Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Afghan Whigs
The Cure
Didier Deroissart

Didier Deroissart

jeudi, 16 novembre 2017 02:00

Ils n’ont pas voulu garder le silence…

Jambinai (잠비나이 en coréen) est une formation de post rock issue, non pas du Soleil Levant (Japon), mais du Matin Calme (Corée du Sud). Sa spécificité, c’est de conjuguer instrumentation contemporaine et folklorique (taepyongso, haegeum, geomungo, jungju, piri, etc.) Suivant la bio, cette formation est considérée comme la plus novatrice sur la scène sud-coréenne, car elle est parvenue à créer une nouvelle forme de musique mêlant, sans tomber dans la dissonance, passé et présent. Soit un subtil cocktail de heavy post rock, de folk metal, d'électro et de tradition indigène.

L’ABClub est comble. Tous les musicos sont assis. En tailleur, Eun Young Sim pince ou frotte ses cordes à l’aide de bâtons en bambou de longueurs différentes. Sur l’estrade, l’instrument est assez imposant et quand l’artiste l’empoigne violement, elle fait corps avec celui-ci. Elle joue également du xylophone. Bomi Kim, se réserve le haegeum, un vieil instrument à cordes frottées semblable au ehru chinois. Il a été imaginé, il y a environ mille ans environ. Il est formé d'une caisse de résonance en bambou ou en bois, tendue par une peau de serpent à une extrémité de la tige, et les deux cordes sont frottées par un archet à crin de queue de cheval. Elle est assise sur son siège, son instrument placé sur les genoux. Mais le personnage central est certainement Ilwoo Lee. Il trône au milieu des planches. Derrière son imposant geomungo (une sorte de cithare coréenne), il joue du piri (flûte en bambou) et de la guitare (à sept cordes), parfois les deux en même temps, mais également du taepyongso (petite trompette coréenne) et se sert d’une loop machine. Il est le seul à s’exprimer en anglais. Il reste imperturbablement rivé sur sa chaise ; ce qui ne l’empêche pas de se démener comme un beau diable. Derrière lui, Yu ByeongKoo, également assis, se consacre à la basse. Bandana lui enserrant le crâne, Choi JaeHyuk, le drummer, campe derrière Eun Young Sim.

Une formation de métal, en position assise, ce n’est pas courant. L’éclairage est discret. Un faisceau de couleur blanche se focalise sur chaque artiste. De quoi rendre l’ambiance mystérieuse, voire mystique. Les phases d’explosions sonores et d’accalmies mélodiques s’enchaînent à merveille. L’observation des instruments traditionnels coréens en plein live est fascinant, l’éclairage collant parfaitement à l’ambiance. Celui qui connaît déjà la démarche artistique visée par Jambinai n’est pas surpris par la présence d’instruments atypiques en Europe, mais communs en Asie.

Des cymbales sonores ouvrent « Deus Benedicat Tibi », un morceau de 10’ qui entame le set tout en douceur et permet déjà à chaque instrument traditionnel de s’exprimer à tour de rôle.  Eun Young frotte délicatement les cordes de son geomungo à l’aide d’un archet. Bomi tapote délicatement les lames métalliques d’un glockenspiel, en se servant d’un bâton. Ilwoo empoigne son piri qui propage des sonorités stridentes. Eun saisit une baguette en bambou et fait cracher les cordes de son geomungo, alors que Bomi pose son haegeum sur ses genoux. Et lorsque le drumming entre dans la danse, la compo s’envole dans le métal. Le collectif embraie par « The Mountain ». Le light show est alors de couleur rouge. Ilwoo se lève et extirpe des sonorités discordantes de son taepyongso (trompette), avant que la section rythmique ne reprenne la direction de opérations, au sein d’un climat franchement noisy. Un climat qui va carrément virer au métal sur « Echo Of Creation », même si les sonorités du geomungo entretiennent le fil mélancolique. Issu du deuxième elpee, « Time Of Extinction » est le tube du band. Il est joué depuis très longtemps. Brèves, les parties vocales sont assurées par les filles, alors que –et c’est neuf– Ilwoo prête sa voix aux expérimentations… quand même préparées. S’étalant sur plus de 6’, « They Keep Silence » véhicule un message politique fort et dénonce les défaillances et la responsabilité de l’appareil gouvernemental sud-coréen lors du naufrage tragique du Sewol, en 2014. Les moments plus calmes sont envoûtants, comme une respiration avant que la musique ne monte en puissance, alors que telles des ritournelles, les mélodies s’incrustent dans les têtes et les coeurs. « Connection » opère un retour au calme, comme en début de concert et termine le show. La boucle est bouclée. Le morceau terminé, les musicos partent sur la pointe des pieds et emportent leurs précieux instruments.

