L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Chroniques

Daniel Johnston

The story of an artist

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Dessinateur, chanteur, pianiste et guitariste, Daniel Johnston est né en 1961. Il serait à l’origine de la lo-fi. Faut dire qu’une bonne moitié de son œuvre ne figure (figurait), à ce jour que sur des cassettes, enregistrements qu’il distribuait ou vendait au gré de sa fantaisie. Après y a voir collé un des ses dessins. Surtout à ses débuts. Sur ces supports sonores, la qualité sonore est souvent fort limite, mais les compos, sculptées dans le rock, le folk ou la pop trahissent un sens mélodique particulièrement aiguisé. Des chansons qu’il interprète d’un timbre étonnement juvénile. Munster a décidé de graver ses premiers enregistrements, composés entre 1980 et 1986, sur compact discs. Et de les publier sous un même box. Après remasterisation. Le disque promo, objet de cette chronique, recèle 24 de ces morceaux, puisés parmi les différentes rééditions.

Maniaco-dépressif, Daniel a été interné à plusieurs reprises. Et à chaque sortie, il a refait surface. Souvent en bénéficiant du concours de ses admirateurs. Parmi ses plus grands fans, on retrouve ainsi Beck, Jad Fair, mais aussi les membres de Sonic Youth et de Butthole Surfers. Sans oublier Adem et James Yorkston. Ces deux derniers avaient d’ailleurs permis à Johnston de remonter sur les planches, en juillet 2007, lors d’un concert accordé à Islington, en Angleterre ; un événement immortalisé sur Dvd.

Insidious Disease

Shadowcast

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Insidious Disease est le nouveau ‘Supergroupe’ death métal. Le milieu du métal extrême ressemble parfois à un immense club échangiste. Les musiciens passent d’un groupe à l’autre, forment des projets parallèles, sortent des disques solo ou sont invités sur les albums d’autres formations. Bref, il est quasiment impossible de dénicher un musicien ‘death’ ou ‘black’ qui ne soit pas impliqué dans plusieurs bands différents. Si certains d’entres eux se contentent d’une petite infidélité de temps à autre, il y en a, par contre, qui sont de véritables partouzeurs.

C’est le cas, par exemple, de Shane Embury. L’imposant bassiste anglais de Napalm Death, est bien connu pour frotter ses gros doigts velus sur les manches (des basses) de Lock Up, Brujeria, Unseen Terror, Warhammer, Meathook Seed, Venomous Concept, Azagthoth, Drop Dead, Blood from the Soul et j’en passe. Le batteur américain Tony Laureano (Nile) est un autre échangiste musical compulsif. Son patronyme apparait sur les listes de membres de clubs aussi privés qu’Acheron, Angelcorpse, Astaroth , God Dethroned, Internecine, Malevolent Creation, Nidingr, 1349, Aurora Borealis, Belphegor, Brujeria, Devolution, Dimmu Borgir, Eulogy, Naphobia, Nachtmystium, Sanctification, The Black Dahlia Murder, Insidious Disease et Kult ov Azazel.

Bien qu’ils soient un peu moins portés sur la chose, les autres membres d’Insidious Disease, ne sont pas non plus adeptes de la fidélité musicale. Le guitariste norvégien Silenoz (Sven Atle Kopperud, comme l’appelle sa maman), est aussi le six-cordiste de Dimmu Borgir, Nocturnal Breed et Malefic. Jardar, l’autre guitariste est le plus raisonnable du lot puisqu’Insidious Disease constitue sa seule tromperie à Old Man’s Child. Marc Grewe, le dernier de ces pervers notoires jouit d’un statut quasi culte, puisqu’il est le hurleur de l’une des plus anciennes formations death métal allemandes : Morgoth. Ses adultères musicaux, l’ont, quant à lui, amené à partager la couchette du tour bus d’Action Jackson, Comecon et Power of Expression.

Cette liste (non-exhaustive) des inconstances de nos cinq instrumentistes lubriques vous a déjà probablement mis le morpion à l’oreille : le virus de la maladie insidieuse qu’Insidious Disease transmet via son premier album « Shadowcast » a été cultivé sur une vielle souche du métal de la mort ! ‘Death Metal Old School’, le mot est lâché. En tant qu’experts du style, les cinq gangbangers savent que pour donner du plaisir, le death métal doit rester simple et brutal. Ne pas être trop technique, trop poli ou trop mélodique. « Shadowcast » évoque l’agressivité morbide des vieux opus d’Entombed, Death, Suffocation, Grave et même parfois le death ancestral de Celtic Frost. Cependant, le son puissant et moderne séduit davantage, même les amateurs de death moderne pré-pubères. L’organe vocal de Marc Grewe, moins guttural et standardisé que celui de la plupart des groupes death actuels, renforce encore agréablement ce côté ‘old school’.

