New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Hooverphonic
Suede 12-03-26
Bernard Dagnies

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samedi, 26 août 2023 15:43

The goods of conversation

Salamirecorder & The Hi-Fi Phonos

Viennois, les musiciens de Salamirecorder & The Hi-Fi Phonos militent au sein d’une dizaine de formations différentes. Mais celle qui nous concerne nous réserve, sur « The goods of conversation », une musique qui puise généreusement dans le surf-punk-garage-trash des fifties. Les morceaux sont chargés de reverb’. Surtout dans la voix. Seul « Eyeliner » est chanté d’une voix plus claire, ce qui permet à la mélodie d’être plus perceptible. « Loosin’ my head » nous réserve un larsen en fin de parcours. « No sorry » est tapissé de chœurs. « Hide » libère un max de fuzz, dans l’esprit des Fuzztones et la basse se met à bourdonner sur le tire final, « Can’t you see ».

C’est sympa, mais un peu trop revivaliste au goût de votre serviteur…

mercredi, 23 août 2023 11:57

Les rues et les routes de Kristin Hersh…

Peu d'artistes comprennent l'intensité de vivre son art comme Kristin Hersh…

« Constance Street » constitue le troisième single extrait de son nouvel elpee, « Clear Pond Road », qui sortira le 8 septembre 2023.

« Clear Pond Road » poursuit la juxtaposition de l'obscurité et de la lumière - du soleil sombre, comme le dit Hersh - qui caractérise le travail légendaire de Hersh avec Throwing Muses et 50 Foot Wave, mais va encore plus loin dans l'exploration de l'intimité et de la complexité qui accompagnent l'indépendance farouche de Hersh.

« Constance Street » est en écoute

 

mercredi, 23 août 2023 11:56

Le cercle complet de Dead Feathers…

Bien que Dead Feathers soit comparé à groupes classiques tels que Jefferson Airplane, Big Brother & the Holding Company et Frumpy, ainsi qu'à ses contemporains Blues Pills, Black Mountain et Graveyard, il n’est pas originaire de Californie, mais de l’Illinois, de Chicago, très exactement. Sans jamais relâcher l'attention de l'auditeur, ses guitares bluesy et psychédéliques et ses grooves séduisants constituent le vaisseau idéal pour les envolées vocales puissantes de Marissa Welu.

"Full Circle" son nouvel elpee sort ce 22 septembre 2023. Le titre maître de l’opus est en écoute ici

 

Vanishing Twin publiera son nouvel elpee, « Afternoon X », ce 6 octobre 2023. 

Conçu à partir d'un équilibre ludique entre humour et rigueur, chaque membre embrassant le rôle de multi-instrumentiste et le processus plutôt que le résultat, « Afternoon X » poursuit la trajectoire d'exploration qui a défini ses récentes sorties. En quête d'ouverture créative et d'une palette élargie de références et de sources, les motifs métronomiques et cycliques de Magaletti et la pulsation des lignes de basse de Mukai restent au cœur du son, mais ces rythmes enracinés forment désormais la base de la recherche d'une plus grande gamme tonale, texturale et structurelle.

Issu de cet LP, le single « Marbles » est disponible sous forme de clip

 

mercredi, 23 août 2023 11:55

La maison familiale de Matt Board…

« This House », c’est le titre du nouvel LP de Pale Blue Eyes. La maison en question figure sur la pochette. Il s'agit de la maison d'enfance du chanteur et guitariste du trio, Matt Board.

‘Quand maman est morte, cinq ans après papa, il y avait cette charge dans l'air, reliant chaque personne dans la pièce’, dit Matt. ‘Le temps s'est arrêté. J'ai eu l'impression d'entrer momentanément dans une dimension alternative entre la vie et la mort. Des jours et des semaines plus tard, je voyais ma famille dans tous les coins de la maison - tous les rappels, les fantômes et les souvenirs. Puis, progressivement, j'ai senti qu'il était temps de prendre un nouveau départ, de quitter la maison et mes parents extraordinaires...’

