L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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June Road

June Road souffle sur les braises

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Après avoir gravé un premier Ep intitulé "Landscapes", fin septembre 2022, June Road est parti en tournée européenne à l'invitation du mythique groupe anglais Marillion. Le 28 avril dernier, il a sorti un premier single baptisé "Wish I could Stay" qui évoque les sensations que le groupe a pu connaître en tant qu'artistes : jouer dans des Zéniths et vivre cette tournée incroyable, hors norme pour un projet aussi neuf.

Un titre qui, comme le premier single, "Stay Warm", paru en février, figure donc sur son second Ep "Embers" qui signifie ‘braises’, comme une métaphore sur la chaleur des moments, des rencontres, des expériences et des souvenirs nés de cette tournée magique !

"Stay Warm" est à voir et écouter ici

STPH

STPH s’envoie en l’air dans les bleuets…

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STPH a sorti son premier single, accompagné d'un clip, afin de vous faire patienter un peu avant la sortie de son Ep.

Le titre "Les Bleuets" est à son image :  gentiment décalé et volontairement à double-sens dans les textes. Car, derrière cette chanson douce, ses sifflotements et cette guitare sèche, se cache en réalité le récit d'une partie de jambes en l'air BDSM.

"Les Bleuets", premier single à la mélodie accrocheuse et au texte faussement désuet envoyé en éclaireur de son premier album, "Maintenant que je suis grande", sortira à l’automne 2023.

A découvrir sous forme de clip

 

Asia (Belgium)

Les changements d’Asia…

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Trois mois après la sortie du titre "Vitriol" et de son premier album "Metamorphosis", Asia nous propose son second single.

Intitulé "Changes", il parle lui aussi de ces besoins de fracture avec le passé, de métamorphose et de changement par rapport à des événements anciens sur lesquels on n'a pas forcément de prise.

Pour découvrir le clip, c’est ici

 

 

Ladylike Lily

Ladylike Lily sème à tout vent…

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Ladylike Lily est de ces artistes qui ne s’arrêtent jamais de créer et de nous surprendre. Entre deux tournages de clips, elle nous invite à nous plonger dans une bande son qui l’inspire.

On y découvre ses ami.e.s, ses coups de cœurs, ses coups de foudres de tournée et quelques indispensables à sa vie, à travers une playlist qui parle d’amour, du printemps, d’oiseaux, de rivières, de ruptures et de renouveau.

Intitulé « Les graines oubliées », le nouvel opus réunit 17 titres superbement arrangés. Dès les premières notes, on reconnait l’empreinte et la voix douce, veloutée, de Ladylike Lily.

Chacun de ses morceaux nous conte une histoire, se teintant d’électro, de pop, de chanson et d’arpèges de guitare. Un album-voyage plein de poésie, à l’adresse des grands comme des petits.

Le clip d’animation de « La pluie d’automne » est à voir et écouter

 

 

RIVE

L’impact de RIVE…

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Quatre années séparent « Collision », le nouvel album de RIVE, de « Narcose », acte fondateur du duo mixte bruxellois paru en mars 2019.

En quatre années, Juliette Bossé et Kévin Brieuc sont passé.es par toutes les émotions. L’accueil élogieux de la critique et l’enthousiasme du public. Une tournée riche de voyages et de rencontres. Mais aussi un repli sur soi forcé par la pandémie. Et, pour Juliette, une histoire d’amour tumultueuse dont elle est ressortie métamorphosée, avec de profondes envies d’ailleurs.

Toutes ces expériences ont nourri les onze chansons de « Collision », qui ont été composées, écrites et produites en binôme à Bruxelles.

L’album s’enrichit des collaborations de l’artiste suisse Sandor, du pianiste prodige Sofiane Pamart et du trompettiste québécois Jipé Dalpé. Signe de l’ambition artistique de RIVE, le mixage de « Collision » a été confié à Lionel Capouillez, magicien de la console qu’on retrouve notamment derrière les productions de Stromae.

‘Mon écriture a évolué. Elle est moins abstraite que sur « Narcose ». Les chansons de Collision sont plus personnelles. Nous avons souhaité mettre la voix davantage en avant sur le mix final tout en respectant les productions initiales de Kévin, catchy et plus frontales’, explique Juliette.

Tout au long de « Collision », RIVE ne se cache plus, se montre plus accessible tout en restant exigeant et engagé, féministe, dans son questionnement sur le monde qui l’entoure. Une démarche qui nous invite à apprendre de nos collisions, à traverser nos séismes, nos rages et nos larmes pour s'élever à hauteur de rêve.

Là où, comme le chante Juliette sur « Rêver grand », ‘Tout est plus beau à l'horizon’

Extrait de cet LP « A-m-o-u-r- » est disponible sous forme de clip ici

 

 

Recorders

Le courrier de Recorders…

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Second clip en une semaine pour le groupe belge Recorders, qui opère son retour après 6 ans d'absence !

Son dernier opus, "Coast to Coast", remonte à 2016 ! Après une pause solo accomplie sous la forme du projet OKAMY, le chanteur et compositeur bruxellois Gordon Delacroix a pris le temps de composer une dizaine de nouvelles pistes qui prendront à l'automne la forme d'un nouvel album, le troisième du groupe. Il s’intitulera "Unsent Letters to a Sympathetic Monster". 

