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Bernard Dagnies

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mardi, 23 septembre 2008 23:36

South of the rain and snow

Swell n’est aujourd’hui plus que le projet solo de David Freel. Il a même mis son patronyme entre parenthèses. Son dernier acolyte, le drummer Sean Kirkpatrick, a décidé de se consacrer à sa peinture (NDR : dans la logique des événements, car jusqu’alors il se chargeait de l’illustration des pochettes). Aussi, pour enregistrer « South of the rain and snow”, David a fait appel à l’ex-batteur de Queens of The Stone Age, Nick Lucero. C’est même au sein de ses studios, qu’il a concocté cet opus.

Des drums feutrés, un chouia de claviers vintage (« Saved by summer », le titre maître), un zeste d’arrangements de cordes (« Good good good »), la guitare acoustique (surtout) voire électrique (parfois) tantôt grattée, tantôt en picking de Freel et sa voix indolente et désabusée : la recette n’a pas trop changé pour Swell. Un minimalisme qui sied bien à ses chansons lancinantes et ténébreuses aux mélodies élaborées, élégantes, mais toujours agréables à l’oreille. Encore qu’on a parfois l’impression que l’aspect lo-fi est ici accentué, dans l’esprit du troisième elpee de Swell, « 41 ». Et le titre final, « Waitin for a beer », est certainement le plus représentatif de cet esprit. Le plus dépouillé aussi, malgré ce fifrelin d’arrangements symphoniques en fin de parcours. Juste la voix et la sèche de Freel. On y entend même les doigts glisser sur les cordes. Ce qui n’empêche pas « The measure of this moment » de tremper carrément dans la noisy ou « Our aquarium » d’emprunter le tempo d’une valse lente tout en libérant cycliquement un groove dans l’esprit d’American Music Club (NDR : il y a bien une guitare électrique, mais apparemment aussi une basse).

 

mardi, 23 septembre 2008 23:34

Victory shorts

Deuxième opus pour cette formation londonienne drivée par Dan Michaelson, le compositeur/chanteur/guitariste. Depuis la sortie du premier elpee, « Schmotime », en 2006, le line up a subi quelques modifications. Notamment le remplacement du drummer. Première constatation, sur ce « Victory shorts », les arrangements de cuivres sont beaucoup moins présents. Sans quoi, les compos d’Absentee reposent toujours essentiellement sur la voix de Dan. Un baryton profond, graveleux dont le timbre peut rappeler tour à tour Léonard Cohen, Stephen Merritt (Magnetic Fields), Mark Lanegan voire Matt Berninger (The National). Mis en forme par Nick Terry (Klaxons, Jonathan Richman, Bernard Butler), cet album propose 10 titres qui oscillent entre romance et allégresse. Ce sont cependant les compos les plus énergiques qui parviennent à s’extraire d’une certaine morosité ambiante, rappelant alors –mais du bout des doigts de pieds– les Crash Test Dummies. Ainsi que le presque cold « Boy, did she teach you nothing ? », le glam « Bitchstealer » (Roxy Music?) et le très psyché (NDR: c’est un des rares moments au cours duquel le guitariste se lâche) « Spitting feathers ». Trois compos qui affichent un potentiel certain. Mais que le groupe montre un peu trop rarement.

mardi, 23 septembre 2008 23:33

…Earth to the Dandy Warhols…

Après les ventes catastrophiques de l’album « Odditorium or Warlords of Mars » ainsi que les prestations en dents de scie accordées par le groupe en ‘live’, Capitol a décidé de virer les Dandy Warhols de son écurie. Pour retomber sur ses pattes, la formation a donc dû créer son propre label et s’autoproduire. C’est à la mode, en plus ! Leur huitième opus (et pas sixième come j’ai pu lire erronément dans la presse spécialisée ; car on oublie trop souvent le tout premier, « Dandys Rule, OK » paru en 1995 et « The Black Album », en 2004) est toujours aussi généreux dans l’effort. Il atteint ainsi presque 70 minutes en 13 morceaux, dont une dernière plage de près d’un quart d’heure, réminiscente des expériences menées par Brian Eno et Robert Fripp dans le domaine de l’ambient (NDR : pensez à l’album « No pussyfooting »).