Le nouveau titre « Takes Me Over » illustre le message général de Pale Blue Eyes, qui rumine la façon dont on peut commencer à surmonter les plus grands problèmes de la vie grâce à la créativité, comme l'explique Matt :

‘Il s'agit du sentiment que l'on éprouve lorsque la vie nous submerge et que l'on est accaparé par ce qui se trouve devant nous, puis que l'on a une vue d'ensemble de la situation. Il s'agit aussi d'embrasser, de traiter et de laisser aller la musique et tout processus artistique ou créatif.’

‘Le changement est inévitable’, ajoute Matt. ‘Il faut tout accepter, le bon comme le mauvais, et l'horriblement laid.’

Extrait de « This house », « Spaces » est disponible ici et « Tales me over »,

Photo : Sophie Jouvenaar

 

mercredi, 16 août 2023 08:26

They live in my head

Fondé en 1979, Bush Tetras a connu plusieurs interruptions au cours de son existence. Il a ainsi été actif depuis sa naissance à 1983, de 1995 à 1998, et à partir de 2005. Principalement féminin, le combo a changé de bassiste à plusieurs reprises ; Laura Kennedy, membre originelle, qui avait quitté le band en 1998, est décédée le 14 novembre 2011, des suites d'une longue maladie. Et en 2021, alors que le groupe bossait sur son nouvel elpee, c’est le batteur Dee Pop qui tombe subitement mort. L’ex-Sonic Youth, Steve Shelley, a pris le relais depuis l’an dernier (NDR : il s’est également chargé de la production de l’album) et après plusieurs remaniements, Cait O'Riordan (NDR : elle a milité chez les Pogues et a été mariée à Elvis Costello !) a finalement repris la basse…

Bush Tetras est considéré comme un groupe de no wave américain. Engagé politiquement à gauche, il est d’ailleurs issu de New York. « They live in my head » constitue son sixième elpee, et son esprit contestataire semble ne pas avoir fléchi, les textes traitant de la pandémie, du besoin de protester et de contester les injustices ainsi que des inégalités qui gangrènent notre société. Et lorsque Cynthia Sley adopte des intonations vocales proches de Patti Smith, le message semble encore plus percutant, à l’instar du titre maître. Ou alors de Grace Slick (Jefferson Airplane). Comme sur « Another room », une compo à la jolie mélodie, malgré les cordes effilées et grinçantes dispensées par La sixcordiste Pat Place. Elles le sont régulièrement, parfois acides, tranchantes comme du funk blanc labellisé Gang of Four (« I am not a number », « So strange »), cosmiques (« Walking out the door ») ou même psychédéliques (« The end »). On épinglera quand même le drumming de Pete Shelley, jamais envahissant, mais toujours aussi efficace. Même que parfois, on a l’impression qu’il imprime, sur certaines plages, un tempo new wave.

mercredi, 16 août 2023 08:23

Lightning Trails

Laundromat Chicks est un quatuor issu de Vienne et « Lightning Trails constitue son deuxième elpee. Il fait suite à « Trouble », paru en juin 2022. Agé de 19 printemps, Tobias Hammermüller en est le chanteur/guitariste, mais également le leader. Sept plages figurent sur ce mini elpee, dont la musique indé évoque, tour à tour, The Reds Pinks & Purples, Belle & Sebastian, les Pastels, Kings of Convenience ou Feist, alors que lorsque la section rythmique devient offensive, on ne peut s’empêcher de penser à Wilco.

Des guitares ‘jangly’ ondoyantes, parfois traitées en slide, à l’instar du titre qui ouvre le disque, « Sunday mystery », de la mélancolie douce, une section rythmique feutrée mais efficace et circonstanciellement un filet de clavier vintage alimentent de jolies mélodies interprétées d’une voix détachée, douce et indolente par Tobias…

Rafraîchissant !

 

mercredi, 16 août 2023 08:21

Sunset 666

En 1990, J&MC avait choisi Nine Inch Nails pour assurer le supporting act de sa tournée aux States. En 2018, Trent Reznor, qui a acquis depuis, une notoriété inversement proportionnelle, lui a renvoyé l’ascenseur en l’invitant à se produire en première partie, d’une tournée aux Etats-Unis, dont une série de concerts au Hollywood Palladium.

Le 15 décembre 2018, la bande aux frères Reid s’y produit pour la dernière fois.  Le band n’a pas l’intention d’enregistrer l’événement, mais Michael Brennan, l’ingé-son, avait remarqué qu’il était possible de connecter son ordinateur portable sur la console et il n’a donc pas hésité à le brancher.

