L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

La vérité selon RORI

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Bernard Dagnies

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jeudi, 22 février 2024 17:57

Kelley Stoltz mis au parfum…

Entre ses projets musicaux, ses 50 ans passés et sa première paternité, Kelley Stoltz, légende de la psychopop de San Francisco, a passé les deux dernières années à écrire et enregistrer son 18ème album, « La Fleur ». Sa collection de 12 chansons sortira le 7 juin 2024.

Dans « La Fleur », Stoltz joue à nouveau presque tous les instruments de l'album, bien qu'une nouvelle amitié avec le gourou de la pop Jason Falkner l'ait amené à apparaître sur deux chansons, « Hide In A Song » et « Make Believer », respectivement. Il y a les confections pop rock des années 60 et 80 que Stoltz privilégie, avec un nouvel accent mis sur les voix de face et une production peut-être un peu plus brillante. Le blues de l'ère pandémique, la politique et la paternité sont les pierres angulaires des paroles de l'album.

Au cours des années 2010, Kelley a joué comme sideman auprès de Rodriguez et Echo & the Bunnymen. À l'aube des années 2020, il a été invité à faire la première partie de la grande tournée de retrouvailles de Pavement. On l'a également entendu jouer de la batterie en direct avec Robyn Hitchcock et ajouter du sitar aux deux derniers albums du Londonien. En tant que producteur, il a mis en forme le nouvel opus de Brigid Dawson, ex-Ohsees.

En attendant il nous propose le single, « Reni’s Car », sous forme de clip ; et il est à voir et écouter

 

 

jeudi, 22 février 2024 17:57

Pas de bol pour april june…

L’environnement sonore envoûtant de l’artiste madrilène april june oscille entre la nuit, la densité et les lueurs d’un crépuscule éternel. Ses chansons suivent des voies mélodiques avec des chants pensifs, des nuances sombres et une fascination pour la nostalgie alimentée par la culture pop des années 80 et 90. La musique capture la vague d’émotions propres aux jeunes adultes en entraînant l’auditeur dans une exploration narrative de l’amour, de la passion, du désir, de l’intimité et de ses nombreuses facettes compliquées. Avec une forte connexion émotionnelle, la collection de morceaux d'april june permet à ses auditeurs d'échapper aux limites de la réalité et de trouver leur propre chemin vers la découverte de soi.

april june annonce la sortie de son second Ep « Baby's out of luck again » le 2 août 2024. En attendant, le morceau-titre est paru sous forme de single, et il est disponible en clip ici

Réalisé par Marco Braia, il peint une toile musicale enchantée qui rappelle les paysages cinématographiques des années 70. Inspiré par les guitares acoustiques arpégées de Stevie Nicks dans « Blue Denim » et par la nostalgie de Lana Del Rey dans « Blue Banisters », le titre fait écho à la mélancolie réfléchie que l'on retrouve dans les films d'Eric Roemer tels que ‘My Night At Maud's’ (1969) et ‘Le Beau Mariage’ (1982). Célébrée pour ses paysages sonores romantiques et nostalgiques, april june tisse des mélodies réfléchies mêlant magnifiquement glamour vintage et sentiments contemporains, offrant un aperçu sincère de temps révolu…

 

jeudi, 22 février 2024 17:56

PURRS prend congé du chien noir…

Il serait revenu le temps d'une Angleterre ‘thatchérienne’ dans laquelle la jeunesse disait non au futur. PURRS traduit le retour de ce passé gris à travers ses influences post punk et remet au goût du jour les questionnements d’une génération qui se répètent au fil du temps.

Inspiré par un réel qui devient parfois insupportable, le groupe trouve une stabilité en évoquant sa capacité à y faire face et réussir par moments à s’en extraire.

Le quatuor trouve ainsi son équilibre en ne dissimulant pas les angoisses de son expérience, personnelle ou proche, et rassemble les pièces d’un environnement troublé pour nous laisser entrevoir d’autres perspectives.

En faisant converger une urgence artistique singulière puisée dans la Grande Bretagne des années 80 et le constat actuel d'un avenir sombre, PURRS orchestre un présent amer mais qui ne refuse pas l’espoir.

Son album « Goodbye black dog » paraît ce 23 février.

