La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mercredi, 08 janvier 2020 21:17

Le bonheur triste de Circa Waves

La sortie du quatrième album studio de Circa Waves, « Sad Happy », est prévue pour le 13 mars 2020. Cet elpee proposera deux faces diamétralement distinctes. « Happy » sera disponible via des plateformes de streaming à partir du 10 janvier 2020. Puis cet opus sera intégré à une seule œuvre physique, baptisée « Sad Happy », le 13 mars 2020.

En attendant, le clip du single « Jacqueline » est disponible ici

Circa Waves se produira en supporting act de Two Door Cinema Club, le 27 janvier, à l’AB de Bruxelles…

mercredi, 08 janvier 2020 21:16

Le coup tordu de Th Da Freak

« Hola Todos », le nouvel Ep de Th Da Freak, aka Thoineau Palis, paraîtra le 31 janvier 2020. Sur ce disque, enregistré en compagnie du backing group de Palis qui le soutient lors des tournées, le Bordelais continue de défricher ses influences qui oscillent entre Indie Rock 90, Garage-Punk et Pop Lofi, insufflant dans ces quatre nouveaux titres l'urgence, l'originalité et l'esprit DIY qui lui sont caractéristiques. Le disque a été enregistré par Christian Bolognaise au Macaroni Studio, à Andernos-Les-Bains. En attendant le titre « Twisted », extrait de cet Ep, est disponible en vidéo ici

 

mercredi, 08 janvier 2020 21:14

Pas de Paanic pour Baasta !

Vainqueur du tremplin Main Square, le duo arrageois Baasta a gravé, en 2018, un Ep autoproduit, baptisé « Sales Gosses ». En France, il est considéré comme la digne résurrection du binôme Dutronc/Lanzmann en version post-punk. Son premier elpee, « Paanic », est prévu pour février 2020. La release party se déroulera d’ailleurs DrinkDrink!, à Bruxelles, ce 22 février.  

Envie d’en connaître plus ? La vidéo du titre maître du prochain opus, est disponible ici

 

mercredi, 08 janvier 2020 21:12

Où ça en est si Ceylon

Ceylon est une formation toulousaine, dont le premier album, « Où ça en est », paraîtra ce 24 janvier 2020. Il fait suite à un Ep éponyme, gravé en février 2019.

Le quintet construit une ligne d'espace-temps qui navigue quelque part entre Transe Contemplative et Rock Psychédélique. Louise et Tristan, membres fondateurs, composent leur langage poétique en français et en anglais au centre d'un cocktail instrumental riche et lumineux qui s’aventure à travers les espaces temps du rock aux sonorités orientales (Led Zeppelin, Tinariwen) ou psyché (The Doors, King Gizzard & The Lizard Wizard).

Pour découvrir Ceylon en live, c’est ici

 

mardi, 31 décembre 2019 08:10

Come

Issu de Dorchester, en Angleterre, Tim Holehouse compte, à ce jour, une dizaine d’albums à son actif. Souvent comparé à Bill Callahan, auquel il avait rendu hommage, en 2016, en reprenant le « I break horses » de Smog, il pratique une forme de d’alt country mâtinée de delta blues. Et puis il y a sa voix caverneuse, confessionnelle, quelquefois déclamatoire, sorte d’hybride entre celles de Leonard Cohen, Michael Gira (Swans), Matt Berninger (The National) et Stuart A. Staples (Tindersticks). Pour enregistrer « Come », il a reçu le concours de quelques collaborateurs, dont un trio à cordes, un préposé à la pedal steel, un contrebassiste, un pianiste et un drummer.

Si l’elpee recèle quelques titres acoustiques, tramés très souvent en picking par la sèche de Tom, il nous propose surtout des morceaux instrumentalement plus riches et soulignés de chœurs atmosphériques. Titre qui ouvre le long playing, « Numbers game » est hanté de percus profondes, alors que le violoncelle accentue l’aspect dramatique de la chanson. Imprimé par le piano, sur une sorte de rumba, l’excellent « Aveiro » se distingue par ses cordes de gratte luxuriantes, sinusoïdales et gémissantes (la pedal steel !) Le violon prend régulièrement son envol, à l’instar de l’hommage rendu à Bonnie Prince Billy, sur « Prince of the Palace », au cours duquel il se révèle même allègre. On épinglera encore le plus soul « 24 hours (Come) », le rythmé « Placid lake » et puis surtout le remarquable final « London », une compo qui à mi-parcours, monte en intensité se charge d’instrumentation et de chœurs avant de nous plonger au cœur d’un climat hypnotique. Un chouette album !

