L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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The Wolf Banes - De Casin...
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

dimanche, 31 décembre 1995 00:00

Permanent

Fondé en 1976 à Macclesfield, près de Manchester, sous le nom de Warsaw, et rebaptisé fin de la même année en Joy Division, ce groupe constitue un des deux pôles du mouvement cold qui a marqué les Iles Britanniques, fin des seventies, début des eighties. L'autre, étant attribué à Cure, faut-il le rappeler. Il faut cependant se replacer dans le contexte de l'époque pour bien comprendre ce phénomène. Comme tant de villes anglaises en proie à la récession économique, Manchester est peuplée d'usines désaffectées, de chômeurs et d'alcooliques invétérés. Une certaine idée de l'angoisse que Joy Division véhicule dans un état d'esprit noir et sordide. Et le ton de sa musique en devient maussade, désespéré, amer ; la voix de Ian Curtis se frayant un passage à travers ce déluge de sonorités à la fois lugubres et fascinantes. Curtis est tellement imprégné de ses convictions que le 18 mai 1980 il se pend dans sa cuisine, peu avant la sortie du deuxième elpee, "Closer". Cet acte extrême sonnera le glas de l'existence de ce groupe qui deviendra cependant mythique à travers sa discographie. Deux albums studio, de multiples Eps, des "live", des bootlegs, Peel sessions et compilations. "Permanent" constituant probablement le best of de ces recueils. Car même s'il y manque "Decades", ce recueil aligne les classiques du groupe: "Love will tear us apart", "Transmission", "She's lost control", "Atmosphere", etc.

 

dimanche, 31 décembre 1995 00:00

Roots to branches

Depuis la fin des seventies, on ne peut pas dire que le Tull se soit montré particulièrement brillant. Honnête dans sa phase acoustique, mal à l'aise dans sa volonté de maintenir un certain cap prog rock, il est même devenu franchement médiocre lorsqu'il s’est prostitué au heavy metal. Nous pensions même que cette incartade allait définitivement achever le groupe de Blackpool. Enfin, nous le craignions. Car, Ian Anderson possède suffisamment de talent et d'obstination pour revenir dans le parcours. Et il vient aujourd'hui de le prouver sur "Roots to branches". Une œuvre qui aurait pu, vingt ans plus tôt, figurer parmi les meilleurs elpees de la décennie. Aux côtés d'"Aqualung", de "Thick as a brick" ou de "Stand up". A la lecture de ces quelques mots, toute la génération de soixante-huitards risque fort de s'enflammer; et elle a tout à fait raison. Sans vouloir manifester la moindre allusion péjorative, croyez-le sincèrement. Complètement à contre-courant de la scène musicale contemporaine, ce disque ambitieux met inévitablement en valeur le talent des différents instrumentistes. De Martin Barre, incroyablement sobre pour la circonstance (NDR: il bonifie avec le temps, comme le vin!), du claviériste Andrew Giddings, et puis surtout de Ian Anderson. Aussi bien au chant, aux flûtes, qu'à la guitare acoustique. Un elpee qui a bénéficié du concours d'une pléiade de musiciens classiques ; sans doute la même équipe qui avait participé à l'accouchement de "Divinities". Onze fragments qui oscillent du jazz/blues au rock, en passant par l'exotisme, la folk celtique, la musique slave, filmique, symphonique et bien sûr progressive...

 

vendredi, 14 mars 2014 11:42

The sky still looks the same (10 inches)

« The sky still looks the same » constitue le  second enregistrement de The Workhouse, un disque qui fait suite à « The coldroom sessions », publié en 2011. A l’époque, le trio insulaire pratiquait un post rock on ne peut plus conventionnel. Changement de style donc sur ce deuxième essai. Un 10 inches à l’emballage particulièrement soigné. Le vinyle est ainsi accompagné d’un booklet contenant un mini cd, illustré par des photos de constructions industrielles, et enrichi des lyrics.

