La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Hooverphonic
Epica - 18/01/2026
Enzo Porta

Enzo Porta

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Ragland

Garçon possédant un solide c.v. (batteur chez Calexico, Giant Sand), John Convertino s’essaye lui aussi au périlleux exercice de l’album solo. Cependant, la musique produite tout au long de cette plaque évolue à des années-lumière de ce qu’il produit au sein des formations qui lui ont apporté une renommée internationale. Il s’agit ici d’un disque tout simple, enregistré sur un 8-pistes. Un vibraphone, une batterie et un piano sont les seuls instruments que vous entendrez sur « Ragland ». De la musique qui laisse la place au silence, des accords de piano solennels, une batterie jazz très théâtrale, quelques notes de vibraphone. Assez nonchalant dans le jeu (tout ça est joué un peu approximativement) et dans la prise de son, on a bien du mal à entrer dans « Ragland ». L’atmosphère morose, les mélodies un peu faibles qui évoquent les musiques de mélodrames muets ne jouent certainement pas en sa faveur. Pour fans acharnés uniquement.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Particles & Waves

Il y a dix ans, les Cranes publiaient « Forever » et « Loved ». Deux albums de pop cauchemardesque qui leur valurent un gros succès populaire et des critiques injustifiées qui les voyaient comme des pâles copies de Cure. Il faut bien dire que depuis on les avait un peu perdus de vue. Ils ont pourtant continué à tourner et à sortir des disques, restant fidèles à une ligne artistique qui les confine à ne toucher qu’un public aux goûts pointus. Ce septième album baigne au sein d’une atmosphère qui oscille entre le calme et la tempête, les morceaux les plus calmes se disloquant souvent sous les assauts de synthés inquiétants et dissonants (le désespéré « Here comes the snow », « Astronauts »). L’étrange voix d’Alison Shaw évoque toujours celles d’une petite fille, les programmations atmosphériques rappellent les ‘soundscapes’ chers à l’electronica et le frangin Jim Shaw fournit des parties guitares minimales mais bien senties. En outre, il chante sur le sympathique « Every Town ». Bref, rien n’a vraiment changé dans le monde des Cranes, qui ont gardé un talent certain pour les mélodies (les très beaux « Vanishing Point », « K56 », « Avenue A », « Light Song ») et un amour non calculé pour la new wave (la plage titre ‘curesque’). Une belle œuvre qui ne cède pas à la facilité, une qualité qui les empêchera malheureusement de toucher autre chose que leur solide base de fans.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Black Rays Defence

Produit par Kevin Shields (My Bloody Valentine, Primal Scream), le premier album de ces Anglais possède un beau son brut de décoffrage. Dix chansons up tempo exécutées en une petite demie heure. Basse/guitare/batterie, la formule éternelle déclinée ici est loin d’être indigne et possède même une belle énergie ; cependant on a bien du mal à distinguer un morceau de l’autre. Bien malin celui qui réussira à fredonner un des refrains hurlés du disque, tant ils semblent laisser autant de traces qu’une légère averse sur un pré immaculé. Comme dirait Shakespeare, « Much ado about nothing ». Une formule qui correspond parfaitement à cette plaque.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Fahrenheit 69

En jetant un coup d’œil à la pochette et au livret de ce disque, on comprend assez vite que le ton va être plutôt potache et branché sur les thématiques sexuelles. Blowfly est une sorte de super héros à la tunique argentée incarné par un grand père noir américain qui répond au nom de Clarence Reid. De visu, on a du mal à prendre le bonhomme au sérieux ; mais il est dans le métier depuis quarante ans et on lui attribue même la paternité du premier disque de rap : « Rap Dirty ». En 1965 ! Hormis une longue série d’albums solo graveleux sculptés dans la veine funk-soul, notre homme a aussi signé plusieurs morceaux pour des gens comme Sam & Dave ou KC & The Sunshine Band. Pour ce « Fahrenheit », il s’est notamment acoquiné d’un un autre comique qui répond au pseudonyme d’Afroman (NDR : levez le doigt ceux qui se rappellent de lui) pour concocter concept album en forme de candidature aux élections présidentielles. Il nous présente donc son programme en posant sa voix à la Ol’Dirty Bastard sur des instrus funk un peu bâclés. Pour vous faire une idée des thématiques abordées, citons « The Booty Bus » (pour résoudre la crise pétrolière il suffit de conduire une paire de fesses), « Diggin’ Boogers » (pour empêcher les enfants de se droguer ils doivent manger leurs crottes de nez) ou encore « Ugly People » (qui enjoint aux gens laids de rester cachés). C’est plutôt drôle et totalement irrévérencieux ; mais pour goûter totalement la blague il faut bien comprendre la langue de Shakespeare. Evidemment, ceux qui cherchent la qualité musicale peuvent d’ores et déjà passer leur chemin, car les chansons proposées ici ne dépassent pas vraiment le stade la plaisanterie musicale.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Ulisses

Le quatrième album de cette jeune chanteuse portugaise s’éloigne quelque peu du fado qui lui a permis de se produire sur les scènes du monde entier. Certes, Cristina reste en grande partie fidèle au portugais ; mais elle s’aventure désormais du côté d’une variété acoustique et jazzy à vocation internationale rappelant Joni Mitchell... dont le « A Case of You » est d’ailleurs repris ici. Si « Ulisses » reste un travail de qualité, son défaut principal réside dans la relative uniformité des compositions concoctées par le guitariste Custodio Castelo, le fidèle compère de Cristina Branco. Les mélodies manquent du relief nécessaire pour capter l’attention ; et l’utilisation systématique du piano confère à l’ensemble une certaine uniformité. Résultat : on a bien du mal à distinguer un morceau d’un autre. Je retiendrai quand même la très jolie voix de la dame, dont les très réussis « Choro » et « Sete pedaços devento » réinjectent un peu de flux vital à cet ensemble lymphatique.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