Issu de cet elpee, « To be enjoyed » est disponible sous forme de clip, ici

En concert

22/02/24 Cold Crash - Nantes

15/03/24 Le Trokson - Lyon

29/03/24 La Nef en support de Not Scientist et Death Valley Girls - Angoulême

30/03/24 Le Magnéto - Bayonne

24/05 Le Barailleur - Vannes

25/05 Brasserie Distoufer - Guingamp

30/05 Des Lendemains qui Chantent - Tulle

19/07 Festival Mariposa - Angoulême

27/07 Festival de la Mer - Landunvez

 

jeudi, 22 février 2024 17:55

Les situations liminaires de Watertank…

Watertank publiera « Liminal Status » le 5 avril prochain. Un quatrième album qui se plaît autant à mélanger des influences post-hardcore, rock alternatif et shoegaze qu'à explorer des territoires sonores plus proches de la pop. Nul doute, l'univers du quatuor nantais est fortement ancré dans l'énergie des 90's. Et il suffira de jeter une oreille à « Cut Gum », le premier extrait de ce disque à venir, pour s'en persuader. Il est d’ailleurs à voir et écouter ici

Morceau power pop à la Superchunk, « Cut Gum » véhicule un texte qui évoque l'ambivalence entre le besoin de contrôle et de lâcher prise."

Revendiquant des influences comme Failure, Quicksand ou Nothing, Watertank trace sa route depuis le début des années 2000. En perpétuelle mutation, le quatuor repousse ses limites et explore de nouvelles voies sonores à chacune de ses sorties. « Liminal Status », est un elpee plus politique, moins tourné vers la science-fiction, qui explore les ‘situations liminaires’, ces lieux familiers dépourvus de toute présence humaine.

jeudi, 22 février 2024 17:54

Les mots d’ANNA

ANNA se faisait discret depuis la sortie en 2022 de son dernier disque "Guilt". En 2024, le groupe revient avec un nouveau single clippé.

Avec Martin Vidy toujours aux manettes de la composition et de la vidéo, "Words" s'habille de glitchs et autres bitcrushers venant donner une couleur plus sèche et abrasive à la pop arty d'ANNA. Le parti pris est radical, et rappelle les premiers amours lo-fi du groupe. Le morceau navigue entre des accents psychédéliques et un emballage synthétique déroutant.

Tout en en maîtrisant impeccablement sa grammaire, ANNA continue ici son exigeante entreprise consistant à détruire la pop de l'intérieur.

Le clip consacré à "Words" est disponible ici

 

mercredi, 14 février 2024 22:17

Letter to self

Pour enregistrer son premier elpee, Sprints a reçu le concours de Daniel Fox (Gilla Band), à la mise en forme. Pas étonnant, puisque le quatuor est issu de Dublin. Encore que la chanteuse, guitariste et compositrice, Karla Chubb, a passé une partie de sa petite enfance en Allemagne. Certaines paroles du titre qui ouvre l’elpee, « Ticking », sont d’ailleurs interprétées dans la langue de Goethe. Et cette langue gutturale colle parfaitement au morceau. En outre, au cours de cet opus, on parfois l’impression qu’elle emprunte certaines intonations à Nena. Musicalement, Sprints évolue dans un tout autre registre. Quelque part entre post/punk et rock garage, l’expression sonore se révèle abrasive, viscérale, percutante et bien électrique, notamment dans l’esprit du « Surfer Rosa » des Pixies, alors que Karla se sert de sa voix comme exutoire pour libérer ses émotions. Des émotions qui traduisent une certaine forme de vulnérabilité et oscillent de la colère à la tristesse, en passant par la passion et la douleur. Ses griefs ? Sa vindicte ? La religion et la sexualité. Sur son tout premier single, « The cheek », elle avait ainsi dénoncé les réactions misogynes dont elle a été victime face à sa bissexualité. Et « Cathedral », qui figure sur ce long playing, évoque la culpabilisation inhérente à son éducation catholique.

Si certains morceaux montent progressivement en intensité, d’autres alternent moments calmes et explosions frénétiques. A l’instar du sombre « Shadow of a doubt », qui se distingue également par des interventions de guitare tintinnabulantes. Ou encore de « Up and comer », au cours duquel la langueur est quand même chargée de rage… Quant à « A Wreck (A mess) » il est modulé suivant le flux et le reflux du rythme. 

Plus élaboré, « Shaking their hands » se signale par un bel équilibre entre voix et contre-voix. Incantatoire, « Can’t get enough of it » nous replonge dans l’univers du « Dry » de PJ Harvey. L’opus recèle une version plus calme du single « Literary mind ». Enfin, le long playing s’achève par le très vindicatif titre maître.

Un bien bel album, mais à ne pas mettre entre toutes les oreilles.

mercredi, 14 février 2024 22:15

Abstract Concrete

Abstract Concrete, c’est le nouveau projet de Charles Hayward, un vétéran (NDR : il est né en 1951 !) de la scène expérimentale britannique. C’est un des membres fondateurs de This Heat et Camberwell Now. Il a joué en compagnie de Phil Manzanera, chez Quiet Sun Project, a transité brièvement par Gong et collaboré avec Bill Laswell et Fred Frith. Notamment.

