Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Gavin Friday - Het Depot
Bernard Dagnies

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mardi, 30 juillet 2024 19:20

Last Exit (single)

C’est la Berezina ! Cette expression traduit une déroute, une mauvaise situation. Et tout particulièrement le plan sportif ou électoral, alors qu’en réalité, la bataille de la Bérézina (NDR : une rivière qui coule en Biélorussie où le combat s’est produit) constitue une victoire militaire de Napoléon face à l’armée russe, en 1812.

Berezina, c’est également le patronyme choisi par un groupe parisien.

« Last Exit », c’est son troisième single, et le deuxième qui sera inclus sur son premier Ep. Shoegaze, sa musique est décrite comme un mélange vibrant et kaléidoscopique de sonorités rêveuses, réverbérées, noisy et mélancoliques.

Côté textes, le morceau traite du moment où les rêves d’une personne sont complètement brisés, et où le vide et la peur de l’échec s’installent, suscitant toutefois le soutien et le réconfort d’un compagnon…

« Last Exit » est en écoute

Podcast # 43 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

mercredi, 10 juillet 2024 10:38

Des points entre Mr Diagonal…

Compositeur/interprète aux multiples facettes, Mr Diagonal sort aujourd’hui la vidéo du titre « David Attenborough », premier single extrait de son prochain elpee intitulé « Join the Dots ». L'album est une sélection d'enregistrements réalisés entre 2018 et 2024 à paraitre le 26 juillet 2024. Il ne sera disponible sur aucune plateforme de streaming mais uniquement sur le shop en ligne de l’artiste et lors de ses concerts. Le clip a été tourné par Ridha ben Hmouda et monté par Ken Nishikawa. Et il est disponible

 

mardi, 25 juin 2024 18:36

Belinda (single)

Le Seppuku, littéralement ‘coupure au ventre’, est une forme rituelle de suicide par éventration. En d’autres termes, c’est le Hara-Kiri. Mais c’est également le patronyme choisi par un quintet marseillais, impliquant quand même deux expatriés parisiens, qui pratique une musique shoegaze manifestement inspirée par My Bloody Valentine.

Son premier album, « Times », paraîtra ce 28 juin 2024. Les sessions d’enregistrement se sont étalées sur trois ans. Ce qui peut s’expliquer, car les membres du groupe participent à d’autres projets.

Avant de sortir ce long playing, la formation en a extrait deux singles, « Lost my smile » et « Belinda ». Le premier est disponible sous forme de clip ici et le second est en écoute

La pop bruitiste de « Belinda » se distingue par sa simplicité, ses mélodies de guitares aux échos nostalgiques et un refrain aux harmonies rêveuses ; on s'y laisse transporter sur une planche de skate, les cheveux au vent, dans les vestiges du Marseille des nineties…

Podcast # 38 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

vendredi, 14 juin 2024 08:16

Brazen tient la distance…

Après près de dix-huit ans de silence trompeur, Brazen (Genève), revient avec « Distance », une épopée indie-rock ambitieuse où s’entrelacent modulations mélancoliques et harmonies vocales sur un tapis instrumental planant. Les huit titres qui composent l’album se caractérisent par une écriture raffinée, portée par un souffle épique qui fait de chaque titre un voyage à part entière. Composé, arrangé et enregistré à distance entre Londres et Genève sur près d’une décennie, l’elpee est aussi musicalement soigné que riche en rebondissements narratifs. Le soin méticuleux apporté à sa conception lui confère un caractère atemporel qui ne lui enlève rien de son intensité émotionnelle.

Distance a été enregistré par Brazen et Serge Morattel (Knut, Ventura, Impure Wilhelmina, Shora...) au Rec Studio et sort aujourd'hui, 14 juin 2024, en vinyle et sur toutes les plateformes numériques via Re-Echo Records/Irascible.

Et si vous souhaitez en savoir davantage sur la formation, visitez sa page ‘Artistes’, en cliquant sur son nom dans le cadre ‘Informations complémentaires’…

lundi, 10 juin 2024 18:28

Perfection salad (single)

Cloud Cafe est un quatuor amstellodamois dont le premier opus, « Gift horse », sortira ce 6 septembre 2024.

En 2022, il avait remporté le concours ‘Amsterdam Popprijs’, ce qui lui avait permis de signer sur le label Excelsior.

