L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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Dernier concert - festival

Epica - 18/01/2026
Suede 12-03-26
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 07 janvier 2022 19:11

C’est chaud pour Warmduscher…

Le quatrième elpee de Warmduscher paraîtra ce 1er avril 2022. Intitulé « At The Hot Spot », il a été produit par Joe Goddard et Al Doyle de Hot Chip. Un disque annoncé comme croustillant à l'extérieur et doux à l'intérieur qui récupère l'énergie rauque que Warmduscher a solidifiée sur leur album » Tainted Lunch » et l’a accommodée au funk des années 80, mais en plus lustré.  

Issu de cet opus, le single « Fatso » est en écoute ici

 


 

 The Smile, c’est le nouveau supergroupe réunissant Thom Yorke et Jonny Greenwood de Radiohead ainsi que Tom Skinner de Sons Of Kemet. Il vient de publier un nouveau single, "You Will Never Work In Television Again", et il est en écoute

Le titre, accompagné d'une vidéo lyrique (réalisée par Duncan Loudon), a été entendu pour la première fois lors du show secret du groupe dans le cadre de l'événement Live At Worthy Farm de Glastonbury l'année dernière. Il s'agit de la première sortie officielle de The Smile, produite par Nigel Godrich.

The Smile accordera trois concerts consécutifs en l'espace de vingt-quatre heures, au Magazine London, les 29 et 30 janvier. Les trois spectacles, qui se dérouleront devant un public assis, seront également diffusés en temps réel par livestream.

Pour plus d’infos :

http://www.thesmiletheband.com


 
vendredi, 07 janvier 2022 19:02

David Bowie avant « Space Oditty »…

David Bowie souhaitait voulait remettre en lumière sa période pré « Space Oddity ». Il a donc dépoussiéré « Can't Help Thinking About Me » après trente ans. Au début de l'année 2000, Bowie et Mark Plati ont dressé une liste de chansons qu'ils voulaient réenregistrer de la période 1964-1971. Et ils sont rentrés en studio avec le reste du groupe pour enregistrer ce « TOY ».

Bowie avait l'intention de sortir l'enregistrement immédiatement, mais malheureusement le concept de l'album surprise en était encore qu’à ses débuts à l'époque, et il a donc fallu encore attendre vingt ans avant qu’il ne sorte. L’opus est disponible depuis ce 26 novembre 2021.


 
vendredi, 07 janvier 2022 18:58

L’esprit largement ouvert de Blaudzun…

Blaudzun, c’est le projet du chanteur-compositeur Johannes Sigmond. Ce natif d’Arnhem, au Pays-Bas, a sévi au sein de différents groupes avant d’embrasser une carrière solo, en 2006. Son nouvel opus, « Lonely City Exit Wounds », paraîtra ce 21 janvier 2022. En attendant, il nous en propose son nouveau single, « Wide open ». Johannes avait commencé à bosser sur cette chanson, il y a plus de 10 ans, mais il n’avait jamais pu la terminer correctement. En travaillant sur le nouvel album, il a décidé de la remettre sur son ouvrage et le résultat est en écoute

Blaudzun se produira en concert

17/03/2022 De Kreun, Courtrai

19/03/2022 Ancienne Belgique, Bruxelles

08/04/2022 Trix, Anvers


 
jeudi, 30 décembre 2021 11:21

First light

Il s’agit déjà du cinquième elpee de cette formation établie à Berlin et drivée par l’Islandais Hákon Aðalsteinsson. Non seulement ce dernier avait participé à l’aventure Singapore Sling, mais il collabore régulièrement avec Anton Newcombe, le leader de The Brian Jonestown Massacre, et notamment lors de leurs tournées.

Vous vous doutez donc certainement que la musique de ce band trempe dans le psychédélisme ; mais pas seulement, puisqu’on y retrouve également des éléments gothiques, de post punk et même du phénomène madchester sur « Your love is evol », la basse enivrante et les nappes d’orgue poussiéreuses réveillant le souvenir des Charlatans voire d’Inspiral Carpets.

L’opus s’ouvre par « Tidal wave », un morceau sont le délicieux parfum psyché est libéré par la guitare et les claviers poussiéreux. Mais en général, malgré ces effluves psychédéliques, le climat gothique revient régulièrement à la surface. Et on ne peut alors s’empêcher de penser à Leather Nun. A l’instar de « This is the only way I know », malgré les sonorités de gratte chatoyantes. Faut dire aussi que le baryton désabusé de Hákon n’est pas sans rappeler celui de Jonas Almqvist. Et tout particulièrement sur le plus cool « Hex », un morceau mid tempo tramé sur une très jolie mélodie exécutée à la six cordes. « Not even Jesus » en est un autre exemple, mais ce sont les vocaux (voix masculine et contre-voix féminine) qui font ressortir cette atmosphère ; mais alors dans l’esprit de Sisters of Mercy, l’orgue venimeux et les guitares élégantes assumant l’aspect psychédélique. Psychédélique comme « Stay for another », une piste qui nous entraîne curieusement du côté de la West Coast, fin des 60’s, à l’époque de Quicksilver Messenger Service.