Mais venons-en à l’analyse de cet elpee. Que nous pourrions qualifier d’honnête facture, sans plus. Première constatation, à de nombreuses reprises, Courtney Taylor-Taylor emprunte un baryton semblable à celui d’Andrew Eldritch (Sisters of Mercy) voire de Marilyn Manson. Et en particulier sur « Mission control » et puis l’hymnique « Talk radio ». Une compo pourtant très Dandy Warhols, tout comme le puissamment psychédélique « Wasp in the lotus » et ses étranges harmonies vocales. Ou encore l’excellent morceau dansant qui ouvre l’opus, « The world come on », dont le riff typique évoque « Bohemian like you ». Sans quoi l’elpee tire un peu dans toutes les directions. Ainsi « Welcome to the third world » épouse un groove disco funk susceptible d’évoquer tantôt le “Let’s dance” de Bowie, le “Magnificent seven” de Clash et les polyrythmes de Talking Heads opérés sur l’incontournable « Remain in Light ». Tout un programme ! Pour « Love song », Mike Campbell des Heartbreakers est venu donner un petit coup de banjo et Mark Knopfler de guitare sèche. Pas de quoi pavoiser, néanmoins. En outre, l’enlevé et presque post punk « Now you love me », le garage sixties « Valerie Yum » ainsi que le sinueux « And then I dreamt of Yes » ne sont pas plus convaincants. Par contre, on épinglera « Mis amigos » pour sa rencontre réussie entre harmonies vocales à la Beach Boys et krautrock (Can ?), le boogie singulier « The legend of the last of the outlaw truckers aka the ballad of sheriff shorty » (NDR : ils auraient pu choisir un titre encore plus long !) et l’opiacé « Beast of all saints », surtout à cause de sa seconde partie imprimée sur un mid tempo. Les aficionados des Dandys vont adorer. Les autres en prendre et en laisser.

 

samedi, 20 septembre 2008 03:00

Un final explosif!

Il y a belle lurette que je n’avais plus assisté à un set des Charlatans. Si mes souvenirs sont exacts, c’était en 1990. Le 5 décembre très exactement. A l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Un show époustouflant auquel participaient encore l’organiste, feu Rob Collins, et le guitariste John Baker ; mais qui avait surtout mis en exergue l’immense talent du drummer John Brookes. A cette époque, la formation était en plein boom, notamment à cause de son Ep, « The only one I know ». Depuis, le groupe a quand même aligné 10 albums, connu deux changements de line up importants (c’est Mark Collins qui se charge des parties de guitare dès 1991 et Tony Rodgers des claviers depuis 1999) et perdu progressivement de sa popularité. Ainsi, au cours de la première moitié des nineties, les Charlatans attiraient un bon millier de personnes en Belgique, lors de leurs concerts. Ce soir, au Handelsbeurs, on devait en recenser entre 300 et 400. Dont un fort contingent de Britanniques. Une chose est sûre, ce n’est pas sold out. Et puis, la moitié du public est constituée de quadragénaires. Signe des temps…

En première partie, le quatuor louvaniste Starfucker ne nous a guère convaincus. Longiligne, la chanteuse affiche un physique qui me fait un peu penser à Chrissie Hynde des Pretenders. Elle joue d’ailleurs aussi de la rythmique. Il y a une drummeuse. Ce n’est pas courant. Et puis, le soliste joue à l’aide d’une ‘Flying V’. Musicalement, leur garage est assez brouillon, même s’il ne manque pas d’énergie. Après trois morceaux, on a préféré aller prendre un rafraîchissement.