Mêlant folk noir, grunge, indie rock et shoegaze, sa musique ne recherche ni la friction, ni la brillance, mais les contrastes.

En attendant, il a publié le single « Perfection Salad », une compo amusante et pertinente qui aborde le thème du passage à l'âge adulte ainsi que des complexités de la recherche de la perfection dans un monde qui semble souvent inaccessible.

« Perfection salad » est disponible sous forme de clip

Podcast # 36 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

mardi, 04 juin 2024 17:57

Quand on prend le train en marche…

Issu de Leeds, Drahla est un groupe de post-punk dont le second elpee, « Angeltape », est paru ce 5 avril 2024. Il se produisait ce mardi 4 juin, à l’Aéronef de Lille précédé, en supporting act, de Sacrificial Chanting Mood et de Spill Gold. Malheureusement, Spill Gold a dû déclarer forfait pour raisons médicales (NDR : une rumeur signalait un accident) ; et alors que la tête d’affiche était censée se produire à 21h50, elle est montée sur les planches à 21 heures. Imaginant arriver confortablement vers 21h 20, pour ne rien rater de la headliner, le concert est déjà bien entamé lorsque nous débaquons dans la salle.

Après être passée d’un trio à un quintet, la formation semble s’être stabilisée à un quartet. Un drummer, un bassiste et deux guitaristes, dont la chanteuse et leader Luciel Brown. Enfin chanteuse, c’est un grand mot, puisque sa voix est plutôt déclamatoire, proche d’un ‘spoken word’ à la Kim Gordon. Encore que parfois, ses intonations deviennent plus maléfiques que mystérieuses. Et pourtant, l’expression sonore navigue à des années-lumière du métal. Certains médias l’ont même qualifiée d’art rock. D’autres de noisy post punk ou de no wave. En y ajoutant un peu de funk blanc, on devrait probablement être proche de la solution…

Le temps de se fondre dans l’ambiance –il n’y a qu’une centaine de spectateurs, mais enthousiastes, certains n’hésitent pas à se lancer dans le crowdsurfing– le band nous réserve son titre le plus accessible de son long playing, « Default parody ». Les riffs sont tour à tour tranchants, à l’instar de Gang of Four ou dissonants voire corrosifs comme chez Sonic Youth, mais encore semblent entrer en conversation ou alors se limitent à des arpèges minimalistes… lorsque les sonorités de sixcordes ne se mettent à tintinnabuler, dans l’esprit de Sad Lovers & Giants. Cependant, lorsque qu’elles s’élèvent dans l’éther psychédélique, on pense plutôt à The Cure (NDR : on comprend mieux pourquoi Robert Smith avait insisté pour le band soit à l’affiche du Meltdown festival, en 2018). Et comme le drummer y imprime un tempo new wave et que la ligne de basse semble calquée sur celle Simon Gallup, ce n’est plus étonnant du tout. M’enfin, en général, cette ligne de basse est aussi cotonneuse, glaciale et hypnotique que celle de Peter Hook. C’est même elle qui fédère les morceaux. 

En observant plus attentivement le batteur, Mike Ainsley –qui a enfilé un magnifique t-shirt à l’effigie de Motörhead première génération, on constate que ses interventions sont aussi amples que précises, même lorsqu’il accélère le tempo.

Les morceaux semblent quelquefois déraper dans le chaos, et pourtant, tout est soigneusement organisé. Dommage que Luciel (NDR : dont deux pinces retiennent autant de mèches de cheveux pour former un cœur sur son front) ne se soit pas servie de son saxophone, afin d’enrichir l’une ou l’autre composition, et surtout les rendre un peu moins cliniques…

Après deux titres en rappel, Drahla se retire et file directement au stand merchandising. Difficile de vous en dire plus, pour le peu que nous avons pu écouter et voir. A ce propos, le reportage photos réalisé par Ludovic Vandenweghe est disponible .

(Organisation : Aéronef, Lille)

lundi, 03 juin 2024 19:12

Something you could never have

Slow Pine est une formation originaire de Waterbury, dans le Connecticut, dont la musique navigue quelque part entre noisy et shoegaze

Sur son premier Ep 5 titres, « Something You Could Never Have », la formation a inclus ses deux premiers singles. Mais le plus curieux procède du titre d’un de ses deux singles, « Lament for Clara Barton ».

