Un dixième album studio pour Idlewild

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Enzo Porta

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mardi, 07 octobre 2008 22:16

Lagos Baby 1963-1969

Il est désormais inutile de présenter Fela Ransome Kuti et la révolution musicale qu’il a initiée en créant l’Afrobeat en compagnie de ses compères d’Africa 70. Cette copieuse double compilation se concentre sur les jeunes années de Fela. On entend les premiers pas (dans une veine caraïbo/highlife) de la première mouture des Koola Lobitos, fondés à Londres en 1963, impliquant un Fela alors âgé de 24 ans à peine. Un quintet jazz formé au Nigeria l’année suivante trahit les passions ‘post bop’ d’un musicien n’ayant pas encore adopté le sax qui le rendra célèbre, mais maîtrisant déjà la trompette dans des digressions proches du grand Miles (« Amaechi’s Blues »). En 1965, on entre dans une veine plus soul/highlife sous la mouture nigériane des Koola Lobitos, un ensemble au sein duquel militait l’immense batteur Tony Allen, qui aidera à forger le style Afrobeat. Mais le jazz n’est jamais loin, comme en témoignent les nombreux solos qui traversent ces compos bondissantes, dotées d’une énergie viscérale.

Au fil du temps, le style de Fela s’affine. Le deuxième disque amorce une phase musicale plus menaçante, des morceaux plus longs et psychédéliques. Le tapis de percussions prend de l’ampleur. Fela adopte le sax. Sans oublier son style vocal inimitable. Six titres témoignent d’un concert enregistré à l’Afro Spot en 1966. Une prestation échevelée entre soul, jazz et highlife ; le tout joué avec une énergie rock’n’roll…

A de rares exceptions près, la plupart de ces titres sont plutôt rares en cd. Ils ont été récupérés sur des vieux vinyles ou des bandes endommagées. Ce qui explique certaines distorsions dans le son sur l’une ou l’autre plage. Mais c’est un détail, car la qualité des morceaux est sans failles et un pur plaisir d’écoute. Une compilation essentielle, idéale pour les fans transis et aussi pour ceux qui souhaitent pénétrer dans l’univers du rebelle nigérian.

 

mardi, 22 août 2006 03:00

Savane (2)

Avant de quitter le monde des vivants, le griot Ali Farka Touré a trouvé l’énergie pour terminer ce qu’il considérait comme son meilleur disque. Une œuvre pétrie dans le blues rural qui cherche à perpétuer les mythes et croyances des différentes populations du Mali, leur folklore agricole, le culte des défunts et la désertification de la savane (sur la magnifique plage titre). Hormis le sax de Pee Wee Ellis (désormais habitué des sessions chez World Circuit) et l’harmonica de Little George Sueref, l’instrumentation largement traditionnelle est ici conviée pour illustrer la musique aride et hypnotique de « Savane ». Un disque assez long qui ne reproduit pas la magie de « In The Heart of the Moon », concocté l’an passé en compagnie de Toumani Diabaté. Cependant, il constitue une synthèse des nombreuses expériences musicales opérées par Ali dans le passé. Il faut croire qu’il a voulu laisser une trace documentaire des folklores étudiés au cours de son existence de griot, avant que l’oubli ne commence à produire inexorablement ses effets… Pas toujours aisé d’écoute mais précieux, « Savane » devrait trouver un écho particulier chez ceux qui ont été fascinés par les volutes guitaristiques des bluesmen du Mississippi.

jeudi, 04 mai 2006 03:00

Face à face

Ce double album témoigne des prestations scéniques de deux formations distinctes menées par le trompettiste suisse. Enregistrée en 2005 à Lausanne et Toulon, la formule « Ladyland » (batterie, contrebasse, samples, guitare, trompette) lorgne surtout vers le dub, le rock (tendance rock progressif années 70), le funk et quelquefois la drum and bass. Spécialiste du chant soufi tunisien, Mounir Troudi pose sa belle voix sur quelques titres, conférant un parfum africain à la musique. De son côté, le rappeur Nya (qu’on a entendu récemment sur le dernier album de nos compatriotes Flexa Lyndo) pose quelques efficaces rimes sur les pièces musicales disloquées du quatuor. A l’instar du Miles Davis des années70, Erik Truffaz passe sa trompette à la moulinette pour produite des effets (distorsion, écho, loop station). De la musique à haute teneur technique, brillamment exécutée, mais qui manque un peu de feeling et de thèmes mélodiques un peu plus évocateurs. La deuxième rondelle expose les travaux du quartet d’Erik Truffaz. Le fidèle Nya est toujours présent lors d’une performance plus typiquement jazz, qu’on situera entre In A Silent Way et Bitches Brew, pour citer les travaux du grand Miles, qui semble être la grande influence de ces musiciens. On sent ici que l’interaction entre les musiciens est plus grande, ce qui est logique vu que cette formation a déjà quelques albums derrière elle. Plus inspiré donc, avec une recherche dans les sons qui tendent tous vers la distorsion avec l’obligatoire pédale wah-wah sur la trompette de Truffaz. Funky cool donc, même si de nouveau l’ensemble est un peu être un peu trop propre et emprunté pour susciter les frissons qu’est sensé procurer ce style de musique. Pour les fans, uniquement.

