Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Stéphane Wagenheim

Rêve d´altitude

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Stéphane Wagenheim nous propose six plages essentiellement acoustiques, dont une seule chantée en français, plus trois reprises (Coldplay et K's Choice - il y a pire comme choix) et la seconde version, acoustique, d'une composition originale. On retrouve souvent Stéphane seul à la guitare classique et au chant. Le recours simultané à la basse, la batterie et la guitare électrique est plus rare. C'est pourtant le cas sur 'Hey Joe', blues rock sympathique, et 'It was on the Rocks', rock garage beaucoup plus décoiffant. Les reprises, sans être ridicules, n'apportent rien aux originaux. Par contre, les compositions personnelles révèlent souvent d’intéressants atouts. Refusant la facilité, elles prennent des chemins de traverse dans des ambiances mélancoliques. La voix est plaisante et les quatre musiciens n'ont vraiment pas l'air manchots. Reste que, souvent, le chant ne semble pas assez impliqué. La production est plate, voire très approximative dès que les quatre musiciens interviennent. A sa décharge, on a quand même l’impression que la mise en forme sent l’artisanat volontaire mais fauché. Elle mérite donc un peu d'indulgence. Dommage, car il est clair que certaines plages ('Angels blue Eyes', par exemple), auraient pris une autre dimension si on leur avait offert une belle profondeur. Bref, plutôt la maquette d’artistes en quête de partenaires. S’ils trouvent, le résultat ne manquera sûrement pas d'intérêt.

Sorif

Thamzi

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Sorif signifie en berbère, un pas en avant. Fondé en 2001, ce groupe franco-kabyle porte de manière fort juste son nom de scène. En effet, que ce soit en France ou au Bled en Algérie, les kilomètres parcourus de salles en salles sont des pas mis les uns derrière les autres, qui les mènent petit à petit vers la reconnaissance de leurs pères. Il y a 8 ans que Sorif écume les scènes pour propulser son énergie et son envie d’avancer vers un public toujours plus nombreux. La troupe vient enfin de penser à graver, si pas dans la roche, tout du moins dans le polycarbonate, leur premier opus : « Thamzi ». Un elpee qui réunit 13 pistes, chantés en algérien et en français. On y croise autant les percus, la darbouka que de beats beaucoup plus occidentaux. Entre reggae et accords manouche, ces français du Nord démontrent leur envie de réussir un métissage, accessible à tous. Malheureusement, il est difficile de saisir la profondeur des textes. Et pour cause, ils sont exprimés, la plupart du temps, en kabyle. Heureusement, dans ce style musical, la voix est un instrument à part entière ; et les différentes variations qu’elle apporte sont particulièrement appréciables. Si cet elpee est un peu complexe à décrypter, il est cependant très susceptible de faire remuer la tête des personnes curieuses de pénétrer un style peu commun aux mouvements musicaux qui nous entourent.

 

Fante

Acqua Alta

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La première impression est plutôt positive. Comment en effet ne pas être séduit par un patronyme inspiré par l’écrivain américain John Fante (NDR : à découvrir absolument) ? En outre, quand on sait que l’immense Charles Bukowski inspire une de leurs chansons, l’a priori est plus que positif ! Cette euphorie passagère passera-t-elle le test de la première écoute ? Elle est en tout cas quelque peu ternie par l’affreuse pochette de l’album…

Quatuor français issu de la région de Lille, emmené par Jean-Christophe Martin, Fante publie son premier album sur le label Desperate Journalists. Le groupe s’est fait connaître, en grande partie, sur la toile ; en outre, il bénéficie du soutien de JD Beauvallet des Inrocks.

Dès la première écoute, l’auditeur est propulsé dix ans en arrière. Chez les groupes phares de la scène indie américaine, nés au cours des nineties. Tout ici pousse à se replonger dans les œuvres fondamentales de Pavement, Violent Femmes ou des Pixies. Production lo-fi comme le demande le genre… Petite impression d’amateurisme pas dérangeante le moins du monde. Les Lillois suivent à la lettre les leçons du parfait petit groupe indépendant Le travail ne peut dès lors que convaincre les fans des groupes susvisés. Pour les autres ça risque d’être plus difficile… La sécheresse des mélodies ainsi qu’une certaine monotonie ambiante ne sont certainement pas des atouts qui parlent en leur faveur… Pourtant, le groupe excelle lorsqu’il s’énerve. « Fumetti » et « Hunter S. Tellar » en sont de parfait exemples. Et le titre maître aurait mérité de se figurer sur le « Brighten the Corners » de Pavement. Une raison suffisante pour justifier l’existence de l’opus…

Aussi, on accordera une mention ‘bien’ pour ces petits frères picards de Stephen Malkmus. Fante ou la preuve qu’en rêvant fort de l’Amérique, il est possible de s’y téléporter, le temps d’un album. Le groupe est à la recherche d’un manager. Avis aux amateurs !  

