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Hooverphonic
Epica - 18/01/2026
Bernard Dagnies

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Ce dimanche 3 décembre, l’Aéronef accueille RVG et Egyptian Blue, dont le premier elpee, « A living commodity », est paru ce 27 octobre 2023. Un excellent opus qui devrait figurer dans les Tops de l’année 2023.   

Issu de Colchester, mais depuis établi à Brighton, Egyptian Blue s’est formé en 2013, mais il n’a finalement opté pour ce patronyme qu’en 2015, après avoir sévi sous les noms de Warsaw et Kidblacki.

A l’origine, il a été fondé par Andy Buss et Leith Ambrose à la fin de leur adolescence, avant que le line up ne passe à un quatuor. Qui reconnaît pour influences majeures, Foals et The Maccabees. Pas étonnant, qu’il ait été invité à assurer le supporting act de la bande à Yannis Philippakis, en 2022. Encore qu’aujourd’hui le style du combo d’Oxford soit très éloigné de celui d’Egyptian Blue qui pratique une forme de post punk spasmodique et angulaire.

RVG assure la première partie. Un quartet originaire de Melbourne, en Australie, drivé par la chanteuse/guitariste/compositrice Romy Vager (NDR : ce qui explique le sigle). Et formé en 2015, le groupe compte déjà trois albums à son actif, dont le dernier, « Brain worms », est paru en juin dernier.

Le début de set est plutôt brouillon, et on remarque quand même que Romy possède une voix écorchée, comme si ses cordes vocales étaient usées par le temps. Pourtant, elle met toute son âme et son cœur dans l’interprétation de ses compos. Le guitariste joue régulièrement de sa main droite sur son manche et de la gauche sur un clavier. On se demande d’ailleurs comment il parvient à sortir des sonorités de sa gratte. Il a cassé une corde et la remplace. A partir de cet instant, l’instrumentation trouve son équilibre et la prestation s’achève par deux excellentes compositions…

Place ensuite à Egyptian Blue. Il doit y avoir un peu plus de 200 personnes au club. Première constatation, Leith Ambrose est gaucher et joue sur une sixcordes partiellement transparente et dont le manche se termine en ‘V’. Et menaçant, il ne tient pas en place. En position centrale, Andy Buss assure d’abord, seul le chant.

Le single « Salt » ouvre les hostilités. L’expression sonore frôle le funk blanc. D’ailleurs les arpèges de guitares sont régulièrement tendus et les repises enlevées. « Skin » se distingue par ses breaks incessants. Et « Never » alterne moments paisibles et déflagrations.

Constituée de Luke Phelps à la basse et d’Isaac Ide à la batterie, la section rythmique est solide, car les deux musicos sont particulièrement complémentaires.

Avant « Belgrade shade », Leith ôte sa veste en cuir et commence à participer aux vocaux. La plage nous réserve une belle montée en intensité électrique, construite méthodiquement. Ballade mid tempo, « A living commodity » nous gratifie de jolies sonorités tintinnabulantes. Elles deviennent même chatoyantes ou orientales sur « Matador », un morceau au cours duquel le drumming devient jazzyfiant. Enfin, notamment, car manifestement il excelle derrière ses fûts. Et imprime un tempo new wave à « Four in the four », un titre qui se termine sèchement par les mots ‘One, two, three, four’. Et à cet instant, il n’y manque que le ‘5’ pour penser à XTC et sa chanson « Senses Working Overtime » ; encore qu’il s’agisse d’une de ses plus accessibles. Et en fin de parcours le drummer se déchaîne littéralement.

Le concert s’achève par l’énergique « To be felt », une compo caractérisée par sa jolie mélodie au cours de laquelle Leith a troqué sa guitare singulière contre une ‘Phantom’.

Un seul titre sera accordé en rappel de cet excellent concert, Nylon wire ». En moins d’une heure, Egyptian Blue a démontré qu’il était devenu une valeur sûre au sein du rock indé. Celui du 21ème siècle…

Setlist

Salt, Skin, Container, Belgrade shade, In my condition, Suit of lights, A living commodity, Matador, Four is the last four, To be felt

Rappel

Nylon wire.

(Organisation Aéronef, Lille)

Photos Ludovic Vandenweghe ici

 

 

 

 

 

 

Il ne fait pas bon approcher les 65 ans ! Après Kevin ‘Geordie’ Walker, le guitarise de Killing Joke, Shane MacGowan est décédé alors qu’il allait bientôt les fêter. Pas d’un AVC, mais des suites d’une encéphalite virale.

