Le futur de The Lost Wave

Basé à Anvers, The Lost Wave réunit des musiciens belges, néerlandais et espagnols. Cette identité transfrontalière irrigue une musique ouverte, sincère et fédératrice. Le 28 août 2026, la formation publie Becoming, un premier EP de cinq titres retenus parmi…

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jeudi, 26 juin 2008 17:58

Un opus éponyme pour Das Pop

C’est le 27 octobre et pas le 18 août, comme précédemment annoncé, que paraîtra le nouvel opus de Das Pop. Eponyme, il a bénéficié du concours de David et Stephen Dewaele de Soulwax (aka 2 Many DJs) à la production. Il sera précédé par le single « Underground », dans les bacs depuis ce 23 juin.

Das Pop se produira le samedi 9 août dans le cadre des Lokerse Feesten et le 15 du même mois au Pukkelpop.

Das Pop sur Youtube : http://nl.youtube.com/user/DasPopTV

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/daspop

 

jeudi, 26 juin 2008 17:58

L’âne de CSS

Le nouvel opus de CSS paraîtra ce 22 juillet.  Intitulé « Donkey », il sera précédé par le single « Left Behind ». Pour votre info sachez que la bassiste Ira Trevison a quitté le groupe pour embrasser d’autres projets. CSS se produira ce 11 juillet au festival les Ardentes, le 8 novembre dans le cadre des Nachten au Petrol à Anvers et le 16 du même mois au Rockhal à Esch-sur-Alzette, au Luxembourg.

Tracklisting

1. Jager Yoga 
2. Rat Is Dead (Rage) 
3. Let's Reggae All Night 
4. Give Up 
5. Left Behind 
6. Beautiful Song 
7. How I Became Paranoid 
8. Move 
9. I Fly 
10. Believe Achieve 
11. Air Painter 

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/canseidesersexy et http://www.csshurts.com

 

mercredi, 25 juin 2008 00:28

Viva La Vida Or Death And All His Friends

Ecrire la chronique d’un nouvel album de Coldplay est un exercice de style périlleux. Si vous encensez, les puristes vous traiteront de faux cul. Si vous le descendez en flammes, les nombreux aficionados vous prendront pour un blasé. Enfin, si vous lui trouvez des qualités et des défauts, vous ne contenterez ni les uns, ni les autres. Finalement, c’est pour le troisième choix que votre serviteur a opté, histoire de susciter la polémique.

Mais tout d’abord, parlons de l’aspect technique de cet opus. La pochette. Superbe. Elle reproduit une peinture révolutionnaire de Delacroix. Le titre de l’album : « Viva la vida… ». Il s’inspire des natures mortes de Frida Kahlo. La production. Elle a été assurée par Brian Eno et son disciple Markus Dravs ; ce dernier parce qu’il avait été conseillé par Win Butler, le leader d’Arcade Fire. Un opus qui a nécessité deux ans de travail. Ce qui explique sans doute pourquoi il a été piraté et que les pistes illégales sont plus nombreuses que celles retenues pour l’elpee.

Venons-en maintenant au contenu. Et procédons par élimination. Quatre plages font très pâle figure. Tout d’abord les U2esque « Lovers in Japan/Reign of love » et le premier single “Violet hill”. Sur le dernier morceau, la voix réverbérée et les accords de piano lorgnent excessivement vers John Lennon. Le titre maître ensuite. Un peu trop allègre pour être honnête. Et enfin la ballade mid tempo « Strawberry swing ». Je cherche vainement le swing. Quant à la framboise, elle est sans saveur. Loin d’être exceptionnel, le final « Death and all his friends » s’ouvre dans un style dépouillé réminiscent de « Parachutes », avant de s’autoriser un léger flirt avec la prog. Mais trop léger pour vraiment convaincre. Intro instrumentale, « Life in technicolor » ne dure que 2’30 et a un goût de trop peu.

On en arrive donc au meilleur. C’est-à-dire lorsque Coldplay démontre tout son art unique à communiquer ses émotions à travers la mélodie. Caractérisé par ses cordes de guitares tintinnabulantes, « Cemeteries of London » est dynamisé par de judicieuses boîtes à rythmes. Tout comme « Lost », infiltré de claviers omniprésents, presque ‘cathédralesques’. Faut dire que le recours à la technologie moderne y est plus systématique. « 42 » est une ballade romantique qui se mue progressivement en morceau complexe, somptueux, une compo au cours de laquelle la conjugaison des guitares chatoyantes et vivifiantes s’avère on ne peut plus savoureuse. Mais le morceau qui mérite vraiment la palme est « Yes ». Oui, oui ! Découpé en deux parties, il s’ouvre par des accès de cordes au sein duquel se détache un violon grinçant, un peu comme chez Tarmac, avant de glisser vers une noisy pétillante, virulente, éthérée, digne de Ride voire de My Bloody Valentine. Remarquable ! Dommage que tout l’opus ne soit pas de cette veine, car 4 morceaux sur 10, c’est quand même insuffisant pour un groupe de la trempe de Coldplay. En outre, Eno s’est déjà montré bien plus inspiré lors de ses mises en forme…

