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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 08 juin 2010 02:00

Alt er Tabt

« Alt er Tabt » constitue le quatrième opus de ce collectif danois ; et manifestement, il s’agit de leur album le plus complexe concocté à ce jour. Complexe, mais également minimaliste. Le départ de leur claviériste et principal compositeur de la musique, Thorbjørn Krogshede, y est sans doute pour quelque chose. Souvenez-vous, c’était lui qui nappait la plupart des titres, de ses interventions atmosphériques. Second changement, la voix d’Henriette Sennevaldt ne cherche plus à monter dans les tonalités aigües, dans l’esprit de Björk. Son timbre est beaucoup plus éthéré, un peu comme si elle chuchotait, après (pendant ?) un orgasme. Mais le plus difficile procède de ces structures constamment imprévisibles, que seule la ligne de basse parvient à canaliser. Une basse très présente (heureusement !), aussi viscérale que celle de Peter Principle (Tuxedo Moon). Un Tuxedo Moon dont le spectre revient régulièrement tout au long de l’elpee. Outre la basse, à cause des interventions fiévreuses, lyriques du violon et (ou) du violoncelle. Et puis de ces références qui oscillent de Stockhausen (les accès symphoniques contemporains) à Magma (le côté prog ténébreux) en passant par Terry Riley (l’électro organique), Robert Wyatt (le climat intimiste et les chœurs diaphanes) et Efterklang (l’électro-world). Tout n’est pas perdu, mais on ne voit pas trop comment Under Byen va se débrouiller pour écouler ses œuvres sur le marché du disque. Perso, je suis très ouvert à ce type de musique expérimentale, mais je doute fort que le mélomane lambda partage mon point de vue…

mardi, 08 juin 2010 02:00

Total life forever

Encore une fois, on va me regarder de travers après avoir lu la critique de cet album. Le deuxième de Foals. Qui est excellent, rassurez-vous. Simplement, parce que votre serviteur n’y a pas rencontré les mêmes courants référentiels (NDR : un grand mot, je l’avoue). Pas très contemporains, il faut le reconnaître, à contrario de tout ce que j’ai pu lire dans la presse spécialisée.

Pour enregistrer cet opus, le quintet s’est isolé en Suède. Du côté de Göteborg. Au beau milieu d’une zone industrielle. Et les musicos ont bossé comme des malades. En essayant de s’écarter au maximum du math rock de leurs débuts. Pour embrasser des influences très eighties. Celles de Talking Heads, tout d’abord. Que l’on retrouve en filigrane, tout au long de l’elpee. Et en particulier l’œuvre majeure « Remain in light ». Un disque qui a influencé les courants postpunk, world et new wave. Et le titre d’entrée « Blue blood » ainsi que l’hypnotique « After glow » en sont probablement les plus belles illustrations. Lorsque le tempo ralentit, et emprunte un profil funkysant, c’est plutôt à INXS (NDR : le contagieux « Miami »), à Spandau Ballet (NDR : époque « Chant no.1 ») et même à XTC (NDR : les percus menaçantes et ce remarquable travail sur les voix opéré tout au long d’« Alabaster »), que je pense. Quant à « 2 trees », il nous plonge au sein d’un climat atmosphérique, mélancolique, réalisant une fusion parfaite entre le feeling de Durutti Column (NDR : surtout pour la trame électro) et l’intensité électrique de Kitchens of Distinction. « Black Gold » lorgne même vers le reggae et le dub du Clash (NDR : et de « Sandinista! », of course !), tout en s’autorisant des digressions électriques à la Skids. Et en finale, « What remains » est même hanté par le spectre de Peter Gabriel. A cause de cette sensibilité world. De ces chœurs en boucle, aussi ; même si la dimension électronique évoque davantage Efterklang. L’occasion d’en revenir à des références plus contemporaines. Comme sur « Spanish Sahara », dont les montées euphorisantes, cette sensibilité romantique et cette tension progressive auraient pu naître d’une rencontre hypothétique entre Snow Patrol, Grandaddy et Sophia. Ou encore le single « This Orient ». Dont l’intro math rock puise aux sources du combo, alors que les envolées de six cordes empruntent manifestement à Bloc Party. Et pourtant, les élans de gratte sont moins fréquents. La voix de Yannis Philippakis moins agressive. Et les compos paradoxalement plus élaborées et plus fluides.