Parmi les cinq titres figurent deux morceaux instrumentaux. « F.N.O. » tout d’abord. Oscillant entre post punk et shoegaze, ses lignes de basses descendantes évoquent le « Disorder de « Joy Division », alors que les cordes de guitare rutilantes lorgnent plutôt du côté de Kitchens of Distinction. Puis en finale, « Seven Stars », une piste contemplative qui a bénéficié du concours d’un violoniste et dont le climat semble finalement assez proche de celui développé chez Sigur Ros. Les autres plages baignent au sein d’un climat beaucoup plus ténébreux. « Eastern skies » est ainsi déchiré entre accords de gratte cinglants, riffs accrocheurs et envolées gémissantes, une piste parcourue par une ligne de basse gémissante et imprimée sur un tempo offensif. Une compo qui aurait pu figurer au répertoire d’Interpol. Hymne mélancolique, « Now I am on fire », est sculpté dans les cordes réverbérées, dans l’esprit d’Explosions In The sky. C’est également la plage la plus proche de leur post rock originel. Quant au titre maître, plus pop et dépouillé, il est hanté par le fantôme de Ian Curtis…

 

vendredi, 14 mars 2014 11:36

Baby give me my chick

Jack La Motta & Your Bones est un ensemble italien issu de Lonigo, un petit patelin sis quelque part entre Venise et Vérone. Ce quatuor pratique une forme de country/punk/rock/garage marécageux, ténébreux ou poussiéreux, selon les circonstances. Leurs idoles ? Dans le désordre : Johnny Cash, Elvis Presley, Sergio Leone, Ennio Morricone, Clint Eastwood ainsi que Franco Nero. Il y a même un peu de mariachi (NDR : ces cuivres sur « Puerca Vaca » !) Et de temps à autre de l’harmonica. Leur musique ne manque ni d’énergie, ni de fantaisie, mais elle doit plus que probablement se vivre en ‘live’. Conclusion, les 12 titres de ce « Baby give me my chick » ne laisseront certainement pas dans mon esprit, un souvenir impérissable…

 

vendredi, 14 mars 2014 11:34

Pilon

Los Hacheros nous vient de New York, un quintet réunissant un chanteur percussionniste (congas), un flûtiste percussionniste (mambo), un violoniste/tromboniste, un bassiste/contrebassiste et un guitariste. Lors des sessions d’enregistrement de ce « Pilon », leur premier elpee, la formation a reçu le concours d’un joueur de bongo. Des sessions qui se sont déroulées ‘live’ et ont été enregistrées en analogique sur un 388 Tascam.

Papote Jimenez chante dans la langue de Cervantès d’un timbre haut perché, des compos sculptées dans une salsa un peu trop calme à mon goût. Hormis le morceau d’entrée « Azucar » et « Convergencia », le reste de l’opus manque cruellement de punch. Et s’il y a un groove, il est bien trop pudique pour remuer les tripes. Dommage, car les différents instrumentistes ne manquent pas de talent. Idéal pour sonoriser les quais de gare, un jour d’été, sans risquer de heurter la moindre susceptibilité. ormis « Asucar » et « Convergencia » Horm

 

“Greens and blues”, c’est le titre du nouveau single des Pixies. La vidéo a été réalisée par Josh Frank, qui a notamment signé le livre “Fool the world, the oral history of the band called Pixies”. La vidéo est visible ici

Les Pixies se produiront le 5 juillet à Rock Werchter

http://www.pixiesmusic.com/ep2-eu/

https://www.facebook.com/pixiesofficial

 

samedi, 08 mars 2014 14:25

Le cri de Wye Oak

Wye Oak, duo qui réunit Jenn Wasner et Andy Stack, publiera son nouvel opus ce 28 avril. Il fait suite à « Civilian », paru en 2011, qui avait reçu d’excellentes critiques. « Shriek » a bénéficié du concours de Nicolas Vernhes à la coproduction mais également au mixing.

Pour l’instant, la formation offre une chanson disponible Soundcloud et YouTube .

