La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

logo_musiczine

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Gavin Friday - Het Depot
Kreator - 25/03/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Homesick

L'aventure solo de Ricky Ross ayant pris fin (NDR: pour ne pas dire totalement foiré), la reformation de Deacon Blue était prévisible. D'autant plus que les expériences menées par les autres membres du groupe furent aussi brillantes que celles menées par leur ex leader. Avant d'écouter ce " Homesick ", j'éprouvais les pires craintes, toutes légitimes, de retrouver le goût aseptisé des derniers elpees de l'ensemble écossais. Un goût comparable à celui produit par Prefab Sprout. La surprise n'en a été que plus agréable. Car si ce " Homesick " n'est pas un sommet, il recèle quelques bonnes compositions. Les arrangements sont riches, très soignés, réalisés dans l'esprit de Burt Bacharach ; et les chansons interprétées avec une sensibilité désarmante digne de Paul Young. A l'instar du final " I am born ". Mais les titres les plus intéressants sont incontestablement le postcard délicat " Rae " (Aztec Camera ?) et les chansons de soul pop contagieuses, excitantes, " Out there ", " This train will take you anywhere " et " Beautiful still ". De véritables hits en puissance. Dommage que tout l'album ne soit pas de cette trempe…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The Marginal (Ep)

Pour être marginal, cet Ep est vraiment marginal. Vingt-trois morceaux pour un total de 36'30, dont certains n'atteignent même pas les 30'. En fait, ils constituent tout simplement des chutes de bandes abandonnées, lors de la mise en forme de l'album " Trap ". Des fragments qui ressemblent plus à des exercices expérimentaux qu'à autre chose. Dead Man Ray y passe en revue la fanfare, le jazz, la lo fi, la country, le ragtime, l'électro industriel, le surf, le trash, les bruitages, les collages et bien d'autres courants musicaux ou non, avec un sens de l'humour qui n'appartient qu'à Rudy Trouvé et son compère Daan Stuyven. Pour ceux qui l'ignoreraient encore Rudy a longtemps joué chez dEUS et sévit encore au sein d'autres projets parallèles tels que Kiss My Jazz, Gore Slut, Cynthia Appleby et Lionell Horrowitz, alors que Daan, graphiste de son métier, a transité, voici quelques années chez Citizen Kane, Running Cow et Volt. Hormis l'excellent " Cerchy ", le sinistre " Sofa " le ‘fallien’ " Stab " et le final filmique, ‘philpectoresque’ " End ", le reste varie du plus génial au plus insignifiant, en passant par le pastiche, à l'instar de la cover du " Killywatch " des Cousins ou de " Beer ", chanson au cours de laquelle Rudy se prend carrément pour Johnny Cash. Une chose est sûre, je n'ai plus rien entendu d'aussi déjanté depuis Captain Beefheart !

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

Ready to receive

Andy Bell parti monnayer son talent, non plus de guitariste mais de bassiste, chez Oasis, après avoir transité par Hurricane # 1, je me demandais ce qu'il était advenu des autres membres du défunt Ride. Animalhouse constitue la moitié de la réponse, puisque Mark Gardener, l'autre tête pensante du défunt et mythique combo d'Oxford et leur drummer, Laurence Colbert, ont décidé de joindre leurs efforts au sein d'un quintette. Chez qui on retrouve également un certain Sam Williams. Mieux connu pour son travail de producteur, il était étroitement impliqué dans la confection de deux premiers Eps de Supergrass. Et si l'ombre de Ride plane sur l'excellent titre maître de l'opus ; à cause de la sonorité de guitare si particulière de Gardner et du tempo légèrement house imprimé par son compère ; celle de la bande à Gaz Coombes est beaucoup plus présente, tout au long de l'opus. A cause de la qualité des harmonies vocales que se partagent les cinq membres du groupe. Sam s'est inévitablement occupé de la production de ce disque, mais se réserve surtout les claviers, dont un moog de la première génération, qui aurait pu appartenir à Keith Emerson. " Ready to receive " est cependant découpé en deux volets bien distincts. Sur les douze morceaux, la seconde moitié manifeste un intimisme esthétique digne de la phase la plus romantique des Nits. Quant à la première, elle est sans doute celle qui nous a le plus fait flasher. Nous ne reviendrons pas sur l'entrée en matière, mais bien sur " Small ", qui aurait pu naître de l'imagination d'un Supergrass ayant beaucoup écouté Devo, " Space trash ", remarquable dans sa construction mélodique inspirée par les Boo Radleys, le premier single " Animal house ", aussi capricieux que les Beatles de l'époque " Abbey road ", le glamoureux, donc bolanesque " Wasted " et enfin l'étrange, spectral " Animal ", dont les relents tantôts post industriels, tantôt post new wave nous rappellent quelque part Magazine. Tout un programme !

