La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Fashion Victims

Movin´

Déjà ce nom de groupe, qui annonce la couleur : voilà des types qui d’entrée de jeu amadouent l’auditeur en jouant avec les mots, pour que peut-être on leur pardonne d’avoir pondu un disque plutôt bancal. Rien d’inavouable, certes : on navigue ici en plein trip ambient-trance post-eighties, du genre F.S.O.L. voire Leftfield, parce qu’on est des gentils. On entend des flûtes, des scratches, du dub, des nappes Goa et des cuivres pompettes ; bref de la musique qui fait planer sous la pleine lune, à condition d’être défoncé. Traduction : être submergé par l’empathie. Et l’empathie c’est bien, même si quand on se réveille on a mal à la tête : ‘Putain vieux t’étais trop défalqué hier soir, tu dansais même sur du big beat pourave ! ! !’. Ouais mec, c’est paske ce disque, il est trop mental, quoi…

First Aid

First aid (demo)

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Jeune formation de ‘metalleux’ issue de la région nancéenne (?), First Aid en veut. Ténacité et volonté sont leurs compagnons de voyage. Et pour reprendre la formule de Jean-Louis Murat, autre persévérant français, analysant la transformation du paysage musical mondial en caravane des régions, le réduisant ainsi en “chanteur auvergnat”, voici venir les ‘métalleux nancéiens’. Une scène, un groupe, une destinée. Et si vous souhaitez en savoir davantage sur la formation, je vous invite à vous rendre sur leur site.

Eté 67

Démo Igloo

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Eté 67 est un sextet liégeois qui pratique un pop-rock chanté dans la langue de Molière. Bien produite, leur démo épingle 4 titres qui lorgnent du côté de Louise Attaque. Si la musique tient tout à fait la route (et est même jalonnée de bonne idées), les paroles finissent cependant par agacer les auditeurs peu réceptifs aux textes ‘moralisateurs/engagés’ (que ne renieraient pas un certain « Saez ») un peu vains… La moyenne d’âge des musiciens particulièrement basse (20 ans) explique peut-être cette propension. Maintenant, d’ici quelques années, lorsque ceux-ci auront pris un peu de bouteille, Eté 67 pourra alors être compté au nombre des espoirs de la ‘Pop francophone belge’.

Paye ton Schtreimel

Musique Klezmer

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Gratifié d’un dessin où 5 Rabbi Jacob jouent de la musique, Paye ton Schtreimel affiche la couleur : « Musique Klezmer » Fichtre ! Mon collègue Enzo et votre serviteur observons interrogatifs la pochette en nous demandant bien de quelle nature est cet ovni. Pourtant, nous sommes restés comme deux ronds de flancs, tout au long de l’écoute de cet album incriminé. C’est que ces petits gaillards jouent bien. Sur des airs traditionnels yddish, les quatre larrons du combo font crier la clarinette, chauffer le banjo ou la contrebasse. Et brillamment ! Beaucoup plus incisifs que ceux dispensés par un Debout sur le Zinc, les accords font tournoyer les cœurs, et nous incitent à clamer des ‘yaahhh’ sur les refrains. Complètement en marge de la pop actuelle, le projet « Paye ton Schtreimel » a des couilles et les exhibe fièrement. Entraînant et chaleureux, il n’est pas certain qu’il servira de décoration sonore idéale à une soirée ‘chill’, entre amis. Mais pour mettre de l’ambiance et faire sautiller tout le monde, des plus grands au plus petits, c’est une valeur sûre. Nous souhaitons bonne continuation à ces loustics, qui nous l’espérons, continueront leur chemin avec autant de liberté et d’entrain. Je vous invite d’ailleurs à visionner une courte vidéo de leur prestation scénique ici : http://www.dailymotion.com/video/x6s14i_paye-ton-schtreimel-en-concert_music

 

Chicago Slim Band

Killer around

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Le Chicago Slim Band ne nous vient pas du nord de l’Illinois, mais du Nord de la France. Fondé en décembre 2003, la formation nous propose sa première maquette 3 titres. Le morceau maître annonce de suite un blues rock électrique bien musclé, comme on pouvait l’entendre chez nos amis Britanniques, lorsque le british blues boom a viré au hard rock pour accoucher de grosses pointures telles que le Led Zeppelin. Et le vocaliste Didier Lagneau (ex-Sisyphus) a incontestablement été marqué par le célèbre chanteur du dirigeable. N’empêche, dans le style, il se débrouille plutôt bien. Pourtant, le groupe semble atteindre le sommet de son art sur la compo la plus calme et sereine du morceau de plastique : "Angel" ; une chanson que souligne le dobro du leader, Christophe Couder. Christophe est un excellent guitariste. N'officie-t-il pas devant "Matthew" Dallongeville dans le mythique Sugar Mama? Alexandre Lamoly (ex-Cartes à Quatre) aux drums et le jeune bassiste Luc Doignies complètent le line up du C.S.B. Slow blues, "I've been abused" permet à Christophe d’échafauder un solo largement amplifié qui libère une intensité dramatique. Quoique de bonne facture, la musique du Chicago Slim Band n’est guère contemporaine ni originale. Pourtant, le trio possède tous les atouts pour pouvoir développer son propre style. Puisse-t-il germer sur "Angel" ? C’est tout le mal qu’on leur souhaite…
Contact : Christophe Couder 06.08.53.48.96

Bubble Monkeys

Bubble Monkeys (Ep)

