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The Wolf Banes - De Casin...
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Bernard Dagnies

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samedi, 19 août 2017 03:00

W-Festival 2017 : samedi 19 août

Changement de site pour la deuxième édition du W-Festival, puisque si l’an dernier, elle s’était déroulée à Wortegem-Petegem, près d’Audenarde, en 2017 elle s’est implantée sur le champ d’aviation d’Amougies. En 1969, ce village avait déjà accueilli le premier grand festival sur le Continent. Et l’affiche proposait notamment Pink Floyd, Ten Years After, The Nice, Yes, Gong, Soft Machine ainsi que Frank Zappa. Le W-Festival se concentre surtout sur les eighties. Pas étonnant que l’auditoire réunisse une majorité de quinquas. Et ce samedi, on recense 7 300 spectateurs, alors que la veille, on dénombrait déjà 1 500 âmes, lors d’une soirée destinée aux campeurs.

Hormis les VIP ainsi que les artistes, spectateurs et journalistes doivent parquer leur véhicule dans un immense champ de blé, qui vient d’être moissonné. Ouf, il fait sec. Et pourtant, à quelques kilomètres, il est tombé des hallebardes.

Le temps d’arriver sur le site (au bout d’une petite dizaine de minutes de marche, quand même), de retirer son accréditation qui donne droit au backstage, moment au cours duquel on saluera l’amabilité du personnel, les Kids ont terminé leur show. Mais Stéphane est déjà sur place…

En 1976, Ludo Mariman et quelques potes d’école, dont les frères De Haes, ont la ferme intention de se rebeller contre le monde des adultes. Si aujourd’hui, Facebook & Co. est devenu la référence, à l’époque, le punk reste encore un des meilleurs moyens de contester l’establishment. C’est alors qu’ils fondent Crash, alors que l’âge de ses membres oscille entre 12 et 18 ans. Et vu le contexte, ils modifient le patronyme, tout naturellement, en The Kids.

Tout va très vite pour eux ! Une année seulement après sa formation, le band assure le supporting act pour Iggy Pop et Patti Smith, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et en France. Ce qui va également lui permettre de se produire New York.

Manifestement, les musicos jouissent encore d’une popularité intacte. Certains ont pris de la bouteille… et du bide ; mais le talent est toujours présent. 

Les fans inconditionnels se sont déplacés en nombre aujourd’hui, gobelet de bière à la main et fumette aux lèvres. Woodstock et Amougies, même combat ? Les cheveux longs en moins, alors. Ils arborent fièrement leur T-shirt sur lequel est mentionné à l’encre route : ‘The Kids 1976-2016’. Le plus jeune d’entre eux doit avoir cinquante balais, au minimum !

Teint jauni, peau plissée et cheveux dégarnis, les musiciens montent d’un pas décidé sur l’estrade. On n’imagine pas encore ce qu’ils ont encore dans le falzar pour réserver un set plus ou moins crédible ! Ah, le rôle de drummer a quand même été confié à un jeune loup. Un kid, quoi !

Et tout au long d’une prestation particulièrement énergique, le band va nous balancer des riffs de guitare toujours aussi explosifs, en s’appuyant sur une rythmique inimitable.

L’auditoire scande les paroles des compos comme si c’était un hymne national. Faut croire que ‘Punk is not dead !’ (S.R.)

