La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Bernard Dagnies

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vendredi, 07 mars 2014 10:53

Waking Lines

« Waking lines » constitue le premier album de ce quartet établi à Manchester, une formation qui pratique une forme de shoegaze teintée d’electronica, dans un style qu’on pourrait situer à la croisée des chemins de Yeasayer, White Lies et Friendly Fires. Pour celles et ceux qui ont vécu les eighties, ils penseront plutôt à un Cocteau Twins, au sein duquel Elisabeth Fraser aurait cédé le relais à des chœurs vaporeux. Vaporeux, c’est vraiment le terme judicieux pour qualifier leur solution sonore. De temps à autre, il y a bien un tempo new wave pour secouer le cocotier, à l’intar de « Street fires » ou surtout de « Face marks », dont le sens mélodique lorgne incontestablement vers Animal Collective ; mais le plus intéressant arrive en bout de parcours, et tout particulièrement sur « Induction » et « Climbing out », plages au cours desquelles les cordes de guitares commencent à scintiller et même à tintinnabuler comme chez Kitchens of Distinction. Une belle perspective de sortie que le band aurait tout intérêt à explorer, s’il ne veut pas s’évaporer dans l’éther contemporain…

 

jeudi, 27 février 2014 17:08

Canvãs Do Brasil

Evidement, vu que la prochaine coupe du monde de football, qui se déroulera au Brésil en juin prochain, approche à grands pas, il fallait s’attendre à des retombées dans l’univers de la musique. Mais paradoxalement, plutôt que de se concentrer uniquement sur un produit marketing, cette compile réunit aussi bien des classiques incontournables (NDR : Antonio Carlos Jobim, Marcos Valle, Gilberto Gil, Elis Regina, João Gilberto, Jorge Ben, Milton Nascimento, Caetano Veloso, Astrud Gilberto, etc.) que des découvertes. Le tout en 81 titres. Dans un box de 4 cds. Depuis la bossa nova des 60’s à la musique populaire traditionnelle (MPB) en passant par la samba. Seul souci, parmi ces découvertes, on reste quelque peu sur sa faim. La plupart de ces morceaux baignent dans une forme de lounge ou alors flirtent carrément avec une variété contemporaine peu inspirée…

 

jeudi, 27 février 2014 17:01

Caramel

Après avoir publié un remarquable album en 2012, « Forever Dolphin Love », Connan Hosford est donc parti en tournée. Flanqué de son groupe, en compagnie de Charlotte Gainsbourg, et puis comme supporting act pour Radiohead, aux Antipodes. « Caramel » constitue donc son second opus. Un disque qui a été enregistré en un mois dans un hôtel de Tokyo. Et… le résultat m’a laissé sur ma faim. J’ignore combien de pétards le Néo-zélandais a dû fumer pour pondre une solution sonore pareille, mais les 11 plages baignent au sein d’un climat plus que vaporeux. On a même parfois l’impression que les compos tournent au ralenti. Elles sont certainement psychédéliques, toujours aussi aquatiques, terriblement sensuelles... sauf qu’on se demande si elles n’ont pas été écrites suite à une panne érectile…

 

jeudi, 27 février 2014 16:55

Shine tour light

Gap Dream, c’est le patronyme du projet monté par Gabriel Fulvimar, un personnage qui a participé aux prémices de Black Keys. Etonnant, car sa musique est essentiellement tramée sur des claviers. Le plus souvent vintage. Et des boîtes un rythmes. De la guitare quand même. Fuzz. Et puis la voix. Chargée de reverb. Après avoir publié un premier elpee éponyme début 2013, il s’est empressé d’en graver ce second, intitulé « Shine tour light ». Brian Eno (« Here come the warm jets »), Giorgio Moroder, Grandaddy et Jean-Michel Jarre hantent la plupart des compos de cet opus. Les mélodies ne sont pas trop mal ficelées, mais finissent par toutes se ressembler. Et les instruments de se fondre dans un magma sonore au sein duquel on parvient difficilement à les distinguer. Deux exceptions qui confirment la règle : l’hymnique « You’re from the shadow » et le superbe « Immediate life sentence », floydien dans l’esprit de Syd Barrett. Même les vocaux sont sinusoïdaux. Dommage que tout l’LP ne soit pas de cette trempe…

 

jeudi, 27 février 2014 16:48

Live at the cellar door

Nous sommes fin 1970. Neil Young se produit à 6 reprises au Cellar Door, célèbre club de Washington DC. Il vient de publier l’incontournable « After the gold rush ». Et une majorité de titres joués au cours de ces sets sont issus de cette œuvre. Dont le titre maître. Les 13 plages de ce long playing ont donc été sélectionnées parmi cette série de shows. Acoustiques. Sur ce disque figurent également deux covers de Buffalo Springfield, « Flying on the ground is wrong » et « I am a child », un inédit, « Bad fog of loneliness », une version unique de « Cinamon girl » interprétée au piano et deux plages jamais immortalisées en public, « Old man » et « See the sky about to rain », qui ne seront gravées sur disque que quelques années plus tard. Neil chante de sa voix si caractéristique, en s’accompagnant tantôt à la sèche ou au piano. L’émotion est palpable. Mais un set ‘unplugged’ se vit plus qu’il ne s’écoute. Et plus particulièrement chez le Canadien…

 

Damon Albarn se produira ce jeudi 3 juillet dans le cadre du festival Rock Werchter.

