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Bernard Dagnies

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mardi, 19 novembre 2024 17:13

Le nouveau credo de Mister H.

Mister H. & minimalist(e), c’est le nouveau projet de Sylvain Hennin qui a déjà bien bourlingué depuis le début des nineties.

Il a ainsi rejoint Land Of Passion en 1991, comme claviériste, qu’il a quitté en 1996 (discographie ici), une formation de rock gothique qui s’est produite en Allemagne, au Portugal, en Suisse, en France, en Pologne et aux Pays-Bas. Notamment.

Il a fondé Tales From The Trees en 1996, avec la chanteuse Valérie Cantin, aventure qui s’est achevée en 1998, laissant pour héritage, un cédé autoproduit et une participation a de nombreuses compilations (voir )

Au sein de ce band, il assurait la composition et la basse.

Il assure le même rôle chez Mayak, de 1999 à 2001, mais également le chant. 

Il a accordé des concerts performances pour un projet baptisé ‘Les rejetons de DD5 & DD6’, devenu alors simplement Mister H, mais plus de prestations impliquant des vocaux, jusqu’en 2023, lorsqu’il apporté sa collaboration à l'artiste plasticien ‘inSOlo’ (https://insolo.fr/ ) en compagnie duquel il a publié « Face Cachée » (disponible sur Bandcamp, là)

Depuis janvier il s‘est remis à la compo sous le pseudo Mister H. & minimalist(e).

Mister H. a toujours été son pseudonyme pour la musique et il y a ajouté ‘minimaliste’, car elle est minimaliste. Electro aussi.

Et un album, de nouveau autoproduit, est paru début novembre, « Question de foi ».

Mister H. & minimalist(e) se produira en concert le 14 décembre au Petit Troquet à Fargnies (F.), le 8 janvier au café le Bidule à Lille (F.), en février à Nantes, 14 mars au Rat Perché à Arras (F.) et enfin le 18 avril au Plateau à Tourcoinq (F.) ...

 

Après avoir sorti son troisième elpee, « Reason enough », ce 27 septembre 2024, Crows est donc reparti en tournée. Un périple qui passait par l’Aéronef de Lille, ce mercredi 13 novembre. Il s’était produit au même endroit, en février 2023, après avoir gravé son second essai, « Beware believers », en mars 2022. Et le show avait déjà été convaincant

Dans l’univers du rock indé, « Reason enough » devrait figurer parmi les albums de l’année. C’est, en tout cas, une certitude pour l’équipe d’Inaudible

Mais il est toujours intéressant d’assister au concert d’un groupe quand il vient défendre de nouvelles compositions. D’autant plus que Crows a passé des années à perfectionner son art, se forgeant une réputation pour que son expression sonore devienne à la fois brute, électrique et atmosphérique.

Une constante : un concert de Crows dure 60 minutes, parce que les musicos estiment que c’est suffisant.

En arrière-plan, on remarque la présence du logo du groupe. Et puis, le podium du club a été relooké ; ce qui permet d’offrir une meilleure visibilité à l’auditoire, mais aussi, en rehaussant le plafond de cette scène, de rendre le light show plus efficace.

A 21 heures, après la diffusion d’une bande sonore, Crows grimpe sur l’estrade et attaque « Room 156 ». James Cox dispose de deux micros, dont un astatique et joue régulièrement avec les supports de ces microphones. Le grognement de la basse d'Amarasinghe se révèle déjà ténébreux.

Dès le viscéral « Bored », James Cox descend dans la foule, micro en main, brisant ainsi le fossé traditionnel qui sépare l’artiste du public.

Un exercice qu’il réitèrera pendant « Healing ». Il est toujours dans la fosse au début de « Demeanour », mais finit par remonter sur les planches au milieu de cette compo imprimée sur un tempo à la Ramones et caractérisée par ses riffs de sixcordes hypnotiques.