Chanteuse de Kosheen, Sian Evans est très peu populaire au Sud de la Belgique. Grande fan de Joni Mitchell, elle rencontre cependant un énorme succès en Flandre, aux Pays-Bas et en Angleterre. Elle s’était déjà produite l’an dernier au W-Festival, et on avait pu constater que si elle avait du coffre, c’était aussi une fameuse showwoman. Et tout comme en 2016, elle invite le public à frapper dans les mains tout en arpentant l’estrade de long en large. Vêtue d’une robe légère, qui ondule et lui moule impudiquement le corps tout en laissant deviner son intimité (question indiscrète, elle en avait une ou pas ?) suivant les caprices du vent, elle est soutenue par un guitariste, un claviériste, coiffé d’un chapeau de paille, un drummer et un bassiste dont la gratte est de teinte rouge écarlate (NDR : qui a dit de honte ?)… Et à nouveau, la voix de la Galloise communique l’essentiel du relief à une musique qui malheureusement en manque singulièrement. Sauf en fin de parcours, lorsque enfin, le set commence véritablement à décoller…

 

On se souvient surtout de Blancmange pour son énorme tube « Living on the ceiling », paru en 1982. Et pourtant les deux albums de la bande à Neil Arthur et Stephen Luscombe ont été certifiés disque d’or. A cette époque, on prédisait même au duo, un succès comparable à ceux de Depeche Mode et Soft Cell. Aujourd’hui, pour des raisons de santé, Stephen Luscombe ne peut plus tourner. Ne reste donc plus que Neil Arthur aux commandes. Il est soutenu par deux préposés aux synthés et aux machines, ainsi qu’un guitariste. Le leader n’a pas vraiment l’air concerné, et la synth pop, parfois à coloration orientale, fait vraiment pâle figure. On reconnaît bien l’un ou l’autre hit, dont le tube susvisé, mais au vu de la piètre prestation, on préfère aller se restaurer…  

 

Peter Hook était également présent l’an dernier, en compagnie d’un groupe. Privé de batteur, le team n’avait pas laissé un souvenir impérissable. En outre, la prestation était bien trop tirée en longueur. Sur les planches, le leader est toujours soutenu par son backing group, The Light. Il y a bien un drummer, au centre du jeu de quilles, mais en retrait. Un préposé aux synthés et aux machines, planté au fond à gauche. Un guitariste et le fils de Peter, à la seconde basse. Hook est vêtu d’un t-shirt blanc. Avant d’entamer le show, il rend un hommage aux victimes des attentats de Barcelone. Il se consacre au chant et en début de parcours, manifestement, sa voix tient la route. Surtout sur les compos de Joy Division. A l’instar d’« Atmosphere » qui ouvre les hostilités. Mais au fil du temps, elle finit par montrer ses limites. Notamment lorsqu’elle attaque les morceaux de New Order. En fait, son guitariste, qui se charge des backing vocals et à une seule occasion du lead, possède une superbe voix, proche de celle de Bernard Summer. C’est sûr, il pourrait aisément reprendre ce rôle. Ce qu’il ne fait pas encore suffisamment. N’empêche, musicalement, le set tient parfaitement la route. Et lors des titres de New Order, comme « Ceremony » ou « Everything’s gone green », on retrouve ces lignes de claviers tourbillonnantes si caractéristiques. « Isolation » est percutant. « She’s lost control » incite la foule à reprendre les paroles en chœur. Balisé par la boîte à rythmes, « Celebration » propose une variation funk. Et en finale, la foule entre littéralement en communion grâce à « Love will tear us a part  », Peter tendant le micro pour l’écouter chanter d’une seule voix. Peter est manifestement touché par cet épanchement d’émotion. Au vu du bonheur affiché par les festivaliers, ce moment privilégié risque de devenir inoubliable… Avant de quitter le podium, Hooky enlève son t-shirt et le balance dans la foule. Un concert impressionnant et bouleversant de sincérité !

