L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Gavin Friday - Het Depot
dEUS - 19/03/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

lundi, 03 juin 2024 19:35

Escape

Le laavu est la tente traditionnelle utilisée par les Samis pour suivre leurs troupeaux de rennes. Mais c’est aussi un groupe de shoegaze russe, issu de Saint-Petersbourg, très exactement. Il puise essentiellement ses influences chez My Bloody Valentine, Lush et Slowdive. A l’instar de ses références, la formation propose, tout au long de son premier elpee, « Escape », des mélodies mélancoliques et rêveuses enrobées de guitares tantôt légères, tantôt crépitantes, et soulignées de voix éthérées.

Issu de cet album, « Solar wave » est disponible sous forme de clip ici

Podcast # 35 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

dimanche, 02 juin 2024 17:16

L’ostréiculture de Quivers…

La formation australienne Quivers sortira son troisième long playing, « Oyster cuts », ce 9 août 2024.

Ses deux premier elpees ont été salués par les musicos de R.E.M. ! Faut dire que sa jangle pop rêveuse et délavée par le soleil est parfois susceptible de rappeler le band d’Athens. Encore que les chroniques des webzines lui attribuent des tas de références qui vont de Go-Betweens aux Pretenders, en passant par les Smiths, Durutti Column, Galaxie 500 et même Echo & The Bunnymen. Chacun en retiendra ce qu’il veut.

En attendant la sortie de l’elpee, Quivers nous en propose un single, « Apparition ». A propos de ce titre, le groupe s’explique :

‘La chanson parle d’essayer d’aller de l’avant, même en emmenant vos fantômes avec vous, une prise de conscience que même le chagrin a de l’humour en lui. C’est aussi un engagement envers l’amitié quand on joue dans un groupe, et l’idée que les chansons vont dissiper la fumée pour parfois nous maintenir ensemble…’

Le clip d’« Apparition » est disponible ici

Podcast 35 de l’émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous).

Si le rock indé est à nouveau en pleine effervescence depuis le début du siècle, il le doit en grande partie aux mouvements shoegaze et dream pop, courants qui semblent attirer une toute nouvelle génération de disciples. Et pour cause, les concerts des formations du style, de première génération (les 90’s) et celles de la seconde (depuis + ou - 2015), séduisent un public de plus en plus jeune. Ainsi, ce dimanche 26 mai, pour applaudir Slowdive, il est carrément intergénérationnel, réunissant pré-ados, leurs parents et parfois même leurs grands-parents. Impressionnant ! Et ce soir, il y a du peuple dans la salle. Il y a même du monde au balcon !

Fondé en 1989, le groupe britannique s’est reformé en 2015 et a gravé depuis, deux elpees, un éponyme en 2017 et « Everything is alive », l’an dernier. Ce dernier davantage infusé d’électronique. De quoi inquiéter les plus anciens aficionados qui craignaient l’évaporation de l’instrumentation organique, sur les planches. Ce ne sera pas le cas…

Bonne nouvelle, le supporting act est assuré par Pale Blue Eyes, un trio drivé par un couple ; en l’occurrence le chanteur/compositeur/guitariste Matthew Board et la drummeuse, Lucy ; le line up impliquant également le bassiste Aubrey Simpson, et en tournée, le claviériste/guitariste John Gooding. Deux long playings à l’actif du band : « Souvenirs », en 2022, et « This house », l’année suivante. Des œuvres plutôt douloureuses, dont les textes traitent du chagrin à la suite de la perte d’êtres chers.

Et pourtant, sur scène, les musicos respirent la joie de vivre. Physiquement et vocalement Matthew me fait un peu penser à Martin Phillipps des Chills.  

