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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de…

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Bernard Dagnies

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lundi, 31 décembre 2001 01:00

Play dead

Astrid nous vient du nord de l'Ecosse. Un quartette dont le premier elpee, " Strange weather lately ", avait reçu le concours d'Edwyn Collins à la production. Pourtant, bien que pop, la musique de cette formation n'affiche aucune affinité avec le postcard, pratiqué en son temps par l'ex leader d'Orange Juice ; mais plutôt avec d'autres Ecossais : le Teenage FanClub. A cause des harmonies vocales angéliques, de ce savoureux mélange entre cordes de guitares acoustiques et électriques scintillantes, chatoyantes. Des mélodies contagieuses, hyper contagieuses, chargées tantôt d'adrénaline, de lumière ou de nostalgie. Pour enregistrer " Play dead ", Eddy a cédé le relais à Tony Doogan. L'ombre de TFC est cependant toujours aussi présente. Mais la forme épouse un profil légèrement britpop que ne renierait pas un certain Bluetones. Et le timbre vocal aigrelet de Willie Campbell, proche de celui de Mark Morris, y est sans doute pour quelque chose. Dans le style, c'est vraiment un chouette album !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Ayeshteni

De retour au Caire depuis 1999, Natacha Atlas semble de plus en plus se rapprocher de ses racines. Déjà sur son précédent opus, elle s'était totalement immergée dans le shaabi, la musique populaire traditionnelle égyptienne ; et puis surtout, avait écrit ses chansons en arabe. " Ayeshteni " s'inscrit parfaitement dans la lignée de " Gedida ". Un disque tout autant imprégné par la culture d'Afrique du Nord, son rythme et ses passions. Et tout au long de cet opus, qu'elle illumine de ses volutes vocales, les oscillations de cordes exotiques et les arpèges de cordes se conjuguent aux percussions tribales et aux accès de basse dub. Et cet équilibre délicat, établi entre production brillante, assurée par ses fidèles collaborateurs Tim Whelan et Hamid Mantu, et mélodies intenses, lui permet même de revisiter, avec beaucoup de bonheur et d'originalité, le célèbre " I put a spell on you " de Screamin' Jay Hawkins et l'intemporel " Ne me quitte pas " de Jacques Brel. Seul le remix de " Manbai ", opéré par Nitin Sawhaney, fait un peu tâche d'huile dans l'ensemble. Encore que les DJ's ne doivent pas du tout partager mon point de vue. Comme les puristes de world music, qui risquent même de tirer à boulets rouges sur ce qu'ils considèrent probablement comme beaucoup trop dénaturé par la technologie moderne. Mais ici, c'est une question de goût…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Hoarse

Album ‘live’, "Hoarse" réunit des enregistrements opérés pour la plupart au Bluebird Theatre de Denver, dans le Colorado, en mai 98. Seul " Fire spirit ", qui bénéficie de la collaboration du chanteur de Noir Désir, Bertrand Cantat, relève d'un set accordé en octobre de la même année au Bataclan de Paris. Sur les onze titres de cet elpee, trois sont consacrés à des reprises. Le susvisé " Fire spirit " de Gun Club, référence incontournable du groupe, " Days of the lords " de Joy Division ; et puis " Bad moon rising " du Creedence Clearwater Revival. Trois formations qui ont fatalement marqué 16 Horsepower, à des degrés divers. Maintenant, il faut avoir assisté à un concert du combo pour pouvoir imaginer la puissance que dégage leur country/folk/rock/blues. Une musique sauvage, ténébreuse, venimeuse, et si riche en sentiments et en mélodie qu'elle ne peut être qu'authentique. Pas pour rien que David Eugène Edwards projette, dans ses lyrics, une image des States qui n'est pas celle qu'on a l'habitude de nous faire voir, mais plutôt celle d'une Amérique sordide et déprimante. Ah oui, et l'album alors ? Bien, très bien même. Il n'y manque que l'image…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Rally of love

Les champions du recyclage sont de retour. Avec un album beaucoup plus électronique. Electro pop, pour être plus précis. Une tendance qu'on avait déjà pu constater sur la bande sonore du film " Downhill city ". Mais avec " Rally of love ", 22 Pistepirkko vient probablement de réaliser son " Technique ", au moment où New Order en revient à style plus basique. Sur cet opus, plus guère de trace de garage, de psychédélisme, de blues, de country ou de r&b (NDR : et si elles existent encore, elles sont bien cachées), mais une solution sonore sophistiquée, imprimée sur un tempo métronomique, enduite d'harmonies vocales falsetto dont le raffinement me fait penser aux Pet Shop Boys, mais en moins post adolescent. Un travail d'orfèvre auquel ont participé le producteur Per Sunding (Sort Sol, Wannadies), l'ingénieur du son Stefan Kvarnström et le mixeur Tore Johansson (Cardigans, Boss Hog). Mais le produit fini a beau être irréprochable, il manque de feeling, de chaleur, de cette audace créatrice, qui en avait fait, à ce jour, son originalité. Dommage !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