Bref, un chouette album, même s’il est le fruit d’un cocktail d’influences aussi riches qu’énigmatiques. Quoique… D’ailleurs, pas sûr que si les membres de Foals lisent cette chronique, ils vont être très heureux d’avoir ainsi vu leur musique décortiquée…

dimanche, 30 mai 2010 23:08

Girls in Hawaii en deuil

Le drummer de Girls In Hawaii, Denis Wielemans, est décédé au cours de la nuit du samedi 29 au dimanche 30 avril. Il s’est crashé en voiture, à Bruxelles, près du tunnel Madou. Agé de 27 ans, Denis était le jeune frère d’Antoine, le chanteur de Girls in Hawaii. Il était également impliqué au sein du projet de Daniel Offermann, Hallo Kosmo, responsable d’un second album, cette année. Toutes nos pensées émues vont à leur famille et à leurs proches.

mardi, 18 mai 2010 02:00

Soldier of love

Lorsqu’on évoque Sade, on pense immédiatement aux hits planétaires « Smooth operator » et « The Sweetest taboo », deux titres qui ont véritablement cartonné au beau milieu des eighties. Car la naissance du groupe remonte déjà à 1983. Une aventure qu’on ne peut qualifier de prolifique, puisqu’elle n’a, à ce jour, que six elpees au compteur (NDR : plus de 50 millions d’albums vendus à travers le monde quand même ; excusez du peu !) Dont le dernier, « Soldier of love », fait suite à « Lovers rock » publié, il y a déjà dix ans. En fait, Sade Adu, la vocaliste, se réserve un long break, après chaque accouchement, afin d’élever sa progéniture.

Pour enregistrer ce nouveau long playing, elle a bien sûr bénéficié du concours de ses fidèles collaborateurs. En l’occurrence le claviériste Andrew Hale, le guitariste Stuart Matthewman et le bassiste Paul Spencer Denman. Des sessions qui se sont déroulées au sein des studios de Peter Gabriel. Vous aimez le timbre vocal velouté, sensuel, suave, de Sade ? Ce disque devrait suffire à votre bonheur. Musicalement, hormis le titre maître et single –plus rock, plus martial– l’ensemble de l’opus trempe dans une soul, tour à tour teintée de jazz, de trip hop voire de reggae, le tout enrobé d’arrangements tantôt synthétiques, tantôt classiques (voire classieux). Un disque constitué, en majorité, de ballades délicates, vaporeuses, ténébreuses, mélancoliques ou visionnaires. Adu siffle même sur « Be that easy ». Coproduit par Sade et Mike Pela (toujours un indéfectible collaborateur), « Soldier of love » ne recèle pas de tube susceptible de squatter les ondes radiophoniques, mais contient 10 plages de bonne facture. Certains morceaux s’avèrent même assez complexes, même si le titre final, « The safest place », emprunte un format plus minimaliste…

 

mardi, 18 mai 2010 02:00

Nonstoperotik

Charles Thompson vient probablement d’enregistrer son 18ème long playing au cours de sa carrière. En comptabilisant ses projets collectifs (Pixies, Catholics, Grand Duchy) et en solitaire (Frank Black, Black Francis). Et en solo, il en est quand même à son 12ème elpee.

Pour concocter ce « Nonstoperotik », il a reçu le concours d’Eric Drew Feldman (NDR : reconverti en producteur, ce bassiste possède une fameuse carte de visite ; claviériste au sein du band de Captain Beefheart, il a notamment produit des œuvres des Residents, de Pere Ubu, dEUS, PJ Harvey et bien sûr pour Charles, sans oublier les Pixies) à la mise en forme. Un disque dont les sessions n’ont duré que quelques nuits.