 

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Beetroot

Dès le premier titre, on se rend compte que la formation liverpuldienne a pris un virage à 180°. En délaissant sa britpop juvénile pour embrasser une forme de funk/soul contaminée tantôt de gospel, de jazz, voire de reggae. L'électricité saignante, vivifiante qui alimentait tout leur univers sonore a été supplantée par une instrumentation luxuriante, parfois étoffée d'une flûte, de cuivres, de chœurs ou encore d'électronique. Hormis les ballade " I never can say " et " Jestream ", un fragment de folk pastoral intitulé " Kingdom and crowns ", abordé dans l'esprit de La's (NDR : au sein duquel John Powers a d'ailleurs sévi), ou encore le plus Kinks que nature " Giving it all away " (NDR : le meilleur fragment de l'opus !), le reste fait la chasse au groove. La voix nasillarde, si attachante de John arrondit pourtant bien les angles mélodiques, mais c'est tout à fait insuffisant pour sauver l'ensemble de la noyade sonore. Une déception !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Paper scissors stone

"Paper scissors stone" constitue donc le dernier opus de Catatonia, puisque la formation galloise a décidé de se séparer. L'état de santé précaire de sa chanteuse, Cerys Matthews, conjugué aux critiques plutôt tièdes, accordées à cet elpee par la presse spécialisée, a donc eu raison de l'existence du quintette. Pourtant, ce disque n'est pas aussi mauvais que les censeurs on bien voulu nous laisser croire. Il n'est pas exceptionnel, mais recèle de fort bonnes compositions. Bien que produit par Clive Langer et Alan Winstanley, la solution sonore souffre de sa trop grande richesse et de sa complexité. A un tel point que parfois on se croirait revenu au prog rock de Yes ou du Genesis de l'Archange Gabriel. Et s'ils épousent une forme plus pop, les arrangements sont tout aussi sophistiqués. En outre, le timbre vocal, tantôt fluet et timide, tantôt miaulant et féroce, n'est vraiment pas de nature à lier la sauce. D'ailleurs, ce sont les titres les plus simples, les plus immédiats qui font ici la différence.

Si les élégantes valses lentes, hantées par un orchestre symphonique, " Godspeed " et " The mother of misoginy ", ne manquent pas de charme, la palme revient à " Immediate circles ", caractérisé par son tempo new wave et son piano plink plonk, réminiscence de Lene Lovitch, au basique " Is everybody here on drugs ", à " Imaginary friend ", fragment qui transite avec beaucoup de bonheur de l'intimisme douloureux à la fièvre instrumentale entretenue les claviers en fusion; et puis enfin au r&b " Village idiots ", mais un r&b abordé dans l'esprit de Jam, notamment à cause de ces accès de basse empruntés à " A town called malice ". Et puis, il ne faut pas oublier les lyrics. La force des chansons de Catatonia. Souvent engagés, toujours intelligents, ils traitent même parfois de politique. A l'instar du révolutionnaire " Fuel ", qui s'en prend avec virulence aux véritables responsables de la crise du pétrole…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Lost in the air / Lift off

Je dois avouer que le dernier opus de cet ensemble bostonien ne m'avait pas vraiment tapé dans l'oreille. Pourtant ce " Jupiter " manifestait une volonté d'explorer de nouvelles perspectives au sein du hardcore. Faut croire que l'aspect mélodique avait été un peu trop négligé. A moins que ce ne soit l'immersion dans la prog qui soit le responsable de cette sensation. Pour enregistrer ce single, Cave In a décidé de privilégier ce profil mélodique qui lui avait tant fait défaut. Résultat des courses, les deux titres qui y figurent ont pris une toute autre dimension. " Lost in the air " macère dans un bain d'électricité pétillant, rafraîchissant, réminiscent de Luna (NDR : et Dieu seul sait combien j'aime Luna !), alors que la ballade " Lift off " irradie une intensité électrique sauvage digne de Pearl Jam. Si le nouvel opus de Cave In est de la même trempe, il risque fort de décrocher la timbale…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

All the falsest hearts can try

Will Johnson a fondé Centro-Matic en 1995. Mais à l'époque, ce n'était qu'un projet alternatif au groupe Funland. Chez qui il jouait des drums! Aussi, lorsque la formation a splitté, il a décidé de transformer son projet en véritable concept. Au sein duquel il joue, tout naturellement, de la guitare, chante et surtout compose. A une cadence frénétique ! En cinq à six années, il doit avoir écrit plus de 200 chansons. Dont il n'a pu, à ce jour, reproduire l'intégralité sur CD. Faut dire qu'à ce régime, il en aurait sorti près de 20 ! " All the falsest hearts can try " constitue donc et seulement le quatrième opus de Centro-Matic. M'enfin, Will semble avoir trouvé une solution pour écouler son stock de compos, puisqu'il a créé un nouveau projet alternatif : South San Gabriel. En compagnie duquel, il avait sorti un excellent opus essentiellement acoustique, " Song / Music ", début de cette année.

