L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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dEUS - 19/03/2026
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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 07 juillet 2020 09:31

Il maestro s’en est allé…

Quand on parle d’Ennio Morricone, on pense immédiatement à ses musiques de films. Dont la plupart sont devenues des succès planétaires. Et tout particulièrement celles de westerns réalisés par Sergio Leone. Depuis « Il était une fois dans l’Ouest » à « Le bon la brute et le truand », en passant par « Pour une poignée de dollars » ou encore récemment « Les huit salopards », mais de Quentin Tarantino. Pas seulement, puisqu’il a également et notamment signé celles du « Professionnel » avec Jean-Paul Belmondo » ou encore du « Clan des Siciliens », mettant en scène pour acteurs principaux, Jean Gabin, Alain Delon et Lino Ventura. Sans oublier celles de Pier Paolo Pasolini et Bernardo Bertolucci. Et la liste est loin d’être exhaustive. Il y en a plus de 500 ! Pourtant, il détestait qu’on lui parle de ses B.O. pour westerns spaghetti. Paradoxal, il déclarait que sa musique était souvent meilleure quand il ne voyait pas images…

Caractère bien trempé, il souhaitait être reconnu comme compositeur et chef d’orchestre dans le domaine de la musique symphonique, Direttore d'orchestra qu’il avait assuré dans les années 50, puis au cours des années 2000, où il était parti en tournée soutenu par un ensemble symphonique, afin d’y interpréter ses morceaux les plus célèbres. Dans sa jeunesse, il avait d’ailleurs suivi une formation à l’Académie, de trompettiste (NDR : instrument dont jouait son père), comme compositeur et directeur d’orchestre.

Pendant toute sa carrière, son inspiration a fluctué entre variétés, néoclassique, pop-rock et jazz, mais aussi cinéma et télévision. Finalement, c’est lui qui est devenu source d’inspiration pour bon nombre d’artistes ou groupes de musiques actuelles. Des noms ? Calvin Russell, Calexico, Chris Brokaw, Danger Mouse, Dire Straits, Metallica, Muse, Radiohead, Goldfrapp, The Decemberists et bien d’autres ; mais aussi Miles Davis, dans l’univers du jazz (NDR : il avait également enregistré en compagnie de Chet Baker) et Jean-Michel Jarre, de l’électronique.  

Il était né à Rome le 10 novembre 1928 à Rome y est décédé le 6 juillet dernier.

RIP

mercredi, 08 juillet 2020 16:37

Le bleu lui va si bien…

A.A. Williams a publié son premier elpee ce 3 juillet 2020. Intitulé « Forever blue », il mêle post-rock et post-classique au sein d’une atmosphère spectrale, oscillant de la sérénité au drame explosif, souvent dans la même chanson. Auteure-compositrice, elle chante, joue de la guitare, du violoncelle et du piano.

Lors des sessions, elle a notamment reçu le concours de son mari et bassiste Thomas Williams et de Johannes Persson (Cult Of Luna) ainsi que Fredrik Kihlberg (Cult Of Luna) sur « Glimmer » et Tom Fleming (One True Pairing, ex-Wild Beasts) sur « Dirt ».

Extraite de cet opus, la vidéo de « Melt » est disponible ici

 

dimanche, 05 juillet 2020 18:57

Jarvis Cocker dépasse les bornes

La sortie de "Beyond the Pale", le prochain elpee de Jarvis Cocker a été retardée. Il devrait paraître ce 4 septembre 2020. Il s’agira du premier elpee enregistré en compagnie de son nouveau groupe JARV IS. Un single inédit a été dévoilé pour l’occasion : « House Music All Night Long ». Et il est disponible ici

 

dimanche, 05 juillet 2020 18:56

Thurston Morre tout feu tout flamme…

L’ex-Sonic Youth, Thurston Moore, publiera un nouvel elpee ce 25 septembre 2020. Pour la circonstance, il a reçu le concours de son backing group, impliquant Deb Googe (My Bloody Valentine) à la basse et aux chœurs, Jon Leidecker alias 'Wobbly' (Negativland) aux bidouillages électroniques, James Sedwards à la guitare ainsi que Steve Shelley (Sonic Youth) et Jem Doulton aux drums. Intitulé « By the fire », cet opus s’inspire d’Albert Ayler (‘La musique est la force de guérison de l'univers’) et propose des chansons d'amour à une époque où la créativité est notre dignité ainsi que notre manifestation contre les forces de l'oppression…

Le clip de “Cantaloupe” est disponible ici et celui de “Hashish”,

dimanche, 05 juillet 2020 18:54

Sufjan Stevens papillonne…

Le nouvel elpee de Sufjan Stevens devrait paraître le 25 septembre 2020. Il fera suite à l’album expérimental enregistré en compagnie de Lowell Brams, « Aporia », paru début de cette année.  

En attendant, “America”, extrait de cet opus, est disponible en clip ici

 

dimanche, 05 juillet 2020 18:51

Un album posthume pour Jason Molina…

Le label américain Secretly Canadian vient de dévoiler une chanson totalement inédite du compositeur Jason Molina (Songs: Ohia, Magnolia Electric Co), décédé en 2013 à l’âge de 39 ans. Il s’agit d’un premier extrait d’un album posthume baptisé « Eight Gates », issu d’une session studio immortalisée à Londres entre 2007 et 2008.

“Eight Gates” devrait sortir le 6 août 2020.

