Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Chroniques

Seabear

We Built A Fire

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Le volcan Eyjafjöll aura beau clouer les avions au sol, il n’en demeure pas moins impuissant face aux violentes ondes oniriques qui s’évadent des côtes islandaise pour éclairer les cieux indie internationaux. Cette révolution indie n’est pas exclusive de ‘la terre de glace’, elle surgit de tous les icebergs scandinaves. Un souffle glacial qui porte des airs tétanisés de poésie, d’esthétique épurée, d’instruments novateurs, de voix éthérées… Un îlot blanc peuplé de quelque 320 000 habitants qui interroge notre inertie par le nombre indéfinissable de groupes atypiques et talentueux qui explose chaque année : Sigur Rós, múm, Ampop, Borko, Jónsi, Sin Fang Bous, Arnalds Ólafur, Parachutes, Emilíana Torrini… Ce pays devient progressivement une référence en matière de pop et de post-rock : les Californiens de The Album Leaf enregistrent, d’ailleurs, dans les studios Sundlaugin de Jón Þór ‘Jónsi’ Birgisson (Sigur Rós), assez régulièrement.

Né d’un projet solo lofi imaginé par le chanteur multi-instrumentiste Sindri Már Sigfússon (Sin Fang Bous, Seabear épousera les formes d’un septuor expérimental lors de la confection de son premier album, "Ghost that carried us away", paru en 2007. Grâce à l’arrivée de Gudbjorg Hlin Gudmundsdottir, Ingibjörg Birgisdóttir, Halldór Ragnarsson, Örn Ingi Agustsson, Kjartan Bragi Bjarnason et Soley Stefánsdóttir, Seabear se pare de six artistes complets évoluant respectivement sur un projet personnel. Projets aux larges éventails artistiques passant de la musique (Kimono, Skakkamanage) aux arts visuels.

Ces multi-instrumentistes métamorphosent l’indie pop minimaliste de "Ghost that carried us away" et subliment « We Built A Fire » de sons folks résolument plus orchestrés. D’emblée, « Lion Face Boy » marque le coup par une rythmique plus grave, moins naïve. Une orchestration ornée de cuivres, de claviers vintages, d’accordéon qui orbitent autour d’une voix posée et tendrement pop. L’omniprésente présence de la guitare électrique et de la batterie sur l’ensemble de l’album ajoute un supplément de caractère aux compos. Seules les interventions incongrues du violon viennent briser le rythme (« Fire Dies Down »). Une piste  qui reflète d’ailleurs la structure générale et originale du disque où le rythme et la rupture de rythme sont toujours finement ciselés. Ces changements de rythme et cette alternance de passages posés et plus incisifs se lisent parfaitement sur « Fire Dies Down ». La piste s’ouvre lentement sur quelques arpèges de piano aigus, une guitare discrète, un violon mélancolique et succombe subitement sous des rythmes pop-folk excités. Bref, un concept album aux paroles gravitant autour du champ lexical du feu (« We Built A Fire », « Fire Dies Down », I’ll Build You A Fire », « Warm Blood…) habillé d’arrangements complexes sous haute surveillance.

Cependant, le néo-collectif islandais excelle davantage sur les chansons enlevées présentes dans la deuxième partie de la galette. Dès « Softship », les rythmes détonnent et revisitent les champs shoegazing et dream pop. Atmosphères chargées aux ruptures noisy magistralement maîtrisées sur l’excellent « Warm Blood ». Session euphorique durant laquelle un folk americana demeure présent en filigrane.  

Le très recommandable Clash Magazine a décrit Seabear comme la rencontre improbable de Sufjan Stevens répondant à un Unplugged d’Arcade Fire. Quant au Rolling Stones Magazine, il qualifie Sindri Már Sigfússon de nouveau ‘Beck islandais’. Eloges contestables mais non des moindres.

Preuve, s’il en est, que l’Islande possède des artistes aux dons exceptionnels et produit régulièrement des musiciens inédits.