Bien qu'il soit Irlandais, Shane MacGowan est né en Angleterre dans le Kent, à Tunbridge Wells. Ses parents, immigrés irlandais (NDR : son père est féru de littérature et d'écriture), ont notamment vécu à Londres et Brighton. Peu de temps après sa naissance, sa mère est retournée en Irlande, où il a passé six années avec elle dans la maison familiale. Là-bas il sera complètement immergé dans la musique traditionnelle. Sa mère est chanteuse et danseuse folklorique et travaille comme mannequin à Dublin.

En 1971, il avait décroché une bourse d'études musicales et intégré la Westminster School, mais trouvé en possession de drogue, il avait été expulsé de l’institution, lors de sa deuxième année académique. Malgré une partie de son enfance passée en Irlande, il a vécu la majorité de sa vie à Londres, d'où il tire son accent très prononcé du nord de la ville.

En 1976, il découvre la nouvelle scène punk londonienne dont les Sex Pistols. Mais c’est lors d’un concert de The Clash, qu’il se fait connaitre. Une fille qu'il vient d'embrasser lui mord le lobe d'oreille et un photographe de presse immortalise l’événement, alors qu’il est couvert de sang, et publie un article titré ‘Cannibalism at Clash gig’.

En 1982, il participe à la création des Pogues. Mais il souffre déjà d'une sévère addiction à l'alcool et aux drogues, ce qui explique aisément sa voix rauque.

En 1991, lors d’un festival auquel votre serviteur assiste, les Pogues sont à l’affiche. Shane entame le set, chante 3 morceaux tout en se rinçant régulièrement le gosier, et puis s’éclipse afin de cuver dans les coulisses. Lors du rappel, il refait surface, tente d’interpréter une chanson, mais ses musiciens le raccompagnent en backstage avant de poursuivre le concert. Et qui a donc chanté pour le remplacer ? Le public, tout simplement.

Mais ce comportement récurrent lasse les musiciens, crée des tensions au sein du groupe et rend interminables les sessions d'enregistrements. Il quitte les Pogues en 1991, et forme un nouveau groupe, Shane MacGowan and The Popes, au sein duquel il enregistre de nouveaux disques et repart en tournée.

Cependant, en 2001, Shane MacGowan revient au sein des Pogues pour une tournée à guichets fermés.

En novembre 2010, Shane forme un nouveau band qu’il baptise The Shane Gang en compagnie duquel il enregistre un nouvel opus, plus de dix ans après la sortie du dernier.

Reconnaissable par sa dentition ravagée par l’alcool et les drogues ainsi que ses oreilles décollées, il avait une plume remarquable. Un poète racontant des légendes celtiques et des chansons à boire. Mais il était aussi devenu la voix politique des jeunes immigrés irlandais à Londres, anti-Thatcher et anti-censure. Et quoi de plus naturel de vivre ce folk/punk à la mode pub rock, en reprenant les paroles en chœur, en buvant une bière ou en se lançant dans un pogo…  

Le plus grand succès commercial des Pogues est « Fairytale of New York », un duo échangé entre Shane et Kirsty MacColl, datant de 1987, devenu un classique de Noël teinté de folklore irlandais. Mais sa chanson la plus populaire demeure une ballade romantique, un hymne des bas-fonds, « Diirty old town ».

RIP

 

Kevin ‘Geordie’ Walker, le guitariste de Killing Joke, est décédé ce 26 novembre 1958, à Prague, des suites d’un AVC. Il allait avoir 65 ans. Avec le chanteur Jaz Coleman, c’était un des derniers membres fondateurs du groupe britannique. Son surnom, ‘Geordie’ provient de son accent ‘geordie’, rencontré au sein de la population issue du nord-est de l'Angleterre.

S’il reconnaissait avoir été influencé par Love Sculpture (le titre « Sabre dance ») et John Mc Kay (Siouxsie & The Banshess), il a lui-même eu une influence sur la musique industrielle. Et des artistes comme feu Kurt Cobain (NDR : sur l’elpee éponyme de 2003, Dave Grohl était derrière les fûts pour deux titres, « The Death & Resurrection Show » et « Loose Cannon ») et Kirk Hammett (Metallica) le considèrent comme une référence. A cause de la distorsion, du chorus, des riffs métalliques ou gothiques et de la reverb’ qu’il injectait dans son jeu. Pas étonnant qu’il ait également milité au sein de formations comme Murder, Inc., The Damage Manual et Pigface.

Killing Joke avait publié son quinzième elpee, « Pylon », en 2015, l’Ep, « Lord of Chaos », l’année dernière, et le single « Full Spectrum Dominance », en mars dernier.

RIP

jeudi, 30 novembre 2023 11:05

Hard Light

Après avoir publié « Delaware », en 1992, et « National coma », l’année suivante, Drop Nineteens se sépare. Un peu plus d’un quart de siècle plus tard, la formation bostonienne nous propose son troisième elpee, « Hard light ». En fait, son leader, Greg Ackell, voulait tout simplement savoir à quoi pourrait bien ressembler une compo contemporaine du groupe. Qui s’est donc reformé au 4/5 de son line up originel.

