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Nouvelle vidéo pour AC/DC.

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Malgré les déboires de son batteur, rencontrés dernièrement, AC/DC sortira un tout nouvel album le 28 novembre prochain. Il s’intitule « Rock Or Bust ».

Le groupe vient de poster sur la toile, la vidéo d’un premier extrait de cet elpee, “Play Ball”.

Le clip a été tourné à Londres au mois d’octobre par le réalisateur David Mallet (Queen, Scorpions, David Bowie...)

« Rock or Bust » recèlera 11 nouvelles chansons produites par Brendan O'Brien et mixées par Mike Fraser.

Vidéo: http://bit.ly/14cL7AQ.

Behind-The-Scenes: http://vevo.ly/APkTzF

http://www.acdc.com/

https://www.facebook.com/acdc

https://twitter.com/AC_DC

 

 

Beyoncé version Platine.

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Le 24 novembre sortira « Beyoncé Platinum Edition Box Set », une édition limitée de 2CD et 2DVD comprenant de nouveaux titres ainsi que quatre remixes inédits réalisés par Pharrell Williams, Nicki Minaj, Kanye West, Mr. Vegas et JAY Z.

Le package inclura également un DVD bonus d’images tournées lors de la tournée ‘Mrs. Carter Show World Tour’.

http://www.beyonce.com/

https://www.facebook.com/beyonce

https://twitter.com/Beyonce

 

 

 

Les Inrocks 2014 : jeudi 13 novembre

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Ces 13 et 14 novembre, Le Grand Mix à Tourcoing accueillait deux dates de l’édition 2014 des Inrocks. Vos serviteurs étaient présents le jeudi, pour assister aux concerts de The Orwells, Parquet Courts et Palma Violets. Trois formations particulièrement électriques. Les deux premières sont yankees, la dernière insulaire. Compte-rendu.

The Orwells est un quintet issu de la banlieue de Chicago. A son actif, deux albums (« Remember when » en 2012 et « Disgraceland », cette année) ainsi que deux Eps. Sa section rythmique est constituée de deux frangins, Grant et Henry Brinner, respectivement bassiste et drummer. Le combo est drivé par Mario Cuomo, le chanteur aux longs cheveux blonds et bouclés. Il est vêtu d’un t-shirt frappé des lettres ‘Eminem’. Le reste du line up implique deux guitaristes : Dominic Corso (rythmique) et Matt O'Keefe (solo). Le combo pratique une forme de garage rock aux mélodies soignées. Leurs influences majeures ? Probablement les Replacements et les Pixies. Le chanteur possède une voix plutôt singulière, les compos sont âpres et ne manquent pas d’énergie, mais l’ensemble manque quand même de netteté. Bon, c’est vrai, c’est du garage, mais ce n’est pas une raison pour oublier de mettre de l’huile dans les rouages…

Parquet Courts, c’est le band qui fait actuellement le buzz. Non seulement « Sunbathing Animal » est considéré, par les médias, comme un des meilleurs elpees indie paru en 2015, mais les prestations ‘live’ sont, paraît-il dévastatrices. Première constatation, la section rythmique n’est pas constituée de Max Savage à la batterie et de Sean Yeaton (NDR : c’est un pote à Kurt Vile, merci Ludo) à la basse. Elle a été remplacée (NDR : au pied levé ?), respectivement par une jolie demoiselle et un chevelu totalement inconnu. Ce qui à première écoute n’a pas trop l’air de perturber l’ensemble. Quoique. La drummeuse imprime un tempo tribal alors que le préposé aux quatre cordes assume parfaitement son job. Cependant, on ne sait pas trop pourquoi (NDR : ou alors c’est intuitif), mais le quatuor ne libère pas l’énergie qu’on était en droit d’attendre. Bien sûr, l’expression sonore est marquée au fer rouge par le post punk de la fin des 70’s et des débuts des 80’s. Pensez à Wire, Gang of Four voire même The Fall. Mais je cherche vainement le feeling mélodique des Pavement et Sabadoh dont toute la presse spécialisée parle. Les accords de guitare dispensés par Andrew Savage et Austin Brown sont déchiquetés, spasmodiques et circonstanciellement sculptés dans un savoureux funk blanc ; et leurs deux voix sont complémentaires. Mais non, on n’adhère pas totalement à leur prestation. Bref, Parquet Courts a accordé un set de bonne facture, mais ne nous a pas asséné la claque que nous espérions. On sait pourquoi !

Il revenait à Palma Violets de clore l’affiche. Un quatuor anglais (NDR : londonien, issu de Lambeth, pour être plus précis), responsable d’un seul album à ce jour, « 180 ». Samuel Thomas Fryer, le guitariste, est coiffé d’un chapeau qu’il doit avoir piqué à Pete Doherty. Alexander ‘Chilli’ Jesson est vêtu d’un costard et d’une chemise blanche. Enfin quand il monte sur les planches ; mais rapidement en nage, il tombe aussi vite la veste. Et ne parlons pas de la chemise, sinon qu’elle sera auréolée… Les deux compères se partagent les vocaux. Le premier se réserve la guitare et le deuxième la basse. Le line up est complété par un drummer (William Martin Doyle) dont les interventions sont solides et plutôt carrées (NDR : il se charge également des backing vocaux) et un claviériste (Jeffey Mayhem), friand de sonorités vintage. Assis à droite de l’estrade, il est particulièrement cool, par rapport aux trois autres musicos. Encore que Samuel semble parfaitement maîtriser son sujet. Par contre, ‘Chilli’ est une véritable pile électrique. Et le mot est faible. Viscérales, dérangées, marécageuses, offensives, les compos du groupe sont mélodieuses, bien torchées, parfois même contagieuses, et le set libère une énergie folle. D’ailleurs, quelques aficionados se lancent dans l’exercice du crowdsurfing, atterrissant parfois sur l’estrade, avant d’être raccompagnés manu militari par un roadie particulièrement autoritaire. Si l’attitude du quartet est manifestement hantée par celle des Libertines, Samuel et Chilli, incarnant alors Pete et Carl, la musique lorgne davantage vers The Clash, sans l’engagement sociopolitique. En plus brouillon, cependant. Car si Palma Violets a un fameux potentiel, il va devoir le canaliser, pour soutenir la comparaison avec ses maîtres…

(Organisation : Le Grand Mix + Les Inrocks)

The Orwells + Parquet Courts + Palma Violets 

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Baxter Dury

Un mec sympa…

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En publiant « It’s Pleasure », son quatrième album, Baxter Dury avait un motif légitime de partir en tournée, pour le défendre. Ce qu’il a décidé de faire. Une tournée qui passait par le Botanique, ce jeudi 13 novembre. Une salle au sein de laquelle le fils de feu Ian Dury a évidemment l’habitude de se produire. Mais si l’Orangerie était bien garnie, elle n’était pas pour autant sold out.