Sans être innovateur, voici un album qui sort vraiment de la masse. Et, chose rare pour un album de death métal ; après 36 minutes, on en redemande ! Encore, encore, …

Herbie Hancock

The Imagine project

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Herbie Hancock vient donc de fêter ses 70 balais. Pour célébrer cet événement, ce compositeur d’exception et remarquable pianiste a donc décidé d’enregistrer un nouvel album, « The Imagine Project ». Il s’est donc entouré une pléiade de collaborateurs notoires issus de l’univers du jazz, mais également du rock, de la pop, du blues, du r&b et de la world, pour concrétiser ce projet. Il a, en outre, enregistré les compos, au sein des pays des musiciens invités, histoire de communiquer le feeling des différents lieux aux compos. Et confié la mise en forme au producteur Larry Klein (partenaire de Joni Mitchell, Madeleine Peyroux, Luciana Souza, Tracy Chapman, Melody Gardot et déjà impliqué sur l’album d’Hancock, « River »).

Véritable icône de la musique contemporaine, Hancock adore expérimenter. Fusionner et transcender les genres. Et c’est ce qu’il a voulu, à nouveau réaliser, sur cet elpee. Une constante, les ivoires d’Herbie. Il n’en fait jamais trop, mais ce sont ses accords parcimonieux et judicieux au piano qui font vibrer les compos. Mais passons un peu au crible les 10 plages de cet opus.

« Imagine » de John Lennon. Un classique. Y participent notamment Seal, Pink, Konono No l, Jeff Beck, Oumou Sangare, India.Arie, Lionel Loueke et Marcus Miller. Malheureusement, les vocalistes veulent en faire un peu trop. Un peu comme dans la Star’Ac. Et gâchent l’excellence de l’instrumentation.

A contrario, sur le « Don't give up » de Peter Gabriel, Pink et John Legend conjuguent leurs timbres à merveille. Sans en remettre trois couches. Un grand moment d’émotion.

Signé Baden Powell/Vinicius De Moraes, l’adaptation de « Tempo de amor » bénéficie la participation de la Brésilienne Céu, et exhale un petit parfum latino très rafraîchissant…

Derek Trucks et Susan Tedeschi se partagent les voix sur le « Space captain » de Matthew Moore. Pour les amateurs de gospel, exclusivement

The Chieftains, Toumani Diabate et Lionel Loueke épaulent Herbie lors de la cover du “The times, they are a’ changin’ » de Bob Dylan. La superbe voix de Lisa Hannigan me rappelle une certaine Mélanie.

Issu de la plume de Juan Esteban Aristizabal, « La tierra » baigne également dans un climat latino. Et c’est la superstar Juanes qui se charge des parties vocales.

Les musiciens de Tinariwen et Los Lobos participent à l’« Exodus » de Bob Marley, une version revue et corrigée par la formation malienne. Superbe !

Encore une belle réussite. Le “Tomorrow never knows” des Fab Four. Dave Matthews est au chant et à la guitare. Matt Chamberlain aux drums. Encore plus psychédélique que l’original.  

L’organe vocal de James Morisson domine le « A change is gonna come » de Sam Cooke. Si vous aimez les vocalises r&b. Pas ma tasse de thé.

Le « The song goes on » de Larry Klein nous projette en Inde. La sitariste Anoushka Shankar (NDR : la fille de Ravi est soutenue, pour la circonstance, d’une myriade de musiciens locaux), s’y révèle vraiment brillante. Chaka Khan ne l’est pas moins, mais sa voix se fond parfaitement dans l’ensemble, tout comme le saxophone de Wayne Shorter. Envoûtant !

Enfin, pour que votre info soit complète, sachez que pour célébrer l’anniversaire d’Herbie Hancock, Sony Music publiera, en septembre, un coffret intégral de 35 Cds regroupant l’ensemble de ses albums enregistrés pour Columbia entre 1972 et 1988.

 

Gorillaz

Plastic Beach

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2D, Noodle, Russell et Murdoc se tiennent tranquilles, un cocktail à la main et les pieds dans l’eau. Les quatre ‘virtual heroes’ ont rassemblé du beau monde autour de leur ‘Plastic Beach’. C’est à Snoop Dogg que revient l’honneur de délivrer le petit speech d’ouverture (« Welcome To The World Of The Plastic Beach ») et déjà, ça le fait grave. Les hôtes ne se sont pas foutus de la gueule des convives. En guise de première danse, « White Flag » prend un envol arabisant, sorte de séquelle orientale au projet « Monkey : Journey To The East ». La promenade ne fait que commencer, mais le quatuor en fait déjà voir de toutes les couleurs à leurs invités au travers d’hymnes estivaux aux atmosphères diamétralement opposées (l’intriguant « Stylo » suivi d’un « Superfast Jellyfish » délirant et soutenu par De La Soul et Gruff Rhys).