Les Charlatans montent sur les planches et entament directement leur set par « You cross my path », le titre maître de leur dernier opus. Vêtu, de noir, la coupe baggy très caractéristique, souriant, Tim Burgess semble ne pas avoir pris une ride en près de 20 ans. Tout comme la musique des Charlatans, par ailleurs. Mais c’est toujours lorsque le combo parvient à mêler le groove hypnotique au psychédélisme sixties qu’il demeure le plus performant. Ce sont d’ailleurs les chansons les plus pop qui dénotent le plus au sein du tracklisting. Heureusement, on peut les compter sur les doits d’une seule main. Certaines compos cherchent manifestement une autre orientation. Et je pense tout particulièrement au funkysant « Judas », au cours duquel Tim emprunte un timbre falsetto. Sans quoi sa voix est claire, vibrante et les mélodies contagieuses, parfois même hymniques. Une belle opportunité pour permettre alors aux fans de reprendre les paroles en chœur. On a aussi droit à quelques clins d’œil adressés à l’un ou l’autre artiste de l’histoire du rock. Ainsi « One to another » transpire le « Sympathy for the devil » des Stones, alors que la guitare emprunte un riff au « Fearless » (NDR : si, si, souvenez vous de cette chanson qui s’achevait par le « You'll Never Walk Alone » chanté par les supporters de Liverpool) du Floyd, tout au long de « Soul saver ». Enfin, « You’re so pretty » semble parfaitement calqué sur le « Fade to grey » de Visage. Etonnant ! Bien sûr, les moments forts du concert resteront les indémodables « The only one I know » et puis le très psyché « My name is despair », qu’ils interprètent dans la pénombre, le frénétique « Ignition » et le chaloupé « Then ». C’est d’ailleurs le moment choisi par les claviers pour rogner davantage la mélodie.

On ne passera pas sous silence l’efficacité et la sobriété du guitariste Mark Collins, ainsi que les lignes de basse rebondissantes injectées par Martin Blunt. Mais encore une fois, c’est sur le drummer que vont à nouveau se focaliser les regards. Notamment lors du rappel. Son amplitude et sa dextérité font merveille. Stéphane, qui m’avait d’ailleurs accompagné (NDR : allez donc voir ses photos dans la rubrique ad hoc) a même déclaré qu’il mériterait de jouer au sein d’un groupe de métal. Et quand on sait ce que ce type de musique exige en matière de technique, c’est un fameux compliment. Un final donc explosif, au cours duquel les Charlatans vont interpréter « A day for letting go », « How High » et un « Sposton Green » digne de la meilleure période des Stone Roses. D’ailleurs l’attitude de Burgess y contribue. Lorsqu’il est face au micro il prend tantôt les poses de Ian Brown ou alors, les mains dans le dos, en courtisant le micro, d’un certain Liam Gallagher.

Tracklisting :

1) You cross my path
2) Weirdo
3) Bad days
4) Black’n’blue eyes
5) Judas
6) Mis-takes
7) Then
8) One to another
9) Soul saver
10) My name is despair
11) Bird
12) Misbegotten
13) The only one I know
14) Oh vanity
15) If I fall
16) Ignition
17) You’re so pretty
18) This is the end

Rappel :

19) A day for letting go
20) How high

21) Sposton green

Organisation Handelbeurs

jeudi, 18 septembre 2008 14:03

Un autre monde pour Antony & The Johnsons

Un mini cd d’Antony & The Johnsons paraîtra ce 6 octobre. Il précède un elpee, dont la sortie est prévue début 2009 et s’intitule « Another world ». Et si vous souhaitez découvrir un titre qui ne figurera ni sur l’Ep, ni sur le future album, il vous suffit de cliquer sur le lien suivant : http://stereogum.com/archives/video/new-antony-the-johnsons-for-prada-the-great-white_021361.html

Tracklisting :

01 Another World
02 Crackagen
03 Shake That Devil
04 Sing for Me
05 Hope Mountain

Pour voir la vidéo du titre maître :
http://www.pitchforkmedia.com/article/download/146055-pitchforktv-antony-and-the-johnsons-another-world-video-premiere

Pour plus d’infos : http://www.antonyandthejohnsons.com

 

 

 

jeudi, 18 septembre 2008 14:03

16 se reforme et enregistre

16 s’est reformé sous son line up initial, c’est à dire Cris Jerue au chant, Tony Baumeister à la basse, Bobby Ferry à la guitare et Jason Corley aux drums et vient d’enregistrer un nouvel album. Il s’intitulera “Bridges To Burn”, mais ne paraîtra que le 26 janvier 2009.  

