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Festival Rock the City 2006

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Pour la deuxième édition du sympathique festival bruxellois, les organisateurs sont restés fidèles au joli cadre du parc de Woluwé qui, pour la circonstance, a été épargné par les incessantes pluies de ce début de mois d'août.

Les groupes se succèdent à partir de 13h00. Pour notre part, nous arrivons au moment où la formation gantoise Waldorf effectue son soundcheck. La foule est pour l'instant clairsemée, maigre fréquentation qu'on mettra sur le compte de ce temps gris rappelant la Toussaint. Auteur d'un album éponyme publié l'année dernière pour le compte du sympathique label gantois Kinky Star (NDR : il est également responsable des premiers efforts de Vive La Fête), ce combo pratique un rock fortement inspiré par les années septante. Un rock musclé mais sans imagination et encore moins d'humour. Les titres laissent peu de traces dans l'esprit et le volume sonore élevé provoque la fuite d'une bonne partie de l'audience qui décide alors d'aller se réfugier vers la portion de gazon la plus éloignée possible des diffuseurs.

Tandis que des petits malins ont trouvé le moyen d'assister au festival sans bourse délier, Montevideo investit à son tour la scène. Considéré depuis longtemps comme le secret mieux gardé de la capitale,  ces quatre jeunes gens ont écumé les scènes bruxelloises et wallonnes pendant quelques années, avant de voir leur réputation croître grâce à leurs concerts énergiques et ludiques. John Stargasm (chanteur de Ghinzu) les a tirés des limbes de l'underground pour produire leur premier album éponyme. Un disque paru début juin ! Comme d'habitude, leur disco-funk-punk-noisy démarre sur les chapeaux de roue et recueille l'adhésion du public présent. 45 minutes au cours desquelles, Jean Waterlot, chanteur particulièrement goguenard, communique à merveille avec le public entre les petites bombes rock dancefloor assénées par la formation : " Groovy Station ", " Sluggish Lovers ", " Liberation for Women " ou encore " Sunshine ". Malgré l'une ou l'autre petite baisse de régime, Montevideo est sûrement un des meilleurs groupes de scène en circulation de ce côté-ci de la frontière linguistique ; statut qui a également l'air de convaincre le guitariste de Das Pop, qui battra du pied pendant une bonne partie de la prestation des Bruxellois.

Il y a quelques années que Das Pop (NDR : encore des Gantois !) n'a plus donné signe de vie. Jusqu'ici, sa pop richement texturée a rencontré davantage de succès à l'étranger qu'à l'intérieur de nos frontières, où les choix esthétiques délibérément kitsch les ont un peu isolés du monde rock ; mais ne leur a toujours pas permis de toucher un plus large public. Réduit à un trio (Tom Kestens est parti fonder Lalalover), D.P. pratique une musique bien plus directe que dans le passé. Plus de pistes play-back ni de synthés eighties, éléments qui ruinaient substantiellement leurs prestations voici encore quelques années. Ils viennent présenter un nouvel album qui devrait paraître tout prochainement. Une plaque produite par les frères Dewaele (Soulwax, 2 many Dj's), frangins qui avaient déjà mis la main à la pâte sur le magnifique " Electronica for Lovers ", un des premiers single de Das Pop. C'est donc un public un peu plus consistant qui assistera à ce set mené tambour battant, entre nouveautés et classiques de la formation ; mais réarrangés sous une formule plus rock. Bent Van Looy chante et joue (très bien) de la batterie et son timbre vocal évoque toujours autant celui de David Bowie. Niek Meul et Reinhard Vanbergen assurant le tandem basse-guitare tout en se concentrant sur les secondes voix. Un beau concert, malgré une communication sommaire et l'impression que le groupe cherche à enchaîner les titres le plus vite possible.

C'est à Rhesus qu'incombe la lourde tâche de clôturer le festival. Peu connu en Belgique, ce trio français pratique un pop-rock constellé de tentations noisy qui font penser aux Pixies. En 2005, il a remporté le concours 'Ce qu'il faut découvrir', mis sur pied par les Inrockuptibles. Leur premier album " Sad Disco " est paru cette année chez Pias ; mais leur notoriété procède d'un pub consacrée à un cosmétique. Un spot au cours duquel ils apparaissent lors de l'interprétation de leur " Just Let Go ". Une chanteuse et un chanteur se partagent le micro sur des compos électriques qui hésitent entre sonorités sans concession et tentations pop-rock très (trop) classiques. L'ensemble mérite le respect ; mais on se demande quand même pourquoi ce band était tête d'affiche, alors que sa place se situait nettement plus bas…

 

Informations supplémentaires

  • Date: 2006-08-12
  • Festival Name: Rock The City
  • Festival Place: Parc de Woluwé
  • Festival City: Bruxelles
  • Rating: 0
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