Après l’échevelé « Wednesday’s Child », « Land of the rose », imprimé dans sa première partie sur un rythme new wave, prend un virage ouvertement politique. Il décrit le combat intérieur de James entre l’amour et la haine à l’égard de son pays détruit par les ceux qui le dirigent. Il se sert alors de nouveau des deux micros pour entonner ‘Goodbye, Goodbye, Goodbye to the Land of the Rose’

Tout a long de l’introspectif « Vision of me », un morceau qui fusionne les lignes de guitare sombres et anguleuses ainsi que les rythmes lourds du post-punk avec une sensibilité moderne, le spectre de Ian Curtis se met à planer.

Evoluant sur un tempo tribal, « Slowly Separate » est écorché par les stridulations féroces de la guitare. La batterie de Sam Lister et la basse de Jith Amarasinghe - il assure quand même et régulièrement les backing vocals - cognent avec une force viscérale, amplifiant l’énergie libérée et créant une atmosphère électrique alors que la voix de Cox s’élève au-dessus de l’ensemble.

Avant que le band n’entame « Every day of every year », Cox enlève sa veste. Après l’hymnique « Silhouettes », « Living on my knees » monte progressivement en crescendo. Le refrain est construit sur un chant répétitif. Un couplet est récité en spoken word et James se sert alors et encore, mais alternativement, de ses deux microphones ; mais soudain, tel un coup de feu, la guitare électrique retentit. Un audacieux se lance alors dans un crowdsurfing. La foule est de plus en remuante et notamment durant le punkysant « Closer still », « Garden of England » et le décapant « The Itch »

Le set s’achève par le mélodieux « Is it better ? », au cours duquel Cox pose une question existentielle : ‘Vaut-il mieux aimer et vivre dans la peur de la douleur ?’, alors qu’un téméraire risque l’exercice du stagediving.

La performance de la soirée a clairement confirmé que Crows n’est pas seulement un groupe de studio, mais qu’il est également taillé pour le ‘live’, où sa musique prend vraiment une dimension viscérale et conflictuelle. Ce qui en fait l’une des formations les plus excitantes de la scène post-punk contemporaine.

Photos Ludovic Vandenweghe ici

Setlist

Room 156
Bored
Demeanour
Wednesday’s child
Land of the rose
Vision of me
Slowly separate
Every day of every year
Silhouettes
Living on my knees
Healing
Closer Stll
Garden of England
The itch
Is it better ?

(Organisation : Aéronef Lille)

 

dadson, duo de ‘dirty rock’ en circuit court. Tim Waelkens, 19 ans, le ‘son’ du duo, batterie et compos. Olivier Waelkens, le ‘dad’, guitares/chant et compos.

Un premier Ep est prévu pour le printemps 2025. Les sessions se sont déroulées sous la houlette de l'ingé-son Séraphin Hoang qui arrive à capter le son tel qu'il est : brut, basique, massif et sans artifices ! Le duo paternel/fiston a partagé un premier single/vidéo, extrait de cet Ep, « Carcass bar », et il est disponible

 

dimanche, 13 octobre 2024 18:39

The first exit

Formation rotterdamoise, Tramhaus a emprunté son patronyme à un magasin de pitas sis dans cette ville portuaire.

Le quintet vient de sortir son premier album, « The first exit ». Un titre de circonstance !

Post punk, sa musique est caractérisée par un drumming serré, des changements vocaux intrigants et de nombreuses variations de rythme, mais également par la symbiose entre les deux guitares. Toutes deux se répondent constamment et puis anticipent de manière inattendue.

Frénétique, « The Cause » ouvre l’elpee. Un jeu de questions-réponses s’instaure entre le chanteur Lukas Jansen et la guitariste Nadya van Osnabrugge,

Imprimé sur un tempo saccadé, « A Necessity » reflète les états d’âme, tour à tour enragés ou stylés, des guitares

Mélancoliques, « Once Again » et « Beech » abordent les thématiques de l’identité, l’isolement et la quête de sens dans un monde qui semble souvent hostile.

Subtilement surf mais plus cold, « Once again » libère une énergie implacable, menaçante, chargée d’émotion brute, réminiscente des prestations ‘live’ du band.

L’opus s’achève par « Past Me », une chanson qui traite du combat intérieur pour ne pas perdre la raison.