If you happy with you need do nothing

Chaînon manquant entre le Beta Band et Gorky's Zygotic Mynci, Alfie nous vient de Manchester. Un quintette qui parvient à incorporer à son folk, une multitude de styles musicaux. Tantôt la pop, le psychédélisme, le prog, le music hall, le jazz, la house et la bossa nova. Trempant le tout dans un bain de technologie moderne. Violoncelle, violon, piano, flûte, harmonica, tambourins et cuivres font ici bon ménage avec synthés, boucles et arrangements sophistiqués, pour emprunter des paysages pastoraux impressionnistes au sein desquels la voix laconique de Lee Gordon se plait à musarder. Pour concocter son premier elpee, la formation a remasterisé ses trois premiers Eps, auxquels elle a ajouté l'une ou l'autre nouvelle composition. Dont le luxuriant, " Umlaut ", caractérisé par ses orchestrations " flaminlipsiennes " ainsi que le syncopé et baroque " 2 up to down ". Sur les onze fragments que composent cette plaque, j'avoue quand même un petit faible pour " It's just about the weather ", dont les sonorités de guitare bringuebalantes me rappellent celles qui fleurissaient sur la six cordes de George Harrisson, tout au long de l'album " Abbey Road " des Fab Four ; et puis " You make no bones ", dynamisé par un groove digne de Gomez. Beaucoup plus acoustique, le reste se révèle, ma foi, fort agréable à l'oreille. En Grande-Bretagne, la presse spécialisée est déjà parvenue à étiqueter ce groupe de NAM ; traduisez New Acoustic Movement. Et elle le considère même comme le leader de cette scène. Pourquoi pas ? Si vous aimez les étiquettes…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Strange little girls

Tori Amos est un sacré bout de femme. On la connaissait pour ses prises de position résolument féministes. Mais de là à interpréter à sa manière, et sur un même album, 12 compositions écrites par des mecs au sujet de femmes, il y a un pas que je ne m'imaginais pas la voir franchir. Elle parvient ainsi à adapter la musique, mais aussi le sens des chansons. Même Eminem figure sur la liste (NDR : noire ?). Et ces nouvelles versions, prennent une toute autre dimension, souvent difficilement reconnaissable, presque malsaine. Le traitement sonore radical vise ainsi également " New age " du Velvet Underground, " Strange little girl " des Stranglers, " Enjoy the silence " de Depeche Mode, " I'm not in love " de 10cc, " Rattlesnakes " de Lloyd Cole, " Time " de Tom Waits, " Heart of gold " de Neil Young ", " I don't like mondays " des Boomtown Rats ", " Happiness is a warm gun " des Beatles et "Real men" de Joe Jackson. Le tout est emballé dans une superbe pochette où Tori pose dans treize tenues et coiffures différentes (NDR : sans oublier le maquillage) sur autant de photos signées Neil Gaiman. Et pour ceux qui aiment les collections, sachez que cette pochette est sortie sous quatre versions différentes…

 

samedi, 14 janvier 2012 18:39

Paulo is back.

Paul McCartney a confirmé la date de sortie de son nouvel album, « Kiss on the Bottom ». Ce sera le 6 février. Produit par Tommy LiPuma, il réunira l’interprétation de chansons qu’il écoutait enfant, et sera enrichi de deux inédits. Eric Clapton et Stevie Wonder ont participé aux sessions d’enregistrement…

Tracklisting

01. I’m Gonna Sit Right Down And Write Myself A Letter          
02. Home (When Shadows Fall)                                                    
03.  It’s Only A Paper Moon                                                            
04. More I Cannot Wish You                                                          
05. The Glory Of Love                                                                      
06. We Three (My Echo, My Shadow And Me)                           
07. Ac-Cent-Tchu-Ate The Positive                                                               
08. My Valentine                                                                                
09. Always                                                                                         
10. My Very Good Friend The Milkman                                                    
11. Bye Bye Blackbird                                                                    
12. Get Yourself Another Fool                                                      
13. The Inch Worm                                                                          
14. Only Our Hearts                                                                          

http://www.paulmccartney.com

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

St Patrick

Etonnant que cet ensemble écossais n'émarge pas au label Twisted Nerve, tant ses affinités avec des groupes tels qu’Alfie et Badly Drawn Boy sont frappantes. D'ailleurs, James Yorkston est un grand admirateur de BDB. Mais également des artistes folk britanniques qui ont marqué les sixties et les seventies, tels qu'Anne Briggs, Jon Martyn ou encore Bert Jansch. Pourtant, avant de fonder ce groupe, James avait sévi au sein d'un combo de garage punk qui répondait au nom de Huckleberry. Comme quoi, tout arrive... Mais venons-en à cet EP quatre titres. La composition-maître, qui figurera sur le premier album de la formation, courtise inévitablement guitare sèche, violon, percussions, piano, flûte et mandoline, mais également concertino et surtout un clavier fluide, deux instruments qui constituent la marque de fabrique de leur musique. Une solution sonore au sein de laquelle la voix tendre, mais un peu désabusée de James évolue comme un poisson dans l'eau. Le disque propose également un remix cathédralesque de " St Patrick ", un morceau légèrement jazzyfiant (NDR : surtout dans le chef du piano électrique de la basse) intitulé " Catching eyes " et puis une plage countryfiée par les accords d'un banjo (" Blue madonnas "). On devrait en savoir plus lors de la sortie de l'album...