Vers 21h00, toute la formation monte sur l’estrade, surplombée d’un cygne gonflable, symbole du dernier opus. Les deux choristes sont élégamment vêtues tout comme le guitariste ; le bassiste, un peu moins. Baxter Dury a opté pour un costume gris. Un look qui finalement correspond plutôt bien à la musique proposée par le natif de Wingrave, en Angleterre. Une musique que certains qualifient de disco/rock chic et d’autres de britpop contemporaine. L’artiste a l’air en forme et dès son entrée en scène, il n’épargne ni ses petits pas de danse, ni de ses habituels cris aigus, sortis de nulle part. A mon humble avis, il n’est pas tout a fait ‘clean’. D’ailleurs entre les morceaux, il s’hydrate plus que généreusement…  

Si le dernier opus se taille la part du lion, au cours de son set, Baxter Dury a quand même la bonne idée de puiser dans l’ensemble de son répertoire. Il entame sa prestation par « Isabel ». Et la réaction du public, acquis à sa cause, est instantanée. Un auditoire qui semble très emballé de le revoir sur les planches. De son précédent elpee, il puise « Claire », « Leak at the Disco » ou encore « Trellic », entre autres. Et de son « Floor show » publié en 2005, le superbe « Cocaïne Man ». En rappel, il nous réserve « The Sun », morceau plutôt macabre, parcouru par les cris de ce cher Baxter. Il semble euphorique et sympathiquement ne tarit pas d’éloges Bruxelles. Quant à savoir si ses déclarations sont sincères… Le public est manifestement comblé. Il danse, chante et prend son pied. Faut dire qu’il est difficile de résister aux accès de basse caoutchouteux et aux rythmes entraînants. En outre, le set bénéficie d’un light show multicolore digne d’une boîte de nuit, comme au cours des 80’s.

Ravi du succès recueilli par son concert, Baxter Dury rejoint le bar à l’issue de celui-ci et se montre particulièrement affable. Un reproche quand même, la brièveté de son spectacle. Malgré le succès recueilli, il n’a duré qu’1h10. M’enfin, s’il avait joué jusqu’au bout de la nuit, les aficionados en auraient encore réclamé davantage…  

(Organisation : Botanique)

 

 

Indochine nous bombarde de sorties…

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Indochine a annoncé la sortie le 1er décembre de CD et de DVD live enregistrés au Palais 12 de Bruxelles durant la tournée « Black City Tour ».

Le contenu est monumental : 25 caméras HD et go-pro ont retransmis avec fidélité la ferveur des 14.000 personnes présentes le 12 mars dernier. A côté de cela, un making-of est aussi au programme pour un total de 2h40 d’images ! Avec ce live, Indochine se dévoile comme jamais, pour le plus grand plaisir des nombreux fans du groupe culte.

Plusieurs packages seront disponibles à la vente :

-Une BOX DELUXE LIMITEE incluant 2CD + 2DVD + 1BLURAY + 1 ROADBOOK + 1 STICKER.

-Un double CD.

-Un double DVD/ un Blu-ray

Fréro De La Vega

Des virtuoses de la reprise…

Nous sommes le mercredi 12 novembre. Lorsque nous débarquons devant le Théâtre 140, vers 20h30, il y a du peuple qui attend l'ouverture des portes. Le concert est d’ailleurs sold out. Le public est plutôt jeune et féminin. Même si l'on croise quelques mecs et parfois aussi des parents.

La première partie et assurée par Natalia Doco. Aux premiers rangs, le public se montre plutôt réceptif, mais rapidement une frange de donzelles réclame les Fréros. Elles paraissent anormalement agitées et leur comportement force la chanteuse à écourter sa prestation. Dommage, car on aurait voulu en écouter davantage. Elle reviendra ce 25 janvier 2015 en supporting act de Roger Hodgson ; et lors de cette soirée, on ne devrait plus croiser ces écervelées.

Jérémy et Flo ont été découverts par Serge Sabahi et Céline Aron. Ceux-ci se servent de la toile pour les aider à prendre une autre dimension. Faut dire que les deux artistes ont de superbes voix qui se conjuguent parfaitement. Et pourtant, celle de Flo est plutôt soul tandis que celle de Jérémy est plus blues. Leurs covers sont étonnantes. Depuis le tube « Party Rock » de LMFAO au « Save Tonight » de Eagle Eye Cherry, ils sont capables de mettre n’importe quelle chanson à leur propre sauce.

Dès que Fréro Delavega monte sur les planches, la foule les acclame. Jérémy et Flo sont beaux gosses et le savent parfaitement. Armés de leurs sèches, leurs voix sont remarquables. Le public est chaud. Entre l’auditoire et les artistes, il y a une belle interaction.

Lors du rappel, les deux compères reviennent chanter sans micro au milieu de la foule. Un morceau de reggae. Et dans un calme religieux. Ce qui incite finalement les spectateurs à reprendre la chanson en chœur. Suivant un rituel, les deux compères terminent leur show par le « Pimp » de 50 Cent. De quoi clore un concert que les aficionados n’oublieront pas de sitôt…  

Setlist : Il y a / Le Chant Des Sirènes / Même Si C’Est Trop loin / Queenstone / Sympathique / Pursuit Of Hapiness / Trio / Comets / Sur La Route / Jour De Chance / Foule Sentimentale / De L’Autre Côté / Reviens / Mon Petit Pays / Que Toi / Sweet Darling

Rappel : Caroline / Pimp

Glass Animals

Doucement les basses !

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Beaucoup de monde, ce mercredi 12 novembre à l’AB. C’est sold out dans la grande salle pour Starflam, tout comme au Club pour Glass Animals. En bas, le public réunit essentiellement des ados boutonneux. Beaucoup de filles, également. Boutonneuses aussi. Votre serviteur est allergique aux boutons. Alors, mieux vaut se rendre à l’étage. Au Club, plus précisément. Où Glass Animals va se produire. Pas de supporting act. Le set va donc commencer à 21 heures. Et durer 60 minutes. Faut dire que le combo insulaire n’a que deux Eps (un éponyme remontant à 2012 et « Leaflings » en 2013) et un seul elpee à son actif, « Zaba ». Paru en septembre dernier, il a bénéficié du concours de Paul Epworth à la mise en forme, un producteur notoire qui a notamment bossé pour Adele, Florence and The Machine et Bloc Party. Plébiscitée par le NME, cette œuvre est inspirée d’un conte pour enfants écrit par William Steig, « The Zabajaba Jungle ». Enfin, leur prestation accordée à l’AB, en première partie de St Vincent, avait totalement convaincu.