Des applaudissements nourris rappellent les artistes. Ilwoo remercie le public, en anglais, bien sûr. Il signale qu’un show, ne doit pas aller au-delà de 60 minutes. Jambinai va quand même accorder deux derniers titres en rappel. Mais pas « Grace Kelly », qui n’y figure apparemment plus…  

(Organisation : Ancienne Belgique)

lundi, 20 novembre 2017 02:00

El Buen Gualicho

« El Buen Gualicho » (*), c’est le titre du nouvel album de Natalia Doco. Ce n’est pourtant pas une invitation lancée par l’artiste pour aller visiter le Jurassic Park ! Il fait suite à « Mucho Chino », publié en juin 2014. Quelques collaborateurs cosignent les chansons interprétées dans la langue de Molière, dont Belle du Berry (Paris Combo), le duo Yépa et Florian Delavega.

Découpé en 14 plages, cet opus a été mis en forme par Axel Krygier. On y retrouve la nostalgie de la solitude et ses doutes. Mais surtout la puissance de l’inspiration du continent sud-américain, à travers la cumbia, la chacarera et la copla.

Natalia enfonce ses pieds nus dans la terre de ses ancêtres pour y puiser une énergie nouvelle, convoque la lune et les esprits, incarne le pouvoir féminin ancestral en se servant de voix multiples.

Le clip d’animation « Respira » est un véritable exercice de respiration propice à la méditation, un hymne à la lutte contre le repli sur soi, au combat des pensées négatives, des doutes, des peurs et des douleurs qui envahissent notre quotidien. Et Natalia invite le mélomane à tenter personnellement cet exercice de pleine conscience (voir la vidéo ici) 

* NDLR : d’après la bio, ce titre se traduirait par l'incantation bienfaisante ; mais en investiguant quelque peu sur le net (Wikipedia, notamment, mais pas seulement), on apprend que le Gualicho était une espèce de dinosaure qui a vécu en Patagonie, c'est-à-dire au sud de l’Argentine d’aujourd’hui. Or l’artiste, qui s’est installée à Paris, en 2011, est née à Buenos-Aires, qui se trouve –bien sûr– en Argentine. Et un vieux fossile comme le rédac’ chef ne pouvait passer à côté de cette troublante coïncidence… n’en déplaise aux adeptes de la pensée unique…

Le titre maître servirait, en quelque sorte, de rituel à Natalia Doco, lorsqu’elle a l’esprit tourmenté et qu’elle souhaite le libérer en retournant aux éléments purificateurs de la nature : l'eau, la terre, le feu et l'air. Ou si vous préférez la nature encore à l’état sauvage. Comme celle qu’on retrouve encore en Patagonie. Il y a même des forêts, des volcans, une chaîne de montagne et des glaciers…

A l’origine, Texas pratiquait du blues/rock. D’ailleurs, souvenez-vous, sur le méga tube « I don’t want a lover », les interventions à la slide sont bien marquées. C’était déjà en 1989 ! Par la suite, la musique de la formation a embrassé un format plus pop ; et si la créativité n’a pas toujours été au rendez-vous, en 30 années de carrière, sa popularité est demeurée intacte. Faut dire que la voix et le charme de la vocaliste, Sharleen Spiteri, y sont aussi et certainement pour quelque chose. Elle a fêté ses 50 printemps, il y a une semaine, et se produit, en compagnie de son groupe, ce soir, à Forest National. Une vraie galère pour arriver à destination. Décidément, vu la fréquence des chantiers sur les routes en Belgique –qui s’éternisent pendant des mois !– le réseau ressemble de plus en plus à du gruyère !

Le supporting act est assuré par Hightre, un duo programmé en première partie de la tournée européenne de Texas. Pas étonnant puisqu’il est également issu de Glasgow. Une fille et un garçon. Elle est vêtue d’une robe courte et chaussée de ‘combat shoes’, de couleur noire. Et se consacre à la guitare. Barbu, il est coiffé d’une casquette, également de teinte noire, qui recouvre la capuche de son pull rouge. Il est préposé au synthé. Dominée par l’électro, la musique proposée puise allègrement dans les eighties. Et les mélodies sont soignées, un peu comme chez… Texas. Pas grand monde dans l’hémicycle, lors de ce set, au cours duquel cinq titres, dont une reprise du « Boys don’t cry de Cure, seront expédiés en une vingtaine de minutes. Dans ces conditions, difficile de se faire une idée du potentiel de ce tandem…

Setlist : « Break It Off », « Compete With You », « Lutz Is In The Trees », « Boys Don't Cry  » (The Cure), « Falling ».