Instrumental de plus de 7’, « Ghost of Memphis » monte lentement en puissance dans une ambiance évanescente, presque fantomatique, avant d’emprunter une cadence hypnotique, réminiscente de « Venus in Furs », grand classique du Velvet Underground.

Si le spectre de Spiritualized plane sur l’épique « Dissociation », l’opus s’achève par « I don’t need anything more », la seule compo sans drums au cours de laquelle le crépusculaire côtoie la lumière céleste…

Un des albums de l’année 2021 !


 
dimanche, 09 janvier 2022 17:40

Mandatory enjoyment

Issu de Los Angeles, Dummy a été fondé en 2018. Après avoir publié deux Eps, le quintet nous propose son premier elpee. Un disque qui doit autant au shoegaze, au psychédélisme, au krautrock, à la new age qu’à l’avant pop dans un style que la formation a baptisé drone pop.

A l’écoute des premiers morceaux cet LP, on pense d’abord à Stereolab. A cause de la voix d’Emma Maatman, aussi laconique que celle de Laetitia Sadier. Puis de Swervedriver. Surtout lors des passages les plus noisy. Faut dire que le line up implique deux gratteurs. Qui se déchaînent sur le final de « Daffodils », en s’enfonçant dans l’univers sonore de Yo La Tengo… lorsqu’il entre en expansion. Le psychédélisme est essentiellement entretenu par les claviers d’Emma, dont les sonorités nous replongent dans l’univers du Floyd, circa « The Piper at the Gates of Dawn ». Et le tout est saupoudré d’effets tantôt cosmiques ou électroniques, à l’instar de l’enlevé « Final weapon » au cours duquel des droïdes ont peut-être été invités. C’est une des trois pistes les plus enlevées de l’opus qui figurent en début de parcours.

Le long playing s’achève par « Atonal poem », une plage davantage ambient, rythmée par les interventions du xylophone et dont la fin de parcours est enrobée de chœurs vaporeux…


 
jeudi, 30 décembre 2021 11:18

Talking about walls (Ep)

Sygo Cries est une formation issue de la région de Gand, en Belgique, qui pratique une musique particulièrement influencée par la cold wave et le post punk. Fondée au début des 90’s, elle ne compte plus comme membre fondateur que le chanteur Mika Goedrijk.

Sur les 5 plages de « Talking about walls », dont un bonus track, seul « The parting glass » emprunte un mid tempo avant de se muer en valse. Offensives et dansantes, les quatre autres plages réveillent en notre for intérieur les souvenirs de Red Zebra, Siglo XX et The Names. A cause de cette basse ténébreuse, qui emprunte même un riff à Simon Gallup, sur « Surrender », lorsqu’il provoque une rupture de rythme. Vindicative et parfois provocatrice, la voix de Mika colle parfaitement à l’expression sonore illuminée par des accès de guitare à la fois subtils et tintinnabulants si caractéristiques dans le jeu de Gary McDowell (Modern English) voire de Richard ‘Dik’ Evans (Virgin Prunes).

De cet Ep, on épinglera cependant l’excellent « End of a century », un morceau qui vous incite à faire la danse du scalp autour de la table. Enfin, bien ancré dans les eighties, le plus électro « Ship of friends » adopte même un profil hymnique.


 
jeudi, 30 décembre 2021 11:16

Géographie du vide

« Géographie du vide » constitue déjà le 18ème album d’Hubert-Félix Thiéfaine ; et pour la circonstance, il a reçu le concours de quelques collaborateurs, dont son fils, Lucas, à la mise en forme. Ce dernier a également composé la musique de « Nuits blanches », une plage dont les sonorités de claviers rappellent celles de Tony Banks (Genesis). Pas une grande réussite, il faut le reconnaître.