Pour ceux qui auraient raté les sept de Reykjavik, ce 12 mai dernier, lors des dernières Nuits Botanique, une séance de rattrapage est prévue le 13 août prochain lors des Doux Vendredis d’Août au Théâtre Royal de Namur.   

MuséeMécanique

Hold this ghost

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Après avoir accordé une surprenante performance folk-rock en support act de Get Well Soon, à l’AB Club de Bruxelles, ce 11 mars dernier, où la formation étasunienne présentait un trio de multi-instrumentistes séduisants, composé de l’ancien claviériste de Tristeza, Sean Ogilvie (chant/ clavier/guitare/accordéon/mélodica), de Matt Berger (batterie/percussions/glockenspiel) et de Micah Rabwin (chant/guitare/scie musicale/clavier), Musée Mécanique nous régale d’un album aux ondulations sonores, vibrant davantage sur des vagues pop que folk.   

Ce nom, volontairement emprunté au célèbre musée brocante de San-Francisco, bâtiment  reconnu pour abriter une collection singulière d’artefacts, de boîtes à musique mécaniques, d’antiques machines Arcade et de nouvelles technologies, reflète parfaitement le propos délibéré de Micah Rabwin déterminé à fabriquer des chansons artisanales et uniques à l’aide de matériaux d’hier et de demain : ‘Nous aimons faire des chansons qui aient leur propre âme, tout comme les machines qu'ils ont là-bas au musée’. Tel un bateau intemporel qui résonne d’images et de sons, « Hold this ghost » prend le large et navigue sans fin vers des rivages pop/folk nostalgiques et rêveurs. Naturellement. Accoutré d’instruments de friperie, d’équipements naufragés et d’électronique vintage. Symbiose entre humanité et technologie qui prendrait la forme d’une boîte à musique folk résonnant de mélodies soufflées d’un passé riche de mystères, d'émerveillement (« Fits And Starts ») et s’enrichirait délicatement de l'ère du numérique (« Our Changing Skins »). Bref, un pop-folk moderne qu’indiffèrent les influences classiques américaines et se marginalise par ses arrangements luxuriants et ses fondements électroniques.

Initialement produit et conçu par Rabwin et Ogilvie –mixé par Tucker Martine (The Decemberists, Sufjan Stevens et Laura Veirs)– le trio de Portland se métamorphose en quintette pour bâtir les piliers fondateurs de son premier opus baigné d’un pop/folk atemporel et bucolique. Les deux musiciens supplémentaires subliment les orchestrations de basse, de glockenspiel, de lecteur de cassettes (Jeff Boyd), de claviers, de lap steel, de mélodica et de percussions (Brian Perez) ; et consolident les fondements d’un puits bruissant de mélodies lyriques délicates et complexes. Un combo indie qui se moque des conventions et jongle avec dextérité d’une multitude d’instruments rarement vus dans l'industrie moderne. 

Le timbre cotonneux de Micah Rabwin, les calmes vagues sonores et le ton mélancolique de « Like Home » tracent l’esquisse parfaite d’un indie folk aux arrangements méticuleux. Une piste qui se dresse comme l’archétype idéal pour tout amateur du genre. 

C’est l’histoire d’un groupe d'amis féroces et d’artisans fantasques qui explorent le temps et le son. Un voyage au cœur des paysages épiques de Pink Floyd et des chemins de traverse sensibles et accrocheurs de l’acid-indie de The Flaming Lips.

Musée Mécanique, une nature authentiquement distincte. Le refus viscéral des vagues qui moutonnent…

 

Mongo Ninja

No Cunt For Old Men

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« No Cunt For Old Men », « Broken Cock », « Wheelchair Hooker », « Fuck It All », « I Hate Your Girlfriend, She Don’t Wanna Fuck Me » ou encore « Pissing in The Wishing Well » (NDR : je vous fais grâce des traductions, elles seraient de toute façon censurées par notre rédacteur en chef) : vu les titres choisis par Mongo Ninja, pour cet album, je doute fort qu’il remporte un jour un concours de poésie. Par contre, si la Norvège décidait de décerner un ‘award’ au combo métal/punk le plus violent et le plus tordu du pays, le quintet d’Oslo aurait de fortes chances de faire partie des nominés.