Dix minutes avant l’heure prévue, l’éclairage de la salle s’éteint. Des spots arrosent copieusement le podium et la fosse de lumières blanches et bleues. De la fumée envahit la scène. Coiffé d’une casquette en pied de poule, le bassiste s’installe à gauche, et le guitariste, à droite. Progressivement, l’écran de fumée se dissipe et on aperçoit enfin Sharleen Spiteri, la vocaliste. Et aussitôt, elle invite la foule à chanter « The Conversation », titre qui ouvre le show. Elle harangue la foule en déclamant les trois syllabes de la chanson. Le public est déjà chaud boulette. Sharleen porte un costume de couleur mauve, mais dans son dos est imprimé en filigrane blanc, les lettres de son band. Elle arpente l’estrade de long en large. Elle frappe dans les mains. Le smog s’est levé et on remarque enfin la présence du drummer, à gauche, en arrière-plan et du claviériste, à droite, sur la même ligne.

Sharleen est la véritable star de la soirée. Elle est particulièrement interactive avec l’auditoire. Elle rappelle que le combo s’était produit, à ses débuts, il y a 30 ans, aux festivals jumelés de Torhout/Werchter.

Texas va puiser dans son large répertoire et ne va pas évidemment oublier ses tubes, tels que « Halo », « Let's Work It Out », « When We Are Together » ou encore « Tell That Girl ». Du dernier opus, « Jump On Board », seuls quatre morceaux seront interprétés, dont « Can’t Control ». La voix de Sharleen, à l’accent ‘scottish’ bien prononcé, est toujours aussi limpide et empreinte de sensualité. Elle signale que si on ne comprend pas ses textes, il suffit d’utiliser la fonction ‘translate’ en langue insulaire !’ D’ailleurs au cours du spectacle, elle va nous balancer plusieurs vannes, dont elle a le secret. Que ce soit armée d’une gratte semi-acoustique, d’une électrique ou simplement derrière son micro, Sharleen met littéralement le feu. Faut dire que ce public a, en général, le même âge que son idole. Et difficile de bouder son plaisir à l’écoute d’« Everyday Now » ou d’« In Our Lifetime ». Tout au long de la cover du « Tired Of Being Alone » d’Al Green, Mrs Spiteri se charge des ivoires.

Elle est donc devenue, depuis peu cinquantenaire (NDR : rien à voir avec le parc bruxellois !) Une fille plantée aux premiers rangs lui offre une rose, pour fêter cet événement. Sharleen l’invite alors à chanter en duo « So Called Friend ».

En rappel, Texas va nous réserver « Inner Smile » et la reprise d’Elvis Presley, « Suspicious Minds ». Une soirée vraiment agréable au cours de laquelle les musicos du groupe de Glasgow ont démontré qu’ils avaient, manifestement, encore des planches…

(Organisation : Live Nation)

 

mercredi, 15 novembre 2017 17:17

Le power blues de Kepa…

Kepa est bayonnais et pratique un power blues qui oscille entre blues rural et rock’n’roll minimaliste. Proche des univers de Robert Johnson et Bob Log III, sa musique nous entraîne sur les bords du Mississippi. Enfin il parvient à nous le faire imaginer. A ce jour, il a accordé une centaine de concerts et s’est produit à deux reprises, à l’Olympia. Agé de 28 ans, ce n’est qu’après une grave blessure qu’il s’est mis à gratter une guitare. Le plus souvent sur une dobro, une guitare acoustique en acier ; un modèle fabriqué dans les années 1930 aux Etats Unis. Et sa voix de crooner du canyon colle parfaitement au genre.

A ce jour, il a publié deux albums. Et son troisième et prévu pour début 2018. En attendant, vous pouvez regarder la vidéo de « Carlita », un titre enregistré live en studio qui tourne en boucle sur la toile. Et c’est ici 

En tournée en France :

16/11 - EYSINES (33) - LE VIGEAN
+ LUCKY PETERSON

17/11 - MERIGNAC (33) - KRAKATOA
+ STEVE'N SEAGULLS

19/11 - LA ROCHELLE (17) - LA SIRENE
+ STEVE'N SEAGULLS

22/11 - LA ROCHE SUR YON (85) - LE FUZZ'YON
+ STEVE'N SEAGULLS

01/12 - COGNAC (16) - WEST ROCK - LES ABATTOIRS
+ STEVE'N SEAGULLS

16/12 - MONT DE MARSAN (40) - LE CAFE MUSIC
+ PETER HARPER

11/01 - RODEZ (12) - LE CLUB
REGION EN SCENE

http://www.kepamusic.com/

https://www.facebook.com/kepafolk/

 

mercredi, 15 novembre 2017 17:15

Et bien maintenant, Atomic Spliff

Le nouveau single d’Atomic Spliff, « Well now », véhicule des accents funk et hip hop. Une belle occasion de redécouvrir le flow raggamuffin du duo Stoneman et Daddy Cookiz. Le morceau est à découvrir ici

Prochains concerts :

- 18/11 Maison des jeunes // Verviers
- 02/12 Les fous d'en face // Liège //

http://atomicspliff.be/
https://www.facebook.com/AtomicSpliff/

 

dimanche, 12 novembre 2017 02:00

A revoir au sein d’un groupe électrique !

