Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

Responsable d’un remarquable album (NDR : « Merriweather Post Pavilion », probablement déjà un des ‘musts’ pour 2009), la formation new-yorkaise passait par l’Aéronef ce 19 mars 2009. Normal dès lors de caresser l’espoir que la transposition en ‘live’ de leur petit chef-d’œuvre soit de la même trempe. C’est-à-dire retrouver cette musique oscillant de la pop éthérée à la noise, en passant par le folk tribal, le néo-psychédélisme et le minimalisme électronique. Et surtout ces superbes polyphonies vocales. Mais en mon fors intérieur, je me demandais quand même comment ils allaient gérer leur cocktail d’influences, puisées aussi bien chez Mercury Rev, Terry Riley, New Musik, Pet Shop Boys, les Beach Boys, Syd Barrett ou encore Aphex Twin, sur les planches. Mauvaise nouvelle, leur principal guitariste Deakin s’est provisoirement retiré du projet. Il n’avait d’ailleurs pas participé aux sessions d’enregistrement du denier elpee. Mais apparemment, donc, ce changement de line up n’avait guère affecté leur muse. C’est ce que m’expliquait un confrère, qui avait assisté à leur prestation, la veille à l’AB. Epoustouflante, paraît-il !

Il revenait à Pantha du Prince d’ouvrir les hostilités. Comme le mercredi, à Bruxelles, d’ailleurs. Alias Hendrick Weber, ce DJ, producteur, compositeur et bassiste est réputé pour son recours au Schaffel beat, soit un rythme syncopé glissant rapidement du classique 4/4 au 6/8, 3/4 voire 12/8 (NDR : il doit avoir la bosse des maths !) Ne m’en demandez pas plus, je suis totalement ignare en la matière. Il s’installe derrière un pupitre drapé de noir. Au milieu du matos d’Animal Collective. Et il se lance dans un set d’une bonne demi-heure, au cours duquel il va tourner des boutons et de temps à autre à frapper une sorte de cloche à l’aide d’une tige. Paraît que ces variations rythmiques sont destinées à faire remuer les corps. Comme lors d’une transe vaudou… En fait, si le sexe féminin a pu admirer un beau garçon qui pourrait facilement poser pour des magazines de mode, je dois avouer que sa prestation m’a laissé de glace. Et en observant plusieurs de mes voisins bâiller, j’ai la nette impression que je n’étais pas le seul dans le cas.

Place au trio Animal Collective. On a enlevé le pupitre de Pantha du Prince pour ne laisser que ceux du trio, habillés d’un drap de couleur blanche. Pour en dissimuler les fils, c’est évident. Geologist s’installe à gauche de la scène. Il éclaire ses gestes d’une lampe frontale. A droite, Panda Bear se plante derrière le sien. A côté de lui, on discerne une cymbale et un tom dont il ne jouera qu’épisodiquement. Au milieu, Avey Tare se partage la guitare et deux claviers sis de chaque côté de lui. Au fond de la scène, on aperçoit également un tom et une cymbale. Encore des percus subsidiaires. Une énorme boule blanche est suspendue au-dessus du groupe. Au fil du show, quelques images psychédéliques y seront projetées. Le light show est on ne peut plus minimaliste. D’ailleurs, pour immortaliser le moindre cliché, les photographes ont galéré toute la soirée.