Parmi les autres contributions, on épinglera la participation d’Arman Melies sur l’excellent « Page noire », une chanson bercée de mélancolie suave, dont le final se distingue par une intervention au saxophone. Nosfel, ensuite. Pour « Prière pour Ba’al Azabab ». Imprimé sur un tempo électro plutôt monocorde, il souffre d’un refrain qui aurait pu être entonné par Patrick Sébastien. Ou encore J-P Nataf (Les Innocents) lors de l’excellent « Du soleil dans ma rue » que le natif de Dole interprète d’un ton ironique. Parmi les pistes décevantes, citons encore « L’idiot qu’on a toujours été », dont la musique ne colle pas vraiment au texte. Car oui, et c’est quand même une bonne nouvelle, la plume de l’artiste est intacte et nous réserve des poèmes empreints de magie, d’élégance et d’émotion. Ce qui ne l’empêche pas de fustiger notre société à qui il reproche un manque d’humanité, de fraternité, de poésie et d’amour. Et si cet opus souffle le chaud et le froid, notamment à cause de ces arrangements synthétiques qui gâchent certaines chansons (NDR : la guitare, les drums et le piano n’ont heureusement pas été totalement abandonnés !), on retrouve quand même de chouettes compos, à l’instar du saisissant « Reykjavik », de l’entraînant et presque cold wave « Eux », de l’enjoué « La fin du roman » sculpté dans le pop/jazz ou encore de « Fotheringay 1587 » qui relate les derniers jours de Marie Stuart, avant qu’elle ne soit exécutée. Sans oublier le solennel « Combien de jour encore », un titre qui rappelle qu’Hubert-Felix Thiéfaine mérite bien d’être considéré comme l’héritier naturel de Léo Ferré.


 
jeudi, 30 décembre 2021 11:14

Serres chaudes

« Serres chaudes » est un des rares recueils de poèmes signés par l’auteur belge Maurice Maeterlinck. Il a été publié en 1989. Certains d’entre eux ont influencé Guillaume Apollinaire, les surréalistes ainsi que Paul Éluard.

« Les Serres chaudes », c’est également le titre du nouvel opus de Pepe Wismeer, le projet d’Anne-Laure Therme et Damien Van Lede, dont nous vous avions présenté, il y a quelques mois, « L’écho des chiens dans le sang de la tactique / No re re night fever », un album enregistré en compagnie de Thierry Müller.

Pour concocter « Les serres chaudes », le couple a reçu le concours de la violoncelliste Léa Blaszczynski, qui participe également aux vocaux. A propos de chant, celui de Damien emprunte régulièrement les inflexions incantatoires de Robin Proper-Sheppard (Sophia). Certains morceaux bénéficient d’arrangements symphoniques et même d’une section de cordes (overdubbing ?) qu’infiltre des bruitages électroniques, tout au long du très joli « Au creux des serres chaudes », une compo qui aurait pu figurer au répertoire de Blaine L. Reininger.

Si « I often sweetenize » est hanté de chœurs spectraux, « A deck decibleness » bénéficie d’une jolie mélodie et d’harmonies vocales soignées. « Pourritures déguisées » est parcouru de chuchotements, alors que l’expression sonore frôle la galaxie de Mercury Rev. Plus étonnant, la guitare s’autorise un petit riff bluesy sur « Until view light »

Une œuvre atmosphérique, mélancolique, ténébreuse, habillée d’une pochette à l’artwork fait main, absolument superbe !


 

58 titres répartis sur 4 cds pour ce Box consacré à The Jazz Butcher, une formation britannique drivée par feu Patrick Huntrods, mieux connu sous le pseudo de Pat Fish (NDR : il est décédé ce 5 octobre 2021, à l’âge de 64 ans).

Au début de sa carrière, Pat était influencé aussi bien par le mouvement hippie que punk. Puis, progressivement, il a intégré un peu tous les courants musicaux qui lui plaisaient afin de forger son propre style, sis quelque part entre indie pop et pub rock ; un style à la fois classieux, parodique, tordu, obsessionnel et débraillé, mais à l’humour soigneusement décalé.

Lorsque Bauhaus se sépare, David J., puis Kevin Haskins, viennent rejoindre le line up de la première mouture du band.

Paradoxalement, c’est au moment où The Jazz Butcher décide de changer d’orientation musicale, qu’il est signé par Alan McGee sur le label Creation. Mais ce n’est pas ce que le boss espérait, et finalement après la sortie de quelques albums, concoctés sous un nouveau line up, The Jazz Butcher disparaît des radars. Patrick va alors se lancer dans d’autres aventures sous le patronyme Sumosonic ou encore Wilson, tenter de relancer The Jazz Butcher, mais il ne parviendra plus jamais à s’extraire de la zone crépusculaire de l’underground.

Juste avant sa mort, il avait enregistré un dernier elpee, sous le patronyme The Jazz Butcher ; et ce disque devrait paraître en 2022.

Sans quoi, le coffret baptisé « Dr Cholmondley Repents : A​-​sides, B​-​Sides and Seasides » réunit les (hit) singles (faces A et B), les raretés, depuis ses premiers essais chez Glass jusque son passage chez Creation. Mais également l’immortalisation d’une session réalisée pour la radio KCRW de Los Angeles, en 1989. Le tout est bien sûr enrichi d’un livret.

Ce box permet de se rendre compte de l’éclectisme affiché par The Jazz Butcher, tout au long de son histoire.