Dans leur biographie, les Mongo Ninja se décrivent comme une ‘bande de vieux qui jouent de la musique d’adolescents’. Bien que tous vétérans de la scène norvégienne (NDR : la bio cite, entre autres, des participations à Emperor, aux Datsuns, aux Cumshots et à Blood Tsunami), les cinq ‘old men’ sont toujours très énervés ; et, il faut bien l’avouer, un brin déjantés. Kristopher (chant), par exemple est une véritable vedette de la télévision norvégienne. Celle-ci l’employait pour réaliser, en direct, des défis aussi subtils que chanter la tête enfoncée dans un poisson mort, marcher avec des pains à la place des chaussures, manger un lièvre entier (fourrure comprise) ou essayer de travailler comme prostituée en Thaïlande. Bref, le fils que vos parents ont toujours rêvé d’avoir. 

D’un point de vue purement musical, Mongo Ninja pourrait être décrit comme un coït brutal et furtif entre le heavy rock’n’roll de Motorhead, le death lourdingue d’Entombed, le trash humoristique de S.O.D. et le punk furieux de Discharge. Enregistré dans l’urgence, en seulement 48 heures, « No Cunt For Old Men » distille 30 minutes d’adrénaline pure, de riffs assassins, de vocaux vicieux et surtout de fun apocalyptique.

Un disque sale, vulgaire, violent et surtout génial à classer au rayon ‘pas pour les lopettes’ de bibliothèque audio.

David Maxwell & Louisiana Red

You got to move

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De son véritable nom Iverson Minter, Louisiana Red est né en 1932. Pas en Louisiane mais dans l'Alabama. Cette légende vivante du blues a publié plus de cinquante albums sous son nom ; et "You got to move" constitue son second elpee concocté au cours de l’année 2009. Il fait suite à "Back to the black bayou", réalisé en compagnie de Little Victor's Juke Joint, un elpee qui avait reçu le concours de Kim Wilson. Il a d'ailleurs été honoré dernièrement pour ces deux productions.

Notoire au sein de la profession, David Maxwell est un pianiste particulièrement talentueux. Il est issu de Boston et ses collaborations sont innombrables. Epinglons, quand même, deux œuvres indispensables. Tout d’abord "Maximum blues piano", paru en 1997. Puis "Max attack", en 2005, pour lequel il avait bénéficié de la participation de ses célèbres amis Hubert Sumlin, James Cotton, Pinetop Perkins, Duke Robillard, Ronnie Earl et Kim Wilson.