Le set s’ouvre par « Take me over », un morceau dont l’explosion d’énergie est déjà bien maitrisée. Le son est d’excellent facture et les balances impeccables. La dextérité d’Aubrey sur ses cordes de basse, qu’il palpe de ses doigts, est spectaculaire. Les compos se distinguent par de bonnes accroches mélodiques. Si au début de « Sister », long titre qui clôt la prestation, le spectre de New Order se met à planer, progressivement l’expression sonore se transforme en transe psychédélique réminiscente de Spiritualized. Franchement, on assiste rarement à des premières parties de ce calibre… (Lien page Artistes Pale Blue Eyes)

(Photos Ludovic Vandeweghe ici)

Setlist :

Takes Me Over, TV Flicker, Spaces, Dr Pong, Motionless, Our History, Chelsea, Sister

Une bande préenregistrée diffuse le « Deep Blues Day » de Brian Eno pendant que les musiciens s’installent. Coiffé d’une casquette de base-ball, le chanteur/guitariste Neil Halstead s’installe à l’extrême droite, et l’autre sixcordiste, Christian Savill, à l’extrême gauche. Vêtue d’une robe noire légèrement bouffante dans le bas, la chanteuse Rachel Goswell se plante devant un clavier. On dirait Alice au pays des merveilles à l’âge adulte. Mais souriante, elle a conservé son visage d’enfant. De temps à autre, elle empoigne une guitare flambant neuve de couleur… noire, donc assortie à sa tenue. Et tout a long du spectacle, comme bercée par la musique, elle se balance nonchalamment…

Le concert s’ouvre par « Shanty », le premier morceau du nouvel elpee, « Everything Is Alive ». La lente impulsion électronique se répand un peu comme chez New Order, puis des vagues de sonorités de guitares commence à prendre leur envol, un envol qui se reproduit sur « Star roving » et le panoramique « Catch the breeze ».

Plus atmosphérique, « Skin in the game » nous plonge dans une certaine forme de léthargie. Certains spectateurs ferment les yeux et leurs esprits embrumés se mettent à planer.   

« Crazy for You » s’ébroue au sein d’un même climat. Les guitares entrent en dialogue, et enfin de parcours le morceau prend une nouvelle envolée.

Cosmique, « Souvlaki Space Station » nous propulse au cœur d’un univers floydien, alors que traversés de fumée, les faisceaux lumineux ressemblent à des colonnes de marbre blanc. Et lorsque les lumières stroboscopiques se déclenchent, les mouvements des musicos se décomposent…

Les oscillations de grattes chatoyantes propagées tout au long de « Sugar for the Pill » reflètent les impressions mélancoliques d’un Durutti Column. « Kisses » réverbère des échos empruntés au « Disintegration » de The Cure.

Plus noisy, « When the Sun Hits » alterne moments paisibles et bien percutants. Et le concert s’achève par « 40 days », une remarquable compo aux sonorités de guitares brimbalantes.

Pour le premier titre du rappel, « Chained to a cloud », le bassiste est passé aux claviers. On entre alors dans une ambiance ‘cathédralesque’.

A remarquer que tout au long du concert, Nick Chaplin n’arrête pas de déambuler sur l’estrade, à contrario des autres musiciens, plutôt stoïques ; et quand il se sert de la basse, il la tient à hauteur des genoux, un peu à la manière de Paul Simonon, chez The Clash.

On épinglera encore les échanges de voix entre Rachel, plus éthérée et fluette, et celle de Neil, bien timbrée, même si le volume sonore élevé ne permettait pas toujours de bien saisir ces nuances.

Si la setlist a alterné ancien et nouveau répertoire, le set s’achève par la reprise du « Goden hair » de Syd Barrett. Une forme d’hommage rendu à un artiste que les membres de Slowdive ont toujours admiré. Une version remarquable, respectueuse de la mélodie originale, mais qui sous un format shoegaze sert de lancement à un final tonifié par les percus alors tribales de Simon Scott ; et bien sûr, que l’intensité électrique sublime…

Les musiciens remercient la foule, pendant que les baffles crachent un nouveau titre de Brian Eno, « An Ending (Ascent) ».

En quittant la salle, la foule semblait particulièrement sereine, comme si comblée, elle venait de participer à une séance de méditation transcendantale…  

(Photos Ludovic Vandenweghe )

Setlist :

Deep Blue Day (Brian Eno song), Shanty, Star Roving, Catch the Breeze, Skin in the game, Crazy for You, Souvlaki Space Station, Sugar for the Pill, Slomo, Kisses, Alison, When the Sun Hits, 40 Days

Rappel :

Chained to a cloud, Dagger, Golden Hair (Syd Barrett cover), Song played from tape : An Ending (Ascent) (Brian Eno song)

(Organisation : Aéronef Lille)

 

 

 

mardi, 28 mai 2024 11:42

Twilight Living (single)

Originaire de Los Angeles, le chanteur, auteur-compositeur, multi-instrumentiste et producteur en herbe Kali Flangan - il était âgé de 17 ans quand il a sorti son premier Ep, « Circles » en 2021 - a choisi pour pseudo Superfan.