Un opus enregistré à Bruxelles par Charles de Schutter et masterisé par le producteur américain Dave Kutch (The Strokes, Billie Eilish, Beyoncé, etc.)

Pour patienter jusque-là, "Let You Go" est disponible sous forme de clip

Il a été réalisé par Gordon Delacroix, tourné en compagnie de la talentueuse actrice et cinéaste belge Sophie Maréchal au Maroc, et plus précisément à Essaouira.

L'idée était de montrer les deux facettes d'une rupture, ici représentée par l'orange et le bleu que chaque protagoniste va porter différemment…

 

DALTON

La connexion de DALTON

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DALTON serait-il l’un des secrets les mieux gardés du rock indé français ? L’un des plus étonnants, les plus originaux ? Ce trio parisien de garage pop (mais on pourrait aussi parler de pop bizarre ou de rock arty à son sujet) propose en ce mois de mai son deuxième album, “Soleil Orange”.

Et le moins que l’on puisse dire est que ce soleil s’avère rafraichissant. Un paradoxe de plus pour ce combo qui en est friand. On y retrouve, comme dans son précédent opus, un mélange de guitares abrasives venues du punk et des débuts de la new wave et des paroles en français à l’humour absurde et poétique. Mais le tout avec un son plus puissant, plus tranchant et qui s’aventure parfois judicieusement dans les sonorités électroniques (“Laure”, “160”).

On retrouve dans cet elpee une poignée de pépites, mi-pop, mi-hargneuses, qui sont autant de mini-hits en puissance. Fétichiste du détail qui cloche (“Pull sans Manches”), sociologue de la lose (“Station Total”, “Abandonne”), obsédé par la route et les Audi A3 (“160”, “Des Eblouissements”), le chanteur-guitariste, Patrick Williams, promène son parler-chanté avec son habituelle élégance sur les rythmiques nerveuses et millimétrées de JB Kiwiboy (basse, synthé) et Constant Popot (batterie, machines). Il balance des textes inquiétants et pince sans rire, où la catastrophe n’est jamais loin, mais chantés avec un lyrisme sec. A moins qu’il n’épingle les tics de l’époque et fasse la nique à Civitas (“Cours de Poterie”). Un peu comme si Nino Ferrer croisait The Fall à Belleville. Ou comme si Patrick Coutin (“J’aime regarder les filles”) s’acoquinait avec Sonic Youth ou Television.

Échappant aux classifications, cassant les poncifs, DALTON verse dans nos oreilles fatiguées une fraîcheur jouissive, une liberté de ton juvénile…

DALTON fait mentir le vieil adage qui veut que, dans le domaine du rock’n’roll, la magie s’estompe avec les années. Ici, elle se fortifie. Et si vous vous laissiez happer ?

Pour découvrir le clip d’animation consacré à “Connexion”, c’est

FYRS

Les rêves sans fin de FYRS…

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Tristan Gouret aka FYRS a sorti « A Big Dream », son premier album, après avoir gravé l’Ep « Lost Healing », au printemps 2021.

On découvre un LP qui fait la part belle aux émotions, tel un journal intime enivrant qui se veut aussi bien sensible que solaire et que sublime des arrangements d’une douceur sans nom. Se consacrant au violoncelle, à la clarinette, à la guitare et au piano, le talentueux multi-instrumentiste parvient à enrichir l’expression sonore tout en laissant voguer une ambiance éthérée, presque enchanteresse.

Bercé par des sonorités anglo-saxonnes ce jeune talent a mûri son univers entre Bristol, où il a effectué un court mais prolifique séjour, et la côte ouest de la France, voguant entre Nantes, où il a composé une grande partie des morceaux, le Morbihan et sa ville natale, Saint Nazaire.

Pour l’artwork de la pochette, FYRS a fait appel au peintre-plasticien brésilien Eduardo Sancinetti dont la palette de couleurs superposées correspond à la richesse et aux diverses facettes de sa musique. Entre indie pop et folk, les compositions racontent son histoire avec sincérité et humilité. Un véritable poète des temps modernes !

Le clip d’animation consacré à « Fake Fake Fake » est à découvrir ici

 

Magon

Ecoute-t-on suffisamment les enfants ?

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Quiconque suit la carrière de Magon sait qu’il aime travailler vite et qu’il est super prolifique produisant, album après album, des airs pop psychédéliques et des morceaux de rock garage ‘scuzzy’. Sa toile s’agrandit et sa palette de couleurs s’élargit au fil du temps…

L’été dernier, l’auteur-compositeur et interprète israélien, qui s’est forgé un nom sur la scène rock parisienne, a rangé son studio et s’est installé avec sa femme et ses enfants au Costa Rica où il a enregistré son 6ème long playing dans son studio portable au milieu de la jungle des Caraïbes.