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Quatre morceaux en quinze minutes. C’est le nombre de titre et le temps qui m’ont été imparti pour que je puisse me faire une petite idée de la musique de Bubble Monkeys. Une démo, il faut l’avouer, guère transcendante. La formation est originaire de Liège et semble fière de défendre les couleurs de la Wallonie. Cool ! Mais quelles sont leurs influences majeures ? Apparemment autant Radiohead que Bob Dylan. Respect ! Mais si le groupe espère un jour atteindre leur niveau, il faudra que ses membres se retroussent les manches. Maintenant, la musique de Bubble Monkeys ne suscite aucune aversion en mon for intérieur ; et elle est bien loin d’être inaudible. Au contraire, elle recèle une forme de légèreté qui la rend agréable à l’écoute. Et les différents instruments sont bien mis en place. Sans oublier une mise ne forme très satisfaisante. Le principal reproche à adresser au combo, c’est son manque d’originalité. Ce type de solution sonore est déversée à profusion lors des concours ou crochets, organisés afin d’essayer de sortir un artiste de l’ombre. Le drumming est efficace. Que ce soit lorsqu’il soutient la cadence ou pour s’estomper au moment opportun. Les guitares tiennent honnêtement la route, mais elles évoluent à des années-lumière d’un Nick Drake. Enfin, si les chœurs passent plus ou moins bien la rampe, il faut reconnaître que le lead vocal constitue le maillon faible du combo. Surtout quand les lyrics sont chantés en anglais. Entendons-nous bien, mon objectif n’est pas de discréditer le travail opéré par Bubble Monkeys ; mais vu la qualité actuelle de la scène belge, le band me semble un peu largué. Néanmoins, je les invite à redoubler d’efforts et surtout à essayer de se forger une personnalité, pour ne pas sombrer dans le plus strict anonymat…

 

B-Side

On stage

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B-Side nous vient de Comines. Une formation qui roule sa bosse depuis quelques années. A l’origine, elle pratiquait une forme de rock blues, un tantinet trop hard à mon goût. Depuis, le leader, chanteur et guitariste, Xavier "Left Hand" Woestyn, a modéré son expansivité instrumentale pour embrasser un blues rock plus conventionnel. Il est toujours accompagné de son frère Marc à la batterie, Mathieu Rauwel à la basse et Mister Nini à l'harmonica.
 
Enregistrée ‘live’, cette nouvelle démo a été immortalisée en avril 2004. A Comines-Warneton. Au cours de la ‘célèbre’ "Tournuit" locale. Tout au long de cette bonne tranche de blues rock, le répertoire réunit compositions personnelles ("I'm free", "I love your boogie" et le saignant "Why not?") et classiques notoires. Parmi lesquels on retrouve l'instrumental "San-Ho-Zay", une compo signée Freddie King, le "Baby what you want me to do" de Jimmy Reed, plongé au cœur d’un ambiance hispanique, le "Who's been talkin" de Howlin' Wolf, caractérisé par d’excellents échanges entre les cordes et l'harmonica, et un "Rock me baby" au tempo accéléré.

Contact : Xavier Woestyn : 056.58.92.95 ou 0475.31.57.01.

Basta

Le Grand Cirque

Écrit par
Les Français de Basta pratiquent un rock gouailleur et burné évoquant les joyeux lurons de Matmatah. Une douzaine de chansons pop rock (dont 3 enregistrées en concert) qui ne brillent guère par leur originalité, mais se laissent écouter sans peine, à condition d’aimer le côté ‘franchouillard’ largement exposé dans la voix un peu pénible du chanteur. On sent que Basta rôde ses compos lors de ses concerts mais n’arrive pas encore à les rendre convaincantes sur disque. Gageons qu’ils feront beaucoup mieux la prochaine fois.

Mountain Reveries

Mountain Reveries (Ep)

Écrit par

Mountain Reveries est une formation liégeoise qui a le mérite de faire autre chose que du pop-rock. Distillant un mélange de rock et de post-rock, le quatuor est parvenu à se créer un style particulier, bien trop rare dans le paysage musical belge. L’ambiance authentique de morceaux tels que « Waves In An Empty Ocean… » et, surtout, « Human Requiem » laissent présager de futures grandes productions. Petit bémol, Mountain Reveries manque d’une pointe d’agressivité au niveau de ses arrangements et les chants. Un peu trop lisses et tremblants, ils manquent encore un peu de finition. Néanmoins, il serait judicieux de les tenir à l’œil et surtout de bien tendre l’oreille lors de leur prochaine sortie…

Atlantys

Eden / Apocalypsia

Écrit par
Issu d’Arras, dans le nord de la France, ce très jeune quatuor avait commis un premier album en 2002. Intitulé « Secrets de Loh », il avait reçu une bonne critique au sein de la presse d’outre-quiévrain. Notamment pour son étonnante maturité mélodique et pour la dualité vocale échangée entre Mélanie et Romain Blervaque. Dans un style musical que nos confrères n’ont pas hésité à comparer à Muse. Constituée de trois titres cette démo a été enregistrée dans les studios de Loudblast (NDR : groupe culte de métal dans l’Hexagone), LB Lab. Résultat des courses, l’aspect métallique est ici largement accentué. Un peu dans l’esprit d’Ash, même si la formation ne s’est pas encore totalement débarrassée de ses références empruntées à Muse (riffs de guitares staccato, envolées lyriques, piano ténébreux). Un regret, les voix de Mélanie et de Romain sont noyées sous le flux sonore. Fâcheux pour des textes poétiques chantés dans la langue de Molière. Un petit problème de mixing qu’Atlantys devrait régler facilement lors d’une ultime mise en forme. Surtout lorsqu’ils sortiront leur futur elpee, pour lequel la formation est à la recherche d’une maison de disques…
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