A l’instar de Spring Offensive, Glass Animals nous vient d’Oxford. Quatre potes qui ont fréquenté le même collège. Ils ont monté leur groupe en 2010, mais se connaissent donc depuis l’âge de 13 ans. Le line up réunit le chanteur/guitariste à la gueule d’ange, Dave Bayley, le drummer Joe Seaward, le second gratteur Drew MacFarlane et le bassiste Edmund Irwin, ces deux derniers se consacrant également aux claviers.

Leur musique évoque à la fois Alt-J, Wild Beasts, Foals et Radiohead (époque « In Rainbows »), le fruit d’un cocktail de pop, de rock, d’électro, de hip hop et de r&b.

Vu le matos en présence sur les planches, il faut reconnaître que la scène est étroite. Le drummer s’est planté à droite, et tous les autres musicos sont en ligne, Edmund occupant la place centrale. Dave est le seul à mouiller sa chemise, sur l’estrade. Il dialogue avec le public. Les autres membres ne pipent pas un mot.

« Psylla » ouvre le show, un titre paisible et atmosphérique. La voix évoque instantanément Thom Yorke. A cet instant, en fermant les yeux, les images de la vidéo vous traversent l’esprit, celles de plantes poussant sur les blessures des cadavres. Première plage issue de « Zaba », « Black Mambo » entre dans le vif du sujet. Les nappes de claviers se superposent, alors qu’un filet de guitare libère une tonalité acérée. Dave abandonne sa six cordes pour se consacrer uniquement au chant sur « Exxus ». Malheureusement, les interventions de basse sont trop envahissantes et je me réfugie au fond de la salle, près de la table de mixage. Avant d'entamer « Gooey », Dave demande si tout va bien. Hormis le retour des sonorités de basse, oui… Mais grâce aux bouchons dans les oreilles, ça passe. Au départ plus élaborée, « Walla Walla » est une compo amorcée par des bruitages de machines, avant de vous inviter à rejoindre le dancefloor. La section rythmique est percutante. Peut-être même un peu trop pour les tympans. Ce qui provoque l’exode de quelques spectateurs. Pourtant, à partir, d’« Intruxx », l’ingé-son semble avoir trouvé l’équilibre. Et « Hazey », très dansant, passe bien la rampe. Plus cool, « Toes » met l’accent sur les harmonies vocales. Et bonne nouvelle, la ligne de basse s’intègre beaucoup mieux à l’ensemble. Une impression qui va se confirmer lors des morceaux suivants, jusqu’à la fin du concert, qui s’achève par « Flip », « Cocoa Hooves » et « Wyrd ».

En guise de rappel, Glass Animals adapte le « Love Lockdown » de Kanye West, une cover dynamique, surprenante et dansante. Et clôt le spectacle par le hit « Pools ». Une prestation dont on retiendra surtout –hormis pour le chanteur– le manque de vivacité manifesté par les musicos, et puis un problème de basse, réglé à mi-parcours. Et vous pouvez revoir ce concert en streaming ici

(Organisation : Ancienne Belgique)

Selah Sue

2015 devrait être l'année Selah Sue…

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Dans le cadre de sa nouvelle tournée, Selah Sue se produisait donc au Cirque Royal de Bruxelles. Et bien sûr, c’est sold out. Il s’agit de sa deuxième date en Belgique, car la première était réservée à l’AB, ce vendredi 7 novembre. Un mois à peine après avoir publié un single, qui précédera la sortie de l’Ep « Alone », fixée ce 1er décembre, elle est déjà sur les routes pour le défendre. Un disque qui réunira quand même 4 nouvelles compos et qui précèdera le nouvel elpee, « Reason », dont la date de parution est prévue pour le 3 mars 2015. Eponyme, son premier long playing remonte quand même à trois longues années. Elle l’a étrenné sur toutes les scènes européennes et américaines. Triple album de platine en France, il s’est écoulé à plus de 600 000 exemplaires à travers le monde.

La première partie est assurée par un groupe new-yorkais, Son Little. Etonnant que le supporting act soit réservé à un combo américain aussi peu notoire. Pourtant, il faut reconnaître que leur prestation va vraiment épater. D’abord à cause de la voix du chanteur/guitariste. Puissante, soul, elle est bien soulignée par les accords de gratte blues/roots. En outre, il est soutenu par un drummer et un bassiste/claviériste plutôt brillants. Si bien que ravi, l’auditoire applaudit chaleureusement leur set.

De son véritable nom, Sanne Putseys, Selah Sue monte sur l’estrade en solitaire, uniquement armée de sa sèche. Elle interprète alors sa nouvelle chanson « You Always On ». Elle embraie par « Daddy », une compo dédiée à son papa. Chacun son tour ! Sur le premier long playing, elle réservait un hommage à sa maman, tout au long de « Mommy. Agée de 25 printemps, la Louvaniste a la tête bien sur les épaules. Elle est resplendissante et rayonnante dans sa tunique de couleur noire qui flashe lorsque l’artiste est sous les feux des projecteurs. Elle est coiffée de son inévitable chignon haut et blond. Entre Selah et le public, une franche interactivité s’établit. Elle présente ses compos, tantôt en français, en néerlandais et parfois en anglais. Sa version ‘live’ d’« Alone » est percutante. Particulièrement funk, on y ressent l’influence de Nile Rodgers. A cause du phrasé de guitare. Superbe ! « Famous », « Stand Back », « I Won't Go For More » et « Time » sont des plages issues du futur elpee. Il y a du funk, de la soul, du blues, du ska, du raga, de la drum&bass et de l’électro. Mais surtout ces compos libèrent énormément de groove. Faut dire que la section rythmique est particulièrement efficace. Sur un mode rap, « Together » libère une sacrée dose de dubstep novateur. Bien maîtrisée, la voix de Selah colle parfaitement à l’expression sonore. Elle nous réserve une reprise plutôt surprenante du « Lost Ones » de Lauryn Hill, puis enchaîne par « Lost Ones » et Black Part Love ». Elle n’oublie pas ses succès, « This World », « Fyah Fyah », « Please » et « Crazy Vibes ». Lorsqu’elle attaque « Raggamuffin », que l'on reconnaît dès les premiers accords de guitare, il s’établit une véritable communion entre l’auditoire et l’artiste. Selah Sue annonce qu’elle se produira à Forest National, l’an prochain, dans le cadre de la sortie de son nouvel LP. Et le set de s’achever par « Peace Of Mind » et « Crazy Sufferin Style ». 2015 devrait être l'année Selah Sue…

(Organisation : Live Nation)

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Toehider

What kind of creature am I?

