant de libérer toute son intensité électrique, dans l’esprit d’un House of Love.

On retrouve ce même type de construction sur « Faded » et « Old heart », deux morceaux plutôt ‘REMesques’, la voix frémissante de Guillaume Fresneau, plus proche que jamais de celle de Michael Stipe, accentuant cette impression. Et l’Ep de s’achever par « Desert eyes », une piste qui aurait pu figurer au répertoire de Grant Lee Buffalo. Bien vite un nouvel album !

Thomas Frank Hopper

Bloodstone

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« Bloodstone » constitue le second opus de Thomas Frank Hopper. Originaire de Bruges, il militait, auparavant chez Cheeky Jack. Son backing group implique un guitariste, un bassiste et un drummer. Lui se réserve le chant, l’autre guitare, et surtout la lap steel, mais il se charge également de la composition et de la production. 

Essentiellement blues/rock, même si le synthé a aussi parfois voix au chapitre, les compos de cet elpee peuvent se teinter de funk (« Sweet black magic sugar babe ») et même de psychédélisme (« Into the water » et un surprenant « Tatanka », une chanson d’amour dont certains accents semblent empruntés au « Spirit in the sky » de Norman Greenbaum). Fred Lani est venu donner un bon coup de gratte sur « Bad business », une piste qui alterne bien le moelleux et le caustique et au cours duquel on reconnaît bien la patte du leader des Healers. Et si le single « Dirtyliscious » percute à la manière de The Black Keys, les titres les plus blues semblent hantés par le 1er elpee du Led Zeppelin ; même que parfois, la voix de Tom monte dans les aigus à la manière de Robert Plant, mais sans pour autant atteindre la hauteur du dirigeable. Un souvenir de plus de 50 ans, quand même…

Rover

Eiskeller

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Pour enregistrer son nouvel album, Timothée Régnier a investi les anciennes glacières de Saint-Gilles à Bruxelles. Ce qui explique son titre (« Eiskeller », se traduit par ‘cave à glace’, en allemand) et que le son du produit fini est si particulier. C’était de toute évidence, le but !

Tout au long de cet opus, il se réserve toutes les parties instrumentales, mais également le chant. Il faut le rappeler, Timothée est un grand fan des Beatles, et tout particulièrement de Lennon. Mais s’il emprunte les inflexions au regretté John, il n’en a pas le timbre. Bien sûr, dans ses compos on retrouve çà et là des références aux quatre de Liverpool. « From the start » constitue certainement le morceau qui en trahit le plus. Champêtre, il a recours au mellotron, un peu comme sur « Strawberry fields for ever » et puis on y rencontre un solo à la Rickenbacker. Un peu aussi sur « Wasted love ». A cause des arrangements orchestraux et du drumming feutré à la Ringo Starr, même si la plage s’enfonce plutôt dans l’univers d’un Bowie originel, circa « Space oditty ».  Malheureusement, le reste de cet LP cumule un peu trop de ballades moelleuses et atmosphériques. Sur l’une d’entre elles, (« Risging high »), la voix rappelle même celle du défunt Christophe ! Tourmentée, elle ne parvient pas à décoller sur le liturgique « I still walk ». Alors quand elle est vocodée (« Cold and tired »), on imagine (?!?!?) que c’est une erreur de parcours.

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