Ses nouvelles chansons naviguent quelque part entre une ré-imagination hallucinogène du soft rock des années 60, des jams outsider bizarres et des univers indés décontractés. Les morceaux étaient en quelque sorte à la fois mélodieux et subtilement antagoniques, et Magon a facilement basculé entre les personnages du stoned joker et du chanteur de ballades…

Extrait de “Did You Hear The Kids? ”, le clip d’animation consacré à “Onie Was A Kid” est disponible

 

 

TH Da Freak

L’indie rock de Th Da Freak

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Le 31 mars 2022, Th Da Freak annonçait la parution surprise d'un nouvel elpee, « Indie Rock », pour le lendemain. Vrai-faux poisson d'avril puisque le 1er avril 2022, l'album sortait bien, sur bandcamp uniquement et en téléchargement gratuit... pour 48H seulement, avant d'être retiré définitivement de la plateforme.

L'histoire aurait pu s'arrêter là et le long playing condamné à exister en pointillés dans une discographie déjà particulièrement complexe. C'était sans compter le coup de cœur d'un tout jeune label bordelais, ‘Les Disques du Paradis’, qui propose alors à Thoineau Palis de vraiment" publier le disque et d'inaugurer son catalogue en gravant « Indie Rock ». Banco !

« Indie Rock » a été enregistré seul par Thoineau Palis parallèlement aux sessions de l’album « Coyote ».

L'opus s’inscrit dans ce que le musicien considère comme sa discographie parallèle, et témoigne une fois encore de son besoin irrépressible de créer et offrir de la musique, sans enjeu ni arrière-pensée, avec autant de bonne humeur et de fun qu’une blague du premier avril.

A l’instar de certains elpees de Jad Fair ou Guided By Voices, « Indie Rock » évoque une chambre en bordel, où l'on trouve un peu de tout, mais surtout des découvertes et de vraies bonnes surprises.

Le clip de « Young Bro » est disponible

 

 

Empty Head

L’homme moderne d’Empty Head

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Rarement un groupe aura aussi bien porté son nom qu’Empty Head. Cinq jeunes Liégeois qui combinent énergie garage, riffs acérés aux allures stoner et mélodies infectieuses avant de transformer le tout en un cocktail explosif, brut mais subtil, viscéral et imprévisible. Bref, le rock ardent que livre Empty Head est un véritable appel au lâcher-prise.

Empty Head émerge de la scène alternative liégeoise en 2020 et enregistre son premier Ep, un éponyme, la même année en suivant une approche entièrement DIY grâce à son batteur, Thibault Schouters, qui assure le rôle d’ingénieur.

Après avoir écumé les scènes de Wallonie et remporté un prix de la Province de Liège fin 2022, Empty Head est de retour en 2023 avec un nouveau single et vidéo clip, « Modern Man », un titre dansant, lumineux et empreint d’ironie.

‘L’Homme moderne avec un grand ‘H’ est un être supérieur, à la pointe de la technologie et au sommet de la chaîne alimentaire. Nous avons voulu tourner cette image en dérision, la démanteler’, explique Simon Galloy, chanteur du groupe. « Modern Man » livre un jugement saturé sur le monde contemporain et son mode de pensée, un miroir sur les mystères de l’esprit humain et l’absurdité de l’existence.

Le clip de « Modern Man » est à découvrir ici

 

The Guru Guru

Le malthusianisme de The Guru Guru

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Actif depuis 2012, le quintet limbourgeois The Guru Guru s'est progressivement forgé une solide réputation sur la scène rock nationale et internationale. A ce jour, il a gravé deux albums et deux Eps. Mais ce sont surtout ses prestations ‘live’ frénétiques et hautement survoltées qui lui ont permis d’atteindre une telle notoriété, des concerts qui prennent une dimension particulière grâce aux attitudes de son charismatique chanteur Tom The Bomb, toujours à la limite de la folie scénique, alors que les quatre autres musicos balancent une tornade de décibels…

Il nous propose son nouveau single "Lotta Tension", premier extrait de son troisième opus studio, "Make Less Babies", qui paraîtra en octobre 2023.

Le clip du titre 'Lotta Tension' est à découvrir ici

Le fil conducteur de ce nouvel LP traite de la façon dont nous détruisons peu à peu la planète et surtout de notre comportement, envers et contre tout, tout en étant parfaitement conscients des conséquences de nos actes. L'argent qui dérégule tout, la surpopulation, les inégalités sociales, le changement climatique, et comme ici, sur ce premier single, "Lotta Tension", la pression de la performance, de la productivité à outrance et le flot constant d'informations provenant des nouveaux médias !

Un énième coup de pied flanqué dans la fourmilière par The Guru Guru qui livre une nouvelle démonstration de son subtil et foutraque mélange d'indie-math-pyscho-noise ! 

 

 

Mahrnie

Mahrnie écarlate…

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Chanteuse, autrice et compositrice, Mahrnie a sorti son nouveau single, « Scarlet », ce 5 mai 2023.

Cette chanson mêle sensualité et mystère, évoque le désir et la sexualité féminines.

« Scarlet », c’est le premier extrait d’un Ep dont la sortie est prévue pour ce 9 juin 2023. Dans une vidéo très réussie qu’elle a réalisée elle-même (scénario, montage, étalonnage), Julie Gauvrit (NDR : c’est son vrai nom) se met en scène en privilégiant la couleur rouge sur des images qui donnent parfois le vertige.