Au terme de cet échauffement, un magnifique coucher de soleil. En fond sonore, le splendide « Empire Ants ». Gorillaz a sorti le grand jeu, en compagnie de Yukimi Nagano de Little Dragon. Les invités de marque se succèdent alors à une vitesse folle. Ainsi, Mark E. Smith (The Fall) s’active sur un « Glitter Freeze » déboulant à du 100 à l’heure avant de donner le relais à un Lou Reed relax derrière son « Some Kind Of Nature ». S’ensuit un petit tour du côté de la bien nommée ‘Melancholy Hill’ où Albarn prend les choses en main, seul. L’air se rafraîchit. Sur le chemin du retour, le chanteur conte ses déboires à qui veut l’entendre au son d’un « Broken » qui parvient, judicieusement, à focaliser toute l’attention sur lui. La promenade se clôture autour d’un feu de joie sur une plage d’où s’échappent des sons hypnotiques (« Plastic Beach », « To Binge »). Mos Def et Bobby Womack, qui se relayaient  au micro de « Stylo », s’y succèdent cette fois (« Sweepstakes », « Cloud Of Unknowing ») pour un ultime adieu. Les festivités touchent à leur fin. 2D, Noodle, Murdock et Russell remontent alors à bord de leur « Pirate Jet » avant de filer vers de nouvelles aventures. Et si leur nouvelle destination est aussi surprenante que celle-ci, dieu sait qu’on sera les premiers au rendez-vous…

Fehlfarben

Glücksmaschinen

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Souvenez-vous, en 1982, « Ein Jahr (Es geht voran) » cartonnait au sein des charts internationaux. Une compo issue du premier elpee de Fehlfarben, « Monarchie und Alltag », paru deux ans plus tôt. Depuis, la formation allemande (NDR : fondée à Düsseldorf, en 1979) n’est plus jamais parvenue à renouer avec le succès. Changements de line up, séparations, reformations, ont même émaillé le parcours du combo, au cours des trois dernières décennies. Peter Hein, le leader et vocaliste, s’était même barré pour embrasser une carrière individuelle, à l’issue de la sortie de ce long playing. Pour revenir au bercail, en 2003.

« Glücksmaschinen », le nouvel album de la formation germanique, recèle une compo qui vaut son pesant d’or : « Neues leben ». Digne de leur hit du début des eighties. Tout y est : la fureur lyrique, le groove de la ligne de basse et les pulsions électro industrielles. Sans oublier les lyrics qui traitent de la situation socioéconomique contemporaine. Des thèmes qui alimentent d’ailleurs la plupart des textes de ce disque. Malheureusement, le reste de la plaque fait un peu pâle figure. Il y a bien encore le titre maître, dansant et mélodique, qui nous replonge dans l’univers post/punk (NDR : ou new wave, si vous préférez). Ou encore « Vielleicht leute 5 », caractérisé par son clavier vintage et ses accès de basse ténébreux, cold, même s’il est quelque peu gâché par des interventions vocales, un peu trop approximatives. Voire le final « Respekt ? », rappelant que les musiciens de Fehlfarben sont toujours des inconditionnels du Clash (NDR : et certainement du classique « The magnificent seven »). Un Ep aurait suffi !

 

Eluvium

Similes

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Pourquooooooooooooi ? Pourquoi faut-il qu’ils se mettent tous en tête de pousser la chansonnette ? Matthew Cooper, alias Eluvium, suit les traces de The Album Leaf en introduisant ses cordes vocales au sein de mélopées atmosphériques qui se suffisaient largement à elles-mêmes. Bon, ici, les dégâts sont plus ou moins contrôlés. Cooper se contient et conserve une large proportion de l’esprit originel de son travail. N’empêche, les paysages sonores du talentueux compositeur ambiant perdent un peu de leur intérêt. « An Accidental Memory In Case Of Death » et « Copia », les deux précédents opus, étaient de vraies petites bulles d’oxygène, sans artifice. « Similes » marche au pas et se veut un peu plus mainstream.