Pour plus d’infos : http://www.rockwerchter.be

 

 

jeudi, 30 janvier 2014 16:46

Any port in a storm

Drôle de patronyme pour ce groupe fondé par un Australien exilé à New York. En fait il s’agit du nom de la série TV préférée de la mère du leader, Craig Dermody, quand il était gosse. Lorsqu’il a publié son premier opus, en 2010, « Para Vista Social Club », il vivait encore à Melbourne. « Any port in a storm » constitue donc le second opus de Scott & Charlene’s Wedding, même si en en 2012, on recense un split cd partagé en compagnie de Peak Twins.

Mais venons en à cet opus. Ce qui frappe d’abord, c’est la voix de Dermody. Laconique, désabusée, elle campe un hybride entre Bob Dylan, Shaun Ryder (Happy Mondays) et Mark E. Smith (The Fall), évoluant même parfois à la limite du faux. Le titre qui ouvre l’elpee, « Junk shop », baigne même dans un climat ‘madchester’. C’est un peu l’exception qui confirme la règle, car le reste de l’opus –enfin l’essentiel– évoque à la fois les Replacements (la structure punk) et les Skids voire Big Country (ces cordes de guitares tintinnabulantes, angulaires, épiques, épousant parfois même la sonorité d’une cornemuse). Pas toujours une bonne idée, même si l’ensemble tient bien la route. Finalement, c’est quand ces grattes se fondent mieux dans l’ensemble que les compos sont les plus convaincantes. A l’instar de « Downtown », caractérisé par sa section rythmique plus marquée, dans l’esprit de Celibate Rifles et de Radio Birdman. Encore que cette section rythmique soit généralement offensive, même sur les ballades que je qualifierai d’uptempo.

On évoquera quand même la nature des lyrics. Parfois complètement loufoques. Comme sur « 1993 », traitant d’une conférence de presse organisée dans le cadre d’une rencontre de la N.B.A. Démontrant que Craig est capable d’écrire une chanson sur tout ce qui lui passe par la tête…

Et l’Ep « 2weeks », qui enrichit l’elpee, corrobore mon point de vue. Sur les cinq titres, les guitares sont tout aussi scintillantes, mais moins envahissantes et surtout plus subtiles, parfois même semi-acoustiques (Feelies ?). A l’instar de « My world ». Et puis participent activement à un morceau irrésistible, imprimé sur un tempo tribal hypnotique, « I wanna die ». Ou alors se révèlent judicieusement filandreuses, comme sur « Hazy morning » qui nous renvoient une nouvelle fois aux Replacements…

 

jeudi, 30 janvier 2014 16:44

Sweet summer sun (Dvd)

Flashback : le 5 juillet 1969, les Stones se produisent à Hyde Park. Soit deux jours après le décès de Brian Jones. Pour le remplacer à la guitare, Mick Taylor. Quarante-quatre ans plus tard, la formation mythique est de retour sur la pelouse royale londonienne. Pour y célébrer ses 50 ans de carrière. A deux reprises. Accueillant chaque fois 65 000 spectateurs. Soit les 6 et 13 juillet. Avec un matos bien plus conséquent, des artifices visuels considérables et même une longue avancée au milieu de la foule pour permettre à Mick Jagger de circuler. Le Dvd a sélectionné 19 morceaux parmi ces concerts. Et le tout est entrecoupé de commentaires accordés par Mick Jagger ainsi que d’extraits du concert de 1969. Cerise sur le gâteau, Mick Taylor –qui avait quitté la formation en 1974– suite à un différent considéré à l’époque comme irréversible, est venu donner un fameux coup de gratte sur deux titres, « Midnight Rambler » et « Sastisfaction ». Deux heures de spectacle au cours duquel les presque septuagénaires, Mick Jagger, Keith Richards, Ron Wood et Charlie Woods, soutenus par un backing group bien rôdé, vont enflammer un public réunissant toutes les tranches d’âge, en interprétant quelques uns de leurs plus grands classiques. Depuis « Street fighting man » à « You can’t always get what you want”, magnifié par le concours d’une chorale, en passant par « Honky tonk woman », « Gimme shelter », « Jumpin’ Jack flash », « Sympathy for the devil », « Pain tit black » et Brown Sugar ». Un seul souci, le son. Pas sa qualité, mais son inconstance. Est-ce dû au mastering ? Je n’en sais rien. Mais lorsque les compos montent en puissance, il est systématiquement ‘plafonné’. Et c’est franchement désagréable. C’est dit !