Louisiana Red a le blues. Il le vit depuis sa naissance. Il est d’ailleurs né orphelin de sa mère. Et quelques années plus tard, son père est victime du Ku Klux Klan. Très jeune, il s’engage à l’armée. Et participe à la guerre de Corée, alors qu’il n’a que 16 ans. Le musicien a passé une grande partie de son existence, en Europe. Tout particulièrement en Allemagne. Il jouit d’ailleurs d’une plus grande notoriété sur le Vieux Continent qu’aux States. Mais il fait l’unanimité autour de lui. Autant pour sa gentillesse que pour le blues authentique dont il est responsable. Il est tellement contaminé par le virus du blues qu’il serait capable d’enregistrer dix albums par an, sans se forcer… David Maxwell en était bien conscient et lorsqu’il en a eu l’opportunité, il l’a invité pour participer à une session impromptue dans l’état de New England. C’était au cours de l’été 2007. Et la magie a opéré. Tout au long de cet opus, son blues très terre-à-terre est susceptible, à tout instant, de vous flanquer des frissons partout. Les musiciens sont très complices. Ils affichent une maîtrise naturelle de leurs instruments. Bien sûr, on a parfois l’impression qu’ils en remettent une couche, mais il faut reconnaître qu’ils nous éclaboussent de leur talent. Red est un adepte du bottleneck. Il est doué et force le respect dans cet exercice de style. Il aime attaquer les cordes, un goulot de bouteille autour du doigt. Ce qui lui permet de libérer un son métallique très caractéristique. Brillant, Maxwell est pétri de classe ; en outre, il est capable de s’immerger totalement dans le blues de son vieil ami. Red a toujours préféré les tempos lents ; et il le démontre une nouvelle fois sur cet elpee. Notamment lorsqu’il caresse ses cordes sur "Barbara Jean". Et comme ce vieux sorcier de Maxwell a tout compris d'Otis Spann, c'est le bonheur. Dès les premières notes de "Get your hands off my woman", on a l’impression de revivre une rencontre entre Muddy Waters et Otis Spann. La similitude est saisissante. Une seule plage est imprimée sur un tempo plus soutenu : "Going back to Memphis". Elle met surtout en exergue le jeu fluide de David aux ivoires. Douceur et tristesse infinie envahissent "You got to move". "New Jersey women" emprunte délicatement le célèbre riff de slide immortalisé par Elmore James. Et tout au long de "Been down so long", la sensibilité des partenaires est littéralement exacerbée. Une véritable propagande pour le blues !

 

Lightspeed Champion

Life Is Sweet ! Nice To Meet You.

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Lightspeed Champion est un drôle d’oiseau. Ancien membre de Test Icicles, mythique combo responsable d’une sorte de dance-punk/post-hardcore, Devonte Hynes alias Dev Metal a décidé de se lancer dans une carrière individuelle, sous le patronyme de Lightspeed Champion, tout en embrassant un style totalement différent. En 2008, ce Texan d’origine publie un premier elpee : « Falling Off The Lavender Bridge ». C’est le début de sa nouvelle épopée. Et elle sera folk. « Life Is Sweet ! Nice To Meet You » en est la suite logique. Un disque au cours duquel il parvient à sublimer son folk, en le teintant de britrock. Certaines compos sont même susceptibles de vous flanquer des frissons partout. Faut dire que notre Champion de couleur ébène est un remarquable compositeur. Ses chansons flattent instantanément l’oreille. Elles sont même contagieuses. Cet elpee ne réunit d’ailleurs que des tubes en puissance. Bourrée de sensibilité et parfois empreinte d’une grande fragilité, sa voix est troublante. Superbes, les orchestrations apportent, une profondeur presque mystique aux compos. Et la richesse de l’instrumentation ne perturbe jamais le sens mélodique.

Lightspeed Champion n’est peut-être pas loin d’avoir pondu le chef-d’œuvre de sa carrière. Non seulement il y étale toutes les facettes de son talent, mais ce magicien a découvert le philtre magique pour nous envoûter. 

Kool & The Gang

The Very Best Of Live In Concert

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Pour le commun des mortels, Kool & The Gang, ce sont les responsables d’une collection de superbes tubes, sur lesquels on ne se lasse jamais de danser. Pour les dragueurs, c’était avant tout de belles opportunités pour emballer une nana. Et enfin pour d’autres encore, ce sont des hits qui illuminent ces fantastiques 70’s ou encore ces horribles 80’s. En gros, Kool & The Gang, ce n’est qu’une histoire de tubes (NDR : ou de hits) ; et ça c’est cool (and the gang) ! Dans l’univers de la funk music, ce combo fondé dans le New Jersey a rapidement tué toute concurrence autour de lui. Qui ne possède pas un ‘best of’ de la bande aux frères Bell ? Et bien sachez que désormais, vous pourrez vous procurer un ‘very best of’, mais en ‘live’ ! 