Bref, venons-en au set proprement dit. D’abord, les beats (NDR : parfois dub) imposés par Geologist plombent toutes les compositions. On est même scotché sur place tant ils sont puissants. J’essaie de reconnaître l’un ou l’autre morceau, mais la bouillie sonore est tellement déstructurée, qu’il est difficile de s’y retrouver. Panda et Avey se réservent les vocaux. Des harmonies qui nous avaient enchantés sur les compos de leur album. Mais ici, on n’entend plus que des onomatopées réverbérées. Manifestement, le groupe a décidé de privilégier l’électronique expérimentale. Et de nous noyer sous des nappes de sons basées sur la répétition. Que ce soit des bruits, des voix, des infrabasses, des rythmes et de tout le saint tremblement. Sur la musique aussi, on suppose… Paraît qu’il faut s’immerger dans leur univers pour en prendre conscience et espérer qu’un moment subliminal se produise. Ce serait du néo-surréalisme (NDR : qui a dit néo-libéralisme ?) Si on veut ! Faudrait alors qu’ils s’expliquent de manière approfondie sur le concept. Parce que tout ce que j’ai pu lire à leur sujet me donne l’impression d’être en présence d’un hype. Que la presse spécialisée s’est empressée de faire mousser, pour paraître branchée. En consultant la presse écrite et celle du web, j’ai même eu la nette impression qu’ils n’avaient pas grand-chose à raconter d’intéressant. C’est peut-être la raison pour laquelle, ils n’ont pas souhaité (NDR : ou leur label) qu’ils s’expriment auprès de Musiczine. L’épreuve du ‘live’ de votre serviteur va durer 55 minutes. Et puis basta ! Franchement, qu’ils se concentrent sur leurs disques. Ce sont des maîtres dans le domaine. Mais pour la scène, après plus de 40 ans de bouteille dans l’univers du rock, il ne faut plus me la faire…

Organisation Aéronef Lille.

 

mardi, 17 mars 2009 01:00

Tout va disparaître

Curieuse histoire que la sortie du premier album du chanteur/guitariste de Mud Flow, puisqu’un premier disque promo avait été transmis à la presse pour être chroniqué, avant que le label ne nous prévienne que ce disque ne sortirait jamais sous cette forme et qu’une nouvelle mouture allait nous être transmise. Bref, la première version deviendra un véritable collector. En fait, suite à un désaccord contractuel entre Liben et la comédienne belge Edwige Bailly, vocaliste pour la circonstance, toutes les sessions d’enregistrement ont été réenregistrées en compagnie de la styliste Stéphanie Croibien. Et le disque de ressortir le 19 janvier.

Cette œuvre est un peu une sorte de concept album. Un album chanté dans la langue de Molière. Un projet dont Vincent rêvait depuis belle lurette et qu’il ne pouvait concrétiser auprès de Mud Flow. Pas une raison pour abandonner son groupe fétiche, mais une belle occasion de se faire plaisir. Tout au long de « Tout va disparaître », il raconte l’histoire d’un couple fictionnel déchiré, comme dans un film. En dix chansons, qu’il a intégralement écrites, composées, arrangées et réalisées, il aborde ainsi l'inépuisable sujet de l'amour. Vincent et Stéphanie se partagent les vocaux. Lui d’un timbre grave et posé. Elle d’une voix douce, limpide et sensuelle. Les références à Yves Simon sont manifestes, même si la formule en duo garçon/fille, s’inscrit d’avantage dans l’esprit d’un Serge Gainsbourg (NDR : c’est évident sur « 30 décembre). Hormis sur le plus électrique (NDR : un mambo subrepticement caressé de percus !) « Le joli mai », c’est la guitare acoustique qui domine l’instrumentation. Souvent jouée en picking, elle est soutenue discrètement par quelques accords de piano, une rythmique basse/batterie et ponctuellement de discrètes mais très judicieuses orchestrations. Le fidèle Rudy Coclet est toujours aux manettes de cet opus qui baigne dans une douce mélancolie et qui ma foi est de toute beauté. « Tout va disparaître », mais pas cet album, j’en suis convaincu…

 

mardi, 17 mars 2009 01:00

La République des Meteors

Ce n’est pas parce qu’on apprécie tout particulièrement un groupe ou un artiste, qu'il faut se montrer complaisant. C’est donc dans cet esprit que la chronique du dernier opus d’Indochine a été écrite.