" All the falsest hearts can try " explore la face la plus électrique de l'esprit de Johnson. Will n'a d'ailleurs pas besoin de moyens extraordinaires pour composer des chansons qui sortent de l'ordinaire. Mais surtout des chansons fragiles, contagieuses, qu'il envoûte de son timbre vocal grinçant, traînant, écorché, mais tellement attachant. Centro-Matic a probablement hérité du génie pop de Big Star, du dynamisme popcore de Hüsker Dü, de la mélancolie ténébreuse de Neil Young circa " Tonight the night ", de la lo fi de Sebadoh et de la power pop de Replacements. Ce qui ne l'empêche pas de tâter au garage, au folk, au psychédélisme et à la country. Dans ces conditions, vous comprenez bien que cet album devrait plaire au même public qui a succombé aux albums de Guided By Voices et d'Uncle Tupelo…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Distance and clime

Will Johnson compose comme il respire. Non content d'avoir commis plus de 90 singles et six albums en moins de cinq ans pour Centro-Matic, mais il parvient encore à alimenter de sa plume deux autres projets parallèles : The Static vs. The Strings et surtout South San Gabriel, pour lequel un nouvel opus est en préparation. Un régime infernal qui ne l'empêche pas de partir régulièrement en tournée tout en apportant un soin tout particulier à la finition de ses enregistrements. Faut dire que dans le domaine de la mise en forme, il peut compter sur son drummer, Matt Pence, capable de faire des miracles à l'aide de moyens plus que rudimentaires. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Centro-Matic a longtemps été étiqueté de groupe lo-fi, alors qu'il répond surtout à une logique garage. C'est d'ailleurs dans ce style que son précédent opus, " All the falsest hearts can try " et le nouveau, " Distance and clime " s'inscrivent. Raison pour laquelle vous ne décèlerez que peu de différences entre les deux œuvres. On y retrouve ainsi ces mélodies pop contagieuses empreintes de douce mélancolie, découpées par une six cordes acoustique bourrée de feeling, ou alimentée par l'intensité blanche, sale, chargée de feedback, des riffs de guitare. Des mélodies pop hantées par ces accords de piano au mauvais œil, agitées par un tempo aride, poussiéreux et égratignées par la voix grinçante, gémissante, écorchée de Will, responsable de lyrics qui traitent tantôt de politique, de nucléaire ou d'écologie. Et pourtant, aucune des 15 chansons incluses ici ne ressemble à une autre issue des précédents elpees. C'est sans doute là que se situe la force de cet ensemble texan…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Truth flies out (single)

Ce nouveau single de la formation texane, de Denton très exactement, prélude la sortie d'un nouvel album. Le sixième en cinq ans. Si le titre maître figurera bien sur cet opus, les deux autres chansons adoptent un profil qui correspond davantage à celui de South San Gabriel, l'autre projet de Will Johnson. " Fidgeting wildly ", tout d'abord. A cause du recours à la slide, des accords si particuliers, si sonores, du piano, et des harmonies vocales presque obliques (voix/contre voix). " Actuator's great ", enfin et surtout. Un fragment acoustique aux vertus intimistes. Quant à " Truth flies out ", il consume une intensité électrique blanche, sale, torride, lo fi, vivifiante, semblable à celle qui sera dispensée sur le futur elpee…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Wonderland

Paru en 99, " Us ans us only " avait permis aux Charlatans de découvrir ou de redécouvrir des mythes du rock'n roll tels que le Band de Dylan, les Stones circa " Beggars Banquet " ou même les Byrds. Un superbe album qui figurait d'ailleurs parmi les " must " de l'année. " Wonderland " n'est malheureusement pas de la même trempe. D'abord Tim Burgess, le chanteur, a un peu trop facilement tendance à se prendre pour Mick Jagger ou à Prince. Et en particulier lorsqu'il emprunte un timbre falsetto. Et puis les claviers de Martin Duffy se font trop rares dans le registre rogné. Ce qui faisait pourtant la marque de fabrique du combo. Enfin, la formation patauge, tout au long des dix fragments de cet opus, dans une sorte de soul/rock/funk/house dansant, c'est une certitude, mais destiné aux midinettes qui fréquentent les night clubs, le week-end. On a même droit à un instrumental electro, et de surcroît sub Chemical Brothers, intitulé " The bell and the butterfly ". Une grosse déception !