Entre pop indé et chanson française aux sonorités urbaines, le clip de « Scarlet » est à découvrir ici

KNTC

Le roupillon de KNTC…

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C’est sous la forme d’un trio fondé en 2017 que KNTC a gravé deux Eps. Lorsque le bassiste quitte le navire pour se consacrer à d’autres projets, le chanteur/guitariste et le drummer décident de poursuivre l’aventure sous la forme d’un duo. Enregistré pendant le confinement de 2020, « The Great escape », son premier elpee, sortira en juin 2023.

KNTC pratique un power rock dans l’esprit de formations issues d’outre-Manche, comme Royal Blood, Frank Carter & the Rattlesnakes ou encore Biffy Clyro. Mais ses influences ne s’arrêtent pas là, elle naviguent à la frontière du rock, de la pop, de l’électro et de la musique classique, flirtant même parfois avec le métal. La musique de KNTC est tantôt explosive, tantôt contemplative, mais toujours empreinte de mélancolie.

Issu de ce long playing, « Melatonin » est à découvrir sous forme de clip ici

 

 

Bandit Voyage

Qu’est-ce que c’est ? Bandit Voyage !

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Bandit Voyage est né un soir dans la mythique salle du Sugar Shake à L.A., dans le cadre de la fête mexicaine du Cinco de Mayo.

Anissa Cadelli et Robin Girod forment depuis ce duo aventureux, sans limite musicale si ce ne sont celles de leurs goûts. Explorant la simple ballade inspirée de Petula Clark ou les harmonies théâtrales des Sparks, branchant l’auto-tune dans la voix d’Anissa (lui rappelant les mixtape de sa mère algérienne) et multipliant les drums machines analogiques, Bandit Voyage s’exprime à sa manière depuis bientôt 7 ans.

Sympathisant avec Catherine Ringer qui reconnait en Bandit Voyage l’énergie rudimentaire des débuts des Rita Mitsouko, elle les invite à ouvrir pour elle en Suisse.

Entre messages universels et confidences privées, son 3ème opus est ample. Son titre ? « Was Ist Das ». Et il paraîtra ce 29 septembre 2023. La basse de Robin est plus ronde et gronde alors que la voix d’Anissa fanfaronne.

Le clip de « Love Nowhere (feat. Léon Phal) » est disponible et celui de « Was Ist Das »,

 

 

Paulette (France)

Le Rock Parpaing de Paulette

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Paulette est un power trio qui pratique ce qu’il a appelé du de Rock Parpaing. Ce groupe dévoile des textes chantés en français et harmonisés à deux voix.

C'est après avoir trouvé, dans une cave, un mannequin féminin qu'ils baptisent Paulette, que les musiciens choisissent, alors, d'en faire leur patronyme et de se produire sur scène en sa compagnie.

Soudés par les riffs de guitare empruntés à la profondeur du stoner, l’envoûtement des synthétiseurs, la puissance du synthé basse, l’ensemble est mis en valeur par une batterie bûcheronne sensible.

C’est ce ciment qui solidifie le mur de son du combo influencé par Deftones, Queens of The Stone Age, Lucius ainsi que les derniers albums de Jack White et RATM…

Mais au-delà de sa musique, Paulette est une muse parée d’or et de bleu, présente sur scène et au centre des textes, ce mannequin exprime sa vision emplie de hauteur, elle aime parler de liberté d’être, d’agir et de grandir.

Eponyme, son premier elpee est paru ce «31 mars 2023.

Le clip du titre maître est à voir et écouter ici

 

 

Clara Ysé

Douce (single)

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Clara Ysé, c’est une énergie, un diamant brut qui se taille petit à petit devant nos oreilles émerveillées.

Nous l’avions découverte en 2019, lorsqu’elle a publié son titre « Le monde s’est dédoublé », dont le clip surréaliste, à découvrir ou redécouvrir ici, nous avait déjà marqués.

Son timbre de voix évoque Barbara et véhicule des textes aussi forts que poétiques.

Si sa musique agrège pop-rock, classique (à l’instar de sa magnifique version live à savourer )

) et sonorités Klezmer, ses compos sont interprétées tantôt en français, tantôt en espagnol.

Sa folie douce, sa détermination et son désir de liberté sans frontières reflètent une personnalité bien trempée.

Ses titres mélancoliques et envoûtants nous incitent à voyager dans des univers oniriques.

Baptisé « Douce », son nouveau titre est un hymne féministe qui rappelle « La Grenade » de Clara Luciani, mais en un peu plus sombre et dans un registre plus lyrique.

Elle clame que la puissance féminine, les forces, les désirs et l’animalité sommeillent en nous. On ressent ce combat entre force et fragilité, sa frustration, ce sang qui bout dans ses veines. C’est un cri de ce que les femmes peuvent encore ressentir face à une masculinité encore imbécile.

‘« Douce parle » de la puissance et de l’irrévérence du désir’ raconte Clara Ysé. ‘C’est une chanson sur les forces qui sommeillent en nous, la beauté des contradictions qui nous creusent, la douceur comme alliée, et la liberté. On dit souvent des femmes qu’elles sont des chiennes quand elles sont jugées trop désirantes. Et si cette animalité secrète était notre plus belle arme pour agrandir le monde ?’