Les trois premières faces de ce double vinyle immortalisent l’intégralité de ce concert, au cours duquel, invitée, Isobel Campbell vient poser la voix sur « Sometimes always ».

Interprétés cinq jours plus tôt, au même endroit, les cinq morceaux qui figurent en face D constituent un hommage à l’album « Automatic », avant de s’achever par « In a hole », issu de l’elpee « Psychocandy ». Quant aux trois premières faces, elles ne recèlent aucun titre de « Darklands ». Et pas davantage de trace du single « Sidewalking ». Doit-on s’attendre à une suite ? C’est toujours dans le domaine du possible. En attendant, les aficionados vont probablement se ruer sur cet objet de collection, Jesus & Mary Chain n’ayant plus rien sorti de neuf depuis 2017 ! Ça fait un bail !

mercredi, 16 août 2023 08:20

Rajan

Night Beats, c’est le projet de Danny Lee Blackwell, un Texan établi à Los Angeles. « Rajan » constitue son sixième elpee. Un disque dont les compos semblent nées de la rencontre improbable entre psychédélisme et soul vintage. Légèrement reverb et en retrait, le falsetto de Danny rappelle celui de Moby. Encore que sur « Dusty jungle », sa voix devient aussi versatile que celle de Finn Andrews (The Veils). Il règne un climat particulièrement cool tout au long de cet opus à l’instrumentation complexe. Et le spectral « Osaka » en est certainement le plus bel exemple, une plage au cours de laquelle Ambrose Kenny-Smith (King Gizzard & The Lizard Wizard) se réserve le micro et l’harmo. La guitare traverse de nombreuses pistes. Ses sonorités tentaculaires épousent parfois celles de Carlos Santana, mais sur le blues Cautionary tale », elles se révèlent à la fois grinçantes et sinistres. « Thank you » laisse transparaitre, dans le refrain, le célèbre « Sunny » de Bobby Hebb, repris par une multitude d’artistes, dont Ella Fitzgerald, Marvin Gaye, Shirley Bassey, Boney M, etc.

Petit coup de cœur pour « Morocco blues », dont l’atmosphère psychédélique filtrée insidieusement par un sitar, est hantée à la fois par Marc Bolan, Syd Barrett et Brian Jones…

mercredi, 16 août 2023 08:11

I’m not there anymore

Malgré ses quatre intermèdes plutôt brefs (« Radial »), le neuvième elpee du groupe londonien est plutôt copieux. Dix-neuf titres en tout pour un total de 63 minutes. Première constatation, la formation, qui compte 32 années d’existence, a incorporé des éléments de jazz, d’électronique, de psychédélisme et surtout de musique classique, dans son expression sonore, et tout particulièrement des cordes (violons, violoncelle, alto), mais aussi des cuivres (trompette, cor). Et ces arrangements ‘dits’ classiques rappellent inévitablement ceux qu’Arthur Lee réservait à son Love. Le grinçant « My childhood » émarge même à la musique classique contemporaine, alors qu’invitée, Jessica Griffin y récite des poèmes sordides.

Tout au long de « I’m not there anymore », les textes parlent de la mémoire de l’enfance et en même temps de l’impossibilité de se souvenir réellement de cette période. Mais également de sa propre mort, à travers celle de la mère du chanteur/compositeur/multi-instrumentiste Alasdair MacLean. Et comme l’opus est structuré comme un opéra rock, on pourrait presque le qualifier de conceptuel, vu sa thématique. 

S’étalant sur une durée de 8’30, le titre qui ouvre le long playing, « Fables of the Silverlink », est régulièrement chamarré de cordes à la « Eleanor Rigby ». Violoncelle, mellotron et polyrythmes presque tribaux alimentent « Dying in May ». On retrouve le spoken word de Jessica Griffin sur « Conjuring summer in ». « Claire’s not real » flirte avec la bossa nova. La voix de MacLean devient incantatoire sur « Garden eye mantra ». Enfin, certaines compos, et tout particulièrement « Chalk flowers », véhiculent des accents médiévaux réminiscents de l’lncredible String Band.

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