Écrit par

Toehider est une formation australienne, née en 2008. Son style ? Du prog/rock. Chanteur/compositeur, Mike Mills en est le leader. Le groupe avait publié un premier Ep en 2008, puis douze Eps entre 2009 et 2010 ; soit en moins d’une année. Et en 2011, il avait gravé son premier long playing, "To hide her".

"You and I both lose" ouvre l’elpee. Un titre complexe au cours duquel on a l’impression que le band veut nous en mettre plein les oreilles. Pas un seul moment pour souffler. Le batteur ne ménage pas sa peine. Les riffs de guitare sont puissants et la voix de Mills, plutôt proche de celle de Freddy Mercury, remplit le moindre espace libre. Mike se charge un peu de tout : du chant, de l’écriture, des guitares, des claviers, des drums, du bouzouki, de l'ukulélé, des arrangements, des prises de son, du mastering et bien sûr de la production. Et comme c’est souvent dans le cas, chez ce type d’artiste, il a tendance à en faire un peu trop. Cependant, il faut reconnaître qu’il déborde d’imagination. Et quand il parvient à mettre correctement ses idées en œuvre, il peut vraiment épater. A l’instar des arrangements grandioses opérés sur "Whatever makes you feel superior". Sauf que la voix trempée dans le heavy metal vient un peu gâcher le tout. "The thing with me" est une piste à la fois délirante, excentrique, curieuse et complexe. Les élucubrations se bousculent, sans la moindre relâche. Parfois, l'ombre de Frank Zappa se met à planer… Le titre maître bénéficie d’une intro prodigieuse. Mais les vocaux sont à nouveau difficiles à encaisser, comme si Mercury était sous amphétamines ; et pourtant la structure claviers/basse est digne de la quintessence de Yes. D’ailleurs, lorsque Mills parvient à contrôler sa muse, il est capable de concocter une excellente musique progressive, à l’instar de "Spoilt for chance" ou encore "Whoa!", plus Queen que nature dans la tonalité de l’instrumentation. Plus paisible, "Under the future, we bury the Past" est une excellente plage. Le futur se conjugue parfaitement aux claviers et le passé aux six cordes. Une piste empreinte, par ailleurs, d’une grande sensibilité. Epique, "Meet the Sloth" s’inspire manifestement de Jethro Tull, Mike empruntant même le timbre et les inflexions de Ian Anderson avant de glisser vers une atmosphère réminiscente de Yes. Et enfin, plus court, "Geese Lycan" émarge au Metal hardcore…

Heureusement, en tournée, Mills a recours à un backing group ; constitué en l’occurrence du guitariste Lachlan Barclay, du bassiste Amy Campbell et du drummer Ricky Evensand.

 

Beverly Jo Scott

Swamp cabaret

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Beverly Jo Scott ou si vous préférez B.J Scott a une carrière déjà bien remplie. Et un parcours qui lui a permis d’acquérir une fameuse expérience. Elle est originaire de l'Alabama, près de Mobile. Ses racines sont donc sudistes. Et dans sa musique, se mêlent dès lors blues, gospel, country, folk et rock. A 22 ans, cette chanteuse/guitariste/compositrice fait le grand pas et vient s'installer en Belgique où elle vit d’ailleurs toujours aujourd'hui, à Wezenbeek-Oppem, très exactement. C'est en 1990 qu'elle publie son premier single, sa version du célèbre "C'est extra" de Léo Ferré. Son premier album, "Honey and hurricanes", paraît l’année suivante. Depuis, elle en a publié une dizaine y compris trois elpees live. Elle a apporté son concours à de nombreux artistes, et tout particulièrement à Arno. En 2005, elle monte un spectacle baptisé "Planet Janis", tout naturellement consacré à l'inoubliable Janis Joplin. Au cours des dernières années sa côte de popularité est montée en flèche. Tout d’abord en participant comme jury à "The Voice Belgium" sur la RTBF, puis en animant l'émission ‘BJ Sunday Brunch’, tous les dimanches midi sur Classic 21. "Swamp Cabaret" constitue son premier opus studio depuis cinq ans déjà. Elle signe dix des onze plages de ce disque, des lyrics qu’elle a écrits dans sa langue maternelle.

"Mobile bay" est une superbe ballade empreinte de douceur. BJ nous avoue qu'elle est toujours prête à tout quitter pour retrouver certains espaces qui ont hanté sa jeunesse, dans l'est de l'Alabama, à deux pas de la Floride. Grave, suave, harmonieuse, sa voix est soulignée par l’harmonica de Larry T Wilson, un ami issu de l'Alabama! Autre ballade, "If you don't want me" est enrobé de chœurs féminins, une plage au cours de laquelle Marcus Scheibmaier se réserve l’orgue et Julz Parker la guitare. "Love me wild" est une piste pop/rock plus vivifiante, séduisante aussi. BJ y module sa voix en fonction du tempo, Anthony Crawford apporte une coloration ‘americana’ à l’aide de la pedal steel, alors que Thierry Plas injecte toute son agressivité dans les cordes. Chanson intimiste, "Love me wild" est sculptée par les cordes acoustiques de BJ et les bruitages électroniques de Scheibmaier. "Southern pearl" nous entraîne dans le Sud profond. En Louisiane même. Un blues aux sonorités métalliques, trempées dans la reverb. Miss Scott la chante de sa voix expressive, légèrement écorchée, face à la slide de l’ex-Wet Willie, Rick Hirsch. Encore une autre ballade : "Worry". Une compo envahie de cordes synthétiques d’où émerge quand même le violon de Tom Morley (NDR : un musico issu de l'orchestre symphonique de Mobile) et des voix féminines. Plutôt southern rock, "Working after midnight" est un titre bien électrique, subtil, alimenté par le gratteur belge Fabrice Manzini. On reste dans la ballade, mais roots pour "No kiss goodbye", une plage à la mélodie limpide. Très présente, la guitare baritone de Hirsch apporte de la solennité à l'ensemble. Excellent roots/rock, "Are you the one" repose sur une structure instrumentale impeccable : section rythmique, orgue, violon, voix. Après "Swamp Cabaret", le combo attaque "Rockabilly legend", un rock'n'roll signé Bo Roberts et Len McCumber. Epaulé par Fabrice Manzini, BJ se consacre à la gratte électrique. Et l’opus de s’achever par une ballade folk roots empreinte de tendresse, "Fall up that hill"…

 

Rootbag

Rootbag

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Richard Van Bergen est néerlandais. Il est considéré comme l'un des meilleurs guitaristes de blues dans son pays. Ce n'est plus un débutant puisqu'il a participé aux sessions d’enregistrement de Sugarcane, T-99, JW Roy et Dede Priest. Il puise ses influences majeures dans le Delta Blues du Mississippi, qu’il mêle aux rythmes de la Nouvelle Orléans et au blues atmosphérique des marais louisianais. Il décrit ainsi son style de ‘gumbo’. Il fonde Rootbag en 2010. Et s’appuie alors sur une excellente section rythmique constituée de Dick Wagensveld à la basse et Jeroen Goossens, à la batterie. Wagensweld est malheureusement décédé, quelques mois après l'enregistrement. L’opus lui est d'ailleurs dédié. Réalisées au sein du Sylvester d'Erik Spanjers, à Utrecht, les sessions ont été exhumées et confiées aux soins de Mischa Den Haring (T-99) et d'Isa Azier.