Premier point, et il est positif, une bonne moitié des lyrics de l’elpee traite de la guerre, de la séparation et de la mort, provoqués lors du conflit mondial de 14-18. A travers des lettres de poilus. Et dès l’intro apocalyptique (« Republika meteor ouverture ») on est mis au parfum. Oui, d’accord, ces textes ont toujours cet aspect juvénile qui les rend (in)volontairement surréalistes. Mais c’est Indochine. Deux exceptions, le très dansant « Play Boy » (Taxi Girl rencontre XTC ?), au cours duquel Nicola ironise sur le choix de Johnny Halliday d’avoir opté pour la résidence en Suisse ; et puis le touchant « Bye, bye Valentine », dédié à sa fille (NDR : en fait Nicola projette ses angoisses en pensant à son départ du nid familial, lorsqu’elle décidera de faire sa propre vie), même si on a parfois l’impression d’avoir déjà entendu ce type de mélodie. Car c’est ici que le bât blesse : trop de chansons de cet album puisent au sein des propres références d’Indo. A un tel point que parfois, ça sent le réchauffé. « Alice in June » était tout bonnement remarquable. Malgré ses superbes arrangements et orchestrations, « La République des Meteors » est trop inégal pour totalement convaincre. J’épinglerai néanmoins, le single « Little dolls » dont la superbe mélodie est balayée par ses accords de piano sonore et frémissants. La ballade émouvante « Le grand soir », le bouleversant « Union wars », dont les lyrics graves sont prononcés sur un ton badin, le solennel « La lettre de métal », ponctué par quelques accents d’électro vintage, la ritournelle « Junior song »,  construite sur un schéma en crescendo et surtout « Le dernier jour ». Imprimé sur un tempo new wave, il remet enfin à sa place le rôle des guitares pourtant ponctuellement shoegaze, bringuebalantes.

Son duo (avec Suzanne Combeaud, la chanteuse de Pravda, sur l’hymnique « Un ange à ma table ») et trio (en compagnie de la même Suzanne ainsi que Gwen B, bassiste de Madinka) pour « Je t’aime tant » n’ont pas le feeling de « J’ai demandé à la lune ». Imprimés sur un tempo presque binaire, « Go, Rimbaud Go ! » et le plus rock « Republika », malgré son glas obsessionnel et sa fin de parcours pimenté d’accords de guitare reverb, comme à l’époque du « 3ème sexe », sont trop gratuitement basiques. Epique, « L world » est plus que dispensable, tout comme l’électro pop/variétoche « Les aubes sont mortes ». Enfin, malgré ses riffs de gratte post punk et sa section de cordes, « Le lac » pousse un peu loin le bouchon dans la mélodie hymnique (NDR : éventuellement pour reprendre en chœur ‘live’, ça risque de marcher). Limité au piano et à la voix de Sirkis, le morceau caché, « Tom & Jerry », est trop court pour pouvoir émettre un jugement objectif. Ce sont les points négatifs.

Pour que votre info soit complète, sachez que c’est Gilles Martin (Tuxedo Moon, Colin Newman, dEUS, Dominique A, etc.) qui s’est chargé du mastering au studio Farside. Petite remarque qui vaut ce qu’elle vaut, mais Olivier De Sat ne serait-il pas occupé d’orienter la musique d’Indochine vers un style de plus en plus impersonnel ? Une chose est sûre, les guitares sont de moins en moins présentes. Ou si elles le sont, elles se fondent de plus en plus dans les arrangements et les orchestrations. Serait peut-être temps que le groupe en revienne à une forme plus épurée…

 

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Sunlight makes me paranoid

Depuis le succès d’Interpol, un tas de groupes cherche à remettre au goût du jour la cold wave. Parmi le plus notoires citons Prosaics, Bloc Party et Elefant. Un quatuor qui nous vient de New York. Comme Interpol. Une formation drivée par un certain Diego Garcia (NDR : rien à voir avec le célèbre Zorro ; d’ailleurs il s’agissait de Diego de La Vega et de Sergent Garcia, nuance !), dont les parents étaient argentins. « Sunlight makes me paranoid » est paru aux States début 2003, mais vient seulement d’être distribué en Europe. Mais si leur premier opus reste agréable à écouter, il sent quelque peu le réchauffé. Nettement inspiré par le défunt The Sound, leur musique abuse un peu trop des clichés post punk : basse ténébreuse et entêtante, riffs de guitare jacassants, limpides, tempo allègre, convulsif et voix claire, empreinte d’une grande mélancolie. Seul « Annie » parvient à sortir quelque peu du bois, en s’achevant dans un nuage d’électricité dévastatrice. Dispensable !
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Out of nothing

