New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

logo_musiczine

Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Kreator - 25/03/2026
dEUS - 19/03/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 26 septembre 2006 03:00

Modern times

« Modern times » constitue le 44ème album de Robert Zimmerman. Un disque partagé en 10 titres, dont certains fragments les 9 minutes. Dernier épisode de sa trilogie entamée en 1997 (il fait donc suite à « Time out of mind » et « Love & Theft »), cet opus se réfère bien sûr aux « Temps modernes » de Charlie Chaplin. Tourné en 1936, ce long métrage mettait un terme à l’apogée des films muets. Mais le message de ce film est demeuré universel. En se servant d’une histoire d’amour, Chaplin pourfendait le système social, économique et politique des Etats-Unis d’Amérique. Soulevant une réflexion sur les aspects les plus déshumanisants et automatisés de l’existence. Le « Modern Times » de Dylan est également cinématique ; et à travers ses allégories, il veut reprendre le flambeau de Chaplin. Transposant la réflexion dans le monde contemporain. Ce qui lui permet de traiter des sujets aussi universels que l’amour, la vieillesse, la mort et le travail. Dylan n’offre cependant pas de réponses aux questions qu’il soulève. Il interpelle simplement les responsables de ce monde qui par en couilles. Un monde dont le vide spirituel est comblé par l’innovation technologique. Avec pour résultat la désintégration de toute valeur humaine. Bien sûr, ce courant philosophique n’est pas neuf. Mais il a le mérite d’aller à l’encontre d’un concept de société dominé par l’égoïsme et le profit.

Musicalement, le disque oscille entre titres swing, jazz, rock’n roll, blues (aussi bien bayou, roadhouse que boogie) et folk. Une majorité de ballades quand même et puis quelques clins d’œil adressés à Chuck Berry (« Thunder on the mountain », plage au cours de laquelle il évoque la chanteuse soul Alicia Soul), Muddy Waters (« Rollin’ & tumblin’ »), Bing Crosby (« When the deal goes down », « Beyond the horizon »), Lightnin’ Hopkins (« Someday baby »), Memphis Minnie (“The Levee’s gonna break”, chanson consacrée au désastre causé par l’ouragan Katrina et surtout à ses responsables) et Cole Porter (« When the deal goes down »). Et en finale, une remarquable compo mélancolique intitulée « Ain’t talkin’ » ; un morceau bouleversant, insidieux, digne de « Man in the long black coat ». Sur cet opus, Bob joue des claviers, de la guitare et de l’harmonica. Et puis il chante de son timbre éraillé si caractéristique. Enfin, il est soutenu par le quintet de base qui l’accompagne lors de ses tournées. A 65 balais, Dylan n’a toujours pas dit son dernier mot. Et ce qu’il raconte est fichtrement sensé…

mardi, 15 août 2006 03:00

Cooperative Music Sampler Volume 3

Cooperative Music est une subdivision du label V2 qui relaie actuellement City Slang, Wichita Recordings, Rabid Records, Bella Union, Memphis Industries, Moshi Moshi, Setanta et Luaka Bop. Le troisième volume de ce sampler propose un disque audio et un DVD. Une bonne manière de découvrir en son et en image la richesse du catalogue de cette association. On ne vous fera pas l’injure de décrypter les groupes ou les artistes qui figurent sur cette compile. La plupart ont déjà été chroniqués dans Musiczine. La tracklist me semble donc amplement suffisante. La voici :

CD

1. A Gap Has Appeared - Filed Music
2. Fancy Robots - Justine Electra
3. Young Folks - Pter Bjorn And John
4. Ticket To Immortality - The Dears
5. Twelve - Forward, Russia!

