La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Suede 12-03-26
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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

samedi, 31 décembre 2005 01:00

New day

Auteur d’un premier elpee fort intéressant l’an dernier (« Acquired taste »), cette formation nous revient avec un deuxième opus. Un disque pour lequel Absynthe Minded a reçu le concours de l’ex TC Matic, Jean-Marie Aerts, à la production. 16 plages qui oscillent essentiellement du jazz à la pop, en passant par le blues, et le ragtime. Essentiellement, parce qu’elles se chargent constamment de nuances. « Mary’s hotel », le titre d’ouverture porte ainsi les stigmates prog du Vandergraaf Generator de l’époque Graham Smith. A cause du violon de Renaud Ghilbert, bien sûr. Un violon qui donne pourtant, le plus souvent, une coloration tsigane, baroque (dEUS ?) ou jazzyfiante (Django Reinhart). Il flirte même avec le swing sur « Clock is ticking », un morceau cabaret réminiscent de Paolo Conte. L’orgue hammond domine le premier single « To the boredom dying slowly », un titre ténébreux, rythm’n blues dans l’esprit des Animals, nonobstant les accès de guitare psyché. Un clavier toujours très présent sur le latino « Singalong song », dont le climat fiévreux aurait pu naître d’une rencontre entre les Doors et Santana, mais sans la guitare. Etonnant ! « One way or another » opère une rencontre entre le funk et le tango alors que « My heroics, part one » adopte un ton ‘emo’. Et puis, il ne faut pas oublier Bert Ostyn. Le leader. Le chanteur aussi. Il possède une très belle voix, dont le timbre mélancolique, chaleureux, évoque très souvent un certain Mark Olivier Everett (Eels).
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Worlds apart

Le 4ème opus (NDR : paru en 2003, « The Secret of Elena's Tomb » ne recelait que cinq titres !) de AYKUBTTOD a été complètement descendu en flammes par une large frange de la presse spécialisée. En fait, ce sont surtout les arrangements qui sont visés. Trop sophistiqués, symphoniques, lisses ou luxuriants, ils dénatureraient la nature même des compos de la formation texane. On leur a même reproché de ressusciter la démesure et la grandiloquence d’un certain esprit prog. Celui de Supertramp, du Floyd voire de Supertramp. Evidemment, pour un groupe considéré à l’origine comme punk et supposé reprendre une partie de la succession de Sonic Youth, c’est plutôt mal perçu. Aussi, comment ne pas comprendre la frustration des fans de la première heure ? D’autant plus que la fureur, la vindicte et l’énergie primaire ont été filtrées à travers une certaine forme d’élégance et de délicatesse. Pourtant, l’intensité dramatique est toujours bien présente ; mais présentée sous cette forme, elle risque de pousser le groupe dans l’univers formaté de la FM…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

De jour comme de nuit

Nonobstant l’instabilité du line up, Aston Villa vient de commettre son cinquième album studio. Une chose est sûre, Fred Franchiti, le chanteur/lyriciste, est toujours au poste. Pour enregistrer « De jour comme de nuit », la formation parisienne a reçu le concours de Dan Presley (Cali, Breeders, Faith No More, Black Rebel Motorcycle Club) à la mise en forme. Un disque beaucoup plus électrique que le précédent, « Strange », paru en 2002. Métallique même ! A l’instar d’« A vendre », qui aurait pu relever du répertoire de Noir Désir. De l’hymnique et contagieux « Regarde moi », plage qui libère une puissance phénoménale. Du ‘grungey « Coming out ». Et puis surtout du titre d’entrée, « Rock music », que Fred chante tantôt dans la langue de Shakespeare, tantôt dans celle de Molière. Une sorte de cri du cœur qui ne trompe pas : « I wanna play rock music !’ Si les textes des chansons jouent encore avec les mots, ils semblent beaucoup plus sombres. On a même parfois l’impression qu’un sentiment profond de désillusion hante aujourd’hui l’auteur. L’opus recèle inévitablement quelques surprises. Tout d’abord le titre maître. Un morceau étrange, qui aurait pu naître de la rencontre entre Propaganda (l’électro disco) et Kat Onoma (la voix d’outre-tombe). L’‘enniomorriconesque’ « Soldier », ensuite. Le douloureux « Ma blonde », histoire d’une rupture. Un excellent « Champagne » que balaie des cordes de guitare vaporeuses, claires, pétillantes ( ?!?!?) au cours duquel Fred emprunte les inflexions de Charlélie Couture. Des sonorités de guitare qu’on retrouve en bonus track, un instrumental réminiscent de Sad Lovers & Giants. Mais la compo la plus attachante demeure « Un million de lézards », la chanson finalement plus la classique d’Aston Villa, sur laquelle Fred peut exprimer toute sa verve lyrique…
mardi, 16 décembre 2008 01:00