 

lundi, 23 juin 2008 21:04

Un double Dvd pour Within Temptation

C’est le 22 septembre que paraîtra « Black Symphony », un double Dvd immortalisant le concert accordé en février dernier à Rotterdam, en compagnie du Metropole Orchestra, une chorale polyphonique et quelques invités prestigieux comme Keith Caputo (ex-Life Of Agony), Anneke van Giersbergen (The Gathering) et George Oosthoek (Orphanage). Pour votre info, sachez que Within Temptation se produira lors des festivals d’été, et en particulier  au Pukkelpop ainsi qu’à Rock En France.

Pour plus d’infos : http://www.within-temptation.com

 

 

lundi, 23 juin 2008 21:03

Les cicatrices de Broadway

Daron & John (respectivement guitariste et batteur de System Of A Down) viennent de fonder Scars on Broadway. Eponyme, leur premier opus paraîtra ce 25 juillet. Il sera précédé par la sortie du single qui sera diffusé en radio dès cette semaine. Le projet sera davantage axé sur la musique électronique.

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/scarsonbroadway

 

mardi, 27 novembre 2018 17:24

Ships

Daniel Smith est le personnage central de la famille Danielson, au sein de laquelle militent frères, sœurs, beaux-frères, belles-sœurs et leurs meilleurs amis. Une quarantaine de personnes, dont Sufjan Stevens et les membres de Deerhof, ont ainsi participé à la confection de « Ships », leur nouvel album. Jusqu’à présent, les différents projets de Daniel Smith (NDR : il se produit et enregistre également en solo) s’avéraient plutôt minimalistes. L’évolution est absolument étonnante, car une foultitude d’instruments a été utilisée sur cet opus orchestral. Normal vu le nombre de participants. Découpé en 11 titres, cet elpee constitue probablement la plus grosse surprise de l’année 2006. Un peu comme Arcade Fire l’avait été l’an dernier. D’ailleurs, s’il faut évoquer quelques points de référence, le groupe de Toronto y a sa place. Mais aussi, et à des degrés divers, les Mothers of Invention, les Sparks, Devendra Banhart, les Flaming Lips et les Super Furry Animals. Il est d’ailleurs quasi impossible de décortiquer les compos de cette œuvre, tant elle est riche, même si la trame de fond demeure folk. Une constante : le falsetto - régulièrement soutenu par des chœurs - tour à tour glapissant, capricieux, perçant, pépiant, nerveux ou nasal de Daniel. Qui est également responsable des lyrics. Reflets de sa foi évangéliste (NDR : sur les planches la formation se produit vêtue comme des membres de l’armée du salut !), ils ne reflètent pas un dessein de conversion des âmes égarées ; mais simplement cherchent à soulever la question existentielle. Une prédiction qui vaut ce qu’elle vaut : Danielson risque bientôt de convertir de nouveaux disciples en colportant une muse aussi originale… Impressionnant !

 

lundi, 03 avril 2006 03:00

Other people’s lives

Si on tient compte de la bande sonore du film « Return to Waterloo » commise en 1985 et de « The Storyteller » en 1998, une œuvre qui mêlait lecture d’extraits de son livre et chansons interprétées à la guitare sèche, « Other people’s lives » constitue le troisième album solo de Ray Davies. Un disque dont la plupart des compos ont été écrites lors de son séjour à la Nouvelle-Orléans. Mais Raymond Douglas Davies est surtout célèbre pour avoir drivé pendant plus de 40 années, en compagnie de son frère Dave, les célèbres Kinks. Considéré comme un des meilleurs songwriters britanniques de tous les temps, Ray est même devenu une des influences majeures pour des artistes incontournables comme Paul Weller (The Who), Morrissey (The Smiths), Damon Albarn (Blur) et Pete Townshend ; ce dernier a d’ailleurs concocté son célèbre « Tommy » en s’inspirant d’« Arthur or the decline of the British Empire » (1969) et de « S.F. Sorrow » des Pretty Things (1968). Quatre décennies plus tard, la plume de Ray est toujours aussi caustique et lucide. Et sa vision du monde contemporain britannique aussi réaliste. Chroniqueur social et rêveur mélancolique, il est également demeuré un excellent mélodiste. Et il le démontre encore sur une majorité de titres de cet « Other people’s live ». A l’instar de « The tourist » ou de « Stand up comic » qui auraient pu figurer au répertoire de Blur. Ou encore de « The getaway (lonesome train) », une compo plus romantique très proche de la face la plus country d’un Neil Young (avec dobro et slide). L’elpee recèle également l’un ou l’autre fragment enrichi de cuivres, au sein une atmosphère de fête très New Orleans. En y séjournant, il devait forcément y rester quelque chose. Mais Ray n’a pas pour autant négligé l’électricité. Particulièrement musclé, « Things are gonna change (the morning after) » implique la bagatelle de trois guitares, alors qu’« After the fall » évolue dans un registre que n’aurait pas renié Tom Petty. Bref, un album d’honnête facture, qui ne recèle cependant pas de tubes de la trempe de « Well respected man », « Sunny afternoon », « Waterloo sunset » ou encore « Lola »…