Clara Barton, née le 25 décembre 1821 à Oxford (Massachusetts) et morte le 12 avril 1912 à Glen Echo (Maryland) était une enseignante, infirmière et humanitaire américaine, connue pour avoir été la fondatrice de la Croix-Rouge américaine.

On imagine donc que la compo s’inspire de sa vie ou évoque des émotions liées à son héritage.

« Lament for Clara Barton » est en écoute

Podcast # 35 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

lundi, 03 juin 2024 19:35

Escape

Le laavu est la tente traditionnelle utilisée par les Samis pour suivre leurs troupeaux de rennes. Mais c’est aussi un groupe de shoegaze russe, issu de Saint-Petersbourg, très exactement. Il puise essentiellement ses influences chez My Bloody Valentine, Lush et Slowdive. A l’instar de ses références, la formation propose, tout au long de son premier elpee, « Escape », des mélodies mélancoliques et rêveuses enrobées de guitares tantôt légères, tantôt crépitantes, et soulignées de voix éthérées.

Issu de cet album, « Solar wave » est disponible sous forme de clip ici

Podcast # 35 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

dimanche, 02 juin 2024 17:16

L’ostréiculture de Quivers…

La formation australienne Quivers sortira son troisième long playing, « Oyster cuts », ce 9 août 2024.

Ses deux premier elpees ont été salués par les musicos de R.E.M. ! Faut dire que sa jangle pop rêveuse et délavée par le soleil est parfois susceptible de rappeler le band d’Athens. Encore que les chroniques des webzines lui attribuent des tas de références qui vont de Go-Betweens aux Pretenders, en passant par les Smiths, Durutti Column, Galaxie 500 et même Echo & The Bunnymen. Chacun en retiendra ce qu’il veut.

En attendant la sortie de l’elpee, Quivers nous en propose un single, « Apparition ». A propos de ce titre, le groupe s’explique :

‘La chanson parle d’essayer d’aller de l’avant, même en emmenant vos fantômes avec vous, une prise de conscience que même le chagrin a de l’humour en lui. C’est aussi un engagement envers l’amitié quand on joue dans un groupe, et l’idée que les chansons vont dissiper la fumée pour parfois nous maintenir ensemble…’

Le clip d’« Apparition » est disponible ici

Podcast 35 de l’émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous).

Si le rock indé est à nouveau en pleine effervescence depuis le début du siècle, il le doit en grande partie aux mouvements shoegaze et dream pop, courants qui semblent attirer une toute nouvelle génération de disciples. Et pour cause, les concerts des formations du style, de première génération (les 90’s) et celles de la seconde (depuis + ou - 2015), séduisent un public de plus en plus jeune. Ainsi, ce dimanche 26 mai, pour applaudir Slowdive, il est carrément intergénérationnel, réunissant pré-ados, leurs parents et parfois même leurs grands-parents. Impressionnant ! Et ce soir, il y a du peuple dans la salle. Il y a même du monde au balcon !

Fondé en 1989, le groupe britannique s’est reformé en 2015 et a gravé depuis, deux elpees, un éponyme en 2017 et « Everything is alive », l’an dernier. Ce dernier davantage infusé d’électronique. De quoi inquiéter les plus anciens aficionados qui craignaient l’évaporation de l’instrumentation organique, sur les planches. Ce ne sera pas le cas…

Bonne nouvelle, le supporting act est assuré par Pale Blue Eyes, un trio drivé par un couple ; en l’occurrence le chanteur/compositeur/guitariste Matthew Board et la drummeuse, Lucy ; le line up impliquant également le bassiste Aubrey Simpson, et en tournée, le claviériste/guitariste John Gooding. Deux long playings à l’actif du band : « Souvenirs », en 2022, et « This house », l’année suivante. Des œuvres plutôt douloureuses, dont les textes traitent du chagrin à la suite de la perte d’êtres chers.

Et pourtant, sur scène, les musicos respirent la joie de vivre. Physiquement et vocalement Matthew me fait un peu penser à Martin Phillipps des Chills.  