Tout au long de l’elpee, le chanteur alterne cris primaux caustiques et phrasé déclamatoire. Dans le premier cas, on a l’impression qu’il tente de rugir comme Frank Black (Pixies), mais il ne parvient qu’à s’égosiller, à l’instar de Brian Johnson chez AC/DC. Dommage, car lorsqu’il déclame à la manière de James Smith (Yard Act) voire de feu Mark E. Smith (The Fall), sa voix passe parfaitement la rampe.

Podcast # 53 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

vendredi, 04 octobre 2024 19:03

Unholy Waters (single)

Fondé en 2023, SoftSun est un trio réunissant le guitariste Gary Arce (Yawning Man, Fatso Jetson), la chanteuse/bassiste Pia Isaksen (Pia Isa) et le drummer Dan Joeright (Earth Moon Earth).

Pia a grandi en Norvège, alors que Gary Arce et Dan sont établis dans le désert de Mojave, en Californie du Sud.

Son premier opus, « Daylight in the Dark », sort ce 8 novembre. Et le single qui le précède, « Unholy Waters », donne une petite idée du style pratiqué, qui navigue quelque part entre dronegaze et post-rock. La ‘lyric’ vidéo est disponible ici

Leurs environnements influent manifestement sur leur musique. Ainsi, les sonorités cinématiques et oniriques de la guitare d'Arce accentuent le contraste entre la lourdeur de la musique et son profil mélodique, d’autant plus que c’est la basse qui balise l’ensemble. Enfin, éthérée, la voix de Pia lévite un peu à la manière d’Elizabeth Frazer, chez Cocteau Twins.

Softsun : « Unholy waters » …

Podcast # 52 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

vendredi, 04 octobre 2024 18:56

Two flies in one clap

D’après les articles récoltés sur le net, la Campine serait devenue fertile en groupes de garage/rock. Itches en est un nouvel exemple. Un trio drivé par Philippe Peeters. Il a composé et enregistré ses démos pendant la pandémie. Chanteur/guitariste, il s’est servi de sa guitare pour reproduire la ligne de basse en l’accordant plus bas…

Et pour la batterie, il a martelé un seau avec un tournevis.

A l’issue du confinement, il s’est adjoint deux musicos : un bassiste et un drummer. « Two flies in one clap » constitue le premier elpee du trio et tuer deux mouches en un clappement de mains, c’est tout à fait possible. Une condition, c’est qu’elles soient proches.

La musique d’Itches pourrait facilement naître du fruit d’un cocktail entre rock, garage, surf, punk primal, lo-fi et pop sixties.

Dans certains refrains, il y a des ‘ooh-ooh’, dans d’autres des ‘lalalala’, un peu comme à l’époque des Faces et des Kinks.

Enfin si certaines paroles caricaturales sont susceptibles de rappeler les Ramones, les références sont plutôt à chercher du côté de Ty Segall, des Black Lips, de Jay Retard et de Jacuzzi Boys

Enfin, caractérisé par ses chœurs paradoxalement drôles et effrayants à la fois, « Level 25 » constitue probablement le morceau le plus pop de l’opus. Il est en écoute ici

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mardi, 24 septembre 2024 18:22

Des bottes en cuir noir pour Pleasing…

Le trio luxembourgeois Pleasing vient de publier « Black leather boots », troisième single extrait de son nouvel Ep à paraitre cet automne sur le label Two Steps Twice.

En essayant de naviguer à travers la dépression et de trouver un sens à une existence visiblement dénuée de sens, Patrick Miranda a trouvé une forme de soulagement en s'exprimant à travers Pleasing qu’il fonde en 2018 avec Xavier Hofmann et Sacha Ewen.

Après avoir sorti les singles « Bleak » et « There's something wrong with everybody » plus tôt cette année, Pleasing est donc de retour. « Black leather boots » plonge dans l'expérience brute et profondément personnelle de vivre avec un traumatisme non résolu, en particulier celui des effets persistants d'une relation trouble. Pleasing se produira au festival SWN à Cardiff cet automne.