Place ensuite à Anne Clark. La petite blonde est devenue bien ronde (NDR : ça rime !) Elle est bien soutenue par l’ingénieur du son HerrB (Helicopter Electric Regenerative Rotor Brake), aux manettes et aux claviers, mais aussi par un aide-mémoire, placé sur un pupitre, pour lui rafraîchir la mémoire. Pratiquant ce qu’on appelle le spoken word, la poétesse/vocaliste va bénéficier d’un superbe montage vidéo pour enrichir son set. Qui s’ouvre ainsi par « Sleeper in Metropolis », soutenu par des projections d’images du célèbre film muet. Au fil de la prestation, elles se concentrent surtout sur le temps qui passe. En fin de parcours, elle nous gratifie d’un faux/vrai (biffer la mention inutile) rappel, pour clore définitivement le show par son autre hit, l’inévitable « Our darkness »…

Le 8 mars 1982, Human League accordait un concert aux Halles de Courtrai. Pas un souvenir impérissable ! En fait, Martyn Ware et Ian Craig Marsh avaient quitté la formation, depuis 1980, pour fonder Heaven 17. Pourtant, c’est à partir de cette époque que le groupe va commencer à récolter du succès. Bref, 35 ans plus tard (NDR : le combo compte quand même 40 ans d’existence), il se produit à quelques kilomètres de la ville flandrienne. Sur les planches, on remarque la présence d’une batterie électronique, sise au milieu, et de deux claviers, surmontés d’énormes keytar, dressés aux extrémités gauche et droite. D’une blancheur éclatante, tout ce matos est surélevé et installé en retrait. Devant, trois micros. Un central, destiné à Phil Oakey, et deux externes, à Susan Sulley et Joanne Catherall, les choristes. La première a gardé sa ligne. La seconde a pris quelques kilos. Et c’est un euphémisme ! Elles portent des robes de soirée, de couleur noire. Celle de Joanne est plus longue (NDR : elles vont se changer en cours de set). Et elles dansent sur place tout en assurant les chœurs. Des choeurs qui évoquent les B52’s sur « Soundtrack to a generation ». Les trois musicos ont revêtu des costards de couleur noire sur des chemises blanches. La classe ! Phil débarque vêtu d’un immense tablier de boucher. Il a la boule à zéro et est chaussé de lunettes fumées (NDR : qu’il ôtera au bout de quelques morceaux). Durant tout le show, il va souvent arpenter le podium de long en large, d’un bon pas. Le son est excellent et les projections superbes et variées (dominos, dés, jeu de monopoly, abeilles, papillons, têtes de politiciens qui se transforment en têtes d’animaux, etc.) Le deuxième titre, « Love action » rappelle de bons souvenirs à votre serviteur (NDR : c’était un indicatif de l’émission ‘Inaudible’ qui a squatté les ondes, fin des seventies et début des eighties, dans la région de Tournai) et incite déjà le public à remuer le popotin. Parfois, les deux préposés au keytar, empoignent l’instrument, et avancent devant leur console ; en général, pour libérer des sonorités davantage électriques. A l’instar du plus rock « The Lebanon ». La musique devient de plus en plus dansante. Les hits se succèdent, dont « Don't You Want Me », « Mirror man », « Keep feeling fascination » ou encore « Being boiled ». Bref, ces pionniers de la ‘dance music’ n’ont pas failli à leur réputation, même si certains titres ont parfois un peu trop flirté avec le disco…  

A demain !

(Organisation : W-Festival)

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Ce dimanche 13 août, Puggy est programmé en tête d’affiche. Jusque là rien d’étonnant pour un trio qui, lors du même BSF, mais au fil des éditions, est passé du Magic Mirrors à la Place des Palais, en transitant par les scènes intermédiaires. D’autant plus qu’aujourd’hui, il remporte un vif succès. Mais drôle d’idée d’aller voir cette formation qui se produit aux quatre coins de la Belgique, toute l’année. Sauf que… ce soir, il est flanqué d’un chœur gospel. Et on en avait déjà eu un petit aperçu lors de la conférence de presse, qui s’était déroulée en juin dernier. Donc, c’est ‘the place to be’. Et puis on pourra revoir Jesus & Mary Chain, qu’on espère dans une meilleure forme, qu’à l’AB. On peut toujours rêver…