Nonobstant son prénom, Julien Rose Baker est bien une fille. Elle est originaire de Memphis, dans le Tennessee. Cette auteur/compositrice/interprète/guitariste milite également chez The Star Killers (NDR : jusque 2015, le band répondait au patronyme de The Forristers), un groupe de rock alternatif, qu’elle a formé en compagnie de Matthew Gilliam. Elle a également décidé de se lancer, en parallèle, dans une carrière solo. Et a publié son premier elpee, il y a deux ans. Intitulé « Sprained Ankle » (Trad : cheville foulée), il a été bien accueilli par la critique. Très personnel, cet opus aborde régulièrement le thème de la mort. Des compos ténébreuses, mélancoliques, délicates, qu’elle propose sous la forme de folk songs. Et le second, « Turn Out The Lights », paru le mois dernier, baigne au sein d’un même climat…

Ce soir, le concert est sold out, et il fait particulièrement étouffant au sein de la Rotonde. Sur l’estrade on remarque la présence d’une gratte électrique, d’un micro et d’un synthétiseur de couleur rouge écarlate. Lorsque Julien Baker grimpe sur le podium, elle est accueillie par des applaudissements nourris. Un light show discret se focalise sur l’artiste. Elle n’adresse aucun regard à son auditoire (NDR : une forme de timidité ?) et attaque immédiatement « Over », en s’accompagnant à la guitare. Elle n’est certainement pas du genre à crier sa joie de vivre sur tous les toits ou à nous raconter des contes de fées. Agée de 20 ans, elle semble avoir le vécu d’un vétéran de 50 balais. Outre la vie et la mort, elle aborde des sujets comme les relations humaines, les désillusions, l’addiction ainsi que la foi. Elle a simplement décidé d’en parler ouvertement, d’une manière désarmante, sans cacher sa sensibilité et sa profonde sincérité. ‘I wish I could write some songs about anything but death’, confie-t-elle franchement dans « Sprained Ankle ». Que sa bouche soit carrément contre le micro ou à plus de 60 centimètres, sa voix vous prend aux tripes. Claire, lumineuse, tendre ou puissante, elle est chargée de spleen. Son toucher de guitare électrique est précis lorsqu’elle ne triture pas ses cordes. Elle embraie par son nouveau single « Appointments », aux ivoires, en chantant d’une voix haut perchée, à la limite de rompre ses cordes vocales. Le morceau achevé, elle remercie l’auditoire et rappelle que son premier spectacle accordé en Europe, remonte au 22 mai 2016. Il s’était déroulé Grand Salon, dans le cadre des Nuits du Botanique. Tout en parlant, elle réaccorde sa gratte, avant d’aborder une chanson de circonstance, « Happy To Be Here ». Mais malgré cette déclaration de satisfaction, il faut bien reconnaître que ses compos sont, en général, dispensées sur un même ton. Ce qui au bout d’une heure, suscite carrément l’ennui. Dommage ! A revoir au sein d’un groupe électrique…

(Organisation : Le Botanique)

Après avoir pris une pause de quatre longues années, Ayo est de retour. Sa famille s’est agrandie, et elle a pris le temps de s’y consacrer. Elle vient donc de publier son nouvel elpee. Il est éponyme. Un disque frais et très personnel. Elle est venue le défendre sur les planches de l’ABBox, ce jeudi 9 novembre. La salle est presque comble.

Le décor est très simple. Une immense toile noire est tendue en fond de podium. Des tentures de couleur blanche sont disposées le long de celle-ci. Vers 20 h 50, on entend une voix et des sonorités de gratte semi-acoustique. Ils émanent de l’arrière-scène. Coiffée d’un chapeau noir qui surmonte un foulard coloré de fleurs, elle fait son apparition. Les mêmes motifs qu’on retrouve sur son paréo et son t-shirt. Elle a enfilé, en outre, un jeans moulant de teinte noire et est chaussée de hautes bottes brunes. Elle est rayonnante. Et entame « I’m Walking » en solo. Puis les musicos viennent la rejoindre. Dont deux claviéristes. Le premier est perché sur une estrade. L’autre, sur un tapis posé sur le plancher. Et un drummer. Egalement sur un petit podium surélevé. Au centre. A ses pieds, on remarque la présence d’un cajon, mais il servira de décoration. Pas de bassiste.