Embrace revient de loin. Après la sortie de “Fireworks”, une compile constituée exclusivement de singles, des bruits de séparation ont commencé à circuler dans l’entourage du groupe, rumeurs bien évidemment amplifiées par la presse spécialisée. Il n’en est rien. Simplement, la formation a changé de label. Et s’est comme par hasard retrouvé une nouvelle énergie. Le quintette a même reçu le concours de Chris Martin, le chanteur de Coldplay, pour concocter le single « Gravity ». « Out of nothing », leur quatrième opus est le fruit de quatre années de travail. Mélodies hymniques, contagieuses, mélancoliques, guitares bringuebalantes, jacassantes, arrangements raffinés, symphoniques : difficile de faire plus britpop. Mais si le style n’est plus en vogue aujourd’hui, force est de reconnaître que cet « Out of nothing » est très réussi et devrait plaire aux nostalgiques de Kent, Gene et Cast, mais surtout aux aficionados de Coldplay…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

A Thousand last chances

Troisième opus pour cette formation suédoise responsable d’un hit single international (« There’s only now »), en 2002. Une chanson pour laquelle le trio avait reçu la collaboration d’Heather Nova. Pas de trace de la vocaliste à la voix céleste sur ce nouvel elpee, mais des deux musiciens qui tournent en leur compagnie (NDR : le guitariste Jimmy Wahlsteen et le bassiste Patricio Cabezas), ainsi que Mats Schubert, membre de la formation Bo Kaspers Orketer, venu donner un coup de piano sur le jazzyfiant « Fly on the wall ». Parce que de jazz, il n’en est guère question sur le reste de l’album. A l’instar de l’opus précédent, « There’s only now », le sens mélodique épouse régulièrement une forme hymnique. Seule différence, mais elle est de taille, les guitares sont plus présentes. Réverbérantes, elles lorgnent alors du côté de U2, Chris Isaak et même de Kent. Enfin, pour les compos les plus électriques. Eskobar se réservant des moments plus minimalistes, plus acoustiques, que n’auraient pas renié un La’s voire les Thrills. Sous une forme britpop. Surtout lorsque Daniel Bellqvist emprunte des inflexions opératiques. Très proche de Morrissey tout au long du final « Even if you know me ». Pourtant, si cet album demeure agréable à écouter, il lui manque ce zeste de punch, pour vraiment convaincre…
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Alter Ego

D’origine bourguignonne, Vincent Eyr roule sa bosse depuis 1987. A cette époque, il jouait au sein d’une formation de heavy trash progressif, qui répondait au nom d’Endless Tears. Son premier disque solo remonte à1996 (NDR : un mini elpee six titres). Il l’a enregistré juste une année avant qu’il ne décide de s’installer à Rennes. Et apparemment, cet « Alter Ego » constitue son troisième essai sous son patronyme. Un double ! Une face électrique et une face plus acoustique. Vincent est un poète. Dont la muse empreinte de symbolisme est d’une grande richesse. Et pour concocter ces deux morceaux de plastique, il a pris le soin de s’entourer de quelques collaborateurs qui ont du métier. Malheureusement, l’expression sonore dérape continuellement dans l’univers de la variété. En cause ? La voix de Vincent. Beaucoup trop mise en avant, elle souffre de ses inflexions qui peuvent osciller de Laurent Pagny à Balavoine, sans en avoir le timbre. Et des superbes compositions comme « Tchao » ou « Marée noire » en perdent tout leur impact. A se demander si l’artiste ne devrait pas se concentrer uniquement sur l’écriture. Pour plus d’information, je vous invite à visiter son site. Encore qu’il serait peut-être judicieux qu’un correcteur passe la biographie au crible, car elle est parsemée de fautes d’orthographe et d’accords ; ce qui fait mauvais genre pour un poète …
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