Découpé en 11 plages, l’œuvre surprend par ses arrangements alambiqués, luxuriants, réservés à une bonne moitié des compos. Notamment sur les ballades. A l’instar du trompeusement laidback « O my tidy sum », au cours duquel, Frank se prend pour Jimmy Somerville. Un falsetto qu’il nous ressert lors de la comptine enfantine « Rabbits ». Des compos qui traitent surtout de foi et de religion. Comme lors de la première partie de la plaque. On retrouve quand même des accents ‘pixiesques’ sur la cover du « Wheels » de Flying Burrito Brothers. Et même un solo de guitare bien saignant. Sur le virulent « Six legged man », également, sorte de réécriture de « Tony’s theme ». Sur la compo qui ouvre le cd, « Lake of sin », une plage percutante mais imprimés sur des tempos variables. Et en fin de parcours de la ballade surf « Dead man’s curve », moment choisi pour pousser des hululements, des glapissements et des aboiements. A partir du 8ème titre, le style change radicalement. D’abord, à cause de ce « Wild son », calqué sur le « Riders on the storm » des Doors. Basse fiévreuse et piano électrique compris. Encore que lorsque ces ivoires empruntent les sonorités d’un bar, c’est plutôt à un vieux western, tourné par Ennio Morricone, qu’on se met à penser.

Et soudain, notre Charles se laisse glisser dans des confidences érotiques. Vantant les mérites du cunnilingus sur la ballade mid tempo « When I go down on you ». Sa voix en devient même éraillée comme Bruce Springsteen. Et sa mélodie hymnique. Il en remet même une couche sur le titre maître, un fragment nettement plus dépouillé (NDR : évidemment !)

L’album s’achève par la compo la plus intéressante : « Cinema star ». Parce que la plus originale et lumineuse. Tout y est : sens mélodique, richesse des arrangements (NDR : presque prog ?), variations de tempi, cordes de guitare bringuebalantes. En extrapolant on pourrait imaginer un croisement hypothétique entre Wilco (des débuts), Danielson et Elbow. A cet instant, Frank est en état de grâce (NDR : à quand des lyrics sur les oligo-éléments contenus dans la semence masculine ?)

mardi, 18 mai 2010 02:00

Boo

Dag För Dag (NDR: traduisez ‘Au jour le jour’) est un ensemble californien, qui s’est finalement établi à Stockholm, après avoir transité par Londres et Honolulu. Un duo familial, (NDR : Snavely !) réunissant un frère (Jacob Donald) et une sœur (Sarah Parthemore), responsable d’un Ep 6 titres en 2009 (« Shooting from the shadows »). « Boo » constitue leur premier elpee. Un titre qui n’exprime pas une crainte quelconque, mais simplement évoque le nom d’un patelin suédois. Et pourtant, leur musique communique un certain sentiment d’inquiétude…

« Boo » baigne au sein d’un climat lugubre. Une atmosphère lourde et ténébreuse réminiscente des Kills, de Mazzy Star, mais également des Raveonettes. Le timbre de Sarah est voluptueux, limpide, mais spectral. Les inflexions de Jacob sont morbides, mais lorsqu’elles deviennent déclamatoires, elles peuvent lorgner vers celles de Fred Schneider (The B-52’s). Mais le plus étonnant procède des harmonies vocales du tandem ; conjuguées elles sont aussi soignées que chez le mythique Byrds (« Hands and knees »).