mardi, 19 décembre 2006 02:00

The body, the blood, the machine

Un peu comme le dernier album de Mudhoney, la nouvelle œuvre de ce trio de Portland évoque une époque révolue du rock indépendant américain des années 90, à cheval entre le grunge, les Pixies et la conscience politique de R.E.M.. Le menu musical de « The blood, The Blood, The Machine » regorge donc de chansons rock rapides. Elles sont en outre truffées de solos de guitare, dans un style rappelant tour à tour Joey Santiago et Thurston Moore. On a cependant droit à quelques mélodies bien senties (« A pillar of Salt », « Here’s your future », « Test Pattern ») et à des remarques piquantes sur l’Amérique ultra chrétienne de Bush. Présenté sans effets de manches (NDR : assurée par Brendan Canty de Fugazi, la production est sobre et électrique), le tout n’a évidemment pas l’ambition de conquérir les ondes FM. Cette petite demie heure de rock un peu bateau mais pas désagréable est néanmoins ternie par la voix un peu trop nasale de Huth Harris (NDR : elle finit par lasser !) Quoique de bonne facture, « The Body, The Blood, The Machine » n’a, en outre, aucune caractéristique vraiment marquante ou mémorable. On le conseillera donc uniquement aux acharnés du genre.

 

 

mardi, 27 juin 2006 18:16

Think about life

Lentement mais sûrement, le Canada est en train de devenir un pourvoyeur important de formations rock iconoclastes. On en a une nouvelle preuve avec Think About Life, trio originaire de Montréal. L’instrumentation minimale (claviers bon marché, boîte à rythme Bontempi et batterie) est mise au service de chansons pop brouillonnes mais attachantes qui hésitent entre espièglerie et mélancolie, le tout au sein d'une atmosphère souvent bruyante et punky. Malgré l’absence de guitares, ce premier album respire le rock’n’roll, situation qu’on mettra sur le compte de ces nappes distortionnées de synthé et du chant braillard (un peu usant à la longue) de Martin Cesar. On notera aussi un certain goût pour les expérimentations sonores (« In her Heart ») qui rappellent un peu le Beck des débuts. La chose essentielle du disque restant un grand talent pour les mélodies accrocheuses. « Paul Cries », « Bastian and the Boar », « Fireworks », « Money », « Serious Chords », « What the Future Might Be » sont des morceaux qui restent gravés à l’esprit et qui rachètent largement un son parfois un peu limite et une légère tendance à noyer dans le bruit, les pannes d’inspiration.

mardi, 11 juillet 2006 03:00

Black Gold Green

En circulation depuis trente ans, Third World n’a jamais révolutionné le reggae mais a toujours représenté le genre de manière honorable. Ce nouvel album comporte son lot d’invités de marque. Sly Dunbar, Wayne Marshall, Beres Hammond et les Français de Sinsemilia viennent prêter main forte sur quelques titres d’un album qui touche un peu à tous les styles de la musique jamaïcaine d’hier et d’aujourd’hui. Un manque total d’unité stylistique qui connaît des réussites diverses. Hormis le plus pêchu « Rise Up », les moments roots comme « Nah Sweat » ou « Black Gold & Green » manquent de substance et d’originalité. Les chansons plus proches de la soul sont bien meilleures. « Lovers In A Dangerous Time », « Butterflies and Rain », « Revolution in Her Eyes », « Runaround », « Love in the Air » (avec Beres Hammond) sont des chouettes compos où la voix chaude de Rugs fait merveille. On notera aussi la belle incursion ragga sur « Touch the Road » opérée en compagnie de Wayne Marshall. Rayon reprise, le son très léché de « Solid » est un peu hors propos et le « Fade Away » de Junior Byles est rendu dans une version digitale pas vraiment convaincante. Nonobstant quelques titres qui valent le détour, il y a donc sur ce disque, à boire et à manger…