Dans son clip, elle apparaît d’abord accroupie dans une grotte, telle une sorcière des temps modernes, puis au sein d’un endroit magistral, auprès d’un cheval blanc symbolisant ici la liberté et le combat de l'héroïne (NDR : la vidéo est disponible ici)

On a hâte de découvrir son premier album dont la sortie est prévue pour septembre 2023.

Méthode chanson

 

 

Elisabetta Spada

La sœur d'Elisabetta Spada…

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En 2010, Elisabetta Spada remportait le Concours Circuit grâce à son projet Kiss & Drive. En 2013, elle avait sorti un Ep 5 titres baptisé « My Mood Changes ». Après 7 ans d’absence elle nous revient sous son propre nom et est très fière de vous présenter son premier vidéoclip, réalisée par Alice Khol : « Sister ». Il est très sincère, simple, mais puissant, avec un final surprenant pour les plus curieux de sa profonde intériorité...  Ames sensibles s'abstenir !

Le second extrait « I Go, I Go, I Go » est plus profond, sucré, pop. Sautillant à souhait. Quel bonheur de retrouver cette artiste attachante qui devrait sortir son album au cours de cet automne

La vidéo de « Sister », c’est ici : https://youtu.be/sY2ZB5I40zo

Il n’y a pas encore de vidéo pour « I Go, I Go, I Go », mais elle est sur toutes les plateformes, dont Spotify et Deezer

 

 

 

Arsenal

Bienvenue dans la jungle d’Arsenal !

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C’est le vingt-cinquième concert soldout d’Arsenal à l’Ancienne Belgique. Il y est un peu chez lui et s’y produit à quatre reprises, du 1er au 4 juin 2023. Chacune de ses prestations se transforme systématiquement en grande fête de la danse aux rythmes de son incroyable discographie. Les 2 frontmen, Hendrik Willemyns et John Roan, sont passés maîtres dans la confection de titres fédérateurs. Pour ces quatre sets, baptisés ‘Jungle Hotel’, le hall d’entrée a été transformé en jungle tant visuellement (reproduction d’arbres, lumières) que d’un point de vue sonore (les cris d’oiseaux, l’ambiance), un parcours tout au long duquel on s’y perdrait, presque…

‘Jungle Hotel’ raconte l’histoire d’un homme qui veut quitter sa femme, mais qui, par suite d’une tempête, échoue dans une chambre d’hôtel hantée par des fantômes. Dix ans plus tôt, ‘Dance ! Dance ! Dance !’ traitait déjà des spectres, un ciné-concert basé sur l’album « Furu ».

Le rideau rouge est tiré, fait rare à l’Ancienne Belgique. A 20h30 il s’ouvre et on découvre la scène divisée en trois pour autant d’estrades, mais disposées sur toute la longueur. Pas un seul végétal en vue, mais le sigle de ‘Jungle Hotel’ qui figure à côté d’une sorte de dindon stylisé, sur le côté gauche, deux éléments de couleur blanche. Le line up de base est inchangé, mais pour ces quatre shows, il a été renforcé par quelques invités. Dont Dada Ravalison (Suarez) qui se consacre aux percus et tout particulièrement les djembés ainsi que Edaoto & The Afrogenius Band, quatre percussionnistes africains qui avaient déjà assuré le supporting act d’Arsenal.

Le set s’ouvre par une nouvelle compo, la très percussive « A Volta ». John et Hendrik manifestent déjà leur enthousiasme. Et tout particulièrement ce dernier qui mêle judicieusement beats électro et world (africaine, brésilienne, etc.), combinaison hypnotique qui alimente généreusement les morceaux du band, depuis deux à trois ans. Felix Machtelinckx, le chanteur et frontman de Tin Fingers (NDR : il prêtre régulièrement sa plume à la formation) se réserve le micro pour deux titres, « Amelaka Motinga » et « Tigerwoods » et y participe pour « Animal » et « Heavy Heart ». Mais en général, ce sont Léonie et surtout John qui se chargent des leads vocaux. De plus en plus jolie, elle accompagne circonstanciellement Dada aux percus.

La foule est d'humeur à faire la fête, danse ou gigote et reprend en chœur les paroles –en portugais– de « Saudade », un titre jadis chanté par le regretté Mario Vitalino Dos Santos. De quoi se remémorer une époque dorée du band. Paulien Mathues, une des choristes, reprend le flambeau pour deux chansons et met en exergue sa voix puissante, soul, mais un peu sableuse. Tout d’abord « Heavy Heart » ; et puis telle une sirène, « Temul (Lie Low) », rôle qu’elle a brillamment repris à Lydmor.

Plus paisibles, « Sometimes » et « Whale » baignent au sein d’une ambiance feutrée.

Au fil de « Longee », la foule se met à danser. Faut dire que la chorégraphie langoureuse de Leonie l’y incite. Elle chante dans la langue de Luís de Camões, et pourtant l’auditoire reprend à nouveau les paroles en chœur. Elle nous prend à la gorge et enflamme le public tout au long d’« Amplify ». Il est chauffé à blanc et John en profite pour danser et bondir sur le podium pendant « Black Mountain », tout en savourant le moment présent. Le set s’achève par « Melvin ».