En attendant, “Shadow answers the wall” est disponible ici

dimanche, 05 juillet 2020 18:48

Silverbacks au goût du jour…

Originaire de Dublin, en Irlande, Silverbacks s’inspire du punk de la fin des années et de la no wave de NYC.

Un avant-goût ? Trois clips :

 

“Muted gold”

“Dunkirk”

“Pink tide” 

Trois morceaux qui figureront sur le prochain album, « Fad », dont la sotie est prévue pour ce 17 juillet 2020.

dimanche, 05 juillet 2020 09:36

Feral

Produit par Victor Van Vugt, « Feral » constitue le deuxième elpee de Feral, un quatuor australien (NDR : issu de Melbourne exactement) drivé par Romy Vager, guitariste compositrice et chanteuse à la voix androgyne. Une ambiguïté qui s’explique par sa nature transgenre. D’ailleurs sur plusieurs compos, cette voix rappelle d’ailleurs celle de Jarvis Cocker (Pulp). Ainsi, « Alexandra » illustre ses difficultés à annoncer à sa famille son changement d’identité sexuelle alors que « The baby & the bottle » évoque sa métamorphose et de ce qu’elle révèle, de ses amours et de ses ruptures.

Côté musique, les compos évoquent tour à tour The Sunnyboys (formation aussie qui a sévi de 1980 à 1984) et Echo & The Bunnymen. Encore que parfois l’ombre des Go-Betweens se met à planer (l’ironique « Perfect day »). Et plus vintage encore, les sonorités de gratte surf qui jalonnent « Christian Neurosurgeon » rappellent le « Heart full of soul » des Yardbirds. Des sonorités de gratte surf qui se conjuguent efficacement à celles tintinnabulantes ou carillonnantes, de l’autre gratteur. Le tout dans un style qu’on pourrait qualifier de lo-fi. Une exception qui confirme la règle, le presque cabaret, mais punk dans le ton, « Prima Donna », au cours duquel, la voix emprunte d’ailleurs les inflexions de Jarvis. Un album rafraîchissant que Musiczine vous conseille vivement…

dimanche, 05 juillet 2020 09:30

Suck this tangerine

Depuis la sortie de son cinquième elpee, « Friends & Lovers », en 2016, Las Kellies est réduit à un duo. En fait, la nouvelle bassiste s’est une nouvelle fois barrée. Une ex-membre du band, Julia Worley, est quand même venue jouer de la quatre cordes sur le morceau final, « Close talker ». Sans quoi, Cecilia Kelly s’y consacre, mais également, aux grattes alors que Silvina Costa se charge des drums et des percus, les deux filles assurant les vocaux. Et ce sont les harmonies vocales féminines, délicates et sensuelles de la paire, confrontées à l’expression sonore plutôt décapante qui forgent le style de Las Kellies. Enfin, sur cet LP, dont la musique en revient à un cocktail entre funk blanc (pensez à A Certain Ratio, Shrieckback et surtout Gang of Four) et dub (mais dans l’esprit du « Sandistina de Clash »). Encore que sur le morceau d’entrée, « Closer » (?!?!?)  et « Charade », bien ronde, cette fameuse ligne de basse emprunte manifestement au « Papa’s got a brand new pigbag » de Pigbag. En général, syncopées, les cordes de guitare déchirent alors qu’exotiques et agiles, les percus lorgnent plutôt vers Talking Heads voire Tom Tom Club, les harmonies vocales accentuant cette impression. Si un zeste de jazz colore « Matrixland » (la basse, de nouveau), le climatique « White paradise » se révèle davantage expérimental, à la limite du psyché dub. Si le résultat tient parfaitement la route, on regrettera une trop grande homogénéité dans le ton, qui peut finir par lasser. Dommage, car sur les essais précédents, La Kellies s’était frotté avantageusement au shoegaze…

lundi, 06 juillet 2020 18:41

Thin mind

« Thin mind » constitue le cinquième opus de cette formation montréalaise et le premier sans son multi-instrumentiste (basse, guitare, synthé, percus, claviers), Dante DeCaro. Le groupe avait déjà pris une pause en 2011, afin que les membres puissent s’exprimer à travers différents projets (Divine Fits, Operator, Moonface, Handsome Furs, Frog Eyes, Sunset Rubdown), avant de se reformer en 2017, pour y graver « Cry cry cry ». Réduit à un trio, le combo semble avoir opté pour une musique plus accessible, influencée par les eighties et les nineties. Mais le plus paradoxal procède de la voix de Spencer Krug, dont la voix emprunte les inflexions de Dante DeCaro (NDR : l’ex-Hot Hot Heat qui a déserté le band) et le timbre de Brett Anderson (Suede) (NDR : et on suppose que c’est Dan Boeckner qui le soutient discrètement de son baryton). Pas étonnant que plusieurs compos adoptent un profil glam. Que ce soit dans l’esprit de la formation londonienne ou de David Bowie époque Tony Visconti. Si les interventions de guitare sont toujours présentes, se révélant même dans ses moments les plus intéressants, carillonnantes voire tintinnabulantes, les synthés ‘vintage’ s’immiscent naturellement dans l’expression sonore, un peu comme chez The Tubes ou The Cars. Engagés, les textes s’inquiètent de la passivité de la population canadienne face aux idées dictatoriales de l’Amérique de Trump. Enfin, on épinglera encore le superbe artwork de la pochette, dont le images auraient pu émaner de la plume d’un.e cartooniste belge…