lundi, 27 février 2006 02:00

The Loyal

Troisième album de cette formation suédoise emmenée par Rasmus Kellerman, « The Loyal » bénéficie déjà d’une bonne exposition radiophonique en Belgique. La matière proposée n’est pourtant pas passionnante : du rock épique qui puise ses sons et idées du côté de la new wave la plus ‘gothique’ en général et en particulier du Cure. Des compos tellement peu originales et polies qu’elles rendent l’écoute de l’album aussi soporifique que les téléfilms du Commissaire Maigret. Bon, pour finir, qui a assassiné le graphiste suédois à la fin ? Sais pas, je me suis endormi.

lundi, 20 février 2006 02:00

Wild Like Children

Première signature de Team Love, le nouveau label de Conor Oberst (leader de Bright Eyes), Tilly And The Wall pratique une pop inspirée par le malaise et les tourments de l’adolescence. La composition du groupe est atypique ; deux voix (fille et garçon), beaucoup de claviers aux sons ‘enfantins’ et des instruments à vent, peu de batteries naturelles mais plutôt des percussions diverses et variées, dont une joueuse de claquettes (tap dancer), qui doit sûrement constituer l’attraction principale lors des concerts. Côté musique, Tilly And The Wall lorgne particulièrement vers la pop des Bataves de john.wayne.shot.me ; faussement légère et emprunte de mélancolie. Les ballades pastorales constituent les meilleurs morceaux du disque : « Fell Down The Stairs », « Bessa », « Reckless », « Let It Rain », « Shake It Out », « I Always Knew » ; toutes parfaites et qu’on écoutera en boucle. Si vous avez versé une larme sur le disque d’Hermann Düne, vous pouvez franchement écouter Tilly And The Wall ; et vous ne serez pas déçus…

mardi, 22 août 2006 03:00

Balancê

Il y a plusieurs raisons d’être gêné de ne pas avoir chroniqué ce disque plus vite… Il faut d’abord avouer que l’existence de la belle Sara Tavares a toujours baigné dans la musique. Sur ce deuxième album, paru il y a quelques mois, la jeune capverdienne élevée au Portugal assure la production artistique et joue la plupart des superbes parties de guitare acoustique. « Balancê » regorge de ballades dont les sommets sont atteints sur les très beaux « Lisboa Kuya » et « Guisa ». Sentimental et indolent, le disque est raffiné par la voix d’or de Sara Tavares, qui partage sa musique entre percussions africaines et écriture mélodique plus pop. Nonobstant quelques baisses de régime et l’une ou l’autre tentation plus ‘radiophoniques’, comme le trop synthétique « Dam Bô », Sara Tavares se révèle ici son talent à l’état pur. Que dire de plus ? A découvrir, absolument…

lundi, 04 décembre 2006 02:00

Good is in your bones

Chanteur à la voix d’or (entre McCartney et Beck), Pascal Deweze appartient à cette catégorie de musiciens flamands réputés pour leur créativité. Des artistes qui, au cours des années 90, ont intronisé la Belgique sur la carte mondiale de la pop. Après avoir dispensé sa power pop chez Metal Molly (et leur tube « Orange »), l’ami Pascal n’a pas chômé. Il a notamment apporté sa collaboration à l’enregistrement des albums de la formation batave, Bettie Serveert, joué chez Chitlin’ Fooks et fondé, en compagnie de Mauro Pawlowski (leader des Evil Superstars), les excellents Mitsoobishi Jacson et Shadowgraphic City.

Depuis quelques années, Sukilove constitue son principal projet. Le troisième album de sa formation a bénéficié du mixage avisé d’Aaron Prellwitz. Pas un type né de la dernière pluie, puisque quelques pointures ont déjà fait appel à ses services… dont Neil Young. Posée sur un tapis de guitares et de claviers fortement électrifiés, cette œuvre sombre et atmosphérique est alimentée par des rythmiques rock essentielles. Ce « Good is in your bones » fait même penser aux travaux solos de John Parish voire à un Tom Waits plus expérimental ; encore que certains aspects pop (NDR : les plus limpides !) s’inspirent manifestement d’un McCartney. Marécageux, psychédélique, ce disque - ma foi fort agréable à écouter - recèle trois compos absolument remarquables : « Mama », « Let’s Dive » et « Even the angels sin ». Dommage cependant que le reste ne soit pas de la même facture…

 

 

 

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