Guitares reverb, acides, volontiers déstructurées, ligne de basse sulfureuse ou profonde, tempo lancinant voire tribal, alimentent une solution sonore, ponctuellement soulignée de claviers vaporeux, que le combo a lui-même qualifiée de ‘Tropical punk rock’. En fait, la plupart des compos sont paradoxalement sculptées dans un garage/blues/punk à la fois sauvage et nonchalant. L’intensité est omniprésente. Le spleen également. Et pourtant, on se laisse facilement entraîner dans leur univers, fruit d’un mélange d’angoisse et de fascination. Certaines mélodies empruntent même un profil contagieux (« I am the assassin »), alors qu’une compo comme « Boxed up in pine » s’enflamme progressivement au contact des interventions virevoltantes d’un violon. L’opus s’achève même par un titre imprimé sur un tempo new wave, intitulé « Ring me Elise ». Un bonus track, paraît-il ?

 

mardi, 18 mai 2010 02:00

Moon landing

“Moon landing” constitue déjà le troisième effort en solitaire de Sivert Höyem. Mais le premier depuis que l’ex-chanteur de Madrugada a entamé une carrière solo. Une décision qu’il a prise après le décès du guitariste, Robert Burås, retrouvé mort dans son appartement, à Oslo, le 12 juillet 2007. La formation norvégienne avait alors achevé l’enregistrement de son opus éponyme et accompli les dernières dates de sa tournée, avant de se séparer définitivement.

Découpé en 10 plages, « Moon landing » laisse encore transparaître des réminiscences de son ex-combo. Surtout sur les morceaux les plus électriques. On y décèle d’ailleurs cette intensité blanche ténébreuse si caractéristique. A l’instar du titre maître, de « Lost at sea » et surtout du remuant « High society », un morceau contaminé par un clavier vintage et illuminé par l’intervention débridée d’un saxophone. Un clavier dont le flux continu (NDR : un orgue Hammond !) hydrate « Arcadian wives », un morceau dont la lente progression instrumentale nous replonge quelque peu dans l’univers de la prog. Tout comme « Shadows/High Meseta », un titre glacial, tout en crescendo, dont la richesse évoque Motorpsycho et le feeling mystique, un certain Tea Party. Le reste de l’opus met davantage en évidence la superbe voix de Sivert, baryton dont le timbre rappelle parfois celui de Neil Diamond. Et en particulier sur la ballade langoureuse « Going for gold », le contagieux « Empty house » ainsi que sur le titre qui ouvre l’elpee, « Belorado », une compo de près de 9 minutes, baignant paradoxalement dans une ambiance positive. Un bien bel album pour un artiste, dont le style est en pleine mutation…

 

mercredi, 12 mai 2010 00:08

Damn the Torpedoes (Dvd)

Attention ce Dvd est un documentaire consacré au meilleur opus enregistré par Tom Petty et sa bande, en 1979, « Damn the Torpedoes ». Il s’agissait du troisième elpee de cette formation née en Floride. Sacré triple album de platine, il recelait une compo exceptionnelle, intitulée « Refugee ». C’est d’ailleurs ce morceau qui allait lancer la carrière du groupe. La plaque inclut des interviews, des analyses, des images d’archives et même une leçon de guitare dispensée par Mike Campbell.

La sortie de ce Dvd annonce, en fait, tout simplement, la réédition prochaine de cet album culte. Il sera double et recèlera d’inévitables inédits.

 

Curieux, en lisant les articles consacrés à cette formation insulaire, on évoque surtout leurs plus gros tubes. « True », « Gold ». Voire même des ballades qui ont mal vieilli, comme « Through The Barricades » (NDR : je ne vais pas les citer toutes, elles sont toutes aussi ringardes les unes que les autres). Et pourtant, à leurs débuts, le quintet a commis quelques excellentes compos. Et en particulier « Chant n°1 », « Instinction » ou encore « Communication ». Sans oublier « To cut a long story short ». En fait, tant que leur musique était teintée de funk blanc, elle demeurait excitante ; mais dès qu’elle n’a plus visé que les charts, elle est devenue ‘chiante’ (NDR : fallait le dire !) Le quintet s’est donc reformé après s’être séparé, il y a vingt ans. Jusque là pas de problème. Le hic, c’est qu’il y a une dizaine d’années, les musiciens se sont entredéchirés par voie judiciaire. Pour le fric, vous vous en doutez. On suppose, qu’aujourd’hui, ils n’en ont plus. Donc ils ont enterré la hache de guerre. Et sont repartis en tournée. Les fans sont ravis. Tant mieux pour eux ! Les néoromantiques ont cependant, aujourd’hui, des kilomètres au compteur. Tony Hadley, le vocaliste, ressemble même à un employé de banque ou à un agent d’assurance, en fin de carrière.

