Le futur de The Lost Wave

Basé à Anvers, The Lost Wave réunit des musiciens belges, néerlandais et espagnols. Cette identité transfrontalière irrigue une musique ouverte, sincère et fédératrice. Le 28 août 2026, la formation publie Becoming, un premier EP de cinq titres retenus parmi…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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L7
Ora Cogan
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

As long as you want this

Non, ce n'est pas un ensemble yankee, mais batave. Un quatuor dont le rock est teinté, suivant les compositions, d'une dose assez variable de funk. Une musique qui aurait pu naître d'un croisement entre Tragically Hip et Spin Doctors. Et l'apport épisodique de chœurs gospel ou d'arrangements symphoniques n'améliore certainement pas ce produit que je qualifierai de banal !

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Sailing to Philadelphia

Mark Knopfler a beau être un des guitaristes les plus doués de la planète rock, sa musique n'a guère évolué en un quart de siècle. Que ce soit flanqué de Dire Straits ou en solo, il a toujours dispensé le même pub rock tranquille, plein de finesse et d'élégance. Mais à force de reproduire ses compositions dans un même moule, il a fini par lasser. Et au fil du temps, son univers sonore est devenu soporifique. Pour enregistrer " Sailing to Philadelphia ", il a bien reçu le concours de son bras droit, Guy Fletcher, de quelques musiciens de studio et puis de l'un ou l'autre invité de marque, tels Van Morrison ou James Taylor. Mais la présence de ces multiples collaborateurs n'a eu aucune incidence sur le résultat final. Le genre de disque à offrir à votre arrière grand-père, s'il n'est pas resté un inconditionnel de l'accordéon…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

I had to do with love

Ce qui frappe d'abord chez ce quintette de LA, c'est le rôle prépondérant joué par les deux claviéristes. Dont l'équipement leur permet de glisser de l'orgue au moog en passant par le piano et le synthé. Une formule qui donne un petit côté progressif au fruité de leur pop mélodique, contagieuse. Un peu comme si la formation avait un pied dans le monde de Supertramp, l'autre dans celui de Ben Folds Five, et la tête dans la new wave du début des eighties. Et en particulier celle des Squeeze, Nick Lowe, Elvis Costello, Joe Jackson, Cars et consorts. Encore que côté vocal, Robert Suchan affiche un timbre aussi nasonnant, torturé que celui de John Mac Crea (Cake). Mais cette musique n'offrirait pas toutes ces caractéristiques, si elle ne bénéficiait pas d'un axe guitare/basse/batterie particulièrement solide et surtout performant. Produit par l'ex Pulsars, Dave Trumfio, et ponctué par le remarquable " Over it ", sorte de rencontre survitaminée entre Kraftwerk et Gary Newman, "It had to do with love" apporte un bon coup de fraîcheur à la scène pop contemporaine…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Greatest hits

Déjà que son dernier opus n'était guère brillant; mais nous faire patienter près de trois ans pour nous gratifier d'une compile aussi banale relève de l'indécence, et ne redorera certainement pas le blazon de Kravitz. Il y a bien, sur ce disque, les inévitables " Are you gonna go my way ", " Rock and roll is dead ", " Mr Cab driver ", la cover du Guess who, " American woman " et un malheureux inédit, "Again". Mais pour pour le reste, insipidité et complaisance n'ont jamais fait aussi bon ménage. Autrement dit, ce " Greatest hits " est une belle opération de marketing. Rien de plus !

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

JJ72

Si vous aimez la britpop, et en particulier Radiohead, Muse et Coldplay, vous ne pouvez passer à côté du premier album de JJ72. Un trio irlandais qui possède, bien évidemment, un excellent chanteur : Mark Greaney, dont le timbre est capable d'osciller du rugissement le plus furieux, le plus guttural, au falsetto le plus pur, le plus angélique. Dans cette voix, il y a un peu de Thom Yorke, de Jeff Buckley, de Feargal Sharkey, d'Andrew Montgomery (Geneva) et de Matthew Bellamy. Excusez du peu ! Il joue aussi de la guitare. Acoustique ou électrique. Du bout des doigts, il est ainsi capable de sculpter des accords tellement fragiles, tellement délicats, qu'ils parviennent à se fondre dans les orchestrations de cordes. Mais aussi et surtout de libérer une intensité émotionnelle âpre, dévastatrice, infernale, en s'appuyant, il est vrai, sur le drumming opulent, explosif de Fergal Matthews. A charge de Hilary Wood de ramener tout ce beau monde sur terre, à l'aide de ses accès de basse glacées, joydivisionesques. Un véritable cocktail d'innocence, d'instinct et de sauvagerie qui palpite avec passion, colère et désespoir au cœur de mélopées versatiles, torturées par la poésie post adolescente de Mark. Et pour être complet, sachez que la production a été assurée par Ian Caple, personnage qui avait notamment travaillé sur l'album " Pe-Millennium Tension " de Tricky, en 1996.