Arsenal a le bon goût d’accorder un long rappel. Pour « Afrodisia », l’un des percussionnistes du quatuor africain se réserve le micro et exécute de remarquables danses africaines. Il finit même par nous flanquer le tournis. Malheureusement, il ne parvient pas entraîner la fosse pendant « Bend In The River » et le long « How Come ? ». Mais ce sont les tubes dansants de la bande à Roan qui vont l’embraser, grâce à « Estupendo », « Lovesongs (Propaganda) » et « Lotuk ». Et le show de se terminer par « Stick and Groove », après deux heures de show. La formation est prête pour les festivals d’été…

Setlist : « A Volta », « Amelaka Motinga », « Tigerwoods », « Saudade, Pt. 1 », « Saudade, Pt. 2 », « Amplify », « Animal », « Heavy Heart », « Sometimes », « Whale », « Temul (Lie Low) », « Longee », « Black Mountain (Beautiful Love) », « Melvin ».

Rappel : « Afrodisia », « Bend in the River », « How Come ? », « Estupendo », « Lovesongs (Propaganda) », « Lotuk », « Stick and Groove ».

Pour les photos, c’est ici

(Organisation : Live Nation + Ancienne Belgique)

Claire Parsons

Le musée aquatique de Claire Parsons

Écrit par

Claire Parsons est une compositrice et musicienne luxembourgeoise d'origine britannique. Après avoir étudié le piano classique et jazz, la guitare classique et électrique ainsi que le chant classique, elle a obtenu son master en Jazz au Conservatoire Royal de Bruxelles, sous la supervision du chanteur de jazz belge David Linx et du pianiste Diederik Wissels.

Claire Parsons nous dévoile son nouveau projet et deuxième album « The Aquatic Museum », un disque inspiré par les œuvres de Sufjan Stevens, Emiliana Torrini et Agnes Obel. Ce projet collaboratif invite les auditeurs à se plonger dans les secrets des mondes aquatiques inexplorés. Les cordes, les instruments électroniques, les chœurs, les enjeux de piano délicats et les riffs de guitare captivants créent un son qui évoque une plongée dans les profondeurs marines.

Pour cet opus hors norme, Claire Parsons s'est entourée du musicien luxembourgeois Laurent Peckels, de l'altiste américaine et chef du trio à cordes bruxellois Nicole Miller, de la violoniste belge Maia Frankowski, de la violoncelliste luxembourgeoise Annemie Osborne, du batteur et pianiste franco-luxembourgeois Jérôme Klein, du guitariste israélien Eran Har Even, ainsi que du big band belge Q-Some Big Band.

Après nous avoir fait découvrir « Large Pleasure Watercraft », « Trash Tub » et « Entrance », « The Aquatic Museum » nous invite à explorer les fonds marins à travers « Trapped Air Bubbles », emmené par les incroyables images marines de la photographe Audrey Cudel.

Sa participation à de nombreux projets en tant que musicienne et compositrice lui a ouvert de nombreuses scènes et festivals nationaux et internationaux qui lui ont permis d'être remarquée par des professionnels, magazines et radios du monde entier.

Après la parution de son premier Ep « OnOff, enregistré flanquée du Eran Har Even Duo en 2019, elle a sorti son premier elpee, « In Geometry », en compagnie de son quintet, en mai 2020

Paisible, épuré et magnifique ce long playing, paru ce 25 mai 2023, s’adresse aux amoureux de grands espaces et de biodiversité.

Pour découvrir les 4 vidéos suivantes, il vous suffit de cliquer sur leur titre

« Trapped Air Bubbles »

« Large Pleasure Watercraft »

« Entrance »

« Trash Tub »

 

The Stranglers

Karaté, humour noir, corbeaux et rats…

Écrit par

Bassiste, leader et seul membre originel encore présent au sein des Stranglers, Jean-Jacques Burnel publie son autobiographie sous forme d'interview… qu'il a accordée par ailleurs en… franglais !

C'était le plus jeune, le plus frenchy de la formation anglaise, le plus punk sans doute. De parents normands, Il avait ‘la folie’ (morceau qu'il chantait en français dès 1980 sur l'opus éponyme). Devenu maître karatéka, il descendait dans la foule pour régler le compte des emmerdeurs. Il a donc publié, sous forme de dialogues avec Anthony Boile, déjà auteur d'un ouvrage sur les Stranglers, son autobiographie en douze chapitres : douze morceaux qui évoquent notamment son identité duale franco-britannique, son amour des motos, de la bagarre ou son engagement pro-européen.

Maniant la provocation et l'humour (on peut être maître de karaté et de la provocation, ceinture humour noire) dans le livre comme dans l'interview qui suit, Jean-Jacques Burnel laisse poindre sa rancœur face à la trahison de son binôme Hugh Cornell –le chanteur qui a quitté le groupe voici trente ans, et son amour sincère et indéfectible pour un étrange territoire : la Belgique et les belles personnes qui la peuplent…

Chez les Stranglers, vous ne composiez pas beaucoup de chansons politiques, pourtant vous vous intéressez à la géopolitique, le livre le prouve, notamment à travers ce point de vue visionnaire à l’égard de ce qui se déroule actuellement en Europe…

C'est vrai, je m'intéresse à ce qui se passe dans le monde et je constate que beaucoup de gens ‘are sleepwalking in the fucking disaster’.