Avant de retirer son sésame, sous le Magic Mirrors, il y a une belle trotte. Et tout au long du parcours, on entend la fin du set de The Black Box Revelation. Apparemment, depuis les derniers concerts auxquels j’ai pu assister, rien n’a guère changé. Surtout le volume sonore, qui est toujours aussi puissant. D’après certains confrères, la formation a surtout réussi son exercice de style, dans le domaine de la reprise. Elle est souvent différente, c’est tout à leur honneur ! La cover en question ? Le « Heart of gold » de Neil Young. Vu l’attachement porté à l’artiste canadien, valait peut-être mieux ne pas être présent, à ce moment-là…

C’est en avril dernier que votre serviteur avait assisté au spectacle de Jesus & Mary Chain. A l’AB. Un set mi-figue mi-raison, qui hormis lors de l’un ou l’autre titre et surtout lors du final, manquait singulièrement de punch. Fallait donc craindre une resucée de ce show. Et pour cause, la prestation remonte à un peu plus de quatre mois… Si le concert s’ouvre par un encourageant « Amputation », morceau issu du dernier opus, « Damaged & Done », la suite semble corroborer cette impression de monotonie ambiante. Sauf qu’au bout d’une vingtaine de minutes, l’intensité électrique monte soudain en puissance ; et hormis les deux morceaux plus pop (le single « Just like honey » et « Always sad »), au cours desquels Bernadette Denning vient chanter en duo avec Jim, le reste va nous replonger, comme à la belle époque, au sein d’un climat sauvage, malsain, glacial, spectral, sensuel et cool à la fois, propice aux émotions sombres, au tourment intérieur et à la romance pure. Entre beauté et violence, les compos défilent. Les changements de cordes sont glorieux. Des cordes tour à tour cristallines, bourdonnantes, surf ou chargées de feedback mélodique. On aura même droit à deux titres plus punk, mais dispensés dans l’esprit des Cramps. Faut dire que même s’il s’est planté en retrait, devant ses deux baffles et amplis orange, William (NDR : chaussé de lunettes et les cheveux en broussailles, il ressemble de plus en plus à un des musiciens des Melvins) est en pleine forme. Lui et le second gratteur déversent une avalanche d’électricité sur « You trip me up ». Et la voix de Jim passe aujourd’hui bien mieux la rampe. Veloutée ou venimeuse, elle se transforme en slogan pendant « Reverence » : ‘I want to die just like Jesus Christ’ (Trad : je veux simplement mourir comme Jesus Christ). Et « I hate rock’n’roll », morceau qui achève le set est de la même veine. Franchement, on ne s’attendait pas à un tel retour gagnant. Faut dire qu’il suffit parfois de choisir une tracklisting qui tienne la route. En tout cas, c’est une bonne surprise !

Set list : « Amputation », « April Skies », « Head On », « Far Gone and Out », « Between Planets », « Blues From a Gun », « Always Sad », « Mood Rider », « All Things Pass », « Some Candy Talking », « Halfway to Crazy », « Nine Million Rainy Days », « Just Like Honey », « You Trip Me Up », « The Living End », « War on Peace », « Reverence », « I Hate Rock 'n'roll »

