La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Bernard Dagnies

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dimanche, 29 août 2021 11:55

Valdez

Enregistré en 2014, « Valdez » vient seulement de sortir. Faut dire que les membres du band, considérés comme les piliers de la communauté DIY de Philadelphie, développent, en parallèle, de multiples projets.  

Habituellement, les disques de Valdez immortalisent des prises ‘live’ exécutées dans d’obscurs sous-sols aménagés en salle de répétition. Mais « Birds of Maya » a bien été enregistré en studio, même si les sessions n’ont duré que 36 heures.

A l’instar d’Endless Boogie, ce trio puise son inspiration dans le blues, le psychédélisme, le métal, le punk et le krautrock. Parfois on a l’impression que les compos sont issues de jams interminables et dont les parties les plus intéressantes ont été récupérées pour en façonner une compo, tout en récupérant un maximum de fils mélodiques. Pédale wah wah et fuzz au plancher, la guitare est bien évidemment au centre du jeu. Sur « Recessinater » (10’ quand même !), Polizze reproduit l’attaque à 3 grattes de l’Allman Brothers Band. Et lorsque le martèlement hypnotique du drumming cadence le morceau final, « Please come in », on a l’impression qu’une tribu amérindienne vient de déterrer la hache de guerre. D’autant plus que lorsque Mike ne hurle pas comme un écorché vif, sa voix devient aussi laconique que celle de feu Mark E. Smith (The Fall). De mémoire, Pink Fairies, une formation insulaire qui s’est illustrée dans un style comparable, début des seventies, pourrait constituer une référence. Mais bon, quand on lit les analyses sur la toile, certains chroniqueurs parlent plutôt de Black Sabbath, Deep Purple, Blue Cheer, Groundhogs et même de MC5. En mélangeant bien alors, et sans filtrer…

samedi, 31 juillet 2021 17:37

Shiny’s democracy

Deuxième album solo pour le multi-instrumentiste de Pond (NDR : c’est également lui qui se charge des visuels pour Tame Impala), un opus qui fait suite à « The cosmic microwave background », gravé en 2014.

En général, la musique de Shiny Joe Ryan baigne dans une forme de country/pop/rock parfois légèrement teintée de psychédélisme, mais aux harmonies vocales soignées. A l’instar de l’enlevé « H20 », dont le clavier vintage semble émaner de « The Piper at the Gates of Dawn » du Pink Floyd. Le meilleur titre de l’opus !

L’opus recèle plusieurs ballades. Dont l’indolent « If I had nothing », qui se singularise par une envolée de cordes noisy. Puis l’élégiaque « I’m singing a new song pt. 2 », au cours duquel l’instrumentation s’étoffe au fil du temps avant que la guitare ne se mette à gémir. Ensuite « Dad’s hat », qu’on pourrait qualifier de crépusculaire, nostalgique et… dylanesque. Et enfin le slow crapuleux « A stich in time ». Encore qu’on y rencontre d’autres ballades, mais mid tempo. D’abord « I’m getting older », au cours duquel la basse devient aventureuse, les synthés bouillonnent et le drumming prend de l’amplitude. Et encore « 1 000 miles from nowhere », question de prendre ses distances...

Le presque instrumental « Pub bost » se convertit même au disco, laissant filtrer en filigrane le hit « I’m in love » de Donna Summer. Pourquoi pas !

Le plus étonnant quand même procède des inflexions vocales de l’artiste aussie, qui semblent camper un hybride entre celles de Ian Brown (The Stone Roses) et Billy Joël…

samedi, 31 juillet 2021 17:34

Motivational speaking

Old Sea Brigade, c’est le projet de Ben Cramer, un chanteur, compositeur et multi-instrumentiste né à Atlanta et établi à Nashville.

« Motivational speaking » constitue son second elpee, une œuvre dont les mélodies dream-pop baignent dans une forme de mélancolie douce, malgré les quelques envolées concédées lors des refrains. Parfois on pense à Barenaked Ladies ou alors à Gerry Rafferty, et tout particulièrement sur le titre final, « 4th of July », une valse lente balisée par le piano, mais qui convoque trompette, clarinette et saxophone. Cependant, si Ben structure la plupart des compos sur les ivoires, il a également recours à des grattes en tous genres : depuis la guitare sèche ou acoustique, en passant par la mandoline, le banjo, le dobro et même le bouzouki. Quelques exceptions qui confirment quand même la règle, le plus agité « Day by day ». Nappé de claviers brumeux et caractérisé par sa ligne de basse cold, sa mélodie frôle l’univers sonore des Chills. On épinglera encore « Mirror moon », une compo co-écrite par Luka Sital-Singh et puis la plus estivale « American impressions ». Mais dans l’ensemble, ce long playing privilégie quand même les ballades intimistes…

samedi, 31 juillet 2021 17:32

Heavy grounds (Ep)

Après avoir écouté cet Ep pour la première fois, on partage l’avis des différents chroniqueurs qui se sont prononcés sur la toile en décrétant que les principales influences rencontrées par ce quatuor parisien sont à chercher du côté de King Crimson, Alice In Chains, Birth of Joy et Deep Purple. Ce dernier, surtout à cause de l’orgue rogné qui infiltre les compos, un peu à la manière de feu Jon Lord. Pensez à l’album « In Rock ».