« Black leather boots » est écoute ici

 

 

dimanche, 15 septembre 2024 18:59

Des grenades pour Tess Parks…

Née au Canada, mais établie à Londres Tess Parks sortira son cinquième elpee et le second en solo, « Pomegranate », ce 25 octobre. En fait elle en a gravé un en compagnie de Black Market Karma, et deux d’Anton Newcombe de Brian Jonestown Massacre. Ils sont d’ailleurs très amis. Et le Brian Jonestown Massacre constitue une référence pour Tess. Parmi ses influences, elle reconnait également Elliott Smith et les Dandy Warhols. On pourrait y ajouter Mazzy Star.

Tess décrit ses chansons comme des ‘drones alternatifs lo-fi qui baignent dans une ambiance hypnotique’.

En attendant la sortie de cet album, elle a partagé deux singles. Tout d’abord « Koalas », un morceau de psych-folk magnifiquement brumeux et lent, la voix enfumée de Parks flottant sur des guitares acoustiques et des accords de pianos légers, alors que des sifflements envoûtants sont dispensés par Molly Lewis. Ensuite « Crown Shy here »

Parks a déclaré au sujet de « Crown Shy here », dans un communiqué de presse : ‘Cette chanson est ma gratitude envers ma famille – et ma sœur en particulier – pour avoir été la principale raison de ma sobriété à cause de l’alcool, et le bonheur que j’ai ressenti en renouant avec elle après quelques années de dicorde. Dans un sens plus large, cependant, il est important de se rappeler que tout le monde dans le monde est lié. Nous sommes tous de la famille. Nous pouvons tous être dans la même équipe. Lorsque nous réalisons nos points communs au lieu de nos différences, lorsque nous réalisons et assumons notre part dans chaque situation et comprenons que nous sommes cocréateurs de nos réalités, nos mondes peuvent vraiment changer et cela ressemblera à un miracle.’

« Koalas » et « Crown Shy here » sont disponibles sous forme de clips, ici et

Podcast # 47 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

mercredi, 04 septembre 2024 17:33

The Gambler (single)

Il existe deux groupes qui répondent au patronyme A Forest Mighty Black. Une situation qui est quand même étonnante, vu la complexité du nom. Le plus ancien est allemand et a été fondé à Fribourg, début des nineties. Sa musique baigne dans une forme de musique électronique aux accents trip hop, funk soul, jazz et world.

Le second est italien, et nous vient de Vincence, dans le nord de l’Italie. Il est né 2013. Un quintet dont l’expression sonore lorgne plutôt vers le stoner rock et le grunge, tout en véhiculant des accents psychédéliques.

Et pourtant, le single, « The gambler », qui annonce la sortie d’un second elpee, intitulé « The hedonist », prévue pour ce 6 septembre, ne manque pas de charme, dans un style qui marche allègrement sur les traces d’un Pearl Jam voire d’un Screaming Trees. D’ailleurs, la voix du chanteur, Costin Emilian Bursuc, est très susceptible de rappeler celle feu de Mark Lanegan.

La ‘lyric’ vidéo de « The gambler » est disponible ici.

Podcast # 48 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

mercredi, 04 septembre 2024 10:44

La douce fantaisie de Spell Trouble…

Maximilan Seifert, aka Spell Trouble, est un musicien établi à Berlin. Son nouveau titre, « Soft Fantasy », constitue le deuxième d'une série de morceaux qui seront publiés cette année sur le label suisse Irascible Music.

Sur « Soft Fantasy », il ne s'agit pas, (comme lors de sa première sortie « Thorn Armor »), de fuir ses propres émotions. Ici, les audit.e.rices sont les spectateurs d'une séquence de la vie de deux rêveurs qui doivent se sacrifier à la réalité éreintante du quotidien.

Maximilian Seifert a grandi dans l'est de l'Allemagne, au sein de la scène alternative de la fin des années 2000, avant de déménager quelques années plus tard dans la métropole de la musique électronique, Berlin. Sous le patronyme Spell Trouble, il compose aujourd'hui des chansons inspirées par son amour pour les guitares saturées, les sons synthétiques new wave de la fin des 70’s et du début des 80 ‘s ainsi que les boîtes à rythmes de cette même époque. Finalement, c’est son amour pour l'imperfection qui a créé son identité sonore…

« Soft fantasy » est en écoute ici

 

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