Votre serviteur découvre Van Bergen. Un guitariste passionné et un excellent vocaliste. Son style est plutôt primaire, mais évolué sous son aspect technique. Le combo me fait parfois penser aux débuts des Black Keys, mais en mieux. Richard signe toutes le pistes. Des compos d’excellente facture. Et qui ne souffrent d’aucune faiblesse.

"Nobody", morceau d’ouverture, et "Tired of being the fool that I am" sont deux pistes tout à fait irrésistibles. Caractérisé par ses percussions tribales et la guitare largement amplifiée, à la sonorité métallique, "Nobody" baigne dans le Delta du Mississippi. "When he comes" est un blues bien traditionnel au cours duquel les percus assurent un rôle primordial. Entrelacées, dédoublées, les guitares y apportent le relief. Créatives, les cordes mettent sans cesse le nez à la fenêtre. A l’instar des entraînants "All the time" et "Give me your heart". Un bottleneck parcourt "Stand in line" de sonorités de cordes lancinantes, une piste envoûtante mais aussi lugubre. "Od on love" est un blues lent et dépouillé. Paisible, la voix s’élève face à la basse métronomique et la six cordes, triturée par les effets des pédales. On en vient alors à "Tired of bein' the fool no more", un titre époustouflant qui nous entraîne au Texas. La section rythmique libère un groove pas possible alors que la voix ainsi que la guitare sont dignes de Jimmie Vaughan. Chargé d’intensité, "Don't lose your pride" adopte un profil funky, assez proche des musiques percussives de New Orleans. "Nothing in this world" trempe dans un swamp rock bien réverbéré. Isa Azier apporte son concours à la gratte sur "Will this love", une plage qui opère un retour vers la Crescent City de Nola. Créatif, ce funk est manifestement hanté par le Little Feat du regretté Lowell George. Van Bergen avoue être un adepte de feu Jimi Hendrix ; et il le démontre tout au long de "Love tells no lies", un blues imprimé sur un mid tempo, au duquel ses cordes ont totalement déjantées. Et puis également lors de la finale, un instrumental intitulé "Od on love (Slight Return)". Un excellent opus.

Et pour que votre info soit complète, sachez que Rootbag est reparti en tournée. Van Bergen est cependant soutenu par une nouvelle section rythmique, soit Roelof Klein à la basse et Jody Van Ooijen à la batterie.

 

The Rentals

Lost in Alphaville

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Grosse activité perso pour Matt Sharp, l’ex-bassiste de Weezer responsable de leurs 2 premiers et meilleurs albums publiés à ce jour : « Blue Albums » et « Pinkerton ». Parallèlement à la sortie du nouvel essai de son ancien groupe –modérément accueilli par une critique toujours divisée à leur sujet– le Californien a en effet décidé de refourguer le troisième chapitre de son aventure aux Rentals ! Et, bonne nouvelle, 15 ans après la dernière sortie, on ne relève que peu de changements… Pour le plus grand bonheur des nombreux fans de ces sucreries ‘so 90’s’ ! Rien d’original ne transparaît cependant au cœur de ces petites bombes power-pop qui naviguent quelque part entre Grandaddy et… Weezer. Grand fan des deux groupes précités, je perds bien entendu toute objectivité à l’écoute de perles telles que « Stardust » ou « Damaris » ! « Lost in Alphaville » baigne au sein d’une douce mélancolie pop bercée par la belle alternance entre la voix douce de Matt Sharp et celles d’Holly Laessig & Jess Wolf, échappées de Lucius. Les claviers Moog côtoient les guitares typiquement saturées si chères au power-pop… Cette réussite est peut-être également due au discret apport de Patrick Carney des incontournables Black Keys à la batterie ! Rien d’autre à ajouter, si ce n’est que cet album me permettra de passer l’hiver d’excellente humeur…

 

Jess Morgan

Langa Langa

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Est-ce mauvais signe lorsqu’à l’issue d’une première écoute, un œuvre reprend son cours, sans que vous ne le remarquiez ? Je crains fort que oui ; et c’est ce qui vient de se produire à l’écoute de « Langa Langa », le nouvel elpee de Jess Morgan, une jeune artiste folk issue de Norwich, au Royaume-Uni. Pourtant son troisième opus est loin d’être de mauvaise facture. L’artiste possède une voix légèrement feutrée, charmante même. Ses interventions aux cordes acoustiques sont paisibles, boisées et brillantes. Mais la plupart des mélodies de ses chansons ne parviennent pas à accrocher. D’accord, l’hiver approche ; mais est-il déjà nécessaire de se blottir auprès d’un feu de bois, réchauffé par les chansons teintées de bluegrass de Jess ? Je ne crois pas. D’autant plus qu’elle est capable de mettre en exergue son talent à travers des morceaux plus lumineux, plus allègres et presque country. De nous y réserver une sève mélancolique bien plus savoureuse. Comme sur « The Last Cashier », une piste caractérisée par ses rythmes chaloupés. Suffirait qu’elle décide de privilégier ce type de compo et sa musique prendrait une toute autre envergure…

 

Maxwell Street

Going back

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Maxwell Street est certainement l'un des plus anciens blues bands belges. Il vient de célébrer ses trente années d'existence. A la barre, les deux guitaristes originels sont toujours au poste ; en l’occurrence le chanteur Marino Noppe et Willy Devleeshouwer. Issus de Flandre Occidentale, ces deux musicos ont toujours eu un agenda particulièrement chargé et fréquentent régulièrement le célèbre Banana Peel, un club sis à Ruiselede. Fin du siècle dernier, Willy avait monté le Banana Peel Blues Band, une formation qui avait gravé un elpee  baptisé tout naturellement "Live at the Banana Peel". Il a également milité au sein de Catfish et épaule souvent Lightnin' Guy, chez les Mighty Gators. Marino apporte régulièrement son concours à de très nombreuses figures du blues, lorsqu’ils sont en tournée européenne. Le dernier en date ? Super Chikan. Il a acquis une fameuse réputation à la slide. La section rythmique de Maxwell Street réunit Joos Demeurisse à la basse et de Didier Feys à la batterie. Lors des sessions d’enregistrement, le combo a reçu le concours de quelques invités, dont la chanteuse Tessa De Vreese et le claviériste Filip Ketels. Et la production a été confiée à Tiny Legs Tim, alias Tim De Graeve, un authentique country bluesman belge.