Les haut-parleurs crachent un air de musique country… qui vire brusquement en thème électro. La Place des Palais est noire de monde. C’est –paraît-il– sold out. A mon humble avis, manifestement! Puggy grimpe sur l’estrade. Le trio est accompagné par son fidèle claviériste/percussionniste et un chœur gospel réunissant 8 musiciens, de parité/hommes/femmes. Il s’agit du Wings Gospel Choir de Didier Likeng, un auteur/compositeur/arrangeur/professeur et directeur artistique d’origine camerounaise qui drive de nombreuses chorales. En outre, il a bossé pour des tas d’artistes dans l’univers de la chanson française et de variétés ; et notamment pour Axelle Red ainsi que Philippe Lafontaine. Toute cette équipe est vêtue de blanc et s’installe au milieu, légèrement en retrait. Soit devant Matthew Irons, lui, habillé d’un costard rouge. Le bassiste campe à l’extrême gauche et le drummer à droite. Matthew pète la forme. Il ne tient pas en place. Et il communique constamment avec son public. A l’une ou l’autre reprise, comme un Dj. Ouais, c’est moins convainquant ! Il se fend d’une émouvante ode à Bruxelles, ma belle… Plus intéressant, il explique qu’il va interpréter deux titres issus de la bande originale de « Bigfoot Junior », film d’animation pour lequel le band a composé la musique. En écoutant la voix et le toucher du chanteur/guitariste, il n’y a pas de doute, il est hanté par un autre Matthew, Bellamy, le leader de Muse. Même si pendant « I’m still with you », son falsetto lorgne plutôt vers Jón Þór Birgisson (Jónsi), la tête pensante de Sigur Rós. Mais venons-en au cœur du sujet : la collaboration entre le groupe et le chœur gospel. D’abord, je dois l’avouer franchement, sans cette coopération, Puggy n’entrait pas vraiment dans mes priorités. Mais dans l’univers de la pop et du rock, toute expérimentation est louable et mérite qu’on s’y intéresse… surtout quand elle audacieuse. Car finalement, au cours de ce concert, on a vécu des moments de véritable magie. Surtout lorsque le combo et la chorale sont entrés en osmose. De quoi vous flanquer des frissons partout. Ce collectif a été moins transcendant, comme livré à lui-même, quand il s’est attaqué à un morceau de funk/r&b, sans les stars de la soirée. Mais s’est illustré lors d’un morceau joué en beatbox collectif. Ou en imprimant un tempo reggae à l’aide des voix. On reprochera cependant, un certain déséquilibre entre les deux pôles, surtout lorsque le format électrique a pris le pouvoir. De quoi plaire aux jeunes aficionados qui attendaient avant tout les tubes, afin de danser, chanter ou reprendre en chœur les refrains. Il faut cependant féliciter les membres de Puggy pour avoir osé tenter une telle expérience. C’est ce qui fait avancer la musique. Maintenant, et c’est un avis tout à fait personnel, il serait intéressant de revivre une telle coopération, mais sous un format plus acoustique, au sein d’un endroit intimiste. Sincèrement, le moment pourrait alors toucher au sublime. Ce n’est qu’une suggestion.

Sans quoi, au cours du set, le drummer s’est réservé le lead vocal pour un titre. Matthew en a interprété un seul à la sèche. Et puis, inutile de dire que les nombreux fans présents (NDR : et beaucoup d’autres aussi) ont savouré ce concert, qui s’est prolongé en rappel par « When you know », repris en chœur (NDR : et le mot est faible !) par la foule, haranguée par Matt, une compo qui aurait pu figurer au répertoire de Supergrass, faut-il le rappeler. 

(Organisation : BSF)

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vendredi, 07 juillet 2017 03:00