 

jeudi, 30 janvier 2014 16:29

Idiots

En 2002, la bande aux frères White pondait « Holes in the wall », un album unanimement salué par la critique. Une œuvre qui aurait dû leur ouvrir les portes du succès planétaire. Ce qui ne s’est finalement pas produit, malgré la publication de deux autres albums (« The American Adventure » en 2003 et « No need to be downhearted en 2007) ainsi que d’un mini elpee (« The Human Body » en 2005) de bonne facture, mais pas aussi remarquable que le premier opus.

« Idiots » constitue donc leur quatrième long playing. Les compos ont conservé ce sens mélodique aussi raffiné, ces harmonies vocales ensoleillées et ces arrangements soignés. On pense bien sûr aux Beatles et tout particulièrement à McCartney (le ludique « Mr Mitchell » ainsi que « Never again », une ballade veloutée, uniquement soulignée d’accords de piano), donc au new Mersey sound (Lightning Seeds, Pale Fountains, Boo Radleys), mais aussi et surtout au mouvement postcard (Aztec Camera, Go Betweens) et puis aux formations qui ont été marquées par cette scène, comme Belle & Sebastian, à l’instar du swinguant « One of those days » ; une forme légèrement jazz voire bossa nova qui contamine le lyrique « Brother you must walk you path alone », malgré sa ligne de guitare country. Tout en réalisant une synthèse parfaite de la pop insulaire (NDR : vous pouvez ajouter dans leur solution sonore un zeste de Squeeze et un chouia de Lilac Time), TESP lorgne épisodiquement de l’autre côté de l’Atlantique. Manifestement sur le titre qui ouvre l’LP, « The sun never sets around here », réminiscent de Fountains of Wayne et tout au long de « Lily », abordé dans l’esprit de Weezer. Quant à « Welcome to the weirdness », il nous replonge au cœur des seventies, en adressant un clin d’œil à Electric Light Orchestra. Un album de pure pop, qui risque malheureusement de passer une nouvelle fois inaperçu. 

 

jeudi, 30 janvier 2014 16:10

Echo street

Fondé en 1999, Amplifier nous vient de Manchester. Avant d’enregistrer ce quatrième opus, le line up du groupe avait subi quelques changements. Tout d’abord, Neil Mahoney a cédé sa basse à Alexander Redhead. Ensuite, après le split d’Oceansize, Steve Durose a rejoint le line up, comme second guitariste.

La presse spécialisée était tombée sous le charme de « The octopus », le précédent elpee du band mancunien. Un œuvre conceptuelle ténébreuse, ambitieuse, découpée en 16 plages, s’étalant sur plus de 2 heures et enrichie d’un livret de 70 pages. Et qui avait exigé une bonne année de travail. « Echo steet » n’a nécessité que 2 mois de sessions. Une œuvre moins prog (NDR : quoique !), mais publiée sur le label Kscope, c’est-à-dire qui héberge notamment Anathema, Steven Wilson et Porcupine Tree.

Un Porcupine Tree qui semble paradoxalement avoir contaminé le psychotique « The wheel ». Une constante ? Le soin apporté aux harmonies vocales. L’épuré « Between today and yesterday » rappelle même la conjugaison des voix opérée entre Crosby, Stills & Nash, à une époque bien West Coast. Sans quoi, il faut reconnaître que les références aux nineties sont omniprésentes. Les douze minutes de ballade mélancolique consacrées à « Extra vehicular » lorgnent manifestement vers le « Black hole » de Soundgarden. Sommet du long playing, le titre maître baigne au sein d’un climat éthéré digne de The Verve circa « A storm in heaven », même si les vocaux nous transportent du côté sombre de la lune… Steve Durose (NDR : ou plutôt le défunt Oceansize) marque de son empreinte « Where the river goes » ; encore que le véritable mur de son érigé à mi-parcours éveille en notre fors intérieur le shoegazing de Ride. Hormis le titre final, « Mary Rose », un rock parcouru par une ligne de basse mélodieuse, dynamisé par des drums souples et éclaboussé de cordes de guitares cinglantes, ce disque privilégie les ballades. Y compris le morceau d’entrée, une compo qui baigne dans un climat insouciant, concédant des accents de gratte réminiscents de Prince, avant de se lancer dans un irrésistible crescendo. Un bien bel album, même s’il n’atteint pas l’intensité tentaculaire d’« Octopus »…