mardi, 31 décembre 2019 08:08

Colorado

A 73 balais, Neil Young a toujours soif d’idéal. Après avoir mené un combat contre la multinationale Monsanto, pour la toxicité de ses pesticides (NDR : notamment le fameux Roundup) en 2015 (« The Monsanto Years »), il a décidé de continuer sur sa lancée, en militant cette fois pour le climat, à travers son nouvel elpee, « Colorado ». Un disque qu’il a enregistré à Telluride, dans les Rocheuses, au sein d’un studio perché à plus de 2 500 m d’altitude. En compagnie de son Crazy Horse. Soit sa fidèle section rythmique constituée du bassiste Billy Talbot et du drummer Ralph Molina, mais sans le gratteur Poncho Sampredo. Momentanément indisponible, il a été remplacé par Nils Lofgren. Et s’il a été emprunté au E Street Band de Bruce Springsteen, il faut reconnaître que depuis 1970, il revient régulièrement au sein du line up, pour remplacer les absents, au pied levé. Comme en 1973, lorsqu’il avait dû relayer feu Danny Whitten, pour enregistrer « After the gold rush ». Cet opus (NDR : le 39ème ? Le 40ème ?), est également dédié à un vieux pote de Neil, Elliott Roberts. C’était aussi son manager depuis 1967 ; et il est décédé cette année à l’âge de 76 ans…

Vu la présence du Crazy Horse, on se doute que l’album sera très électrique. Mais pas seulement ! Car il nous réserve justement l’une ou l’autre plage acoustique. A l’instar du plus country « Think of me », qui ouvre la plaque, un morceau souligné par un harmonica et des chœurs, de « Green is blue », tramé sur le piano ainsi que du bouleversant et personnel « I do », des morceaux qui s’inscrivent davantage dans l’esprit de « Harvest » voire de « Harvest moon ». Sans oublier la ritournelle automnale « Eternity », qui aurait pu figurer sur « After the gold rush », une chanson également balisée par les ivoires.    

Sur les 10 pistes de ce long playing, une seule passe un peu à travers. Et pourtant, elle est bien électrique et est imprimée sur ce fameux tempo tribal, emprunté aux amérindiens : « She showed me love ». S’étalant sur plus de 13’, la compo démarre plutôt bien, mais rapidement elle se complait dans un exercice de style stéréotypé et stérile, alors que banal, le refrain manque quand même de consistance. C’est le seul bémol !    

Touchant et bénéficiant d’une jolie mélodie, « Olden days » évoque justement le décès d’Elliott Roberts. « Shut it down » se distingue par son contraste entre la douceur des harmonies et le bruit corrosif des grattes. « Milky way » est à la fois hanté par « Zuma » et « Cortez The Killer ». Hymnique, l’indolent « Rainbow of colors » est chanté à l’unisson par toute la troupe. Et ces titres sont aussi électriques que brillants ! Mais la meilleure plage est incontestablement le furieux et engagé « Help me lose my mind », au cours duquel le loner alterne chant et débit déclamatoire.

On attend Neil Young et son Crazy Horse en concert près de chez nous. Car c’est toujours sur les planches qu’il atteint sa plénitude...

mardi, 31 décembre 2019 08:03

Quocumque Jeceris Stabit

Il y a un bail qu’on avait plus entendu parler d’Uzeda, une formation sicilienne, fondée en 1987 ; « Stella », son précédent elpee, remontait quand même à 2006 ! Il est vrai qu’à partir de 2001, Agostino Tilotta et Giovanna Cacciola, les figures de proue du band, se sont concentrés sur le projet Bellini. Dans le passé, Uzeda a souvent été comparé à Big Black, Sonic Youth, Girls Against Boys voire The Jesus Lizard. Entre noise et alt rock, sa musique n’a jamais été facile d’accès. Mais elle a le mérite d’être originale. Mis en forme, de nouveau par Steve Albini, ce « Come » ne déroge pas à la bonne règle. Quoique, le noisy semble avoir laissé place à une expression sonore plus tendue, complexe mais bien construite.