Son premier elpee, « Tow truck Jesus », paraîtra ce 28 juin. Et l’artiste y joue de tous les instruments.

Pour l’enregistrer, il a quand même reçu le concours du producteur Gabriel Wax. Quant aux thèmes développés, ils traitent du désir, de la dysphorie ainsi que de l'acceptation et de la découverte de soi.

Quelque part entre alt rock et psychédélisme, il faut reconnaître que sa musique tient la route. Jugez plutôt ce « Twilight Living », proposé sous forme de clip,

Podcast # 34 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

mardi, 21 mai 2024 12:14

Holus Bolus (single)

Issu d’Austin, Lord Buffalo barbote dans les mêmes eaux troubles que Wovenhand. Son psyché/folk crépusculaire voire gothique véhicule une poésie lyrique obsédante et méditative. Son nouvel album, « Holus Bolus » (qui signifie "tout à la fois" ou "tout d’un bloc") paraîtra ce 12 juillet 2024. Et sur le label Blues Funeral. Difficile de faire plus dark !

Bien que fondé en 2010, « Holus Bolus » ne constituera que son troisième long playing. En attendant cette sortie, il nous propose son single. Le titre maître ! Et sous forme de vidéo ici

Podcast # 33 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

jeudi, 16 mai 2024 12:15

Faith (single)

Fervents est une formation originaire de de Liège. Après avoir sorti un premier Ep, (un éponyme), en 2021, sur lequel figurait le percutant « Billy », le groupe est retourné en studio pour enregistrer cinq morceaux plus rugueux et plus sombres, inspirés par la scène grunge et punk hardcore, dont il nous propose un premier single, « Faith ».

Une compo qui nous entraîne dans un voyage tumultueux, sur les traces de ceux qui cherchent la soi-disant terre promise, une destination souvent inaccessible et toujours inhospitalière. C'est une chanson qui met en exergue les choix difficiles que les gens doivent parfois faire, préférant l'incertitude de l'exil à l'abîme de la société qui les a rejetés.

Ancrées par des rythmes abrupts et des mélodies imparables, les trois voix du band s'élèvent à l'unisson contre le conformisme social actuel, la lutte contre les addictions quotidiennes et la recherche d'une vie meilleure.

« Faith » est en écoute

En concert

15 mai, Water Moulin, Tournai

30 mai, Kultura, Liège

31 mai, L'entrepot, Arlon (+ It It Anita)

21 juin, Fêtes De La Musique, Marche-en-Famenne (+ Compact Disk Dummies)

9 octobre, Botanique, Bruxelles. Ep release concert

Podcast # 32 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

jeudi, 16 mai 2024 11:33

Crack Cloud au kilomètre rouge…

« Red Mile », le nouvel album de Crack Cloud, paraîtra ce 26 juillet 2024.

Bien que le groupe canadien - désormais composé de Zach Choy, Aleem Khan, Bryce Cloghesy, Will Choy, Emma Acs, Eve Adams et Nathaniel Philips - ait pris de nombreuses formes au fil des ans, il nous propose aujourd'hui un rock épuré et concentré.

Enregistré principalement entre les banlieues de Joshua Tree, en Californie, et de Calgary, en Alberta, l'opus s'inspire d'un mélange doux-amer de nouveaux départs et de lieux familiers. Les structures romanesques et tentaculaires des long playings précédents y sont condensées, mais la formation ne veut pas faire dans la superficialité. À travers des mélodies enjouées et des soliloques de guitare elliptiques, ils livrent un disque d'une profondeur exceptionnelle et d'une chaleur particulière. L'impression de vécu qui se dégage de ce disque est moins celle d'un fauteuil confortable que celle d'un cadre photo soigneusement réparé à l'aide de ruban adhésif.

Une grande partie de l'angoisse qui donne à ses premiers travaux une urgence caustique est retombée, remplacée par une introspection implacable. Les huit chansons contemplent les barrages physiques et psychiques, l'expérience de vieillir dans le chaos, de s'adapter à de nouveaux espoirs étranges et de faire la paix avec la propre mythologie du band. Les paroles sont tranchantes, mais clémentes. Les morceaux sont des déclarations méta conscientes - des clins d'œil aux expressions du punk rock, de la toxicomanie, d'une vie vécue en musique.