 

 

mardi, 26 septembre 2006 03:00

Modern times

« Modern times » constitue le 44ème album de Robert Zimmerman. Un disque partagé en 10 titres, dont certains fragments les 9 minutes. Dernier épisode de sa trilogie entamée en 1997 (il fait donc suite à « Time out of mind » et « Love & Theft »), cet opus se réfère bien sûr aux « Temps modernes » de Charlie Chaplin. Tourné en 1936, ce long métrage mettait un terme à l’apogée des films muets. Mais le message de ce film est demeuré universel. En se servant d’une histoire d’amour, Chaplin pourfendait le système social, économique et politique des Etats-Unis d’Amérique. Soulevant une réflexion sur les aspects les plus déshumanisants et automatisés de l’existence. Le « Modern Times » de Dylan est également cinématique ; et à travers ses allégories, il veut reprendre le flambeau de Chaplin. Transposant la réflexion dans le monde contemporain. Ce qui lui permet de traiter des sujets aussi universels que l’amour, la vieillesse, la mort et le travail. Dylan n’offre cependant pas de réponses aux questions qu’il soulève. Il interpelle simplement les responsables de ce monde qui par en couilles. Un monde dont le vide spirituel est comblé par l’innovation technologique. Avec pour résultat la désintégration de toute valeur humaine. Bien sûr, ce courant philosophique n’est pas neuf. Mais il a le mérite d’aller à l’encontre d’un concept de société dominé par l’égoïsme et le profit.

Musicalement, le disque oscille entre titres swing, jazz, rock’n roll, blues (aussi bien bayou, roadhouse que boogie) et folk. Une majorité de ballades quand même et puis quelques clins d’œil adressés à Chuck Berry (« Thunder on the mountain », plage au cours de laquelle il évoque la chanteuse soul Alicia Soul), Muddy Waters (« Rollin’ & tumblin’ »), Bing Crosby (« When the deal goes down », « Beyond the horizon »), Lightnin’ Hopkins (« Someday baby »), Memphis Minnie (“The Levee’s gonna break”, chanson consacrée au désastre causé par l’ouragan Katrina et surtout à ses responsables) et Cole Porter (« When the deal goes down »). Et en finale, une remarquable compo mélancolique intitulée « Ain’t talkin’ » ; un morceau bouleversant, insidieux, digne de « Man in the long black coat ». Sur cet opus, Bob joue des claviers, de la guitare et de l’harmonica. Et puis il chante de son timbre éraillé si caractéristique. Enfin, il est soutenu par le quintet de base qui l’accompagne lors de ses tournées. A 65 balais, Dylan n’a toujours pas dit son dernier mot. Et ce qu’il raconte est fichtrement sensé…

mardi, 15 août 2006 03:00

Cooperative Music Sampler Volume 3

Cooperative Music est une subdivision du label V2 qui relaie actuellement City Slang, Wichita Recordings, Rabid Records, Bella Union, Memphis Industries, Moshi Moshi, Setanta et Luaka Bop. Le troisième volume de ce sampler propose un disque audio et un DVD. Une bonne manière de découvrir en son et en image la richesse du catalogue de cette association. On ne vous fera pas l’injure de décrypter les groupes ou les artistes qui figurent sur cette compile. La plupart ont déjà été chroniqués dans Musiczine. La tracklist me semble donc amplement suffisante. La voici :

CD

1. A Gap Has Appeared - Filed Music
2. Fancy Robots - Justine Electra
3. Young Folks - Pter Bjorn And John
4. Ticket To Immortality - The Dears
5. Twelve - Forward, Russia!