All About The Funk

Longtemps associés à la vague acid-jazz, les Britanniques reviennent au business après quelques années d’inactivité. Les Brand New étant coutumiers des chanteurs intérimaires, ils ont cette fois-ci engagé la jeune Nicole Russo, dont le syle vocal rappelle à la fois la chanteuse des Black Eyed Peas et Anastacia. Une approche sûrement pas innocente tant cet album semble avoir été composé en pensant aux ‘charts’. Pourtant, cet « All about… » n’est pas totalement inintéressant. Les Brand New restent fidèles à leur production soul classique mais terriblement efficace (le son de cet album est impressionnant). Ils proposent par ailleurs quelques morceaux d’excellente facture soutenus par des mélodies accrocheuses, même s’ils n’évitent pas toujours la facilité comme sur la banale reprise du « Many Rivers To Cross » de Jimmy Cliff. En fait, c’est surtout vocalement que le bât blesse. Cet opus aurait sans doute une autre allure si la voix de Nicole Russo ne rappelait pas autant d’autres chanteuses qui squattent déjà les hit-parades, communiquant à l’ensemble un petit goût de réchauffé.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Inside/Absent

« Inside/Absent » constitue le troisième opus solo de Joel Petersen (bassiste de la formation punk gothique The Faint). Ecrit lors d’une tournée, ce disque de brève durée (26 minutes) oscille entre des comptines inquiétantes jouées au piano et des chansons plus électro-rock emmenées par la voix un peu limitée de Joel qui nous conte, par le menu, ses affres existentiels et ses doutes. Une œuvre un peu terne qui souffre d’un manque manifeste de finition, tant au niveau de la composition qu’au niveau de la production. Entendons-nous bien, l’homme possède un talent manifeste et certains morceaux semblent prometteurs (« The distance is nearsighted ») mais on a du mal à entrer dans l’univers désespéré de Broken Spindles. Allez Joel, écoute un peu de reggae, essaye de terminer tes disques avant de les sortir et tout ira beaucoup mieux !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Pulse racing

Malgré leur jeune âge, les trois jolies (bon d’accord, celle du milieu est plutôt moche) Norvégiennes dont la photo orne la pochette de « Pulse racing » font du rock’n’roll depuis dix ans. Cet elpee de brève durée (10 morceaux enfilés en 25 minutes) et au son très brut propose des chouettes mélodies à la Ramones rehaussées par les voix charmantes de nos donzelles nordiques. Aux morceaux plus rock’n’roll (et convenus) comme « Mama Don’t Like » on préféra les petits bijoux pop punk que sont « One More Reason To Go », « Pagan Baby Blues », « Not Easy Going » ou encore « Kind To You ». Des mélodies directes et touchantes qui donnent à cette œuvre un charme auquel il est difficile de résister. A découvrir donc, surtout pour ceux qui ne se sont pas remis de la fin des Breeders.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Our Music

On peut affirmer que ces derniers temps, Winston Rodney a été solidement remis à l’honneur. Les meilleurs travaux de l’intransigeant rasta, réalisés pour Studio One, ont été compilés par Soul Jazz Records et Heartbeat. L’orageuse Sinéad O’Connor a repris plusieurs titres de la plume de notre homme sur « Throw Down Your Arms », son dernier opus réalisé en compagnie de Sly & Robbie. Il faut dire que les décennies 80 et 90 avaient vu notre homme diluer sa musique dans des dérives proches de la variété. On ne va pas vous faire croire que ce disque est un chef d’œuvre, mais il n’en reste pas moins - au vu des précédents travaux du bonhomme - un effort tout à fait honorable. Le menu musical reste reggae roots. Vous ne trouverez aucune sonorité électronique ici. Juste un son propre mais direct qui accompagne les imprécations rasta de Rodney. La voix de l’homme tient encore bien la distance et quelques compos sont plutôt agréables. En particulier la jolie mélodie de « Try Again », l’aérien et dubby « Together », le rare « Fix Me » (NDR : il abandonne la rhétorique rasta pour parler d’amour terrien) et le touchant « My Duty » qui aborde la question de l’inévitable issue de la mort. Bref un solide effort qui n’apporte rien à la gloire de notre homme mais n’enlève rien au respect qui lui est dû.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Wawa

« Wawa » constitue le premier de cet artiste congolais qui bénéficie d’une distribution internationale. Pourtant, Mastaki Bafa est musicien depuis son plus jeune âge. Il a débuté dans les quartiers pauvres de la ville de Bukavu où il participait à des concours musicaux qui finissaient souvent à la bastonnade. Il fonde, quelque temps plus tard, Joy en compagnie d’un prêtre italien, une formation qui va lui permettre d’acquérir une certaine notoriété au Congo. Désormais à la tête des Global Acoustic Vision, notre homme nous propose un elpee riche en instruments traditionnels (madimba, lokolé, longombi) et totalement acoustique. Les rythmiques rumba et soukous y sont présentes, mais aussi des incursions plus pop ou encore latines et même jazzy. Un travail de qualité, quelquefois un peu lisse, mais qui recèle de très bonnes choses. A cet égard, j’épinglerai le dramatique « Faila », une compo consacrée aux massacres récurrents du Congo. Dans une veine plus pop, la mélodie de « Saada » fait mouche, de même que celles de « Angeliani ». Meilleure chanson de l’opus, « Nemno » révèle le talent de mélodiste du bonhomme. Tout en percussions et voix, « Sikiya Shauri » s’avère le morceau le plus tendu et le plus prenant ; mais également le moins lisse de ce « Wawa ». Un disque pas facile d’accès, mais qui contient son lot de bonnes surprises…
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