Ayo est heureuse de revenir dans le circuit ; et elle le signale. Son sourire met de suite à l’aise. Tout au long d’« I’m Not Afraid », le guitariste se sert de pédales wah wah alors que le préposé au Hammond tapisse l’ensemble de ses interventions. Pendant « Who », elle invite le public à reprendre le morceau en chœur et à frapper dans les mains. Tout en chantant, elle signale qu’il y a longtemps qu’elle est venue à Bruxelles. Elle demande si le public est bien présent, s’il peut faire du bruit et danser. La fosse s’enflamme. Premier extrait du nouvel opus, « All I Want » nous entraîne sur les plages de Kingston. Une compo aussi ensoleillée et lumineuse que la voix de l’artiste. Elle confesse qu’installée à Brooklyn, à côté de l’école de ses enfants, elle a enregistré ses nouveaux titres, dans sa chambre, à l’aide de son ordinateur ou de son téléphone portable. Et est fière de l’avouer. Influencée par Bob Marley, Jimmy Cliff, Stevie Wonder et Billie Holiday sa musique mêle folk, reggae, pop, soul et une once de hip-hop. Elle aime retourner à ses sources. Ses messages politiques sont profonds. Elle dénonce toutes les dérives et les inégalités de ce monde. Place ensuite au mix « Is Love Is A Killer / Sweet Dreams » (NDR : oui, oui, l’énorme succès décroché par Eurythmics, en 1983). Un reggae pur et dur guidé par la guitare rythmique, alors que percus et ivoires prennent leur envol. Ayo a vécu 10 ans à Paris. Une ville qu’elle affectionne. Et elle lui rend un ode à travers « Paname » (NDR : le clip est disponible ici).

Elle déclare, et dans la langue de Molière, être gitane et citoyenne du monde. Et peut être que demain, elle n’existera plus…

La complicité entre Ayo et ses musicos est authentique. Et cette connivence se ressent en ‘live’. « Why » où pourquoi il faut oublier les frontières entre les pays. Ayo slame son texte, sur ce titre plus rock, dominé par les percus. La voix devient plus soul sur le bouleversant et plus paisible « I’m Fool ». « Complain » démontre, une fois pour toutes, le rôle fédérateur du drumming. Et le préposé aux fûts excelle dans cet art. Il reproduit les coups de matraque assénés par la police, lors des manifestations, sur « Boom Boom », un morceau qui relate les abus commis des forces de l’ordre. « Slow Slow » est empreint de tendresse. Ayo s’approche du bord de la scène et interpelle ‘Ida’, sa préceptrice. Elle descend dans la fosse et part à sa rencontre. Des retrouvailles ponctuées de longues embrassades. Ayo s’excuse et fond en larmes même. Un grand moment d’émotion ! Le set s’achève par le funkysant « Live Is Real ».

En rappel, Ayo revient seule sur les planches, armée de sa gratte semi-acoustique et nous délivre « Letter By Letter » ainsi que « Love And Hate ». Avant que ses musicos ne la rejoignent pour nous réserver le notoire « Down On My Knees »…

(Organisation : Ubu Production + Pom Prod)

samedi, 04 novembre 2017 02:00

L’Afrique, c’est chic !

La soirée avait été décrétée soldout depuis un mois. Au programme, un double affiche, FùGù Mango et Ulysse. Des groupes belges émergents, dont l’organisation, l’ASBL Silly Concerts, leur sert en quelque sorte de tremplin…

Ulysse réunit Arnaud Duynstee, Benoît Do Quang, Julien Gathy et un nouveau drummer, Martin Grégoire, qui a milité également chez Glass Museum, Rince Doigts et Perils Of Penelope. Après deux Eps, le quatuor a publié un nouveau single, « Manana », en octobre dernier.

Une intro préenregistrée précède la montée sur les planches des musicos. Le set s’ouvre par « Cashmere Guns ». En couches, les nappes électroniques sont presque homériques. Et les harmonies vocales, sucrées, éthérées. Un titre au cours duquel la gratte s’immisce discrètement. Changement d’instrument et de place pour les 3 frontmen avant d’aborder « Liquefy » et « Thunder », deux morceaux aux percus enivrantes. Benoît se consacre à la guitare tout au long du paisible « Cactus Blood », un titre qui pourrait tout aussi bien être interprété ‘unplugged’ ou carrément a cappella. « 1000 Sirens » est tout aussi calme, mais se révèle propice à l’étreinte de couples, sur la piste de danse. Vu le peuple présent, c’est impraticable !

Dominé par les ivoires, « Witness » se distingue par ses harmonies vocales atmosphériques, avant que les percussions ne prennent le relais. Et en y injectant une petite dose de hip hop, la musique incite les spectateurs à remuer le popotin ; sauf, bien sûr, les piliers de comptoir… 

Un des membres du band révèle qu’« Acid » a été cosigné par Roméo Elvis. Le fils de Marka n’est pas de la partie, ce soir, mais la version passe bien la rampe. Et c’est le nouveau single, « Manana », qui clôt le set.