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/16

 

jeudi, 18 septembre 2008 14:02

Kings of Leon ne bosse que la nuit...

Le 22 septembre 2008, Kings Of Leon sortira son quatrième album. Intitulé « Only By The Night », il a été enregistré aux studios Blackbird à Nashville, sous la houlette d’Angelo Petraglia, de Jacquire King et du groupe.

Tracklisting

1. Closer 
2. Crawl 
3. Sex On Fire 
4. Use Somebody 
5. Manhattan 
6. Revelry 
7. Seventeen 
8. Notion 
9. I Want You 
10. Be Somebody 
11. Cold Desert 

Pour plus d’infos : http://www.kingsofleon.com et http://www.myspace.com/kingsofleon

 

 

jeudi, 18 septembre 2008 14:02

Mark Ronson produit le nouveau Kaiser Chiefs

Le prochain elpee de Kaiser Chiefs sera dans les bacs ce 20 octobre. C’est Mark Ronson (Amy Winehouse), qui s’est chargé de la mise en forme. Intitulé « Off with their heads », il s’agit de leur troisième opus et il fait suite à Après « Employment » (2005) et « Yours Truly, Angry Mob » (2007).

Pour voir le clip de « Never Miss a beat »
http://fr.youtube.com/watch?v=wz40P1hFvWs
http://fr.youtube.com/watch?v=n6UH4IDnjpk

Tracklisting:

1. Spanish Metal 
2. Never Miss A Beat 
3. Like It Too Much 
4. You Want History 
5. Can't Say What I Mean 
6. Good Days Bad Days 
7. Tomato In The Rain 
8. Half The Truth 
9. Always Happens Like That 
10. Addicted To Drugs 

11. Remember You're A Girl 

Pour plus d’infos : http://www.kaiserchiefs.co.uk et http://www.myspace.com/kaiserchiefs

 

jeudi, 18 septembre 2008 14:01

Un jour, Juana Molina…

C’est ce 6 octobre que paraîtra le cinquième opus de Juana Molina. Pour la circonstance, hormis quelques interventions de guitare apportées par Gareth Dickson, du groupe de Vashti Bunyan, la chanteuse/compositrice argentine s’est réservé toutes les parties instrumentales. Outre le chant, bien sûr. Elle se produira au Stuk de Louvain le 14 octobre.

Tracklisting

1. Un Dia 
2. Vive Solo 
3. Lo Dejamos 
4. Los Hongos De Marosa 
5. Quien (Suite) 
6. El Vistado 
7. No Llama 
8. Dar (Que Dificil) 

Pour plus d’infos : http://www.juanamolina.com/eng_home.html et http://www.myspace.com/juanamolina

 

 

 

jeudi, 18 septembre 2008 14:01

Un « Script » pour The Script

Le premier opus de The Script, jeune trio issu de Dublin, mais établi aujourd’hui à Londres, est paru le 11 août en Angleterre, mais il n’est dans les bacs que depuis quelques jours. On est curieux d’entendre ce disque, intitulé « Script », suite à leurs deux nominations aux Digital Music Awards, décrochées cette année.

Tracklisting

1. We Cry 
2. Before The Worst 
3. Talk You Down 
4. Man Who Can't Be Moved 
5. Breakeven 
6. Rusty Halo 
7. End Where I Begin 
8. Fall For Anything 
9. If You See Kay 

10. I'm Yours 
11. Anybody There 

Pour plus d’infos : http://www.thescriptmusic.com/gb/home et http://www.myspace.com/thescript