Le line up de la formation implique également la violoniste française Agathe Max, le guitariste italien Roberto Sassi et enfin Otto Wilberg qui se consacre à la basse et à la double basse et Yoni Silver, qui a troqué sa clarinette contre des claviers. Tous des musicos dont le cv est long comme un bras.

Découpé en 6 plages, le nouvel opus d’Abstract Concrete est éponyme. Mais une des plages, « The day the earth stood still » s’étale sur 15 minutes. Une compo, vous vous en doutez, élaborée, mais aussi épique, construite comme dans la prog, entre périodes élégiaques, progressions en intensité et explosions furieuses, paradoxalement plus proches du punk que de la fibre progressive.

Autre titre aussi complexe, « Ventriloquist/Dummy » mêle jazz métropolitain, prog/rock hypnotique, folk et disco.

Si « Sad bogbrush » emprunte le rythme de la bossa nova, ce morceau s’achève dans la distorsion.

Les deux premières plages sont probablement les plus intéressantes. A cause du mariage de la voix de Charles et du violon d’Agathe qui rappellent Blaine L. Reininger. Tant le chant que les intervenions à l‘archet. Parfois, on même l’impression de replonger dans le climat du Tuxedomoon de « Desire ».

Enfin, l’elpee s’achève par le filmique « Tomorrow’s world ».

mercredi, 14 février 2024 22:14

What an enormous room

TORRES, c’est le pseudo de la chanteuse/guitariste/compositrice Mackenzie Scott. Pour enregistrer son sixième elpee, elle a reçu le concours (entre autres) de son amie, Sarah Jaffe, une auteure-compositrice-interprète texane qui a notamment bossé en compagnie d’Eminem. Elle s’est surtout chargée des parties de basse et de batterie. Mais aussi de la coproduction qu’elle partage avec Mackenzie. Et c’est probablement ici que le bât blesse, car si la plupart des compos tiennent la route, elles sont peut-être un peu trop sophistiquées. Ce qui nuit à l’abrasivité et au mordant des riffs de guitare.

Parmi les titres les plus percutants, on épinglera, quand même, « Life as we don’t know it » et ses accords de gratte dentelés, l’excellent « Wake to flowers » et sa ligne de basse menaçante, le sombre « Artificial limts » et sa sixcordes grondante.

En ouverture de l’elpee, « Happy man’s shoes » est caressé par une intervention d’orgue ouaté (Argent ?). Et en finale, riche en synthés, « Songbird forever » est tapissé de chants d’oiseaux. Si en ouverture de « Jerk into joy », l’artiste a recours au spoken word, sa voix est particulièrement proche de celle de St Vincent sur « Forever home ».

mercredi, 14 février 2024 22:12

Saviors

Pour enregistre « Saviors », son quatorzième elpee, Green Day a enregistré le retour de Rob Cavallo, à la production. Et hormis sur deux morceaux plus pop (« Corvette summer » et « Susie Chapstick »), Green Day a fait du Green Day, ce qui n’est, sans doute, pas pour déplaire aux nombreux aficionados du groupe.

Des chansons hymniques de 3 minutes (NDR : seul le titre final, « Fancy Sauce » dépasse d’un fifrelin les 4’), découpées dans des riffs de guitare cinglants et imprimées sur un tempo enlevé que chante Joe Armstrong de sa voix si caractéristique. Il y déverse des textes sociaux caustiques qui ciblent notamment, Donald Trump, les partisans de la conspiration électorale aux Etats-Unis, les fusillades de masse, la brutalité policière, la toxicomanie, Elon Musk, les influenceurs, etc.

Un hit potentiel : « Bobby sox », une compo qui aurait pu figurer au répertoire de Weezer…

mercredi, 14 février 2024 22:09

The universe is black

« The universe is black » constitue le second LP de ce duo bâlois réunissant la chanteuse/violoncelliste/compositrice Larissa Rapold et le guitariste/producteur Giovanni Vicari. Il fait suite à « Blood », paru en octobre 2021, un essai davantage électronique, mais sous une forme trip hop.

S’il a conservé des accents trip hop (« Something »), ce nouvel elpee navigue plutôt à la croisée des chemins du pop/folk, du shoegaze et du post punk. Même si le tourmenté et atmosphérique « Mother » nous entraîne aux confins de l’univers d’une Björk. Ou encore « Dreams », subtilement coloré de tonalités sud-américaines. Ce qui peut aisément se comprendre, quand on sait que Larissa est d’origine brésilienne. De cet album, on épinglera encore l’acoustique et expérimental « In a gentle way », mais surtout l’excellent « There is no thing ». A cause de ses changements fréquents de tempo, et puis de son aisance à traverser les frontières entre shoegaze, noisy et post punk.

Quant aux textes, ils explorent les différentes relations qui existent avec soi-même, les autres et la société. 

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