Suite aux nombreux applaudissements, le band revient sur l’estrade. Et va nous réserver les imparables « Many Times » et « Wounds », deux compos puissantes qui au contact de l’électronique, virent alors au délire. Pas étonnant qu’Ulysse ait décroché un Octave, en 2016, dans cette catégorie… Une très chouette prestation !

FùGù Mango prend le relais, un groupe dont la musique est le fruit d’un cocktail subtil entre pop, afro et électro. Fondé en 2013, il réunit aujourd’hui les frères Jean-Yves et Vincent Lontie, respectivement guitariste et chanteur/percussionniste, Anne Hidalgo à la basse, aux percus et aux synthés, ainsi que Sam Gysen (Arno, Arsenal) aux drums, qui a remplacé Franck Baya. Votre serviteur a certainement déjà assisté aux prestations de ce band, à une dizaine de reprises. Mais aujourd’hui il se sent comme dans une boîte à sardines. Impossible de se faufiler pour atteindre les premiers rangs. Il fait particulièrement chaud, dans la salle. A l’instar du titre qui ouvre le set, « Summer Days ». Et la musique baigne déjà dans l’afro beat. Faut dire que les racines de la fratrie sont africaines Pourtant ils sont blancs. Mais leur maman est née au Congo. Dès « Kylie's Dream », la fosse est transformée en Matongé. Il manque de place à ‘Mama San’ pour vendre ses bananes plantains ou son moambe. « Blue Sunrise » transforme la piste en dancefloor torride. La version afro beat du « Golden Brown » des Stranglers est devenu un hit pour le band. Et son interprétation en ‘live’ constitue toujours un point d’orgue pour les shows de FùGù Mango.

Balisé par les ivoires, le paisible « Black Powder » permet à tout le monde de souffler quelque peu. Avant de repartir en Afrique du Sud, à Johannesburg très exactement, tout au long de « Bats », un morceau hanté par le « Graceland » de Paul Simon. D’ailleurs, particulièrement funky, les accords de gratte sont découpés à la manière de Nile Rodgers, chez Chic. Dynamisé par les percus, « Walk On By » baigne plutôt au sein d’un climat latino-américain, avant de virer à la pop sucrée. Pop et dansant comme « Alien Love ». Titre à la ligne mélodique soignée, il est enrichi de moult chœurs et autres envolées lyriques. Et c’est au sein d’une atmosphère tropicale que s’achève la prestation du combo bruxellois…

Setlist

« Summer Days »
« Kylie's Dream »
« Blue Sunrise »
« Black Powder »
« Bats »
« Golden Brown »
« Walk On By »
« Liar »
« Alien Love »
« Around »
« Mango Chicks »
« Birthday Beast »

(Organisation : Silly Concerts ASBL + Salon de Silly)

 

 

 

La soirée avait été décrétée soldout depuis un mois. Au programme, un double affiche, FùGù Mango et Ulysse. Des groupes belges émergents, dont l’organisation, l’ASBL Silly Concerts, leur sert en quelque sorte de tremplin…

Ulysse réunit Arnaud Duynstee, Benoît Do Quang, Julien Gathy et un nouveau drummer, Martin Grégoire, qui a milité également chez Glass Museum, Rince Doigts et Perils Of Penelope. Après deux Eps, le quatuor a publié un nouveau single, « Manana », en octobre dernier.

Une intro préenregistrée précède la montée sur les planches des musicos. Le set s’ouvre par « Cashmere Guns ». En couches, les nappes électroniques sont presque homériques. Et les harmonies vocales, sucrées, éthérées. Un titre au cours duquel la gratte s’immisce discrètement. Changement d’instrument et de place pour les 3 frontmen avant d’aborder « Liquefy » et « Thunder », deux morceaux aux percus enivrantes. Benoît se consacre à la guitare tout au long du paisible « Cactus Blood », un titre qui pourrait tout aussi bien être interprété ‘unplugged’ ou carrément a cappella. « 1000 Sirens » est tout aussi calme, mais se révèle propice à l’étreinte de couples, sur la piste de danse. Vu le peuple présent, c’est impraticable !

Dominé par les ivoires, « Witness » se distingue par ses harmonies vocales atmosphériques, avant que les percussions ne prennent le relais. Et en y injectant une petite dose de hip hop, la musique incite les spectateurs à remuer le popotin ; sauf, bien sûr, les piliers de comptoir… 

Un des membres du band révèle qu’« Acid » a été cosigné par Roméo Elvis. Le fils de Marka n’est pas de la partie, ce soir, mais la version passe bien la rampe. Et c’est le nouveau single, « Manana », qui clôt le set.

Suite aux nombreux applaudissements, le band revient sur l’estrade. Et va nous réserver les imparables « Many Times » et « Wounds », deux compos puissantes qui au contact de l’électronique, virent alors au délire. Pas étonnant qu’Ulysse ait décroché un Octave, en 2016, dans cette catégorie… Une très chouette prestation !