Le disque s’ouvre par la plage éponyme. Un titre issu de la plume de De Vleeshouwer, inspirée par le Chicago blues. La voix de Marino est soutenue par celle de Tessa, alors que Willy se réserve la partie de soliste. Signé Noppe, "I'm a lover" est un excellent blues lent, davantage marqué par le Chicago Westside. Entre la gratte et la voix s’établit un jeu de questions/réponses. Une voix chargée de passion et une six cordes bien sentie. La cover du "Ramblin'" de Robert Johnson est imprimée sur un tempo assez enlevé. Miss De Vreese la chante aisément, mais en puissance. Et Marino se lâche sur son bottleneck. Noppe a pris le micro pour attaquer le ludique "Hot pants", une piste légèrement calquée sur le "Killing floor" de Howlin' Wolf, mais dans un style proche d'Albert King. Mario chante d'un timbre âpre le "Cut off  my right arm" de Johnny Copeland, un blues mélodique tout au long duquel Filip Ketels siège derrière le piano, avant que la guitare ne prenne son envol ! Dominée par la slide, "29 ways" est un Chicago blues signé Willie Dixon. Direction New Orleans pour le "I went to Mardi Gras" de Snooks Eaglin. La guitare est continuellement créative. C’est elle qui imprime le tempo, alors que les ivoires de Ketels et les percussions de Didier Feys se chargent de baliser l’ensemble. Les guitares lorgnent vers BB King sur "The Gateway", un autre blues lent de toute bonne facture. Marino est un expert à la slide et il le démontre tout au long de "Somebody has to pay". Tessa l’épaule au vocaux sur cette plage qui baigne dans un climat digne d’Elmore James. Un climat qu’on retrouve lors de la finale, le "My heart beats like a hammer" de Jeremy Spencer (Fleetwood Mac), lui aussi jadis marqué au fer rouge par l’illustre gratteur chicagoan. Et on n’est pas au bout de nos bonnes surprises, puisque l’elpee nous réserve encore une adaptation du slow blues de Johnny Otis, "One hour past midnight", un "Two O'clock in the morning" écrit par Marino, inspiré de BB King, qui permet à Ketels de se multiplier aux ivoires, et une reprise du "Summertime" de Gerschwin, au cours de laquelle, judicieusement canalisée par les interventions de guitare aussi sobres qu’efficaces, la voix de Tessa est en état de grâce. Et on épinglera encore le "See see baby" de Freddie King, morceau qui illustre à nouveau la qualité des références puisées par le quatuor belge… 

 

Ikonika

Aerotropolis

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Après quelques maxis de très bonne facture, "Contact, Want, Love, Have", le premier album d'Ikonika sorti en 2010, avait séduit bon nombre d'amateurs de musique électronique. Une découverte d'autant plus agréable que la scène ‘bass music’ manquait cruellement de participation féminine. Les mélodies synthétiques pleines de nostalgie de sa post-dubstep dispensaient des atmosphères profondes et sombres pas tellement éloignées de l'IDM des années 90. Son second opus était donc attendu impatiemment. 

"Aerotropolis" ne répond pourtant pas à l'attente. Cherchant sans doute à se renouveler, Sara Abdel-Hamid va cette fois puiser pas mal de ses inspirations dans les eighties. Le début lorgne vers l'electro-funk et même l'acid-house de cette période mais ne convainc pas vraiment. La tonalité est certes plus joyeuse mais perd la dimension mystérieuse des premières productions. Plus pop, plus clubby, ces nouvelles compos entraîneront sans doute les amateurs de légèretés old school à se déhancher, mais on peut douter qu'elles touchent les fans des premières heures.

Certains morceaux, en fin de parcours, reviennent certes à des climats sombres et menaçants plus satisfaisants ("Cryo", "Backhand Winners" voire "Mega Church", tentative witch-house en compagnie d'Optimo) mais le résultat reste bien maigre. La ‘bass music’ mélancolique de l'ultime "Zen Siffle" nous donne juste envie de nous replonger dans le premier elpee. Car ce ne sont malheureusement pas les quelques tracks sortis après "Aerotropolis" qui vont nous réconcilier avec l’artiste…

 

Hercules and Love Affair

The Feast of the Broken Heart

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Andy Butler, aka-Hercules, avait connu une sérieuse baisse de régime en 2011, après avoir publié sont second elpee, « Blue Songs », un disque qui succédait à un remarquable premier album. Eponyme, il avait été unanimement acclamé par la critique et recelait un single irrésistible, « Blind » ; une plage sublimée par la voix magique d’Antony Hegarty. Fer de lance d’une scène dance new-yorkaise ‘queer’ totalement assumée et vindicative, Hercules & The Love Affair refait surface et nous propose « Feast of the Broken Heart », son 3ème essai. Première constatation, la pochette est d’un goût plus que douteux, cabotant entre un pastiche de Silex in The City et une orgie chez les Flintstones. En outre, on ne peut pas dire que la musique soit à la hauteur, malgré un nouveau casting vocal et le talent indéniable des protagonistes, dont l’incontournable John Grant (NDR : pour « I Try to Talk to You », grande réussite de l’elpee), le travesti et diva français Rouge Mary (NDR : convaincant dans le registre disco-gospel) et le chanteur soprano belge Gustpah… Si l’hédonisme est bien présent, les compos finissent par lasser. En outre, les beats et les mélodies manquent parfois d’inspiration malgré quelques chouettes références empruntées au disco et l’une ou l’autre salve inspirée, telle que le kitschissime « Liberty ». Une fête à moitié réussie, malgré quelques moments euphorisants, avouons-le…

 

Dr Voy

Crazy (Ep)

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Dr Voy est un rockeur et le restera.

Le quatuor prépare son quatrième album qui sortira en 2015.

Les trois précédents opus, "Time runs away", "Kill the angel" et "That's all fake" sont respectivement nés en 2006, 2009 et 2012.

Sans rien devoir à personne, le groupe s'est fait, peu à peu, un nom au sein de la scène rock du royaume.