Oui, je m’y intéresse parce que je fais partie du monde ; et nous, petites personnes, nous pensons que nous incapables de changer les évènements. Mais pour l'Ukraine, c'était évident : nous avons eu un comportement hypocrite vis à vis de la Crimée, à l'époque. Et la suite le démontre lors de la Coupe du monde de football en Russie que nous n'avons pas boycottée. On a donné la Crimée à ‘Putain’ (sic !) et ensuite, hypocritement, tout le monde est allé jouer la coupe du monde en Russie. Déjà, à ce moment, on aurait dû dire stop. Personne ne l'a fait et le fric a gagné de nouveau, ainsi que la lâcheté.

Pourquoi y a-t-il dès lors proportionnellement peu de textes politiques dans le répertoire des Stranglers ?

Je ne suis pas d'accord. Souvent on a manifesté un engagement politique, ni de gauche ou de droite, mais en observant, à la manière des journalistes. Et puis c'est à l'auditeur d'en tirer ses propres conclusions.

On parlait de la Russie, il y a eu "Curfew" sur l'elpee "Black and White" en 78, qui évoquait une possible invasion de l'Angleterre. "Shah Shah A gogo", juste avant l'arrive de Khomeiny au pouvoir en Iran… il y en a beaucoup en fait. Mais on ne peut pas prendre au sérieux un groupe musical ; nous n'avons pas plus de crédibilité que n'importe qui ou quoi… que ‘Ça plane pour moi’ (rires).

Mais nous avons autant droit à une opinion que quiconque. Mais bon, ce n'est pas publié dans un journal sérieux ; c'est juste les Stranglers… de vieux punks ! (rires)

Cependant, il est judicieux de poser la question, car elle fait ressortir le boulot d'un artiste vivant dans la culture moderne. Il est assez flatteur que vous me la posiez. Merci (rires) !

L'apport des Stranglers a souvent été sous-estimé au sein du mouvement punk, comparativement aux Sex Pistols et aux Clash, vous en parlez dans le livre. En éprouvez-vous de l’amertume ?

Je n'ai pas le temps d'en avoir. De toute façon, ce n'est pas complètement vrai. Shakespeare a dit ‘He who laughs last, laughs longest’.

Et ‘we are laughing the last’, n'est-ce pas (il sourit) ?

Humour noir

Votre musique était déjà plus élaborée, la provocation se produisait sur les planches et en dehors ?

J'espère lire entre vos lignes qu'entre guillemets nous étions plus raffinés que les autres ?

Exact !

Merci !!!!

Vous êtes les hommes en noir, mais surtout humour noir ?

Quel humour (rires) ?

Depuis tout petits, nous avons été biberonnés aux Monty Python et au reste… L'humour britannique est parmi les plus fins et les plus subtils. Ce n'est pas toujours Benny Hill vous savez… (rires)

Ou Mister Bean ?

Qui a d'ailleurs tout pompé chez Monsieur Hulot !

L'humour noir que vous pratiquez est très britannique et finalement pas si courant dans le punk ?

Soyons honnêtes, les Britanniques ont beaucoup d'atouts, d'autodérision, et se foutent de leur propre gueule, ce qui les rend attrayants. Car il n'y a rien de moins attirant que quelqu'un qui se prend très au sérieux ou des gens qui sont imbus d'eux-mêmes.

Ce noir que vous portez sur scène exprime ce côté puritain que vous revendiquez dans le livre, mais, en même temps, le puritanisme c'est le politiquement correct qui nous domine désormais…

Ah non ! La cancel culture, tout ça c'est du bullshit ! Je suis puritain dans le sens cromwellien.

Pensez-vous que l'on accepterait encore aujourd'hui la provocation dont vous faisiez preuve sur les premiers elpees ?

Il y a certainement un morceau, et j'essaie d'ailleurs de convaincre les autres membres du groupe de le rejouer, sur le deuxième album, qui s'intitule "Bring On The Nubiles", dont les paroles sont choquantes au regard d'aujourd'hui.

Je crois qu'il y avait plus de liberté d'expression à une certaine époque que de nos jours…

Ceinture… noire

Vous êtes champion de karaté. Je me demandais, vu vos rapports désormais exécrables, si vous aviez Hugh Cornell en face de vous ; lui casseriez-vous la figure ?

Non ! Ce serait trop facile (rires).

Quand vous avez le niveau de karaté (NDLR : 7ème dan) que j'ai atteint, bien que je ne sois plus de ce niveau, vu mon âge, vous respectez ce que vous avez appris et ce que vous êtes capable de faire.

J'allais dire : ce serait comme si la Russie envahissait un petit pays comme l'Ukraine… (il rit)

C'est un peu David contre Goliath…

Concernant Hugh non, je n'ai pas besoin de lui casser la gueule parce que j'ai perdu tout respect pour lui. D'ailleurs, il s'est cassé la gueule tout seul… (il sourit)

Mais tout au long du livre, on vous sent…

Déçu !

Oui, un peu comme si votre amie vous avait quitté…

Oui, et surtout quitté pour une autre fille (il rit) !

Hugh nous a quittés pour devenir une méga star, pour grandir ; cela n'a pas marché. Résultat : il est devenu aigri et amer et me descend chaque fois qu'il peut.