A l’instar de ses deux premiers opus, le band replonge dans le shoegaze, et bien sûr, sous une forme plus actuelle : des harmonies vocales diaphanes (en boucle tout au long de « A Hitch » et ‘byrdsiennes’ sur « Tarentula », une plage qui adresse un clin d’œil à Ride) des cordes de guitares cristallines, crépitantes, brumeuses, fuzzées, entrelacées ou qui hurlent en douceur (« T », une ballade de 7’), une ligne de basse cold ou ondoyante. Un vrai régal pour les oreilles. Le long playing recèle encore une compo jazzyfiante (« Lookout ») un instrumental dépouillé (« Rose with smoke ») et une version acoustique d’un titre de Clientele, « Policeman getting lost » …

jeudi, 30 novembre 2023 11:04

DC Special

Scream est une formation américaine de punk hardcore fondée en 1981, à Alexandria, en Virginie. Séparée en 1990, elle s’est reformée en 2009. Mais son nouvel album « DC Special » sort 30 ans après le précédent, « Fumble ». Avant de rejoindre Nirvana, Dave Grohl y a sévi, soit de 1986 à 1990, alors qu’il avait 17 printemps. Et il est revenu pour participer à l’enregistrement d’un titre plutôt reggae, « Tum tum ». Ce qui peut s’expliquer, puisque le band a toujours reconnu comme influence majeure, Bad Brains.

Entre les morceaux frénétiques, percutants ou entraînants, le band nous réserve des compos hymniques (le titre maître, enrobé de chœurs), l’une ou l’autre ballade acoustique (le mid tempo « Last of the soft » et un « Black & White » parcouru de notes de piano et enrichi d’arrangements de cordes) et un « Lifeline » (une des meilleures compos) à la mélodie accrocheuse et aux sonorités de guitare limpides. Malheureusement, en septembre dernier, Scream annonçait le décès de son drummer, Kent Stax, à l’âge de 61 ans…

Bonus tracks compris, cet album propose quand même 18 pistes.

jeudi, 30 novembre 2023 11:01

Everything is alive

« Everything is alive » constitue le 5ème elpee de Slowdive, et le second depuis la reformation du groupe. A l’origine, Neil Halstadt avait conçu cet opus comme un projet électronique minimaliste, mais après négociations au sein du groupe, des guitares saturées et réverbérées ont été ajoutées à l’ensemble. Mais vu la structure des compos, le climat général est beaucoup plus atmosphérique que sur les albums précédents, à l’exception des deux dernières plages qui ferment le long playing. Elles sont imprimées sur un tempo offensif, voire new wave, et tout particulièrement « Chained to a cloud », une compo envahie de vagues de sonorités de guitares rugissantes, et « The Slab », que certains médias n’ont pas hésité à comparer à la B.O. de Mogwai pour la série TV française, ‘Les revenants’…

La plupart des morceaux s’appuient donc sur des synthés modulaires. Et notamment le ténébreux « Shanty » ainsi que l’instrumental downtempo « Prayer remembered », qui se distingue par un enchevêtrement de cordes de guitares complexes. 

Si l’excellent « Kisses » s’enfonce dans la dream pop, tout comme le fiévreux « Skin in the game », une boîte à rythmes cadence « Andalucia plays », une piste à l’instrumentation clairsemée, et au cours de laquelle on entend même la distorsion infligée à la sèche.

Et comme les harmonies vocales de Neil Halstadt et Rachel Goswell sont toujours aussi vaporeuses, on a parfois l’impression que l’expression sonore flotte dans l’éther…

jeudi, 30 novembre 2023 11:00

Relentless

Du line up originel des Pretenders, il ne reste plus que la chanteuse, auteure, compositrice et guitariste américaine, Chrissie Hynde. Le batteur Martin Chambers a cédé ses baguettes à un certain Kris Sonne. Définitivement ? Aucune idée ! En fait, le groupe a connu pas mal de changements depuis sa naissance en 1978, dont deux musiciens, membres fondateurs, sont décédés d’une overdose. Et puis, c’est le guitariste/multi-instrumentiste James Walbourne qui co-signe les compos, depuis « Hate for sale », paru en 2020. Si la voix de Chrissie est toujours aussi superbe, inimitable, claire et plaintive à la fois, sur certains slows (NDR : l’opus est équitablement partagé entre pistes bien rock et ballades mélancoliques qui évoquent ses amours perdus), les accès de guitare dégoulinants de Walbourne (« Domestic Silence », « Just let it go ») sont pour le moins anachroniques. Mais lorsque sa gratte s’intègre parfaitement à l’ensemble (« Vainglorious », « Losing my source of taste », « Let The sun come in », seul titre optimiste), on retrouve le son originel des Pretenders. 