FùGù Mango prend le relais, un groupe dont la musique est le fruit d’un cocktail subtil entre pop, afro et électro. Fondé en 2013, il réunit aujourd’hui les frères Jean-Yves et Vincent Lontie, respectivement guitariste et chanteur/percussionniste, Anne Hidalgo à la basse, aux percus et aux synthés, ainsi que Sam Gysen (Arno, Arsenal) aux drums, qui a remplacé Franck Baya. Votre serviteur a certainement déjà assisté aux prestations de ce band, à une dizaine de reprises. Mais aujourd’hui il se sent comme dans une boîte à sardines. Impossible de se faufiler pour atteindre les premiers rangs. Il fait particulièrement chaud, dans la salle. A l’instar du titre qui ouvre le set, « Summer Days ». Et la musique baigne déjà dans l’afro beat. Faut dire que les racines de la fratrie sont africaines Pourtant ils sont blancs. Mais leur maman est née au Congo. Dès « Kylie's Dream », la fosse est transformée en Matongé. Il manque de place à ‘Mama San’ pour vendre ses bananes plantains ou son moambe. « Blue Sunrise » transforme la piste en dancefloor torride. La version afro beat du « Golden Brown » des Stranglers est devenu un hit pour le band. Et son interprétation en ‘live’ constitue toujours un point d’orgue pour les shows de FùGù Mango.

Balisé par les ivoires, le paisible « Black Powder » permet à tout le monde de souffler quelque peu. Avant de repartir en Afrique du Sud, à Johannesburg très exactement, tout au long de « Bats », un morceau hanté par le « Graceland » de Paul Simon. D’ailleurs, particulièrement funky, les accords de gratte sont découpés à la manière de Nile Rodgers, chez Chic. Dynamisé par les percus, « Walk On By » baigne plutôt au sein d’un climat latino-américain, avant de virer à la pop sucrée. Pop et dansant comme « Alien Love ». Titre à la ligne mélodique soignée, il est enrichi de moult chœurs et autres envolées lyriques. Et c’est au sein d’une atmosphère tropicale que s’achève la prestation du combo bruxellois…

(Organisation : Silly Concerts ASBL + Salon de Silly)

 

mercredi, 08 novembre 2017 02:00

Le monde étrange de Benjamin Clementine…

Benjamin Clementine est un phénomène musical et visuel. Sa voix de ténor est souvent comparée à celle de Nina Simone.
Il explique la genèse de son nouvel opus sur la toile : ‘C'est l'histoire de deux mouches vagabondes qui cherchent un parc. Je ne suis ni un politicien ni un prophète. En revanche un artiste qui crée uniquement pour divertir est un escroc. J'espère que cet album va atteindre son objectif dans la lignée de « At Least For Now ». Merci pour votre gentillesse, votre patience et votre soutien sans faille’. Ce soir il est venu défendre son deuxième concept album, « I Tell A Fly », dans le cadre de sa ‘Wandering Tour’ ; mais dans un désordre déroutant. Une démarche artistique pas toujours facile à comprendre…

Il est 20h45 lorsque les lumières s’éteignent. Deux spots inondent d’une lumière bleue autant de grandes cibles ajourées et tournantes placées en fond de scène. Les cibles représentent la ‘Roue du Temps’. La scène s’éclaire par l’arrière. Trois silhouettes déambulent entre et autour de deux podiums sur lesquelles sont placées des mannequins blancs et nus. Il sont six au total, partagés entre un même nombre de femmes enceintes, d’enfants et d’hommes dont l’un, assis sur un siège haut, à l’écart, tourne le dos à l’auditoire. Sur l’estrade de gauche, on remarque la présence d’un ampli et d’une basse et sur celle de droite est installé un kit de batterie. Elles sont surélevées. On imaginerait aisément cette musique interprétée en ‘live’ par des personnages en costume, ayant presque l'impression en l'écoutant, qu'il manque un spectacle vivant à regarder. Mais le Londonien assume son originalité.

Déroutant, « Farewell Sonata » ouvre le set. Après l’intro au piano, on ne peut plus classique, la compo dérive en chœurs distordus, drumming enlevé et vocaux fédérateurs. En outre, des sonorités de clavecin, à la limite de la distorsion, finissent par s’inviter. Les trois silhouettes sont vêtues de salopettes de couleur bleue. Le bassiste et le drummer ont les pieds nus. Benjamin est chaussé de bottillons noirs. Pas de trace de piano sur scène. Ses sonorités sont reproduites par des samples. Ce soir, Benjamin va se concentrer sur son chant et sa chorégraphie. Mais il va énormément bouger sur les planches. Et être interactif. Ce qui est surprenant dans son chef.