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Are you passionate ?

Il y a quelques années, Neil Young avait accompli une tournée mondiale en compagnie de Booker T & The MG'S. Une expérience qu'il avait cependant abandonnée au beau milieu de son périple européen, estimant que la collaboration n'avait pas eu le résultat escompté. Faut croire que ce semi-échec lui est resté en travers de la gorge, puisque pour enregistrer son nouvel opus, il est allé rechercher deux musiciens de cette formation mythique : le claviériste Booker T. Jones et le bassiste Donald ‘Duck’ Dunn. Deux autres invités ont également participé à la confection de ce disque : Frank Sampedro, le guitariste de Crazy horse, et Steve ‘Smokey’ Potts, un drummer qui a côtoyé autrefois des artistes tels que Otis Redding ou Wilson Picket. Résultat des courses, " Are you passionate ? " trempe dans le Ryhtm'n blues. La Memphis soul ou encore la ‘Motown soul’, si vous préférez. L'orgue gargouillant, rogné de Booker T. Jones en donne la coloration, alors que l'assise rythmique est imposée par Dunn. Certaines ballades glissent cependant dangereusement dans le slow crapuleux, la guitare de Neil se mettant alors à sonner comme celle de Carlos Santana. A l'instar de " You're my girl " ou de " Differently ". Je dois néanmoins avouer que dans ce style, Neil ne me botte pas trop. On a ainsi parfois le sentiment qu'il y confond passion et sentimentalisme ; son timbre gémissant accentuant cette impression. Heureusement, lorsque le groove s'agite et palpite avec authenticité, le mélange devient presque magique. Comme lors du final, " She's a healer ", ponctué par l'intervention d'un trompettiste. L'elpee recèle également un hommage aux victimes du 11 septembre (" Let's roll "), et puis un fragment sculpté dans l'intensité électrique crazyhorsienne, et imprimé sur le rythme de la danse du scalp : " Going home ". Le seul ! 8'47 de bonheur total ! " Are you passionate ? ". Pour ce seul fragment, c'est sûr. Pour le reste, c'est un peu plus mitigé. Mais il faut croire que les aficionados de Booker T doivent penser exactement le contraire…

 

jeudi, 12 janvier 2012 17:58

We come in pieces (Dvd)

En août 1996, Placebo se produisait dans le cadre du festival Pukkelpop. Et j’ai pris une fameuse claque. Oui, c’est vrai c’était ses débuts, et il venait juste de sortir son premier album, un disque éponyme remarquable sur lequel figure le fameux « Nancy boy ». En 2000, le groupe embrayait par le tout aussi excellent, mais davantage inspiré par les 80’s, « Without you I’m nothing ». C’est à partir de 2003, après la publication de « Sleeping with ghosts », que les événements vont commencer à se gâter, même si en 2009, « Battle of the sun » laissait transparaître quelques rayons de soleil. Une baisse de régime qui ne va pas seulement se manifester sur disque. Votre serviteur a ainsi eu l’occasion d’assister à plusieurs de leurs concerts. Devenus au fil du temps, de plus en plus décevants et souvent sujets à des polémiques entretenues entre Molko et son public. Si bien, que j’ai tout simplement suivi le parcours du band, de loin.

Quelle n’a pas été ma surprise en visionnant ce Dvd, immortalisé le 28 septembre 2010, à la Brixton Academy de Londres, lors du concert de clôture de la tournée destinée à promouvoir l'album « Battle For The Sun ». « We Come In Pieces » y privilégie les titres les plus percutants de Placebo, dont le fameux « Nancy boy ». Une seule ballade. Peu d’électronique. Et surtout des musiciens de tournée qui apportent manifestement un plus à l’ensemble. Dont une violoniste. Et franchement ses interventions communiquent une toute autre dimension aux compos. En outre, le trio de base est particulièrement en forme pour la circonstance. Et le public lui rend bien. Si bien qu’on a parfois l’impression que Molko et son team sont sur une autre planète. Un seul reproche : le recours aux ballons et aux confettis, lors du rappel. Les Flaming Lips y ont déjà pensé avant eux. Et j’aime pas trop quand on pompe un peu trop les idées des autres… Sans quoi, ce concert est franchement une belle réussite…