Pierre Henry a poussé son dernier soupir…

Pierre Henry, un des pionniers de la musique ‘concrète’, est décédé ce 5 juillet, à l’âge de 89 ans. Si Pierre Schaeffer et Stockhausen sont considérés comme les fondateurs de ce style musical, Pierre Henry l’a rendu davantage populaire, à travers ses expérimentations sur les bruits et les sons, qu’ils soient étranges ou familiers (en écoute ici « Variations pour une porte et un soupir ») ou en tirant parti du résultat de nouvelles techniques, comme celle baptisée ‘piano préparé’, en insérant divers objets entre les cordes et la caisse de l’instrument. Ces recherches, menées en compagnie de Michel Colombier, vont les inciter à composer ensemble, « La Symphonie pour un homme seul », en 1950, et surtout la célèbre "Messe pour le temps présent", dans le cadre d'une collaboration avec le chorégraphe Maurice Béjart. En 1967. C’était la première, ce ne sera pas la dernière (NDR : de nombreux autres chorégraphes, dont George Balanchine, Merce Cunningham et Maguy Marin vont également puiser au sein du répertoire de Pierre Henry). Extrait de cette bande sonore, « Psyché rock » (NDR : en écoute ) deviendra un énorme hit, et servira de générique pour un spot publicitaire ainsi que la série TV américaine, ‘Futurama’ . En fait, ce morceau est lui-même une version bien personnelle de « Louie Louie », une chanson signée par Richard Berry, en 1956. Jean-Michel Jarre considère le Parisien comme un des ses maîtres. De nombreuses de ses compos ont été remixées par des artistes électro ou techno comme Colcut, Funki Porcini, Fatboy Slim, Saint Germain et Dimitri from Paris. Enfin, il avait également apporté sa collaboration à Spooky Tooth, pour l’album « Cermony », en 1969. Pas une grande réussite, mais pour l’époque, le pari était audacieux.

L’artiste compte plus d’une cinquantaine d’œuvres à son actif. A la fois ‘métaphysique et humaine, truffée de bruits divers produits par des objets du quotidien et des stridulations singulières, la musique de Pierre Henry était censée stimuler l'imagination, comme lors d’une séance de ‘cinéma en chambre’ ou au sein d’un atelier de ‘peinture’…

RIP

 

vendredi, 21 juillet 2017 03:00

Le chanteur de Linkin Park s’est suicidé…

Chester Bennington, le chanteur de Linkin Park, s’est pendu à l’aide de sa propre ceinture, ce 20 juillet, soit à la date d’anniversaire de son ami, Chris Cornell, décédé le 18 mai dernier. Et le choix de cette date ne serait pas un hasard, car son départ l’avait littéralement dévasté…

Tourmenté, dépressif, il a longtemps lutté contre son addiction aux drogues et à l’alcool. Ce qu’il avait d’ailleurs appelé ses démons. Il avait également déclaré avoir détesté la vie. Il avait 41 ans.

Marié et père de six enfants, nés de deux épouses différentes, Chester Bennington a également milité au sein de deux autres formations. Tout d’abord Dead by Sunrise. Mais surtout Stone Temple Pilots, qu’il a fréquenté de 2013 à 2015, pour remplacer Scott Weiland, ce dernier retrouvé mort dans son sommeil, en décembre 2015.

Fondé à la fin des 90’s, Likin Park est responsable d’une forme de nu-métal, soit un heavy metal contaminé par le hip-hop et l’electro. Et ses deux albums sont considérés, par la presse spécialisée, comme incontournables dans le style. Publiés en 2000 et 2003, ils s’intitulent respectivement « Hybrid Theory » et « Meteora ». Son septième elpee, « One more light » est sorti en mai dernier ; et le groupe se préparait à partir en tournée pour le défendre…

R.I.P.

dimanche, 16 juillet 2017 13:32

The Church entre dans un nouveau siècle…

The Church met la dernière touche à son futur album. Il s’intitulera « Man Woman Life Death Infinity ». Ce sera le 26ème ! Il devrait sortir fin de cette année. En attendant le single « Another century » fait l’objer d’un clip. Et il est disponible ici

http://thechurchband.net

https://twitter.com/thechurchband

https://www.facebook.com/thechurchband/

 

 

Rugueux, débridé et hautement jouissif, le sixième album de The Lords of Altamont, « The Wild Sounds Of Lords Of Altamont », devrait réveiller les consciences et surtout remuer les tripes des aficionados de garage rock 60's et de punk 70's…

L'album sort le 6 octobre prochain.