Et la musique dans le jeu de quilles ? Bien interprétée. Les 20 000 spectateurs semblent ravis. La mise en scène grandiose. Les projections nous replongent dans leur illustre passé (NDR : quand ils étaient jeunes). Les titres évoqués dans le paragraphe ci-dessus confirment mon point de vue (NDR : tout en subjectivité). Mention particulière pour « Instinction ». Morceau au cours duquel la choriste vient donner davantage de relief aux harmonies vocales. Dommage, d’ailleurs, qu’elle n’intervienne pas plus souvent. Mais bon, Spandau Ballet appartient à l’histoire, et à mon avis, il aurait été préférable qu’il le reste. D’ailleurs, la seule nouvelle compo proposée au cours du set, « Lifeline », ne casse vraiment pas des briques.

 

En 1984, Robyn Hitchcock publiait “I often dream of trains”, son troisième elpee studio. Juste avant d’entamer sa première aventure, en compagnie de ses Egyptians. Pour une certaine presse spécialisée, il s’agit d’un album de référence. En 2008, il a accompli une tournée, au cours de laquelle, son répertoire était essentiellement consacré aux compos de cet opus. Le 22 novembre, un des sets issu de ce périple, a été immortalisé ‘live’, au Symphony Space de New York City. C’est ce concert qui est reproduit sur cette œuvre. En intégralité sur le Dvd.

La partie audio souffre d’une approche un peu trop minimaliste de la plupart des compos. Difficile dans ces conditions, de faire passer son message psychédélique. Sauf peut-être, parfois dans la voix sinusoïdale. Ce n’est que sur la partie Dvd qu’on prend vraiment plaisir à apprécier sa prestation. L’humour de Robyn Hitchcock et de ses deux acolytes (Terry Edwards aux claviers, aux cuivres, à la basse et au piano ainsi que Captain ‘Tim’ Keagan à la seconde gratte) passe mieux la rampe, surtout lorsqu’il est souligné par les mimiques et les attitudes (NDR : pensez à Mr. Bean). L’interprétation a cappella d’« Unconnected prersonality trails » est d’ailleurs aussi bien splendide qu’hilarante. Bien sûr, une connaissance minimale de la langue de Shakespeare est une aide précieuse, pour mieux saisir les remarques spirituelles de Robyn. Et on entre plus facilement dans l’univers excentrique du Britannique. En outre, les chansons se traînent alors bien moins en longueur. Il y a bien ces quelques interludes (NDR : des interviews accordées dans le train, des images filmées il y a un peu plus de 25 ans et quelques paysages balayés par une caméra, à travers la vitre d’un wagon réservé aux voyageurs), mais l’ensemble tient en haleine. D’autant plus que c’est à mi-parcours que les meilleures compos sont proposées. Peut-être aussi parce que Hitchcock a décidé d’empoigner sa six cordes électrique. Il y a d’abord ce superbe « Winter love », au cours duquel Gaida Hinnawi vient poser ses vocalises yiddish. A vous flanquer des frissons partout. Le ‘sydbarretien’ « This could be the day » (NDR : une référence incontestable pour notre Robyn). Et puis en rappel deux morceaux extraits du dernier album, « Goodbye Oslo ». Dont « Goodnight », au cours duquel Gaida est de retour. Et Amir El Saffar vient joindre sa trompette à celle de Terry. Une compo dont la mélodie évoque curieusement James.

A voir donc plus qu’à écouter !