Upbeat love

Threatmantics est un drôle de trio. Il y a bien un guitariste, répondant au nom de Ceri Mitchell (NDR : il est issu du Hertfordshire); mais surtout deux frères : Heddwyn et Huwe Davies (NDR : ils sont nés à Cardiff (au Pays de Galles), respectivement chanteur/violoniste (un alto !) et drummer/claviériste. Et ce line up insolite propose une musique qui ne l’est pas moins. Hormis, sur le morceau final, « Lonely heart », une ballade sentimentale, qui aurait pu relever du répertoire de Lambchop, le tempo oscille régulièrement entre post punk aride et tranchant, blues viscéral et hypnotique, folklore gaélique ou amérindien (« NDR : sur James Lemain », on a presque envie d’entamer la danse du scalp). Encore qu’à l’instar du prog, une même compo est capable de varier plusieurs fois de style. « High waister » notamment. Une plage à la fois complexe, sinistre, mélancolique et séduisante, dont les harmonies vocales se muent presque en chœurs. Et si les riffs de guitare sont tour à tour puissants, sismiques, malsains, éraflés, distordus ou rampants, c’est l’alto qui apporte la coloration originale à leur solution sonore. Tantôt grinçants, rageurs, mélodiques ou aventureux, ses accès font constamment la différence. Quelques traces de basse circulaire et de claviers subtils enrichissent cette solution sonore balayée par le timbre vocal fragile d’Heddwyn, qui chante des textes à la fois sombres, intelligents, cyniques ou sarcastiques, lorsqu’il ne les déclame pas en gallois (« Don’t care »). Bref un remarquable premier opus pour cette formation dont la musique aurait pu naître d’une hypothétique rencontre entre The Fall, Mekons, Birthday Party, Dirty Three, les Pogues, Super Furry Animals et O’Death. Enfin ce n’est qu’une hypothèse qu’il serait judicieux de vérifier sur les planches…

mardi, 16 décembre 2008 01:00

Crystal Antlers (Ep)

Il s’agit du tout premier Ep de cette formation américaine. De Long Beach, très exactement. Un disque découpé en six tires de psychédélisme noisy, féroce, sonique, stratosphérique qui aurait pu naître d’une fusion entre Les Savy Fav, Comets On Fire et des Warlocks sous hardcore. Le hardcore, à cause des vocaux presque constamment hurlés, vociférés, beuglés, par Johnny Bell, également préposé à la basse. Et pourtant, ce chanteur possède une belle voix ; et il le démontre tout au long de « Owl ». Alors, pourquoi se contente-t-il de brailler ? Heureusement, c’est un excellent bassiste, capable de traiter son instrument comme s’il jouait sur une six cordes (« Arcturus ») quand il n’impose pas un groove particulièrement intense et hypnotique. Notamment lors des sept minutes du titre final, « Parting song for the torn sky ». Côté guitare, Andrew King semble avoir assimilé tout l’abcd des pédales de distorsion. Et recouvre toutes les compos de ses effets sauvages, denses, orgasmiques et chargés de feedback. Le tout infiltré par les accès de claviers rognés par un certain Victor Rodriguez. Et pour que votre info soit complète, sachez que le drummer répond au pseudo de Sexual Chocolate. Pourquoi pas ?

 

mardi, 16 décembre 2008 01:00

Can’t come down

The Parties est une formation californienne. Etablie à San Francisco, elle a été fondée en 2004 par le vétéran John L. Morgan IV ainsi que Jérémy Powers. Ce sont d’ailleurs les deux compositeurs et les deux guitaristes ; même si le premier cité se charge également des drums. « Can’t come down » constitue leur premier elpee. Un disque qui nous replonge tantôt dans l’univers des sixties (The Beatles, The Hollies, The Byrds), tantôt au beau milieu des eighties/début des nineties (Ride, Charlatans, Teenage FanClub, Luna). Les harmonies vocales sont superbes, les parties de grattes bringuebalantes, tintinnabulantes, frémissantes, savoureusement discordantes et les mélodies contagieuses, parfois hymniques. Bref, les onze compos de cet opus sont très agréables à écouter, mais elles sont tellement revivalistes que leur succession finit par lasser. Bref, un disque qui risque fort de sombrer rapidement dans les profondeurs l’oubli. Comme le groupe, par ailleurs…

Psykick Lyrikah : mercredi 10 décembre - ce concert est gratuit !

Pour plus d’infos : http://caveauxpoetes.free.fr

Soulwax est à la recherche d’un groupe qui soit capable de lancer la fête Radio Soulwaxmas le 20 décembre à Hasselt. Si vous êtes prêts à jouer 30 minutes en live devant des milliers de personnes, et à partager la scène avec entre autres Soulwax, Das Pop, Boys Noize et Erol Alkan, adressez vous à http://www.tmf.be ou http://www.stubru.be

Les billets coûtent 35 euros (hors frais de réservation) en prévente et peuvent être commandés en ligne par Proximus Go for Music. Info complète sur la vente des billets disponible sur http://www.soulwaxmas.be

 

 

mardi, 09 décembre 2008 01:00

Ten Stones

Pour enregistrer le sixième opus de Wovenhand, David Eugene Edwards a pu compter sur la participation du guitariste Emil Nikolaisen, compositeur de la formation norvégienne Serena Maneesh. Et franchement, il faut reconnaître que tout au long de cet opus, l’électricité y est plus présente. Une participation qui peut tout simplement s’expliquer par un partage des mêmes idées philosophiques. Un disque pour lequel, il aussi bénéficié du concours de son groupe. C’est à-dire le drummer Ordy Garisson, l’ancien bassiste de 16 Horsepower Pascal Humbert, et son gratteur attitré, le Belge Peter Van Laerhoven. Enfin, cet opus a été coproduit sous la houlette de Daniel Smith de Danielson.