 

Isola

Demo 2008

Écrit par

Isola est une formation hutoise qui a de la suite dans les idées. Déjà impliquée à deux reprises dans la compile « Startin’ Pop » (2003 et 2005), le trio devenu récemment quatuor poursuit son aventure. Une aventure qu’on leur souhaite, à l’écoute de cette démo, des plus fructueuses. Outre ses influences manifestement ‘beatlenesques’, Isola distille un pop/rock jubilatoire situé quelque part entre Tahiti 80 et son charme estival et Austin Lace, pour son côté ‘Happy-Go-Lucky’.

En cinq morceaux, la formation parvient à captiver et démontre qu’elle est capable de produire autant de cartons radiophoniques potentiels (« It Could Be Better », « Never Let Me »), que de morceaux dont la discrétion fait la richesse (« Dreams Gone »). A surveiller de très près.

 

Magnetics

Magnetics (Ep)

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Magnetics est le résultat de la fusion entre deux styles musicaux diamétralement opposés. David flirte avec l’électronique depuis sa plus tendre enfance tandis que les nuits de Gérald sont hantées par les cordes électriques et acoustiques. Malheureusement, le résultat de la rencontre entre les deux artistes n’est guère concluant. A la limite, il aurait peut-être mieux valu qu’ils ne se rencontrent jamais. Il y a bien quelques beats qui sont susceptibles d’attirer quelque peu l’attention ; mais au bout de quelques minutes, on se rend compte de la banalité de l’expression sonore. Edulcoré par des vocaux stériles, leur électro/rock n’a de magnétique que le patronyme. Maintenant, à force de travail et de remise en question, il y a toujours moyen de redresser la barque. En s’inspirant peut-être d’une manière plus judicieuse des formations qui relèvent des labels Kompakt ou encore BPitch Conrtol, auxquelles les deux Chtis reconnaissent comme influence majeure. (NDR : c’est mentionné sur leur page MySpace). Et comme on dit par là-bas : ‘Bon’ chince hein, biloute !’.

OC Blues

Demo

Écrit par

OC Blues est un quatuor français qui monte. Une formation niçoise fondée par José, Dominique et Tony Cosoleto, respectivement chanteur/guitariste, bassiste et drummer. Trois frangins qui vont rapidement être rejoints par Renaud Cugny, au piano et à l’orgue Hammond. Le line up est régulièrement renforcé par une section de cuivres : Fabrice Vaure au saxophone ainsi que Georges de Martino et Joan Vincent Lanzillotti aux trompettes. En novembre 2005, ils sont devenus lauréats du tremplin organisé par le festival Blues sur Seine, dans la catégorie électrique. La sortie de leur premier album officiel est prévue pour ce printemps 2006. Il sera composé de titres originaux. En outre, les lyrics sont issus de la plume du romancier Philip Leroy. Partagée en trois chapitres, cette démo a été concoctée en 2005. Le premier a été immortalisé par le quartet de base dans les studios Nobuzz de Nice. Six plages qui nous démontrent les aptitudes du combo à jouer le blues. Un blues urbain, ma foi fort classique. Puissante et souple, la voix de José Coseloto accroche instantanément. Et puis elle s’adapte facilement à tous les styles : blues, R&B et soul.

OCB ouvre les hostilités par le "Livin' my neighbourhood" de Buster Benton. La guitare est bien aiguisée. L'orgue Hammond de Renaud tapisse la toile sonore. Une compo qui tient bien la route. Blues/gospel lent "Same old blues" est une cover savoureuse d’un standard de Don Nix. L'ami Cugny est passé au piano avant de reprendre l'orgue. Le chant de José est hanté par Ray Charles. "Baby won't you please come home" opère dans le même registre. Autre classique, le "You don't have to go" de Jimmy Reed a subi un traitement speedé. José empoigne la slide pour aborder un autre canon du blues : le "Long distance call" de Muddy Waters. Plus surprenant, il achève cette séquence par "Police dog blues", une adaptation de Ted Bogan et Howard Armstrong (NDR : à moins que ce ne soit de Blind Arthur Blake) sculptée dans le prewar blues acoustique. Le deuxième volet nous emmène à Villefranche sur Mer. En live. Le quartet y concède deux reprises de T-Bone Walker. Tout d’abord "Shufflin' the blues", une version caractérisée par une excellente intervention au piano boogie de Renaud et les sorties successives du trio de frères. Ensuite l'inévitable "Stormy Monday", une cover bien ficelée, hydratée par l’orgue Hammond majestueux et illuminée par le jeu de cordes à l’approche jazzyfiante. Le dernier acte avait élu domicile au Château de Mouans-Sartoux. Neuf plages à mettre à l’actif du septuor. Une bonne quarantaine de minutes d'un show bien huilé. Les inévitables cuivres alimentent le "Caldonia" de Louis Jordan, un R&B réminiscent des années 40. J’apprécie tout particulièrement "As the years go passing by", un slow blues empreint d’une grande sensibilité. Un fragment que tant de bluesmen ont interprété. Dont Albert King. A qui OC Blues rend hommage à travers "I'll play the blues for you" et "Overall junction". Freddie King n’a pas été oublié. Le band reprend, pour la circonstance, "The stumble" et "Ain't nobody's business". Mais comment ne pas craquer en écoutant la voix tellement expressive de José reprendre "I"ve been loving you" et "Try a little tenderness", la quintessence du slow R&B d'Otis Redding. Des adaptations excellentes au cours desquelles l'émotion est à fleur de peau. Je suis impatient de vous présenter le premier véritable opus OC Blues. Et c'est pour très bientôt!