« Heavy grounds » constitue le second Ep de Liquid Bear, un disque découpé en 5 plages de prog/metal au climat ténébreux (NDR : morceau le plus long de ce maxi, « Billions of crabs », en est certainement le plus bel exemple), climat accentué par des lyrics qui traitent de thèmes très contemporains, comme la maladie, le déclin de la planète terre et la difficulté de trouver sa place dans la société. 

Outre la complexité de certaines textures sonores qui peuvent parfois virer vers le jazz (« The frog »), après avoir laissé le drumming galoper, on a droit aux inévitables soli de guitare. Elle est bavarde sur « Goblin crushed », dégouline sur « Waiting for burst » ou gémit sur le titre maître…

samedi, 31 juillet 2021 17:30

The Best of The Bullseyes

Drôle d’idée d’intituler son album « The Best of The Bullseyes », alors qu’il ne recèle que des inédits. En fait, les morceaux de cet opus ont été composés sur une période de 8 années, mais étaient restés à l’état de démos. Les 12 pistes de ce long playing baignent au sein d’une forme de blues/rock/glam qui devrait plaire aux aficionados de The Black Keys. On y retrouve d’ailleurs des tas de références puisées au sein de la fin des sixties et du début des seventies, et tout particulièrement des influences puisées chez T. Rex.

Caractérisé par son psyché/rock aride « Restless mind » réveille le souvenir des Electric Prunes. Imprimé sur un mid tempo et enrichi de chœurs majestueux, « Moment’s arrival » aurait pu figurer au répertoire des Moddy Blues, s’il n’y avait la boîte à rythmes. Et des chœurs, parlons-en ! Ils allègent les plages, parfois de leurs ‘hou, hou’ ou ‘yeah, yeah’, accentuant le profil hymnique des compos. Sur « Yet there’s you », un petit riff de gratte inoculé lors des couplets rappelle le « Ode to John Lee Hooker » de Johnny Rivers. Plus blues encore, « Butterfly » papillonne au gré des envolées électriques percutantes ou geignardes des accords de guitare. Et puis le duo polonais (NDR : il est originaire de Leszno) concède un slow dans l’esprit des groupes de hard rock du début des 70’s, « Regular sky ». Mais c’est lorsque le spectre de Marc Bolan se met à planer que les pistes se couvrent du plus bel éclat glam. A l’instar du titre qui ouvre l’album, « World doen’t care », de « Can’t believer », au cours duquel on retrouve ces riffs de gratte plaqués si spécifiques et puis du final épuré et acoustique « Can’t believe », notamment lorsque la voix de Darek se fait aussi frémissante que celle de feu le mythe londonien, à l’époque où il militait chez Tyrannosaurus Rex…

Bassiste à la longue barbe blonde, Dusty Hill est décédé ce vendredi 28 juillet 2021. Il devait faire un rapide détour par le Texas, afin de régler un problème de hanche ; aussi pour la tournée prévue cet été, il était prévu qu’il soit remplacé. Une date de concert était programmée ce mercredi soir, à Simpsonville (Caroline du sud), mais un message annonçant l'annulation du spectacle est apparu sur la plateforme de la billetterie.

Reconnaissable, comme le chanteur Billy Gibbons, à sa longue barbe blonde, ses lunettes de soleil et son chapeau, Dusty Hill militait au sein du trio depuis 1970, un an après sa fondation.

 ZZ Top a connu la notoriété dès les années 70, notamment au boogie « La Grange », resté célèbre. Mais son plus grand succès commercial il le décrochera grâce à l’elpee « Eliminator ». Paru en 1983, il recèle les tubes « Gimme All Your Lovin' » et « Sharp Dressed Man ».

Au cours des 90’s, le combo s’était lancé dans un boogie plus synthétique, avant d’en revenir à ses fondamentaux. En 2004, il est entré au Rock and Roll Hall of Fame. Après cinq décennies Frank Bird et Billy Gibbons vont bien se sentir seuls sans leur Hill…

RIP

samedi, 24 juillet 2021 12:55

La traversée de River Into Lake…

Une session enregistrée au théâtre Point Zero nous permet de découvrir, en ‘live’, le nouvel Ep de River Into Lake, "The Crossing", comme l'explique Boris Gronemberger (River Into Lake) : ‘Puisque nous n'avons pas eu la chance de faire une vraie fête de sortie pour notre dernier Ep, nous avons réalisé une vidéo de session live dans laquelle nous jouons l'ensemble du mini album. La vidéo a été tournée par nos amis Julien Bechara et Gregory Stockman et elle est géniale !’