6. In Flight - Amusement Parks On Fire
7. Sing Songs Along - Tilly And The Wall
8. Pull Shapes - The Pipettes
9. Deep Down - Calexico
10. Head Home - Midlake
11. Fear - Lambchop
12. Love Ain't Just A Four Letter Word - Jenny Wilson
13. Wake Up - Lo-fi-fnk
14. Like A Pen - The Knife
15. Always For You - The Album Leaf
16. Baby I - Amy Milan
17. Put A Penny In The Slot - Fionn Regan
18. Widow's Weed - Espers

DVD:

1. 7/4 (Shoreline) - Broken Social Scene
2. 16.16.6 - The Drips
3. Twelve - Forward, Russia!
4. Moonpigs - Blackmail
5. (Oh) god - The Most Serene Republic
6. I'll Bring The Sun - Jason Collett
7. Young Folks - Peter Bjorn And John
8. Wishbone - Architecture In Helsinki
9. Your Kisses Are Wasted On Me - The Pipettes
10. Fraud In The 80's - Mates Of State
11. Paul Simon - The Russian Futurist
12. Let My Shoes Lead Me Forward - Jenny Wilson
13. Festival - Dungen
14. Young Bride - Midlake
15. Sleep Tonight - Stars
16. Dirty Frames - The Tiny
17. We Share Our Mother's Health - The Knife
18. Pac Mac/Shopping Cart - Schneider TM

19. Cruel – Calexico

 

mardi, 26 décembre 2006 02:00

Declaration of fuzz

Pour célébrer son 25ème anniversaire, le label Glitterhouse a décidé de ressortir le tout premier elpee de son catalogue sous la forme d’un cd. Le tout a, bien évidemment, été remasterisé. 18 titres pour autant de combos qui émarge(ai)ent (alors) au garage. Difficile d’ailleurs de savoir si ces formations sont toujours actives. Une chose est sûre, ces morceaux auraient tout aussi bien pu figurer dans le répertoire de bands issus des sixties comme dans celui de groupes revivalistes, contemporains ou non. Ce qui n’empêche pas cette compile de se révéler particulièrement savoureuse. Et de constituer, pour tout aficionado de garage, une œuvre indispensable à sa collection. Si la plupart des ensembles sont issus des States et de Suède, l’Allemagne, l’Ecosse, l’Autriche, l’Italie et les Pays-Bas sont également représentés. Et le booklet est suffisamment explicatif pour vous y retrouver facilement.

Ce « Declaration of fuzz » épingle ainsi dans l’ordre Boys from Nowhere pour un sauvage et rageur « Jungle boy », The Not Quite lors d’une compo particulièrement mélodieuse, intitulée « Wars or hands of time », nonobstant la voix sépulcrale (Vincent Crane ?) du chanteur. Blacklight Chameleons nous entraîne dans un énigmatique et cosmique « Door ». Le « Don’t come with me » de Sick Rose est littéralement rogné par un orgue vintage, comme chez Inspiral Carpets. The Seen s’attaque à la cover de « Hey Joe », compo immortalisée par Jimi Hendrix ; mais en enlevant le tempo, il lorgne manifestement vers l’univers mod des Who et des Kinks. The Blackberry Jug nous plonge dans un univers cauchemardesque, fantasmagorique, tout au long du titre éponyme, imprimé sur un rythme frénétique. Minimaliste, « I’m glad I walked out the door » rappelle manifestement les premiers enregistrements des Beatles. Il est l’œuvre de Mystic Eyes. The Stomach Mouths se réserve un insidieux et étrange « Something weird ». Le « Nowhere to run » de The Cynics possède un refrain entêtant, hypnotique. Les Miracle Workers ont opté pour l’épileptique « L.O.V.E. ». Le folk fuzz de Cornflake Zoo prend toute sa dimension sur « 13 stations ». Les spectres des Yardbirds et des Electric Prunes ne sont pourtant pas loin. The Stepford Husbands concède un « Why aren’t you there ? » envoûtant, hymnique. The Otherside revendique l’héritage de Love pour attaquer le dépouillé et binaire “Say those magics words”. Le farfisa domine le « Gonna make you mine » de Crimson Shadows. On baigne à nouveau, ici, dans un univers sonore proche d’Inspiral Carpets. Un harmonica poussiéreux donne une coloration r&b au « I never loved a girl » de Running Stream, compo régulièrement enflammée par les cavalcades du drumming. Plus psyché, le « Make me stay » de Green Telescope, bénéficie d’une mélodie contagieuse. Le « Cryin’ shame » des Preachers est un fragment garage qu’on pourrait qualifier de classique. Et en finale, The Broken Jug se distingue des 17 autres combos, par un « 2120 south Michigan ave » lancinant, presque ‘doorsien’. Intemporel, ce style musical n’est pas encore prêt à emprunter une voie de garage…