The sonograph

“The sonograph”, n’est pas un nouvel opus d’Early Day Miners, mais un Ep 6 titres qui sanctionne leur nouvelle signature chez Acuarela. Hormis le dispensable Mosaic II », les cinq autres fragments épousent une forme de mélancolie contemplative propice à la projection d’images indistinctes, mystérieuses, de cités fantômes. Pensez aux westerns d’Ennio Morricone ! Et lorsque Daniel Burton chuchote ses confessions, cette impression s’accentue. Ce qui n’empêche pas un morceau comme « Persih boom » de libérer une intensité fiévreuse, climatique, digne de l’indispensable « If I only could remember my name » de David Crosby. A « Bijou » de scintiller au gré des cordes entrelacées, à l’instar d’un Red House Painters ensoleillé. A « Albatross » de se lover dans l’intimisme d’un Neil Young, sur un lit de piano et d’harmonica. Ou encore de musarder à l’infini, tout en multipliant les méandres, sur le languissant « Bedroom, Houston », qu’un Low n’aurait pas renié ; et sur le semi-noisy/semi atmosphérique (Labradford ?) « Misrach »…
jeudi, 12 mars 2009 12:47

Trolls & Légendes

Le festival Trolls & Légendes se déroulera au Lotto Mons Expo les 10, 11 et 12 avril 2009.

A l’affiche :

Vendredi 10/04/2009 - 18:00

Naheulbeuk (f), Belyscendre (f), Maigh Tureadh (f)

Samedi 11/04/2009 - 18:00

QNTAL (d), Daemonia Nymphe (gr), Louisa John-Krol (aus), Ceili Moss (b)

Dimanche 11/04/2009 - 18:00

Omnia (nl), Woodland (usa), Cécile Corbel (f), Nehl Aêlin (b)

Pour plus d’infos : http://www.trolls-et-legendes.be/2009

 

mercredi, 11 mars 2009 00:07

Petits fours

Francis Black et son épouse, Violet Clark, ont donc décidé de monter un projet en commun : Gand Duchy. Hormis un petit coup de guitare apporté par Charles Normal et quelques accès de basse concédés par Silver Sorenson, le couple se réserve l’intégralité de l’instrumentation, des vocaux et de l’écriture des compos.

Violet semble avoir été marquée par les eighties. La new wave, surtout. Et cette sensibilité musicale se retrouve dans la plupart des compos de ce « Petit fours ». Elle y rencontre l’intensité électrique ‘pixiesque’ chère à Frank. Pour un résultat souvent surprenant. New wave ou cold wave (NDR : selon) qui se manifeste à travers le tempo caractéristique, la basse ténébreuse, élastique, et puis par des claviers atmosphériques, très souvent réminiscents de Sad Lovers & Giants. A moins qu’ils ne rappellent Ultravox voire Tubeway Army. A l’instar du ténébreux « Black suit », une plage au cours de laquelle certains riffs de guitare s’inspirent manifestement des Chameleons. Le timbre vocal de Violet est aussi plus tendre, contrastant avec les inflexions viriles, furieuses de Black, même si sur « Fort Wayne », il embrasse un falsetto proche de Jason Lytle. Un Black qui, dès qu’il en a l’occasion, déverse son électricité vivifiante. Et il ne s’en prive pas tout au long du ‘groovy’ « Come over to my house », la compo qui ouvre l’elpee. Parce qu’en d’autres temps, il doit composer. Ou partager, si vous préférez. Un « Lovesick », par exemple, emprunte certains accents au « Gimme Shelter » des Stones, alors que la mélodie lorgne vers le bubblepop d’Elastica. Et tramée sur une très jolie mélodie, « Seeing stars » est nappé de claviers, à la manière des Llama Farmers. Petit coup de cœur à « Volcano », la plage qui achève l’opus ; probablement celle qui a le mieux digéré les influences du couple. Le reste souffre malheureusement de l’insuffisance vocale de Violet. « The long song », tout d’abord, titre au cours duquel, elle lutte pour maintenir l’énergie de la chanson. Et puis le très dispensable « Ermesinde », coupable d’un abus de vocodeur. Néanmoins, pour un premier album, le projet tient la route…