Il faut dire que l’intérêt manifesté par les kids, aux œuvres symphoniques néo-classiques, est plutôt quelconque. Alors Eluvium nous pond cinq morceaux à l’esthétique, si pas radiophonique, au moins télévisuelle (« The Motion Makes Me Last », « Leaves Eclipse The Light » ou « Weird Creatures » ne feraient pas tache en fond sonore de « Grey’s Anatomy » ou d’un autre feuilleton de ce genre). Mais ce n’est qu’au cœur de « Bending Dreams », « Nightmare 5 » et « In Culmination » que l’on retrouve l’âme véritable du projet de Matthew Cooper. « Similes » risque de fâcher plus d’un fan de la première heure.

D.O.A.

Talk – Action = 0

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Le portefeuille des fans de D.O.A. est soumis à rude épreuve. Le mois dernier, nous n’avions pas trop été emballés par la réédition de l’album « Let’s Wreck The Party », un disque publié à l’origine, en 1985. Il n’en va pas du tout de même pour « Talk-Action=0 », le nouvel opus des parrains du punk canadien. Pour leur offrande 2010, Joe ‘Shithead’ Keithley et ses compères ont eu l’excellente idée de renouer avec les racines de leur jeunesse et d’enregistrer un pur disque punk rock dans la lignée des classiques « Something Better Change » (1980) et « Hardcore’81 » (1981).

« Talk-Action=0 » (NDR : à ne pas confondre avec l’album live au nom quasi identique « Talk Minus Action Equals Zero », sorti en 1991 chez Roadrunner) a été produit par Joe ‘Shithead’ Keithley en personne ; et, le gaillard sait manifestement comment son groupe doit sonner.

‘Shithead’ est un punk véritable. Ses lyrics sont donc anarchistes et contestataires. Fidèle à son style, il dénonce de manière sarcastique toutes les dérives de la société : religion, banques, société de consommation, police montée canadienne, personne n’est épargné. Tant mieux, c’est le rôle du punk !

Les compos de l’elpee oscillent du violent et speedé (« That’s Why I’m An Atheist », « They Hate Punk Rock ») aux hymnes contestataires incontournables (« Rebel Kind », « The R.C.M.P. », « Don’t Bank On A Bank », « The Times They Are A-Changin' ») en passant par le rock mélodique (« I Live In A Car », « Captain Kirk, Spock, Scotty And Bones », « Looking For A World »).

Marre d’entendre pleurer des keupons ados yankees à deux balles ? Besoin d’un véritable disque contestataire, honnête, violent et mélodique à la fois ? « Talk-Action=0 » est le disque qu’il vous faut ! Chez D.O.A., le punk a retrouvé son but premier : Rébellion !

 

Del-Toros

Del-Toros

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Cette agréable petite curiosité nous vient tout droit de la ville d’Alkmaar, dans le Nord de la Hollande. Del-Toros est un trio musclé qui fait revivre à sa façon un genre musical disparu depuis le milieu des années soixante : le Surf Rock.

Nous ne parlons évidemment pas ici de la ‘surf pop’ acidulée des Beach Boys. Mais du surf rock original de combos américains des sixties comme Dick Dale and the Del-Tones (NDR : le nom ‘Del-Toros’ serait il un hommage au Del-Tones) ou encore The Lively Ones dont le « Surf Rider » de 1963 a été choisi par Quentin Tarentino pour la B.O de son « Pulp Fiction ». A ses débuts, le surf rock est un style principalement instrumental. Les titres sont courts. Les rythmes de batterie rapides. Les guitaristes usent et abusent du vibrato/trémolo. Après avoir connu un énorme succès en Amérique, le surf rock disparaît. Nous sommes alors au milieu des sixties. Se produit alors l’invasion de combos britanniques comme les Who et les Rolling Stones dont la musique, beaucoup moins insouciante que le Surf Rock, est plus adaptée au contexte de l’époque (guerre du Vietnam, révoltes étudiantes, …) Ce qui ne va pas empêcher, au cours des 4 dernières décennies, certaines formations punk, psychobilly ou skate punk de revendiquer encore l’influence de la scène surf rock dans leur expression sonore.

Les Del-Toros, eux, ne se contentent pas seulement de se réclamer du surf rock. Ils font du surf rock. Même si quelques entorses ont été causées au style original : la musique n’est pas instrumentale. Guido, le guitariste et Sicco, le bassiste, se partagent des vocaux rugueux comme du papier de verre. Et, si les titres sont courts, les rythmes de batterie rapides et la guitare toute en vibrations et en tremolos, il faut tout de même souligner que le style du trio hollandais est bien plus musclé et énergique que celui des combos américains des sixties. Du surf rock, oui, mais plombé à l’aide d’une bonne ration de punk, de hard rock et même de stoner.

Ce premier album éponyme n’a qu’un seul défaut : sa durée. Les filles vous le diront : vingt-deux minutes, c’est un peu court quand on prend son pied.

Plage, surf et pogo, l’été 2010 commence vraiment bien !

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