Furies

Mankind’s Biopsy

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A la fois corrosif et hautement énergique, le style de Furies, nouveau combo metal belge est né d’un assemblage aussi divers que le trash, le heavy, l’horror punk et le néo metal. Privilégiant le son old school, malgré tout, le groupe issu de la région du Centre a récemment investi les studios pour donner naissance à ce mini CD 5 titres des plus prometteurs !

Original et créatif, Furies se démarque par la qualité de ses mélodies, la puissance de ses riffs et le chant rauque et glacial de Aida qui, involontairement peut-être, nous replonge dans un des chefs d’œuvre du punk metal des eighties. Le « Coup d’Etat » des Plasmatics. La chanteuse des Furies serait-elle la Wendy O’ Williams belge ? On attend des prestations live de nos compatriotes et surtout la sortie d’un véritable premier album pour s’en convaincre.

 

Al Dente

7 Moons

Écrit par

Ce qui frappe d’abord en écoutant cet elpee, c’est la voix de Joseph Petolillo dont le timbre et les inflexions sont tellement proche de Peter Hammill (NDR : pas de David Bowie comme j’ai pu lire à mon grand étonnement, chez certains confrères). Al Dente est une formation belge. Née en 1998, elle est issue de la région de Mons. Et Joseph n’est pas un illustre inconnu, puisqu’avant de lancer son projet, il avait milité chez Treefoil, Slam to Slam, Raimbaut et même été le premier guitariste de Monsoon.

Musicalement, la formation puise une bonne partie de ses influences au sein de la prog des 70’s. Celle du Van Der Graaf Generator, probablement. Mais aussi de Magma époque « Mekanïk Destruktïẁ Kommandöh » (ces cuivres !), de Frank Zappa et de Weather Report. Mais plutôt que manifester l’austérité de la plupart de ses maîtres, Al Dente a le bon goût d’injecter une bonne dose de folie et de lyrisme dans sa solution sonore baroque. Tout en se frottant à des courants aussi disparates que la techno, la fanfare, le cirque, l’opéra, le funk et le ‘rock fusion’. Et le résultat est plutôt étonnant. Malheureusement, son style expérimental risque fort de le confiner, pour longtemps encore, dans la zone crépusculaire de l’underground…

 

Corde Sensible

Ep 2

Écrit par

Quatre titres sur l’Ep de Corde Sensible, le projet de Mister LaCorde, un auteur/compositeur/interprète issu de la région parisienne qui avant de se lancer en solitaire, a sévi chez Goo Goo Blown, Zeta Triculi ou encore Melocotone. Un personnage qui doit adorer les Beatles, et en particulier l’elpee « Revolver ». C’est en tout cas l’impression laissée après avoir écouté les deux premiers titres de ce disque, « Le réel à l’endroit » balayé par un clavecin vintage et surtout « Mon refuge », une compo sinusoïdale, caractérisée par un zeste de tabla et de sitar ; encore que certaines inflexions vocales rappellent plutôt Nicola d’Indochine. On n’insistera pas trop sur « La crise », plage un peu mièvre dont le chant ne semble pas en phase avec la mélodie, pour plutôt s’attarder à « La corde au cou », un morceau imprimé sur un tempo plus lent, aux arrangements raffinés ainsi qu’aux lyrics ténébreux et bouleversants. Une chanson qui paradoxalement évoque davantage Laurent Voulzy que les Fab Four. Ce qui est sans doute pour cet artiste, également un compliment…

Fleuv

Cinquante-trois minutes et trente-huit secondes sous un chêne

Écrit par

Manifestement, cette formation française est influencée par la new wave atmosphérique. Et en particulier par des ensembles hexagonaux issus des 80’s comme Little Nemo, Dominic Sonic et surtout Collection d’Arnell-Andrea. Peut-être Marquis de Sade, mais alors uniquement les lyrics, alors. Les boîtes à rythmes et les guitares (tantôt subtiles dans l’esprit de Durutti Column, tantôt torturées et aventureuses comme tout au long des seventies ou encore distordues à la manière de Sonic Youth) se partagent l’essentiel du gâteau. Et puis il y a les vocaux. Chuchotés, ils passent plutôt bien la rampe. Pas pour rien que les quatre meilleures plages se partagent entre l’élégant « Corps et âme », l’envoûtant « La meule », le frémissant « La dérive » (Dream City Film club ?) et le sinistre « Dans l’ombre ». Parlés, ils laissent indifférents. Chantés, c’est une véritable catastrophe ! Dommage, car sans cette carence l’ensemble tenait plus ou bien la route.

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