6. In Flight - Amusement Parks On Fire
7. Sing Songs Along - Tilly And The Wall
8. Pull Shapes - The Pipettes
9. Deep Down - Calexico
10. Head Home - Midlake
11. Fear - Lambchop
12. Love Ain't Just A Four Letter Word - Jenny Wilson
13. Wake Up - Lo-fi-fnk
14. Like A Pen - The Knife
15. Always For You - The Album Leaf
16. Baby I - Amy Milan
17. Put A Penny In The Slot - Fionn Regan
18. Widow's Weed - Espers

DVD:

1. 7/4 (Shoreline) - Broken Social Scene
2. 16.16.6 - The Drips
3. Twelve - Forward, Russia!
4. Moonpigs - Blackmail
5. (Oh) god - The Most Serene Republic
6. I'll Bring The Sun - Jason Collett
7. Young Folks - Peter Bjorn And John
8. Wishbone - Architecture In Helsinki
9. Your Kisses Are Wasted On Me - The Pipettes
10. Fraud In The 80's - Mates Of State
11. Paul Simon - The Russian Futurist
12. Let My Shoes Lead Me Forward - Jenny Wilson
13. Festival - Dungen
14. Young Bride - Midlake
15. Sleep Tonight - Stars
16. Dirty Frames - The Tiny
17. We Share Our Mother's Health - The Knife
18. Pac Mac/Shopping Cart - Schneider TM

19. Cruel – Calexico

 

mardi, 26 décembre 2006 02:00

Declaration of fuzz

Pour célébrer son 25ème anniversaire, le label Glitterhouse a décidé de ressortir le tout premier elpee de son catalogue sous la forme d’un cd. Le tout a, bien évidemment, été remasterisé. 18 titres pour autant de combos qui émarge(ai)ent (alors) au garage. Difficile d’ailleurs de savoir si ces formations sont toujours actives. Une chose est sûre, ces morceaux auraient tout aussi bien pu figurer dans le répertoire de bands issus des sixties comme dans celui de groupes revivalistes, contemporains ou non. Ce qui n’empêche pas cette compile de se révéler particulièrement savoureuse. Et de constituer, pour tout aficionado de garage, une œuvre indispensable à sa collection. Si la plupart des ensembles sont issus des States et de Suède, l’Allemagne, l’Ecosse, l’Autriche, l’Italie et les Pays-Bas sont également représentés. Et le booklet est suffisamment explicatif pour vous y retrouver facilement.

Ce « Declaration of fuzz » épingle ainsi dans l’ordre Boys from Nowhere pour un sauvage et rageur « Jungle boy », The Not Quite lors d’une compo particulièrement mélodieuse, intitulée « Wars or hands of time », nonobstant la voix sépulcrale (Vincent Crane ?) du chanteur. Blacklight Chameleons nous entraîne dans un énigmatique et cosmique « Door ». Le « Don’t come with me » de Sick Rose est littéralement rogné par un orgue vintage, comme chez Inspiral Carpets. The Seen s’attaque à la cover de « Hey Joe », compo immortalisée par Jimi Hendrix ; mais en enlevant le tempo, il lorgne manifestement vers l’univers mod des Who et des Kinks. The Blackberry Jug nous plonge dans un univers cauchemardesque, fantasmagorique, tout au long du titre éponyme, imprimé sur un rythme frénétique. Minimaliste, « I’m glad I walked out the door » rappelle manifestement les premiers enregistrements des Beatles. Il est l’œuvre de Mystic Eyes. The Stomach Mouths se réserve un insidieux et étrange « Something weird ». Le « Nowhere to run » de The Cynics possède un refrain entêtant, hypnotique. Les Miracle Workers ont opté pour l’épileptique « L.O.V.E. ». Le folk fuzz de Cornflake Zoo prend toute sa dimension sur « 13 stations ». Les spectres des Yardbirds et des Electric Prunes ne sont pourtant pas loin. The Stepford Husbands concède un « Why aren’t you there ? » envoûtant, hymnique. The Otherside revendique l’héritage de Love pour attaquer le dépouillé et binaire “Say those magics words”. Le farfisa domine le « Gonna make you mine » de Crimson Shadows. On baigne à nouveau, ici, dans un univers sonore proche d’Inspiral Carpets. Un harmonica poussiéreux donne une coloration r&b au « I never loved a girl » de Running Stream, compo régulièrement enflammée par les cavalcades du drumming. Plus psyché, le « Make me stay » de Green Telescope, bénéficie d’une mélodie contagieuse. Le « Cryin’ shame » des Preachers est un fragment garage qu’on pourrait qualifier de classique. Et en finale, The Broken Jug se distingue des 17 autres combos, par un « 2120 south Michigan ave » lancinant, presque ‘doorsien’. Intemporel, ce style musical n’est pas encore prêt à emprunter une voie de garage…