 

Tracklisting

> 1. Before
> 2. Shriek
> 3. The Tower
> 4. Glory
> 5. Sick Talk
> 6. School Of Eyes
> 7. Despicable Animal
> 8. Paradise
> 9. I Know The Law

> 10. Logic Of Color

Fondé en 2012, Moutain Bike réunit des musicos et des ex-musicos de Thee Marvin Gays, Warm Toy Machine, Billy Joe & June Moan. Responsable d’un garage rock influencé aussi bien par Beck, Ty Segall, Deerhunter, Mikal Cronin que Grandaddy, il nous proposera son premier album ce 24 avril. En attendant cette sortie, un premier aperçu intitulé « Hanging around » et enregistré en live au Hightime Studio est disponible ici

En concert:

28-03 Opwijk - Nijdrop
11-04 Antwerpen - Trix (Release Party)

14-04 Nijmegen (NL) - Ragfestival
04-05 Arlon - Les Aralunaires
08-05 Paris (FR) - Espace B
18-05 Bruxelles - Botaniques - Les Nuits

http://mountainbike.bandcamp.com

 

vendredi, 07 mars 2014 10:58

Reflection

Après avoir enregistré deux albums en compagnie d’un orchestre symphonique, dont le second dans le cadre d’une longue tournée, Hooverphonic a donc voulu en revenir à une formule plus épurée. Et pour y parvenir, il a décidé d’enregistrer chez le particulier. Un appel à candidature qui a suscité plus de 180 propositions. Finalement la formation s’est limitée à quatre endroits différents. Les sessions ont duré 4 semaines et le mixing a été réalisé au sein d’un studio analogique. Certaines voix ont quand même été captées dans une église. En résulte un opus plus pop, oscillant entre morceaux enjoués et titres mélancoliques, dominés par le piano et soulignés par la superbe voix de Noémie Wolfs. Un minimum d’arrangements, et une instrumentation limitée à la guitare (acoustique et électrique), à la basse, aux drums ainsi qu’aux claviers vintage (un peu de mellotron quand même). Sans oublier la présence de trois choristes. Vous avez certainement déjà eu l’occasion d’entendre le superbe single « Amalfi ». Bien balancé, « Boomerang » en a tout le potentiel pour le devenir également. Les 13 autres plages sont agréables à écouter, particulièrement soignées (NDR : étonnant vu que les musicos déclarent avoir voulu conserver le son naturel), mais un peu trop ‘hooverphoniques’ pour sortir du lot…

 

vendredi, 07 mars 2014 10:58

Desert skies

Beachwood Sparks est une formation californienne, issue de Los Angeles très exactement, qui s’est séparée en 2002, avant de se reformer en 2008. Outre les Eps et les singles, leur discographie compte quatre albums : un éponyme en 2000, « Once We Were Trees », l’année suivante, « The Tarnished Gold » en 2012 et ce « Desert skies », un opus qui réunit des enregistrements datant de 1997 réalisé par le line up originel. Gravé en single, « Desert skies » était, à l’origine un single. Il était sorti en 1998. Et sert donc également de titre à cet elpee. Outre les huit titres d’époque, le disque est enrichi de 4 bonus tracks. Trois versions différentes du tracklisting, dont une originale de « Time », ainsi qu’un inédit, « Charm ».

A leurs débuts, le band s’inspirait manifestement de la musique West Coast de la fin des sixties et du début des seventies. Et en particulier Buffalo Springfield, les Byrds, Flying Burrito Brothers, Grateful Dead voire Jackson Browne. Mais pas seulement. Déchirés entre psychédélisme, americana et garage, certains titres sont alors bien dans l’air du temps. Imprimé sur un mid tempo, le mélancolique et vivifiant « Time » évoque ainsi le Paisley Underground de Dream Syndicate. Plus léger, « Make it together » aurait pu figurer au répertoire des Posies, tout en adressant un clin d’œil aux Beach Boys. Enlevé, caractérisé par ses interventions de claviers vintage, « Watery moonlight » pourrait être le chaînon manquant entre Inspiral Carpets et les Zombies. Plus curieux encore, l’une ou l’autre plage baignent dans un climat réminiscent des Stone Roses, mais privé de house. Et je pense tout particulièrement à « This is what it feels like », malgré ses intervalles sinusoïdaux, sydbarretiens. Un psychédélisme le plus souvent aventureux. Parfois même audacieux. Capable de virer au space rock voire au kraut rock. Et si les interventions de guitare ainsi que de pedal steel sont particulièrement vivifiantes, il faut reconnaître que l’amplitude du drumming booste les compos, même les plus mélancoliques. Et au vu des références susvisées, vous vous doutez que les vocaux sont soignés. Enfin si les esprits chagrins reprocheront certainement un manque d’homogénéité à ce long playing, c’est tout simplement parce que pour l’époque, les compos étaient diablement créatives…