C'est petit et méchant.

De ma part aussi d'ailleurs… d'en parler (il rit) !

Au cours des entretiens repris dans ce livre, vous exprimez votre amour de Bruxelles et de la Belgique ?

Aaah ! C'est un magnifique endroit. D'abord, Bruxelles est une belle ville du point de vue architectural, le côté flamand de l'architecture. Par ailleurs, les Belges sont très conviviaux. Ce n’est pas pareil aux Pays-Bas, notamment. J'ai passé de super bons moments en Belgique. Nous avons enregistré trois albums à Bruxelles, et j'ai même présenté une émission sur radio 21, le jeudi soir, pendant quelques semaines. Gratuitement, car ils ne pouvaient pas me payer. Mais ils me filaient tout de même une bouteille de vin. Bizarrement, l'émission se désintégrait vers la fin… (rires)

C'est un beau pays qui est le mien comme dit Brel, qui possède beaucoup d'atouts et n'est pas très connu. Bon, ce n'est pas un vrai pays, il a été un peu créé par les Anglais.

C'est ‘understated’ ; il y a de beaux villages, on y est bien accueilli et elle est peuplée de très jolies filles. Ce mélange ADN wallon et flamand est un bon mix !

Mais ce que je trouve très rigolo en Belgique c'est la devise : l'union fait la force… C’est une blague !

Et puis, les Belges sont les premiers au monde à avoir prouvé qu'un pays peut bien fonctionner sans gouvernement.

Ne seriez-vous pas un peu belge, puisque vous êtes une sorte d'’homme-tampon’ entre la Grande-Bretagne et la France, dont les parents sont français, mais qui a toujours vécu en Angleterre ?

Oui, je prends ! Si vous essayez de me provoquer, cela ne marchera pas !

N'essayez pas de provoquer un maître provocateur… (il se marre)

Et comme karatéka, vous pourriez vous appeler Jean-Jacques ‘Burnes’ ?

Oui j'ai des couilles énormes (rires) !

C'est vous qui auriez dû écrire "Never mind the bollocks", car vous avez des ‘balls’. Vous descendez dans le public pour casser la gueule à quelqu'un quand il vous emmerde…

(Il chante "My Way de Frank Sinatra")Regrets, I've had a few, but then again, too few to mention…’

Oiseau… noir

La formation a choisi comme symboles le rat et le corbeau –et c’est toujours le cas– deux animaux qui sont mal aimés et pourtant très intelligents, ce qui est aussi le cas des Stranglers…

Je prends cette comparaison comme un compliment.

Le rat est un animal qui s'adapte très aisément, comme les… morpions ! Si une guerre nucléaire se déclenchait demain, en une génération, les rats s'adapteraient.

Le corbeau est-il vraiment mal vu ? Si l'on évoque Hugin et Munin les corbeaux d’Odin dans la mythologie viking, ce sont les plus grands des corvidés, et les plus forts. Ce sont eux qui informent Odin de ce qui se passe dans le monde : ils sont ses yeux. Raison pour laquelle je les ai pris comme symbole.

Cela me touche et fait écho en moi, qui suis d'origine normande.

Qui voyez-vous comme héritier des Stranglers, actuellement ?

Je ne vois pas, pour l’instant, de groupe aussi mélodique, rythmique et brillant… chiant (rires) et très bon sur scène.

Vous reconnaissez, apparemment, l’existence d’extraterrestres. Mais, croyez-vous aux reptiliens ?

C'est plus ou moins la même chose.

Les scientifiques tentent de trouver le chaînon manquant et même le darwinisme ne l'explique pas. Désormais, le gouvernement américain a rouvert une section consacrée aux ovnis, car il s’est produit trop d’événements inexpliqués observés par leurs pilotes d'avion.

Stephen Hawking a prouvé qu'il existait d'autres dimensions. Peut-être vivent-ils en même temps que nous dans une autre dimension. Il existe parfois des ouvertures sur ces autres dimensions, si est branché sur la bonne fréquence.

Par ailleurs, nous sommes une petite planète où il y a de la vie près d'une étoile. Vu les milliards d'étoiles qui peuplent l’univers, mathématiquement, la probabilité qu'il y ait une planète semblable à la nôtre, est grande.

Quelle est l'influence du Japon sur les Stranglers ?

Elle est énorme. D’abord, parce que je suis karatéka depuis 50 ans ; et sous d'autres aspects également.

J'ai produit le band japonais, Lizard, et j'ai joué dans un grand groupe de là-bas, ARB, à une certaine époque (NDLR : en 1984 !). Difficile pour moi de déterminer exactement l'influence, mais elle appartient à ma vie.

"La folie", c'est tout de même une chanson qui raconte l’histoire d’un Japonais qui a dévoré sa fiancée ?

Oui. Issei Sagawa a d'ailleurs accompli une carrière sur le thème du cannibalisme à la télévision japonaise. Cette pratique n'a pas exercé une grande influence sur moi, heureusement (rire sardonique) ; le morceau peut-être… je veux dire, de musique (il rit).

Jean-Jacques Burnel. Strangler In The Light : Conversations avec Anthony Boile (Le Mot et Le Reste)

 

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