Pour rappel, River into Lake, groupe indie pop bruxellois mené par Boris Gronemberger, a sorti son dernier Ep, « The Crossing » le 4 décembre dernier.

Mini-album regroupant des morceaux inédits issus de la session de "Let the beast out" (2019 Humpty Dumpty records), il sillonne les chemins tracés par Talk Talk, The Cure ou encore Grizzly Bear, et est brassé de problématiques actuelles.

Chaque morceau est accompagné d’un visuel original signé David Delruelle.

« The Crossing » en disponible en vidéo ici

Le nouvel elpee de Tropical Fuck Storm paraîtra ce 20 août 2021. Il s’intitulera « Deep States ».

Le formation australienne nous propose, en attendant, son nouveau single, « New Romeo Agent », extrait de cet opus. La compo fait l’objet d'une vidéo de l'odyssée karaoké intergalactique, réalisée par Oscar O'Shea, dans laquelle les SFT jouent les prisonniers dans un bar alien. Et elle est disponible ici

Dans son LP, le groupe réalise la chronique d'aventures étranges dans le domaine de l'administration et de la surveillance, et réfléchit à l'engouement mondial pour les résurgences du fascisme. Tropical Fuck Storm analyse un monde dans lequel les médias d'entreprise, les leaders de mauvaise foi et les charismatiques de tous bords perdent la capacité de reconnaître leur propre hypocrisie.

Nous vivons dans un monde où le bizarre est devenu la norme, et Tropical Fuck Storm sonde ce paradoxe.

Et pour voir ou revoir le clip de single précédent, « G.A.F.F. », c’est

Deep States va où bon lui semble, empruntant à la pop, au R&B, à la new wave de Talking Heads, au Delta blues, à Tom Waits mais également au hip-hop, et tout particulièrement de Wu-Tang Clan et Missy Elliott.

jeudi, 22 juillet 2021 17:48

The Linda Lindas visent ‘Oh !’…

The Lindas Lindas est un quatuor punk féminin établi à Los Angeles. Il nous propose son nouveau single "Oh !". Il s’agit d’une des premières chansons sur lesquelles elles ont collaboré pendant la pandémie, masquées et distancées sur le porche d'entrée.

Colorée et amusante, la vidéo du titre a été réalisée par Ryan Baxley (Best Coast, The Regrettes, Charlie Hanson) et met en scène le skateboarder et photographe américain Ray Barbee. Pour concevoir le concept de la vidéo, le groupe a travaillé à rebours à partir de la pochette du single, qui contenait des photos Polaroid d'elles-mêmes, et a imaginé un monde où ces photos prennent vie. Découvrez le clip de "Oh !" ici

Fondée en 2018, la formation cite Jawbreaker, The Go-Go's et The Alley Cats parmi leurs sources inspirations. Elles sont même apparues dans une scène clé du film ‘Moxie !’ d'Amy Poehler.

En mai 2021, le concert de The Linda Lindas a été diffusé en streaming dans le cadre du mois du patrimoine asiatique (les membres du groupe sont asiatiques, latino-américains ou les deux), à Los Angeles. La performance du groupe qui a interprété "Racist, Sexist Boy" a été vue plus de quatre millions de fois sur Instagram et a été saluée par Hayley Williams, Questlove, Flea et des membres de Rage Against the Machine et Sonic Youth…

 

Le dernier chapitre de la série de disques bootlegs Bob Dylan revisite une veine riche et souvent oubliée du catalogue vaste et complexe de Dylan, en jetant un éclairage nouveau sur les nouvelles directions musicales que Dylan a embrassées de 1980 à 1985. Début des eighties, alors que l'industrie musicale était aux prises avec l'arrivée de nouvelles tendances et technologies, de MTV aux disques compacts en passant par l'enregistrement numérique, Bob Dylan écrivait et enregistrait de nouvelles chansons pour une nouvelle décennie, créant ainsi un nouveau chapitre essentiel de son œuvre. 

« Springtime In New York (1980-1985) » célèbre cette période créative entourant les albums « Shot Of Love », « Infidels » et « Empire Burlesque » en proposant des extraits inédits, des prises alternatives, des enregistrements de répétitions, des performances live et bien plus encore.

L'édition deluxe 5CD recèle 57 enregistrements rares de Bob Dylan, dont 54 inédits, datant de 1980-1985. 

http://www.bobdylan.com/