Le set s’ouvre par « Take me over », un morceau dont l’explosion d’énergie est déjà bien maitrisée. Le son est d’excellent facture et les balances impeccables. La dextérité d’Aubrey sur ses cordes de basse, qu’il palpe de ses doigts, est spectaculaire. Les compos se distinguent par de bonnes accroches mélodiques. Si au début de « Sister », long titre qui clôt la prestation, le spectre de New Order se met à planer, progressivement l’expression sonore se transforme en transe psychédélique réminiscente de Spiritualized. Franchement, on assiste rarement à des premières parties de ce calibre… (Lien page Artistes Pale Blue Eyes)

(Photos Ludovic Vandeweghe ici)

Setlist :

Takes Me Over, TV Flicker, Spaces, Dr Pong, Motionless, Our History, Chelsea, Sister

Une bande préenregistrée diffuse le « Deep Blues Day » de Brian Eno pendant que les musiciens s’installent. Coiffé d’une casquette de base-ball, le chanteur/guitariste Neil Halstead s’installe à l’extrême droite, et l’autre sixcordiste, Christian Savill, à l’extrême gauche. Vêtue d’une robe noire légèrement bouffante dans le bas, la chanteuse Rachel Goswell se plante devant un clavier. On dirait Alice au pays des merveilles à l’âge adulte. Mais souriante, elle a conservé son visage d’enfant. De temps à autre, elle empoigne une guitare flambant neuve de couleur… noire, donc assortie à sa tenue. Et tout a long du spectacle, comme bercée par la musique, elle se balance nonchalamment…

Le concert s’ouvre par « Shanty », le premier morceau du nouvel elpee, « Everything Is Alive ». La lente impulsion électronique se répand un peu comme chez New Order, puis des vagues de sonorités de guitares commence à prendre leur envol, un envol qui se reproduit sur « Star roving » et le panoramique « Catch the breeze ».

Plus atmosphérique, « Skin in the game » nous plonge dans une certaine forme de léthargie. Certains spectateurs ferment les yeux et leurs esprits embrumés se mettent à planer.   

« Crazy for You » s’ébroue au sein d’un même climat. Les guitares entrent en dialogue, et enfin de parcours le morceau prend une nouvelle envolée.

Cosmique, « Souvlaki Space Station » nous propulse au cœur d’un univers floydien, alors que traversés de fumée, les faisceaux lumineux ressemblent à des colonnes de marbre blanc. Et lorsque les lumières stroboscopiques se déclenchent, les mouvements des musicos se décomposent…

Les oscillations de grattes chatoyantes propagées tout au long de « Sugar for the Pill » reflètent les impressions mélancoliques d’un Durutti Column. « Kisses » réverbère des échos empruntés au « Disintegration » de The Cure.

Plus noisy, « When the Sun Hits » alterne moments paisibles et bien percutants. Et le concert s’achève par « 40 days », une remarquable compo aux sonorités de guitares brimbalantes.

Pour le premier titre du rappel, « Chained to a cloud », le bassiste est passé aux claviers. On entre alors dans une ambiance ‘cathédralesque’.

A remarquer que tout au long du concert, Nick Chaplin n’arrête pas de déambuler sur l’estrade, à contrario des autres musiciens, plutôt stoïques ; et quand il se sert de la basse, il la tient à hauteur des genoux, un peu à la manière de Paul Simonon, chez The Clash.

On épinglera encore les échanges de voix entre Rachel, plus éthérée et fluette, et celle de Neil, bien timbrée, même si le volume sonore élevé ne permettait pas toujours de bien saisir ces nuances.

Si la setlist a alterné ancien et nouveau répertoire, le set s’achève par la reprise du « Goden hair » de Syd Barrett. Une forme d’hommage rendu à un artiste que les membres de Slowdive ont toujours admiré. Une version remarquable, respectueuse de la mélodie originale, mais qui sous un format shoegaze sert de lancement à un final tonifié par les percus alors tribales de Simon Scott ; et bien sûr, que l’intensité électrique sublime…

Les musiciens remercient la foule, pendant que les baffles crachent un nouveau titre de Brian Eno, « An Ending (Ascent) ».

En quittant la salle, la foule semblait particulièrement sereine, comme si comblée, elle venait de participer à une séance de méditation transcendantale…  

(Photos Ludovic Vandenweghe )

Setlist :

Deep Blue Day (Brian Eno song), Shanty, Star Roving, Catch the Breeze, Skin in the game, Crazy for You, Souvlaki Space Station, Sugar for the Pill, Slomo, Kisses, Alison, When the Sun Hits, 40 Days

Rappel :

Chained to a cloud, Dagger, Golden Hair (Syd Barrett cover), Song played from tape : An Ending (Ascent) (Brian Eno song)

(Organisation : Aéronef Lille)

 

 

 

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