Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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The Cure
The Cure
Chroniques

Coil

Musick to play in the dark vol.1 (reissue)

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Le premier volume de l’album « Musick to play in the dark » était paru en 1999. Et le label Dais nous en propose une réédition. On doit donc s’attendre à la suite de ce diptyque, d’ici quelques mois.

Pour rappel, les deux membres du duo sont décédés. John Balance en 2004 et Peter ‘Sleazy’ Christopherson en 2010. Peter a fondé Throbbing Gristle en compagnie de Genesis P-Orridge, Cosey Fanni Tutti et Chris Carter ; et ce groupe est considéré comme un des pionniers de la musique industrielle. Il a ensuite formé Psychic TV avec P-Orridge, l’ex-Alternative TV Alex Fergusson et Geoffrey Rushton, mieux connu sous le pseudonyme John Balance. Designer et photographe, il a également réalisé une pléthore de pochettes d'albums, mais aussi des clips vidéo pour des artistes tels que Pink Floyd, Paul McCartney, Peter Gabriel et Rage Against the Machine…

Bien que sombres et inquiétantes, les 6 plages de cet elpee fluctuent au gré des climats. Depuis « Are you shivering ? », dont les orchestrations angoissantes rappellent la B.O. des ‘Envahisseurs’ (NDR : une célèbre série de science-fiction qui a marqué la fin des sixties), malgré les bruitages liquides et les bribes de discours austères, au mystérieux et mystique « The dreamer is still asleep », en passant par l’expansif et atmosphérique « Red birds will fly out of the east and destroy Paris in a night », une plage hantée par Tangerine Dream –à laquelle participe l’ancien Teardrop Explodes Thighpaulsandra, aux synthés–, un « Red Queen » aux tonalités jazzyfiantes entretenues par les interventions au piano, le minimaliste « Brocoli » et le ‘hitchcockien’ « Strange birds », au cours duquel Balance déclare en fin de parcours : ‘Un jour, vos œufs vont éclore et des oiseaux étranges vont émerger’. Un clin d’œil à ‘Jurassic Park’ ?

Bob Mould

Blue Hearts

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L’air de rien, la carrière solo de Bob Mould –post-Hüsker Dü et Sugar– est riche de 13 albums depuis ses débuts opérés en 1989 ! Et le sexagénaire ne semble pas prêt de se calmer si l’on en croit le ton très brut de « Blue Hearts » (référence évidente à son penchant plutôt démocrate…), une œuvre qui navigue dans les eaux jamais lassantes du power-punk/hardcore à haute teneur mélodique.

La plume est acérée et attaque frontalement l’ex-gouvernement Trump (« American Crisis »), la perte de liberté, la pollution globalisée, etc.

Un opus dont les 14 morceaux dispensés en 35 minutes sont autant salutaires musicalement que politiquement : ‘Here’s the newest American crisis / Thanks to evangelical ISIS / People suffer in the streets each day / While you take a little change / From the offering tray / It’s another American crisis / You can see how the lives divide us/ World turning darker every day / In a fucked up USA » ! (Trad : ‘Voici la nouvelle crise américaine / Merci à l’ISIS évangélique / Les gens souffrent dans les rues chaque jour / Pendant que vous prenez un peu de monnaie / Dans le plateau des offrandes / C'est une autre crise américaine / Vous pouvez voir comment les vies nous divisent / Le monde devient de plus en plus sombre au fil du temps / Dans un USA foutu !’)

Bob Mould — New Release: Distortion CD/LP Box Sets

The Entrepreneurs

Wrestler

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« Wrestler » constitue le deuxième elpee de ce trio danois, un disque qui fait suite à « Noise & Romance », paru en 2019. Un groupe dont la musique, riche en contrastes, mêle à la fois la noisy, le shoegaze, le grunge, le post et le punk rock. Notamment. Ainsi, si le tempo peut se révéler aussi versatile que chez Pavement, l’emphase et les harmonies vocales éthérées (NDR : Bertelsen chante en falsetto) sont susceptibles de rappeler Flaming Lips voire le Mercury Rev originel (NDR : « Cinnamon girl » bénéficie même d’arrangements luxuriants), alors que le titre maître baigne carrément dans le slowcore. Les guitares grincent, gémissent, dissonent, percutent, agressent ou charment. Le drumming peut se révéler aride ou versatile. « A good year to go across country » adopte même un tempo pixiesque. Et la ligne de basse devient mordante tout au long de « (What’s so fucking strange about) my idea ». Plus expérimentale et électro, beats y compris, « Gonzo », la plage qui clôt cet elpee, évolue sur un rythme krautrock tout en concédant des accords de gratte funk.

Enfin, les textes abordent le thème de la dualité entre le passé et le présent ainsi qu’entre la société et l’individu…

Bananagun

The true story of Bananagun

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Alors qu’il nous est interdit de quitter notre chère Belgique pour y prendre quelques jours de vacances, sous des climats plus cléments, il est indispensable de dénicher un exutoire. La musique peut remplir ce rôle à merveille et Bananagun appartient sans aucun doute à cette catégorie de groupes très susceptibles de vous donner la banane (difficile de passer à côté de ce facile jeu de mots…), tout en projetant dans votre imaginaire un séjour au sein d’une contrée lointaine, exotique et davantage ensoleillée. On a d’ailleurs l’impression de pénétrer dans la jungle, en intro de « Bird Up ! »…

« The True Story of Bananagun » constitue le 1er elpee de cette formation australienne, issue de Melbourne, très exactement. Les 11 plages de cet opus sont sculptées dans un psyché/rock aux réminiscences 60’s, mais dont le climat tropical est entretenu par des percus, de la flûte, des synthés, des cuivres, des riffs de gratte et surtout des rythmes empruntés au funk et à l’afrobeat. Pas étonnant que la plupart des compos soient nées lors de jam sessions. La musique proposée évoque ainsi tour à tour Talking Heads circa « Remain in light », la formation brésilienne Os Mutantes ou encore Feli Kuti voire William Onyeabor. Et non seulement elle est dépaysante, mais elle incite le mélomane à remuer. Difficile d’ailleurs de résister aux 7 minutes de « People Talk Too Much », dont le groove est tout bonnement hypnotique. Enfin, cerise sur le gâteau, les mélodies se dévoilent au fil des écoutes et finissent par accrocher…

Hâte d’effectuer un voyage en leur compagnie, lors d’un futur concert !