Parmi les plages les plus intéressantes, on épinglera encore « Merry widow » qui vire au psychédélisme, à mi-parcours, « The copa », aux accents surf balnéaires et enfin, « I think about the daily », dont les arrangements de cordes ont été confiés à Jonny Greenwood (Radiohead, The Smile).

jeudi, 30 novembre 2023 10:59

Cousin

La presse internationale est dithyrambique à l’égard de « Cousin », le dernier elpee de Wilco, un disque produit par Cate Le Bon. Extrêmement soigné, il recèle plusieurs plages qui pourraient aisément être programmées sur des radios traditionnelles, même si les textes sont souvent ouvertement sociopolitiques, à l’instar d’« Evicted », ouvertement anti-armes à feu. C’est aussi un des morceaux où l’on retrouve ce groove offensif, si caractéristique, libéré par la section rythmique, qui en fait sa marque de fabrique (NDR : ça rime !). Tout comme sur « Soldier child ». Les arrangements sont riches, très riches, même parfois. Les interventions de Nels Cline sont moins tranchantes. Plus complexes comme sur « Sunlight ends ». Dans un climat sonore moins organique. Encore qu’il injecte une bonne dose d’électricité en fin de parcours sur deux pistes. Tout d’abord, elles sont déconstruites sur « Infinite surprise », pourtant traversée d’une symphonie de synthés. Et surtout sur le titre maître qui s’enfonce alors dans le psychédélisme. Mais pas sûr que Nels soit satisfait de sa collaboration sur ce disque. Ce n’est qu’un avis personnel. Après l’avoir écouté, vous pourrez aisément faire le vôtre…

jeudi, 30 novembre 2023 10:57

Silent Highway

19 longues années que les Silencers n’avaient plus enregistré d’album studio. Enfin, Jimme O'Neill avait quand même publié un elpee solo, en 2008, « Real ». En fait, il s’est installé en Bretagne avec toute sa famille. Et c’est en sa compagnie (sa fille chante sur deux morceaux et ses fils y ont participé) ainsi que le bassiste Steph Greer, le drummeur de Delgrès et de Jean-Louis Aubert, Baptiste Brondy (NDR : qui coproduit le disque), que les sessions se sont déroulées. A Nantes. Et le tout a été mixé à Glasgow. 

En résulte un opus plutôt éclectique dont les 12 titres oscillent du surf ‘enniomorriconesque’ enrobé de chœurs féminins (« Western swing ») au hard rock (un « Bringing up the young » aux accents légèrement empruntés à AC/DC et un « Torchsong » qui aurait pu figurer au répertoire des slows de Scorpions) en passant par du rock made in US plus vrai que nature (« Sunnyside »), de la ballade romantique (« Windswept girl »), du trip hop (« Whats Inna name »), du blues rythmé (« On ma mind »), du folk/pop (le titre maître, dont le long développement et les harmonies vocales sont très susceptibles de rappeler Fleetwood Mac), sans oublier les réminiscences celtiques et un synthé vintage.

Si Jimme O’Neill chante plusieurs titres, d’une voix savourement graveleuse, l’ensemble manque quand même de ligne directrice. Un seul dénominateur commun : les textes. Authentiques, sincères, politiques, ironiques ou ludiques, ils reflètent la sensibilité de l’artiste.

jeudi, 30 novembre 2023 10:55

This house

Pale Blue Eyes est une compo écrite par Lou Reed, pour l’album éponyme du Velvet Underground, paru en 1968, mais c’est également le patronyme choisi par le trio britannique. « This house » constitue son second elpee, et fait suite à « Souvenirs », paru l’an dernier.

A propos de « Souvenirs », le combo n’en manque pas. Et surtout douloureux, puisque l’artwork de la pochette est illustré par la photo des parents de Matt Board, décédés récemment. Une sorte d’hommage.

Le line up implique donc le chanteur/guitariste Matt, son épouse Lucy, aux claviers et le bassiste Aubrey Simpson.

Naviguant quelque part entre dream pop, krautrock, electro 80’s, cold wave et shoegaze, la musique de Pale Blue Eyes est souvent offensive, enlevée, dansante, mais jamais frénétique. Si la voix de Matt est particulièrement douce, ses accords de guitare peuvent fourmiller en spirale (« Hang out »), devenir fugitivement tintinnabulantes (« Spaces »), mais surtout se révéler entraînants.

Si l’ensemble de l’opus souffre cependant d’une certaine linéarité, le morceau qui le clôt, « Underwater », est tout à fait remarquable et constitue un ‘must’ dans l’univers du shoegaze…

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