Mais ce qui frappe d’abord, à première écoute, c’est la voix de Giovanna. Perçante, déchirante ou fragile, suivant les émotions qu’elle cherche à communiquer, elle rappelle tour à tour Ari Up (The Slits) ou Kristin Hersh. S’appuyant sur une section rythmique souple, l’expression sonore est chargée d’une intensité électrique à la fois sauvage et lancinante.

Si l’un des gratteurs, Giovanni Nicosia, a quitté le navire en 1987, les quatre autres membres du groupe sont toujours au poste depuis les débuts de l’aventure. Ce qui explique cette étonnante complémentarité entre les différents musicos pour dispenser cette musique toujours aussi alternative. Et il est rassurant de constater qu’il existe encore des artistes qui ont l’audace de privilégier la créativité sur la rentabilité…

mardi, 31 décembre 2019 08:01

From here

Les sessions d’enregistrement du quatorzième elpee de New Model Army se sont déroulées en Norvège, dans un studio sis sur une petite île du nord de ce pays, baptisée Giske. Et ces paysages sombres, glaciaux et accidentés (NDR : l’eau, la neige, la roche, etc.) ont eu une incidence sur le climat au sein duquel baigne cet opus. 

Découpé en 12 pistes, « From here » mêle l’exaltation de Killing Joke à l’intensité d’un Psychedelic Furs. Mais en plus soft. Même que la voix rauque de Jim Sullivan campe souvent un hybride entre celle de Jaz Coleman et de Richard Butler. La description est schématique, mais elle permet de vous donner une petite idée du style proposé par la formation issue de Bradford.

Souvent épiques voire hymniques, les compos bénéficient de refrains accrocheurs (NDR : « When I am » se révèle même contagieux !). Les plus luxuriantes sont parfois enrichies de chœurs et/ou d’arrangements de cordes et de cuivres. Les percus sont tribales ou martelées, mais également grandiloquentes tout au long de « Maps », une valse traversée par l’intervention d’un violoncelle. La conjugaison entre cordes de gratte électriques et acoustiques est bien équilibrée. La ligne de basse palpite ou gronde. Bref, si le climat général de cet opus est ténébreux, il recèle cependant des titres plus offensifs, à l’instar du plus optimiste « Never arriving », de « Watch and learn » et puis de « The weather », morceau qui décrit les problèmes sans cesse croissants causés par le changement climatique.

Le titre maître clôt l’opus ; une plage de 8’ construite en crescendo qui synthétise bien le style épique de cet LP, plutôt réussi.

jeudi, 26 décembre 2019 16:18

Ozzy Osbourne six pieds sous terre…

"Under the Graveyard", c’est le titre du nouveau single d’Ozzy Osbourne. Il a été écrit et produit avec Andrew Watt. La compo figurera sur le douzième album studio du chanteur britannique, « Ordinary Man », dont la sortie est prévue pour 2020, un elpee pour lequel il a reçu le concours de Watt à la guitare, du bassiste de Guns N ' Roses Duff McKagan et du batteur des Red Hot Chili Peppers, Chad Smith.

Pour découvrir le clip de « Under the graveyard », c’est ici

 

jeudi, 26 décembre 2019 16:15

Le grand exercice de style de The Homesick

Sub Pop a signé le groupe néerlandais The Homesick qui sortira son premier elpee, « The Big Exercise », le 7 février 2020. L'album, qui inclut les singles « I Celebrate My Fantasy » (en écoute ici), « Kaïn », « Male Bonding », et le titre maître, a été produit par la formation au Schenk Studio à Amsterdam, mixé par Casper van der Lans, et masterisé par Mikey Young (Total Control, Eddy Current Suppression Ring).

The Guardian qualifie The Homesick de trio hollandais excentrique qui communique un sens de l'humour à son post-punk éraflé et éclectique…

Tracklisting

What’s In Store
Children’s Day
Pawing
I Celebrate My Fantasy
Leap Year
The Small Exercise
The Big Exercise
Focus On The Beach
Kaïn
Male Bonding

Bandcamp : https://thehomesick.bandcamp.com/