Clap Your Hands Say Yeah

New Fragility

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Seize ans plus tôt, Clap Your Hands Say Yeah créait le buzz sur la toile à une époque où les mélomanes achetaient encore des cds et les plateformes musicales n’avaient pas encore une emprise aussi conséquente sur le public lambda. A cette époque, donc, éponyme, le premier opus de cette formation new-yorkaise faisait florès, surtout dans l’univers de la scène indie rock. 

Caractéristique principale du band, la voix nasillarde d’Alec Ounsworth, et puis une expression sonore manifestement inspirée par James. Dans la foulée, « Some Loud Thunder » (2007) et Hysterical (2011) parviennent encore à susciter un certain engouement auprès des premiers aficionados. Mais les deux long playings suivants (« Only Run » en 2014 et « The Tourist » en 2017) annoncent un inexorable déclin.  

Pour enregistrer le sixième album, Alec –seul rescapé du line up initial– semble avoir retrouvé l’inspiration. Un peu comme lors des débuts de CYHSY. En outre, il s’est chargé de la mise en forme, de la composition, des arrangements et de l’écriture. Des textes qui relatent les traumatismes causés et les interrogations soulevées par une Amérique victime du ‘trumpisme’.

Lyriques, les compos bénéficient d’une instrumentation plus riche, à l’instar d’ « Innocent Weight », une plage tapissée de cordes. Le disque recèle également une belle ballade acoustique (« Where They Perform Miracles »), traversée par une superbe intervention à l’harmonica. Enfin, le songwriter nous rappelle qu’il a conservé son sens aiguisé de la mélodie sur les excellents « Hesitating Nation » ou encore sur « Mirror Song ».

« New Fragility » devrait rendre une bonne partie de son crédit à Clap Your Hands Say Yeah. En espérant qu’Alec Ounsworth poursuive sur la même voie…

Khruangbin & Leon Bridges

Texas Sun (Ep)

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Coïncidence, mais à l’écoute de ce « Texas Sun », les premiers rayons de soleil commençaient à faire leur apparition. Parce que cet Ep est chargé de bonnes ‘vibes’. Quatre plages livrées de conserve par le trio enfumé Khruangbin et le soulman Leon Bridges ! Après avoir tourné ensemble en 2018, les artistes ont voulu immortaliser ce périple sur disque. Une excellente idée qui permet de savourer cette synergie entre la voix gospel de crooner de Leon et les rythmes très cool, quasi dub, du groupe de Houston à la pointe de la hype. ‘Si vous laissez la musique faire ce qu’elle est censée faire, elle se révélera d’elle-même’, a déclaré Laura Lee, bassiste de Khruangbin. A méditer !

Naked (In A Sphere)

Third Eye (Ep)

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Ecrire quelques mots au sujet d’un disque paru il y a 6 ans constitue un exercice périlleux. L’Ep « Third Eye » de Naked (In a Sphere) attendait en effet dans ma pile des disques encore à chroniquer, depuis 2015. Après quelques écoutes, difficile de dire si ce sont les goûts qui ont évolué à ce point depuis lors, mais ces légères réminiscences d’Evanescence (NDR : ça rime !) me sont totalement étrangères et semblent diablement datées…

Active depuis 2011, la formation sarthoise propose, tout au long de « Third Eye », un rock FM plutôt conventionnel teinté de sonorités trip-hop. Tout est bien réalisé mais vraiment trop ‘propre’ pour laisser une trace quelconque dans l’esprit de votre serviteur…

TV Priest

Uppers

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Premier elpee pour ce quatuor londonien fondé en 2019. Une œuvre qui baigne dans le post punk. Mais un post punk particulièrement dynamique et créatif. Parfois tapissé en toile de fond d’indus. Hormis l’interlude ambient « History work », les onze autres plages de « Uppers » remuent les tripes. Bien sûr le climat est, en général, sombre, reflétant un sentiment de désespoir, de hargne ou de colère, un sentiment exacerbé par la voix déclamatoire et caverneuse de Charlie Drinkwater dont les intonations semblent empruntées à Mark E. Smith, feu le leader de The Fall –encore que sur « Leg room », on pense plutôt à Captain Beefheart (NDR : oui, Don Van Vliet est également décédé, mais huit ans plus tôt) ; mais ce climat est propice à l’envoûtement.

Les guitares sont acérées, tranchantes, parfois trempées dans le funk blanc (« The big curve », « Decoration »), la ligne de basse est mordante comme celle de Jean-Jacques Burnel (The Stranglers), la rythmique lourde, mais offensive et les claviers s’avèrent aussi grinçants qu’acides. Et puis, malgré la complexité des morceaux, le sens mélodique est préservé. Enfin, l’opus s’achève par l’irrésistible « Saintless », un hymne de plus de 7’ qui monte progressivement en intensité avant d’atteindre son point culminant proche de l’euphorie…

Un must !

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