En attendant cette sortie, il nous propose le single « Blue Kite », un morceau enjoué, tentaculaire et hymnique, rappelant par moments l'aube du punk de la fin des années 70. Et notamment Richard Hell ; mais sa magnifique section de cordes en staccato évoque plutôt « Paris 1919 » de John Cale.

Le clip de « Blue kite » est à découvrir

 

jeudi, 16 mai 2024 10:47

La douce étoffe de Tindersticks…

Cinq ans après « No Treasure but Hope » et trois ans après « Distractions », Tindersticks publiera son nouvel opus, « Soft Tissue », ce 13 septembre 2024.

« New World », le premier morceau écrit pour cet elpee constitue un tremplin pour les préoccupations thématiques sur les mondes personnels/publics déstabilisés. Les arrangements reprennent à peu près là où « The Waiting Room » (2016) s'était arrêté et orientent le disque vers un terrain fébrile, équilibré entre le groupe qui se lâche, les arrangements de cuivres de Julian Siegel, ceux de cordes de Dan McKinna et les chœurs pleins d'âme de Gina Foster. Pendant ce temps, les réflexions introspectives de Staples mènent à un refrain plus ouvert, mis en évidence par une bannière dans la vidéo promotionnelle ludique de la chanson : ‘Je ne laisserai pas mon amour devenir ma faiblesse’. La vidéo, ainsi que la pochette de l'album, ont été réalisées en compagnie de la fille artiste de Staples, Sidonie Osborne Staples.

Aussi résistant et flexible que son titre le suggère, « Soft Tissue » relie et dépasse ces extrêmes, tirant une nouvelle vie des contrastes et des convergences de ses chansons serrées et intuitives et de ses détails agités.

‘Je pense que j'étais à la recherche de ces deux éléments’, explique Stuart en évoquant la navigation fluide de l'album entre l'intimité et l'expérimentation. Et d’ajouter : ‘Nous voulions trouver un moyen d'avoir l'énergie du groupe jouant ensemble et cet examen minutieux de l'écriture des chansons, sans pour autant renoncer à l'intérêt que la musique peut avoir sur le plan sonore’.

Le clip consacré à « New world » est à voir et écouter ici

 

 

En tant que force créatrice inlassable - musicien, écrivain, producteur, acteur, auteur, designer – Lenny Kravitz continue d'être une présence dynamique mondiale dans les domaines de la musique, de l'art et de la culture. Il sortira son 12ème elpee studio, « Blue Electric Light », ce 24 mai 2024. Il a écrit et enregistré l'album dans son studio des Bahamas.

« Blue Electric Light » est une suite de chansons passionnées qui élargit cette distinction et constitue la dernière contribution d'un homme dont la musique - sans parler de son style singulier - continue d'inspirer des millions de personnes dans le monde entier. Sur cet album, les talents de Kravitz en tant qu'auteur, producteur et multi-instrumentiste résonnent puisqu'il a écrit et joué la plupart des instruments lui-même, avec son guitariste de longue date Craig Ross.

Le clip de Human est disponible

Lenny Kravitz se produira ce 7 juillet à Rock Werchter, en tête d'affiche.

jeudi, 16 mai 2024 10:44

La chemise de Porches…

Porches, c’est le projet du New-Yorkais Aaron Maine ; et il sortira son sixième elpee, « Shirt », ce 13 septembre 2024.

« Shirt » est à la fois une fantaisie angoissée et un mélodrame confessionnel, un album rock qui oscille entre la réalité et l'imaginaire pour refléter à la fois l'innocence de la jeunesse de banlieue et la réalité effilochée de l'âge adulte. Fusion d'impulsions chaotiques, de désirs insatiables et d'une aspiration perpétuelle, cet opus joue avec la tension entre la personne et la personnalité, le poids des rêves qui se heurtent à la réalité. Le résultat est à la fois familier et inquiétant, un hommage hymnique à cette dualité intrinsèque, construit sur des sons qui s'écrasent et se caressent.

En attendant cette sortie, il nous propose les single « Joker » et « Rag », sous forme de clip, et ils sont disponibles ici et

 

 

 

 

 

 

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