 

Et une compilation de plus consacrée à Jimi Hendrix! Double de surcroît. Enfin, sous son édition limitée. Et c'est justement l'opus à la disponibilité réduite qui me paraît le plus intéressant, puisqu'il recèle deux versions ‘live’ inédites : " I don't live today " et " Purple haze ". Evidemment, tout aficionado du mythique et défunt guitariste possède déjà ces enregistrements. Réalisés sous d'autres cieux, c'est vrai. Et qui ne diffèrent guère de ceux qu'il détient. Gravés sur vinyle, il est plus que probable. D'accord, le premier morceau de plastique contient vingt morceaux et le bonus CD des fragments plus difficiles à se procurer. Et en particulier la cover du " Gloria " du Them. Mais franchement, je vois mal les inconditionnels de Jimi se trouer le cul pour deux morceaux (Merci à Le Lim pour la formule !)

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Home is where you hang yourself

Lorsque Alan Mc Gee a quitté le label Creation, on se demandait bien ce qu'il avait derrière la tête. D'autant plus qu'il en était le patron. Et que son entreprise était plus que florissante. En fait, il ne pouvait plus supporter que des objectifs purement financiers brident l'initiative artistique. Que sa vocation de dénicheur de talents soit sacrifiée sur l'autel de la rentabilité commerciale. Ce passionné de musique indie a donc décidé de remonter un nouveau label : Wichita. Débauchant au passage ses deux plus fidèles acolytes : Dick Green et Marc Bowen.

Les premières signatures, il les a recueillies aux States. En Californie, dans la région de San Francisco, pour être plus précis. Bright Eyes et Space Holiday ont ainsi rejoint sa toute nouvelle écurie. Et croyez-moi, Alan a encore tapé dans le mille. Her Space Holiday est avant tout le projet de Marc Bianchi. Normal, puisqu'il y fait pratiquement tout. Avant de se lancer dans cette aventure, il avait cependant sévi au sein de plusieurs ensembles hardcore. Et notamment Kong et Indian Summer. Ce n'est que depuis 1996 qu'il s'est mis en tête de faire table rase du passé et de travailler en solitaire. Lui, sa guitare, sa voix et ses machines.

" Home is where you hang yourself " constitue le résultat de ses expérimentations. Un album, ma foi, plus que réussi. Dont les lyrics, à la fois existentiels et poétiques, traduisent son mal de vivre. Ou plus exactement les problèmes relationnels et affectifs qu'il rencontre avec sa copine, Keely. Et en acceptant qu'elle participe à son projet, il a encore compliqué les choses. Doit être maso le mec ! Ou alors nous sommes en présence d'un être qui a besoin d'être torturé pour trouver l'inspiration… Côté musical, HSH nous entraîne, à l'instar de Spiritualized, dans un univers atmosphérique, cosmique, psychédélique, au sein duquel l'instrumentation électronique et acoustique (NDR : chic !) se mêlent sans jamais se heurter. Un univers tapissé de climats tour à tour tendres, mélancoliques, pulsants, hypnotiques, opiacés, et empreint d'une grande profondeur émotionnelle…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

The other side

José Angel Hevia est un musicien espagnol qui jouit d'une solide réputation en Hongrie, en Italie et bien sûr dans son pays. Il joue de la flûte, siffle, programme, mais surtout souffle dans toute une série de cornemuses, dont une électronique. Pour enregistrer cet opus, il s'est entouré d'une véritable armée de collaborateurs. Qui se partagent instrumentation conventionnelle, mais également ethnique. Sans oublier la participation ponctuelle de l'Orchestre Symphonique de Prague avec chœurs slaves et tout le saint tremblement. Bref, un contexte idéal pour permettre la confection d'une œuvre de world music intéressante. On est loin du compte ! Pire, on a parfois même l'impression d'avoir déjà entendu ce genre de soupe sonore, dans un supermarché…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Razor blade romance

Ne pas confondre Him et Him. La première formation, et la plus intéressante, a été fondée par Doug Sharin en 1995, un musicien qui avait sévi chez Codéine, June of 44, Rex et collaboré au projet " Direction in Music " de Bundy K Brown. La seconde, et celle qui nous concerne, nous vient de Finlande. Un quintette qui a certainement dû beaucoup écouter Sisters Of Mercy, Mission et consorts, pour concocter une telle musique. Sous sa version limitée, l'opus propose un disque supplémentaire enregistré " live ". Six titres extraits de leur set accordé lors de la dernière édition du festival de Werchter. L'album studio en recèle douze. Douze compositions qui, nonobstant certains accents métalliques empruntés à Madrugada ou à Kent (NDR : Scandinavie oblige !), manquent d'originalité et surtout de relief. En outre, à l'instar du dernier opus de Placebo, son architecture sonore est beaucoup trop gothique à mon goût…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Beauty is madness

Difficile d'être influencé par autre chose que du folk ou de la country, lorsqu'on a pour idoles Joni Mitchell, Tim Hardin, Jimi Web ou Tom Waits. Pourtant, Hotobalk n'est ni une formation irlandaise, et encore moins yankee.

Elle nous vient de l'est de l'Ecosse. De Dunbar, très exactement. Et compte en son sein trois excellents musiciens qui se partagent toute l'instrumentation, à l'exception des drums. Une instrumentation qui, lorsque la solution se colore d'accents plus pop, s'électrifie légèrement. Bénéficiant du concours de David Bottrill à la production, mieux connu pour avoir collaboré avec Peter Gabriel, ce disque n'est pas du tout désagréable à écouter. Constitué de dix jolies ballades qui privilégient le feeling mélodique, il lui manque cependant une élémentaire intensité émotionnelle, pour parvenir à éviter une certaine lassitude, qui finit par vous envahir au fil de l'écoute…