Enregistré à Denver, en 2005, le concert qui a été immortalisé sur ce « The Very Best Of Live In Concert », déchire littéralement. Les musicos sont de véritables bêtes de scène. Les harmonies vocales sont impeccables et l’instrumentation bien en place. Les compos, pourtant parfois ringardes, suscitent un sentiment curieux mêlant nostalgie et excitation. Rien de bien neuf à l’horizon, mais en réécoutant des hymnes comme « Fresh », « Hollywood Swinging », « Ladies Night » ou encore « Celebration », on se rend compte que ce quatuor c’est une machine à danser, une fantastique machine à faire danser, et rien que ce profil, cela force le respect…

 

Jizzlobbers

Jizzlobbers

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Ne tournons pas autour du pot, il n’y a pas dix mille manières de le dire : nous adorons ce disque. Un jeune groupe punk mélodique qui, de nos jours, ne pompe pas le style de Green Day ou de The Offspring, c’est assez rare pour être souligné. Quand, en plus, il est bon, il faut absolument le crier sur tous les toits.

Jizzlobber est un quatuor allemand, originaire de la ville de Cologne. Il est né sur les cendres de Backwook Creatures, Havana Ragdolls et Public Toys. Son premier album éponyme est un petit concentré d’énergie punk rock mélodique. Contrairement à la plupart des combos californiens du même style, ces Allemands ne confondent pas mélodie et soupe pop commerciale pour ados. Ici, tout respire l’authenticité. Nul besoin de s’encombrer de fioritures : deux guitares, une basse et une batterie suffisent pour distiller un punk rock direct, aux mélodies accrocheuses et bourré d’un sens de l’humour bon enfant. Les Jizzlobbers aiment puiser dans leurs racines ; le punk bien sûr, mais aussi dans le garage rock des sixties et même le rock’n’roll des années cinquante.

Ce disque n’a pas d’autre prétention que de faire passer un bon moment. Et il y arrive parfaitement !

Turner Cody

Gangbusters!

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Herman Green? Adam Düne? Non, Turner Cody! Fans ou déçus par le dernier album du crooner lo-fi new-yorkais ou par celui des bardes folks franco-suédois ? Ruez-vous sur celui de cet artiste résidant à Brooklyn. Le titre de son elpee ? « Gangbusters ! » Il s’agit déjà de son neuvième long playing. Cet auteur/compositeur/interprète a un talent fou. En outre, il ne se contente pas de son aventure en solitaire, puisqu’il sévit à la basse au sein d’Herman Düne. Et c’est également un pote aux Moldy Peaches et à Jeffrey Lewis. Sa première expérience discographique en solitaire, remonte à 2002. Il avait publié une de ses compos sur le « Volume 1 » de la compilation Antifolk, parue chez Rough Trade.

Le folk de notre ami barbu est teinté de rock et de country. Cet excellent crooner du pauvre ne manque pas de classe pour interpréter ses compos. Sa bonne humeur est communicative. Il possède une diction très claire ; à tel point, que même si vous êtes nul en anglais, vous devriez comprendre ses lyrics. Des textes drôles voire loufoques contant ses histoires amoureuses ou ses voyages décalés à travers le monde. Imaginez Will Oldham, hanté par Tom Sawyer et le sourire aux lèvres. Lors des sessions d’enregistrement, Turner a reçu le concours de toute une série de collaborateurs. Beirut a prêté quelques uns de ses cuivres, Neman Herman Düne se charge des percus et David-Ivar (NDR : toujours un membre d’Herman Düne !) de la production.

Après avoir écouté cet elpee, on se demande si Cody n’est pas occupé de devenir le nouveau leader de la scène anti-folk. Encore que des plages nonchalantes comme « Au Revoir » ou « When We go » relèvent plutôt de la pop/folk de chambre. Personnage attachant, mais un peu décalé, Turner est un talent à l’état pur. Et il mérite assurément qu’on s’intéresse à son parcours. Enfin, pour que votre info soit complète, sachez qu’il a composé un morceau pour la B.O. du remarquable film noir de Jacques Audiard, ‘Un Prophète’ : « Corner of My Room »…

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