Première constatation la voix d’Eugène a pris de l’amplitude. Ce qui permet de donner davantage de relief aux compos, même les plus austères ou les plus incantatoires. Bien sûr, il continue de nous bassiner, tel un prédicateur, ses réflexions sur la miséricorde, la décrépitude de l’humanité, la rédemption et autres salades puisées dans l’Ancien Testament, que 50% des Américains avalent tous les jours. Mais il y croit. C’est son droit. Penchons-nous donc maintenant sur l’essentiel, son nouvel elpee. Très réussi, il faut l’avouer. Tout en conservant une ligne de conduite gothique et des accents appalachiens, il se révèle beaucoup plus éclectique. Les interventions fulgurantes de la six cordes d’Emil y sont pur quelque chose. Mais également son inspiration dans les compos. Et je pense tout particulièrement au féroce et cinématique (Ennio Morricone ?) « Cohawkin road », au blues discordant et hypnotique (remarquable par ailleurs !) « White knuckle grip », à la bossa nova sinistre « Quiet nights of quiet stars », un morceau hanté par un mellotron patraque, au tribal « Kicking bird »  et puis au percutant « The beautiful axe ». Et si le reste de l’opus renoue avec le passé de Wovenhand, il ne manque pas pour autant de saveur. A l’instar de « Kingdom of ice », coloré par un orgue de Barbarie ou de l’envoûtant et glacial « Horsetail ». Un des albums de l’année, assurément ! 

mardi, 09 décembre 2008 01:00

The Stand Ins

L’an dernier, Okkervil River commettait l’excellent « The stage names », un elpee qui n’avait pourtant pas enthousiasmé la presse spécialisée. Question de goût, probablement. En fait, à l’origine, cet opus devait être double. Et les chansons de ce « The Stand Ins » devaient figurer sur la seconde plaque. Finalement, Will a préféré scinder l’œuvre en deux plaques distinctes. Evidemment, certaines compos trahissent certaines similitudes avec le précédent. Et puis on y retrouve encore Jonathan Meiburg, parti depuis se consacrer entièrement à son propre projet, Shearwater. Ainsi sur « Lost coastlines » Jonathan conjugue son baryton avec le timbre versatile mais vibrant de Will. Un morceau qui libère un groove motownesque alerte, malgré la basse new wave et le final mariachi. Une fièvre mariachi que l’on retrouve sur le final et meilleur titre de l’opus, « Bruce Wayne Campbell interviewed on the roof of the Chelsea Hotel, 1979 ». Cuivres et pedal steel nous entraînent même dans un univers proche de Calexico. Une chanson dont les lyrics racontent l’histoire de Bruce, un musicien gay, atteint du SIDA, rejeté par la société, qui a fini par se suicider en 1983. On parle d’ailleurs souvent de mort sur cet elpee. Suffit de regarder la pochette pour en être convaincus. La mort ou le présage de la mort. Comme le reflète cette carte de tarot. Parce que les lyrics de Will Sheff sont toujours aussi poignants, dramatiques, torturés et désabusés. Nous ne sommes d’ailleurs souvent pas tellement loin du roman. D’un Carver, par exemple.

Mais revenons-en à la musique de ce disque. Il a été baptisé « The Stand Ins », parce qu’il recèle trois morceaux instrumentaux répondant au même titre. Des interludes atmosphériques de brève durée. Et puis huit morceaux remarquables. Dont les deux évoqués dans le premier paragraphe. Mais aussi « Singer songwriter », une compo réminiscente du troisième album de Led Zeppelin, quoique davantage country que folk. A cet instant, le timbre vocal de Will semble campe bien un hybride entre Will Johnson (Centro Matic) et Win Butler (Arcade Fire), et ses inflexions rappellent à nouveau celles de Robert Plant. Le chaud et tendre « Starry Stairs », morceau caressé par la trompette enchanteresse de Scott Brackett. La ballade écorchée, douce-amère « Blue Tulip », caractérisée par des accès de guitare pétillants, noisy même. Le power pop très eighties « Pop lie ». La valse lente mélodramatique « On tour with Zykos », un titre enrichi par des arrangements de cuivres et de cordes, mais surtout balisé par des accords de piano profonds. Enfin, la plage la plus autobiographique de l’opus, « Calling and not calling my ex » (NDR : la plupart des morceaux sont conjugués à la première personne du singulier !), une compo curieusement mélancolique et allègre, abordée un peu dans l’esprit de Pulp. 

Et pour que votre info soit complète sachez que cet opus remarquable a été coproduit par Brian Beattie et le groupe. Personnellement, l’album de l’année !