Tracklist :

1. Like A Bird
2. Been Broken
3. Going Downtown
4. Take A Walk (On A Short Pier)
5. Evil
6. (Ain't No) Revolution
7. Death On A Highway
8. Fever Fix
9. I Said "Hey"

10. Can't Lose
11. Where Did You Sleep

http://lordsofaltamont.com/

 

 

 

dimanche, 16 juillet 2017 13:31

Ariel Pink Rend homage à Bobby Jameson

« Dedicated to Bobby Jameson », le nouvel album d’Ariel Pink paraîtra ce 15 septembre. Il y rend hommage à un musicien longtemps disparu des radars, qui a refait surface 35 ans plus tard, suite à la réédition d’un de ses albums, sans son consentement, pour écrire l’autobiographie de sa vie tragique, notamment via un blog. Une existence s’est finalement achevée en mai 2015…

Pour découvrir la vidéo de « Another weekend », c’est ici

Track Listing:

1. Time to Meet Your God
2. Feels Like Heaven
3. Death Patrol
4. Santa's in The Closet
5. Dedicated to Bobby Jameson
6. Time to Live
7. Another Weekend
08. I Wanna Be Young
09. Bubblegum Dreams
10. Dreamdate Narcissist
11. Kitchen Witch
12. Do Yourself a Favor
13. Acting (feat. Dam-Funk)

 

dimanche, 16 juillet 2017 13:31

Protomartyr se soucie des familles proches

C’est ce 29 septembre que paraîtra le quatrième album de Protomartyr. Intitulé « Relatives in Descent », il aborde pour thème principal, la nature impénétrable de la vérité et la crainte existentielle qui accompagne souvent cette ignorance

C’est le groupe et Sonny DiPerri (Animal Collective, Dirty Projectors) qui ont coproduit l’album.

La musique de Protomartyr baigne dans un univers qui mêle post/punk et garage/rock réminisicent de la Motor-City. Wire, The Fall, Pere Ubu et Joy Division figurent probablement parmi les influences majeures du band, le baryton de Casey's campant un hybride entre ceux de Ian Curtis, Mark E. Smith et Nick Cave…

Pour découvrir la vidéo de « A private understanding », c’est ici 

Tracklisting

1. A Private Understanding
2. Here Is The Thing
3. My Children
4. Caitriona
5. The Chuckler
6.Windsor Hum
7. Don't Go To Anacita
8. Up The Tower
9. Night-Blooming Cereus
10. Male Plague
11. Corpses In Regalia
12. Half Sister

http://protomartyrband.com/

 

dimanche, 16 juillet 2017 13:31

Jay-Jay Johanson enterre la hache de guerre..

Le onzième elpee de Jay-Jay Johanson paraîtra ce 15 septembre. Son titre ? « Bury the Hatchet ». Baignant au sein d’un climat ‘film noir’, cet elpee évoque les questions qui tourmentent les hommes de son âge : l’amour, la solitude, l’immaturité.

Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours de sa fidèle équipe, au générique de la quasi totalité de ses albums, en l’occurrence Magnus Frykberg à la batterie et Erik Jansson au piano et claviers. Mais également Belle Guthrie, la fille de Liz Frazer et Robin Guthrie du groupe Cocteau Twins. Ce dernier est également venu donné un petit coup de guitare.

Pour regarder et écouter le clip de « Paranoid », c’est ici ; et pour celui de « You'll Miss Me When I'm Gone », c’est .

 

 

 

Honey West, c’est le nouveau projet monté par Ian McDonald, membre fondateur du King Crimson et de Foreigner, ainsi que du chanteur/guitariste (NDR: et acteur) Ted Zurkowski. Pour enregistrer « Bad old world », le duo a reçu le concours de fameuse pointures, dont le drummer Steve Holley, qui a notamment bossé auprès de Paul McCartney & Wings, le fils de Ian, Maxwell McDonald, à la basse, ainsi que Graham Maby (Joe Jackson, They Might Be Giants), également à la quatre cordes. La musique oscillerait entre The Move et Mott the Hoople.

Pour regarder et écouter la vidéo de « Dementia », c’est ici.

http://honeywestmusic.com