Pour les avoir vus à trois reprises, il faut avouer que l'énergie dépensée et la qualité, tant sonore qu'artistique, ont toujours été au rendez-vous.

En attendant, pour nous mettre l’eau à la bouche, un Ep promotionnel, "Crazy", de trois titres est présenté aux fans comme aux professionnels.

Le premier, "Lovely ass" accroche instantanément. Il me fait battre la mesure et le coeur.

Le mojo working est en route !

"Crazy" et " You are just a dream", les deux suivants, sont explosifs et ont un caractère plus prononcé, genre : ‘A double Whisky on the rock, please !’

L'inspiration blues, savamment dosée pour chaque morceau, est épicée de distorsions baveuses, chaleureuses, de solos et riffs percutants.

Du gros son, mais respectueux des tympans.

En la matière, les deux frères Lizzi ont un certains savoir faire, me semble-t-il.

Un Ep promotionnel peut s'avérer être une arme à double tranchant.

Des trois titres proposés, "Lovely ass" est, sans vouloir être péjoratif,  le plus ‘radiophonique’.

A quoi bon, sinon.

Quant aux deux autres, du pur jus !

La louve peut être fière de ses "fils".

Vivement la suite et longue route 66 aux enfants du rock !

 

C’mon Tigre

C'Mon Tigre

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Il y a quelques semaines, C'mon Tigre publiait un premier single intitulé "Fédération Tunisienne de Football", la B.O d'un film réalisé par l'artiste italien, Toccafondo. Cette sortie avait soulevé quelques interrogations mais surtout beaucoup d'enthousiasme.

Des interrogations tout d'abord, car on ne connaissait quasiment rien au sujet de ce groupe au patronyme plutôt intriguant. Aujourd'hui, après des recherches plus approfondies, on peut affirmer être en présence d’un duo qui, pendant deux années a voyagé aux quatre coins du globe, afin d'enregistrer en compagnie de différents musiciens. Pérégrination qui s’est soldée par l’enregistrement de ce premier album.

De l'enthousiasme ensuite car les deux premiers morceaux présents sur ce single laissaient entrevoir un énorme potentiel. C'mon Tigre prend un malin plaisir à mélanger les styles. Sur des rythmes langoureux, les influences orientales viennent se frotter au blues et au jazz en passant par l’électronique et la soul. Un cocktail détonnant dont on était impatient de voir l'efficacité sur la longueur. Et l’opus éponyme poursuite dans la même veine. Les pistes sont sans doute un peu plus expérimentales, mais tiennent totalement la route. Il faut néanmoins plusieurs écoutes avant de pénétrer au cœur de cet univers sonore déstructuré mais aux mille richesses. Les instruments sont nombreux : percus, cuivres et j’en passe, apportent, bien sûr, leur pierre à l’édifice. Et puis il y a le chant. Le tracklisting oscille entre plages minimalistes (« December ») et plages aux arrangements luxuriants (« Commute »). Entre titres languissants et plus rythmés. Et, tout en tirant dans toutes les directions, C’mon Tigre parvient quand même à maintenir une certaine homogénéité à l’ensemble. Tout n’est pas parfait, assurément. Certains passages peuvent même se révéler dispensables ; mais la musique est vraiment originale et mérite qu’on lui accorde une oreille attentive… 

 

Will and The People

Whistleblower

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Depuis l’excentrique cité portuaire de Brighton, le non moins déjanté Will Rendle, accompagné de ses acolytes sobrement baptisés The People, vénère probablement un culte aux beatniks des années 60. Lui et ses sbires s’érigent en quelque sorte comme une version britannique d’Edward Sharpe and The Magnetic Zeros : la bonne humeur communicative, les refrains scandés en chœur, les ‘lalalalalala…’ sont au rendez-vous. Le tout est alors contaminé par la voix faussement fragile à la Sharko de Will. De quoi forger des moments tellement placés du côté positif de la force qu’on frôlerait l’overdose de bons sentiments. Que ce soit entre les riffs reggae de « Trusworthy Rock » ou d’« I’ll Always Be There (Trust Yourself) », le ska de « Lay Me Down », le très Queen « Pear Shaped », le funky « Shaky Ground » ou même les réminiscences de Muse sur le pénible « Cry Baby »… Des morceaux comme autant de sucreries : plaisirs immédiats mais petits regrets par la suite à l’écoute du racoleur, délicieux mais crapuleux « Penny Eyes » ou de « Plasters » qui lorgne carrément vers l’univers de Mika!

 

Helmet

Helmet aurait tout intérêt à tourner la Page…

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Le concert de Helmet était prévu pour ce 2 octobre. Il a donc été reporté ce lundi 10 novembre. Pas de supporting act. Helmet est censé tenir la distance pendant 120 minutes. La salle de l’AB est en configuration Box ; et les aficionados –qu’on peut estimer à 800 âmes– se frottent les oreilles, par ce qu’ils considèrent comme une véritable aubaine.  

Né en 1989, Helmet est alors déjà responsable d’une musique alternative, métallique taxée de hardcore. Il se sépare en 1998 et se reforme en 2014. A ce jour, le combo new-yorkais à publié 6 elpees : « Strap It On » en 1990, « Meantime » en 1992, considéré comme un des meilleurs long playings de l’histoire du metal, « Betty » en 1994, une œuvre alors mal reçue par la critique et pourtant considérée 25 ans plus tard comme incontournable et novatrice, parce qu’elle a ouvert la voie à Tool, Nine Inch Nails, Deftones, Pantera et Slipknot, « Aftertaste » en 1997, « Size Matters » en 2004, « Monochrome » en 2006 et le dernier « Seeing Eye Dog » en 2010. Après un quart de siècle, le line up ne compte plus que le seul Page Hamilton, comme membre fondateur. Le chanteur/guitariste est aujourd’hui soutenu par le second gratteur Dan Beeman, le drummer Kyle Stevenson et le bassiste Jon Fuller. Un Hamilton qui assure encore le rôle de sixcordiste au sein du backing group de David Bowie.

Il est 20h14 pile quand le quatuor monte sur l’estrade sans adresser le moindre regard ou faire le moindre signe à la foule. Manifestement, la communication n’est vraiment pas leur préoccupation. En outre, dès le début du spectacle, on prend le light show en plein dans la poire. Au lieu de mettre en exergue les artistes. Sympa ! Pendant quelques titres, cette forme d’agression visuelle passe encore ; mais à la longue, elle devient agaçante. La setlist est consacrée à  l'album « Betty ». D’ailleurs le combo interprète les quatorze titres de ce long playing, dans l’ordre du tracklisting (« Wilma Rainbow », « I Know », « Biscuits For Smut », « Milquetoast », « Tic », « Rollo », « Street Crab », « Clean », « Vaccination », « Beautiful Love », « Speechless », « The Silver Hawaiian », « Overrrated » et « Sam Hell »). Les riffs de grattes assénés par Page et Dan sont puissants, écrasant, mais mélodieux. Kyle frappe frénétiquement sur ses fûts. Mais lorsque le bassiste commence à malmener « Milquetoast », je commence à faire la grimace. Faut dire que le son n’est pas vraiment à la hauteur. Je me réfugie donc derrière la table de mixage. Et constate que si « Tic » et « Rollo » sont de fameux brûlots, la voix de Page a perdu de son éclat.

