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Festival Les Inrocks 2008 : vendredi 13 novembre

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Tiens, c’est curieux, l’édition 2008 du festival des Inrocks à Lille se déroule un jeudi et un vendredi. Pour ce premier jour, il a élu domicile à l’Aéronef de Lille. Cinq groupes sont à l’affiche. Dont les Ting Tings. Ce qui explique sans doute pourquoi il y a foule. Même que le balcon est ouvert. On n’est même pas très loin du sold out. Mais venons-en donc au programme.

Late Of The Pier a déjà commencé son set depuis un bon quart d’heure, lorsque nous arrivons sur les lieux. Leur premier album (« Fantasy Black Channel ») est paru en août dernier ; mais apparemment ce n’est pas la priorité d’EMI, puisque le disque n’a bénéficié que d’une promo très limitée. Au fil de la prestation, on se demande même ce qu’ils foutent chez un major ; car franchement, si les idées du quatuor de Nottingham sont intéressantes, elles demeurent encore trop à l’état de brouillon. On perçoit quand même des influences qui oscillent de Queens of The Stone Age à Muse, en passant par ELO et Gary Numan ; mais on conclut rapidement que vu leur manque d’expérience, il aurait peut-être mieux valu qu’ils continuent à se produire dans des bars et des clubs, afin d’acquérir une certaine expérience, plutôt que se lancer dans une aventure qui risque peut-être de tourner court beaucoup plus vite que prévu.

Les Black Kids ont également enregistré leur premier opus cette année. « Partie traumatic ». Produit par Bernard Butler, il est paru en juillet dernier. Un quintet issu de Jacksonville, en Floride. A droite de la scène militent deux claviéristes féminines. Pas des bombes sexuelles comme chez les B52’s. Ni des modèles de dynamisme. A l’instar de Kate Pierson et Cindy Wilson, à leur âge. Pourtant, c’est bien chez la formation géorgienne que les Black Kids puisent une partie de leurs influences. Surtout le feeling new wave. Et chez Go ! Team également. Pour le mélange de funk, de disco et de techno. Vêtu d’un t-shirt affublé d’une tête de mort, le chanteur/guitariste me fait penser à un Jimi Hendrix adolescent. Sans manifester la même dextérité à la guitare, malheureusement. Bref, une prestation incolore et inodore.

Alias Stéphanie Sokolinska, SoKo est française. Elle est même née à Bordeaux. C’est aussi une actrice de cinéma. Un joli brin de fille aux yeux malicieux, à la chevelure de jais et au sourire taquin. Elle possède une voix juvénile, campant même un timbre sis quelque part entre Kymia Dawson et Carla Bruni. Et chante dans la langue de Shakespeare des lyrics qui parlent aussi bien de l’interruption de grossesse que de l’incertitude des relations amoureuses. Pour son set, elle est épaulée par un drummer et une claviériste/violoniste. Soko ne se contente cependant pas de chanter. Elle glisse allègrement de la guitare aux claviers (NDR : un casio), en passant par les percus et surtout l’ukulélé. Bref, c’est très minimaliste. Plutôt original, mais au fil du temps la prestation suscite un profond ennui. Et nous pousse à prendre un peu l’air. On reviendra ainsi en fin de parcours, pour assister à ce qui nous semble le style qui lui correspond le mieux. Dépouillé, mais velvetien. Une longue compo au cours de laquelle les accès grinçants de la violoniste conjugués aux accords plaqués et écorchés de Soko, vont littéralement déchirer l’atmosphère. Dommage que tout le set n’était pas de cette trempe.

Bref, en arrivant au quatrième groupe, je me demandais quand même si nous allions enfin pouvoir flasher sur l’une ou l’autre prestation. Ce sera enfin le cas pour Cajun Dance Party. Un quintet londonien partagé entre un drummer (NDR : un sosie de Laurent Voulzy !), un bassiste, un guitariste, un chanteur/guitariste et une claviériste. Blonde et pulpeuse, pour ne rien vous cacher. Et qui possède une superbe voix ; mais dont elle ne révèle cette aptitude qu’en fin de parcours, sur « The Hill, The View & The Lights », un titre qui s’achève dans un véritable délire psychédélique. Chez C.D.P., on est surtout impressionné par le guitariste, Robbie Stern. Non seulement, c’est loin d’être un manchot ; mais il parvient à communiquer une fameuse dose d’intensité aux mélodies. Quant au vocaliste, Daniel Blumberg, il possède un timbre versatile, rappelant parfois Robert Smith, parfois Luke Pritchard (The Kooks). Et, paradoxalement, lorsqu’il ne joue pas de la rythmique, il porte son instrument sur le dos, un peu comme Joe Strummer du Clash. En outre, il ne faut pas sous-estimer le rôle de la section rythmique. A la fois discrète mais solide, elle apporte un fameux groove post punk aux compos. Un set enfin digne d’intérêt. Il était temps ; et autant dire que nous avons poussé un fameux ‘ouf’ de soulagement ! A noter que leur premier elpee, « The Colourful Life », a également bénéficié de la mise en forme de Bernard Butler.

Les Ting Tings ne sont pas encore montés sur les planches que le public est déjà en délire. Ce type de réaction me rend souvent très sceptique. Les Ting Tings sont deux sur scène. Jules De Martino, le batteur (NDR: il est également préposé aux backing vocals) et la chanteuse/guitariste Katie White. Belle fille. Bien maquillée. Comme on colle aux affiches (NDR : il y a longtemps que je l’avais plus ressortie, celle-là !) Le drummer siège à gauche du podium. Un support en arc de cercle passe au-dessus de sa tête pour qu’il puisse donner de la voix. Dans le micro, bien sûr. Katie bondit d’un côté à l’autre de la scène. Elle change de gratte quasiment à chaque morceau. Sa voix me rappelle parfois celle Polly Harvey. Elle peut même raper comme celle de Debbie Harry. Les compos sont bourrées de punch. Le public reprend en chœur leurs singles. Mais la multiplication de gadgets électroniques et préenregistrés finit par agacer. Cette perfection devient artificielle et me rappelle quelque part l’époque du play-back. Ce qui n’enlève rien aux qualités du duo ; mais franchement, on aimerait les voir au sein d’un véritable groupe. Histoire d’écouter des versions différentes de leur album. Goûter à la magie du vrai ‘live’ ! Pas devoir se farcir une réplique fidèle d’un répertoire. Aussi au bout d’une bonne demi-heure, on décide de s’éclipser. Pour vivre, on l’espère, le lendemain, une soirée un peu plus excitante…

Late of The Pier + Black Kids + SoKo + Cajun Dance Party + The Ting Tings

(voir aussi notre rubrique Live photos)

Organisation : A Gauche De La Lune et Aéronef (Lille)

Informations supplémentaires

  • Date: 2008-11-13
  • Festival Name: Les Inrocks
  • Festival Place: Aéronef
  • Festival City: Lille
  • Rating: 0
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