On assiste alors à une forme d’opéra baroque, au cours duquel la voix particulière, mystérieuse, chaude et grave de Benjamin va se mêler à ses propres chœurs en falsetto. Un spectacle tout en ombres et lumières, abordé à la manière des premiers films muets de Chaplin ou de Buster Keaton, et sonorisé par les interventions de Clementine, aux ivoires et aux vocaux.

« God Save The Jungle » est enrichi de somptueux arrangements. La voix est empreinte de délicatesse. Des roadies ramènent un nouveau mannequin. Benjamin se promène assis sur une charpente métallique à roulettes. Cette chanson véhicule un message. Celui des réfugiés et des fantômes d’Alep. Clementine déclare que la ‘Jungle’, ce n’est pas Calais. Il parle du terrorisme, des métastases qui se propagent, du sentiment d’étrangeté face au monde qui prend de plus en plus de place en lui. Il a du vécu. Ce qui le transfigure et le transcende. Et il embraie alors par « Calaisfornia ». Clementine pousse sa voix à la limite de la rupture sur « Better Sorry Than A Safe », alors que les notes de clavecin et de piano sont toujours désaccordées. Le spectre de Freddy Mercury plane. Mais c’est la section rythmique qui tisse le fil rouge. Il enfile son long loden sombre avant d’aborder « Phantom Of Aleppoville ». Profonde, la voix devient inquiétante.

Pendant « One Awkward Fish », Benjamin prend le mannequin d’un enfant dans ses bras et le promène sur le podium. Il lui ôte un bras avant de le jeter dans la foule. Le berce, et in fine, fait mine de l’inhumer. Et il chante alors, en decrescendo, sans micro, jusqu’au dernier souffle. Mais son ultime vagissement provoque des éclats de rire dans l’auditoire…

Pendant le plus pop et sucré « Jupiter », Benjamin entoure un autre mannequin, que les roadies ont de nouveau apporté sur l’estrade, d’un immense drapeau américain. Le light show est rouge et chaleureux. Le Britannique s’autorise alors une pause de 10 minutes et plaisante avec le public.  

Lorsque Benjamin s’exprime dans un français approximatif, de nombreux spectateurs esquissent un sourire. Il ose cependant ! A travers des mots, des interjections ou des calembours, comme celui consacré à Marine ‘Lepine’. Pendant « Paris Cor Blimey » on décèle des emprunts au « Clair de Lune » de Debussy, mais ils s’intègrent merveilleusement dans un ensemble agrégeant les musiques baroques et symphoniques du XIXème siècle tout en suscitant des angoisses semblables à celle provoquées par films de vampires des années 20… 

Les roadies ramènent un autre mannequin d’enfant, un siège et une TV d’une autre époque, sur les planches, avant que ne débute « By The Ports Of Europe ». Benjamin s'assied sur la chaise devant la TV. Il élève la voix, soutenue par ces rituelles sonorités de claviers désaccordés, en incantations shamaniques dans un registre propre du castrat. Puis se redresse et sollicite la foule qui l’accompagne en chœur… comme si elle s’était transformée en chorale. Benjamin se tait et apprécie cet élan. Il semble ému. Et un tonnerre d’applaudissements conclut la chanson. « Quintessence » et « Ave Dreamer » baignent dans une forme de recueillement. Les trois artistes saluent l’auditoire et se retirent ; mais on est sûr qu’ils vont revenir sur les planches.  

Dans le noir, on devine l’installation d’un piano à queue. Même s’il a découvert une autre facette de Benjamin Clementine, votre serviteur attend impatiemment sa prestation en mode piano/voix. Sous les ovations de la fosse, il revient sur l’estrade torse et pieds nus, vêtu d’un pantalon large de couleur noire et de son éternel loden. Il s’installe derrière son instrument. Tous les mannequins ont été rassemblés autour du piano. Après « I Won't Complain », il enchaîne par « Condolence ». Dès les premières notes, c’est l’hystérie dans la foule. Clementine semble quelque peu déstabilisé. Avec humour, il l’invite à se lâcher (‘You Scream’). Une réaction qui va durer plus de cinq longues minutes. Mais quand le calme revient, on n’entend plus une mouche voler. Pendant le bouleversant « London », l’auditoire reprend à nouveau le refrain en chœur, et une seconde fois a cappella, simplement soutenu par les ivoires.

Deuxième encore pour Benjamin Clementine, dont la prestation va dépasser allègrement les 120 minutes. Deux jours plus tôt, à Bordeaux, le concert s’est limité à une heure… Le public réclame « Cornerstone ». L’artiste signale que faute de cordes, ce n’est pas possible et que le morceau suivant sera le dernier. Alors il se lance dans un titre inédit, « The Great Lafayette ». Le show terminé, il se lève et salue le public conquis qui lui accorde alors une énorme ovation.

(Organisation : Live Nation)

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