Je prends donc le temps de tailler une bavette en compagnie d’un ingénieur du son professionnel, qui me confirme que… le son n'est pas terrible. Curieux, Page commence à rigoler et à discuter avec les spectateurs des premiers rangs. La deuxième partie du spectacle se focalise sur deux autre opus du band, « Meantime » et « Aftertaste ».

Pendant « He Feels Bad », « Beter », « You Borrowed » et « Fela II », je m’éclipse, et revient pour « Role Model ». Pas de changement ! Le son est toujours aussi médiocre et j’écoute le reste du set, les bouchons bien enfoncés dans les oreilles, c’est-à-dire pendant « Pure », « Renovation », « Exactly », « Like A Care » et enfin « Driving ».

Franchement, si c’est pour dispenser des concerts de cette trempe, Helmet aurait tout intérêt à tourner la Page…

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

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Machine Head

The Kings are back !

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« The Blackening » avait permis à Machine Head, il y a sept ans, de marquer l’histoire du Metal. Freinée dans son évolution pendant de longues années par l’ombre de cet album-phare, la formation s’apprête aujourd’hui à refaire parler d’elle, du haut de ses vingt-deux ans de règne, en publiant « Bloodstone and Diamonds ». Pari relevé haut la main en mettant le feu ce dimanche aux planches de la salle ‘De Mast’ à Torhout.

Il pourrait être de prime abord intimidant d’ouvrir le show pour Machine Head. Ce défi a pourtant été pris à bras le corps par les cinq musiciens de Darkest Hour, originaires de Washington D.C. Bien qu’assez répétitif, leur Metal, sis à la frontière entre le Hardcore et le Death, est puissant. Pendant une demi-heure, les Américains vont nous dispenser leur set, en veillant à ne pas perdre de temps entre les morceaux ! Un bémol tout de même : un son trop étouffé n’a pas toujours permis d’apprécier le potentiel de chacun des membres. La prestation laisse au final l’impression d’une panade un peu trop épaisse que pour être digérée facilement.

Une bonne mise en bouche néanmoins pour ensuite laisser la place à Devil You Know, le supergroupe composé notamment d’anciens membres de Fear Factoy, All Shall Perish ou encore Killswitch Engage. Mais l’impatience de découvrir cette formation sur les planches a finalement dû faire place à la déception : les musicos ne sont jamais arrivés à destination. Personne ne prendra d’ailleurs la peine d’expliquer leur absence. Dommage.

C’est donc dans une chaleur et un taux d’humidité élevés que le public a dû prendre patience,  avec pour lot de consolation le dévoilement progressif du décor planté par Machine Head. L’imposante batterie de Dave McClaine est mise en avant, posée sur un podium flanqué à l’avant d’un drapeau orné du logo du groupe. Quatre structures métalliques sont en outre disposées de part et d’autre des percussions, affichant chacune en son centre l’emblème des Américains. Chacune d’entre elles est par ailleurs surmontée d’un fanion mentionnant l’inscription ‘MCMXCII’ – 1992 en chiffres romains – année de la création du quintet.

Les lumières s’éteignent un peu avant 22h, laissant envahir la salle quasi sold-out de Torhout par les violons de « Now We Die », morceau d’ouverture de leur tout nouvel opus. Le vocaliste Robb Flynn fait son entrée, suivi de près par Phil Demmel et Jared McEachem, respectivement guitariste et bassiste de la formation. « And with this now we die… », entonne vigoureusement Robb Flynn, chaleureusement aidé par un public visiblement sous tension. Le rouleau compresseur se met en marche et la claque de décibels est immédiatement perceptible. Tel un seul homme, la fosse chante à pleins poumons et plus particulièrement lors des gros succès « Locust », « Darkness Within » ou encore « Beautiful Morning ». Le titre « Davidian » marquera également la prestation, moment choisi par Robb Flynn pour arriver  sur le devant de la scène non pas armé d’une mais bien de deux guitares, entamant l’introduction du morceau à la sèche avant de reprendre ensuite le contrôle de sa gratte électrique placée alors dans son dos.

Leur nouvel elpee, « Bloodstone and Diamonds », dont la sortie officielle n’était en fait fixée dans nos contrées que le lendemain (mais déjà disponible depuis une semaine sur les plateformes de streaming), est le premier au cours duquel milite Jared MacEachern, le nouveau bassiste. Malgré une entrée effective depuis un peu plus d’un an, MacEachern reste pourtant en retrait dans son coin et laisse la vedette au duo Flynn/Demmel. Ce serait mentir de nier le bonheur de les voir se mettre fréquemment face à face et de se partager des solos désormais devenus des hymnes du genre !

Le départ de l’ancien bassiste, Adam Duce, ne s’est pas déroulé sans heurt mais était un mal manifestement nécessaire. Comme en témoigne Robb Flynn dans une récente interview pour le magazine Metal Hammer au cours de laquelle il déclarait que ‘c’était une période difficile où il apparaissait clair pour chacun que le groupe était en train de splitter. Machine Head allait être de l’histoire ancienne. Il fallait du changement. Parler d’un nouvel album, un an et demi après ces faits pénibles, est donc un événement que je n’aurais jamais pu imaginer à l’époque’. Et la prestation d’aujourd’hui n’a pu que confirmer ses propos. Le band est de retour et il en veut. Une prestation scénique irréprochable, portée par une critique unanimement élogieuse de son dernier LP, laisse à penser que « The Blackening » a enfin trouvé son successeur. Après vingt-deux années passées sur les routes, les Californiens ont légitiment le droit d’être considérés comme de dignes membres du Panthéon des icônes du Metal. C’est par un triomphant « Halo » que Machine Head clôture finalement son show, laissant un public désormais aphone après une heure et demie de prestation haute en couleurs.

Setlist : Now We Die, Imperium, Beautiful Mourning, Locust, Ten Ton Hammer, Night of Long Knives, Darkness Within, Bulldozer, Killers & Kings, Davidian, Aesthetics of Hate, Old * Encore : Halo