 

 

vendredi, 20 juin 2008 13:50

Les cordes chimiques de Sterolab

La bande à Laetitia Sadier et Tim Gane sortira un nouvel album ce 18 août. Il s’agit du onzième de Stereolab. Le sessions d’enregistrement se sont déroulées au sein de leur studio Instant Zero, à Bordeaux, en compagnie du claviériste/technicien Joe Watson derrière les manettes.

Tracklisting :

1.  Neon Beanbag
2.  Three Women
3.  One Finger Symphony
4.  Chemical Chords
5.  The Ecstatic Static
6.  Valley Hi!
7.  Silver Sands
8.  Pop Molecule (Molecular Pop 1)
9.  Self Portrait with "Electric Brain"

10. Nous Vous Demandons Pardon
11. Cellulose Sunshine
12. Fractal Dream Of A Thing
13. Daisy Click Clack
14. Vortical Phonotheque

Pour plus d’infos :

http://www.4ad.com/stereolab
http://www.stereolab.co.uk
http://www.myspace.com/stereolab

 

vendredi, 20 juin 2008 13:50

Les Rascals se ‘rascalisent’…

“Rascalize”, c’est le titre du nouvel elpee des Rascals qui paraîtra ce 8 septembre. Il a été enregistré sous la houlette de Ben Hillier (The Horrors, Blur, Elbow) à Londres.

Tracklisting :

1. Rascalize
2. Out of dreams
3. Bond girl
4. The glorified collector
5. Fear invicted into the perfect stranger
6. Does your husband know you are on the run
7. I’d be lying to you
8. Freakbeat phantom
9. People watching
10. Stockings to suit
11. How do I end this?
12. I’ll give you sympathy

Pour plus d’infos : http://www.therascals.co.uk

 

 

Le nouvel opus de Joshua paraîtra le 24 octobre prochain. Il sera précédé d’un single éponyme fin août et s’intitulera « Animals will save the world ». Ben tiens ! L’artiste partira ensuite en tournée dès novembre 2008, sous un nouveau line up et afin d’un présenter un nouveau spectacle.

Voici déjà les premières dates :

6/11 : l'Escalier à Liège
5/11 : De Nachten à Anvers
10/11 : Charlatan à Gand
18/12 : ABBox à Bruxelles
19/12 : Cubic Clash à Turnhout

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/joshuanoise

 

mercredi, 18 juin 2008 20:37

Une compile de singles pour Biffy Clyro

Responsable à ce jour, de trois albums et d’une floppée de singles, Biffy clyro a décidé de sortir une compile réunissant ses singles. Elle paraîtra en juillet et est consacrée à une période qui s’étale de 2001 à 2005. Ce qui explique son titre “Singles 2001-2005”.  

Tracklisting

1) 27
2) Justboy
3) 57
4) Joy.Discovery.Invention
5) Toys Toys Toys Choke, Toys Toys Toys (Single Version)
6) The Ideal Height (Single Version)
7) Questions And Answers
8) Eradicate The Doubt
9) There's No Such Thing As A Jaggy Snake
10) Glitter And Trauma (Single Version)
11) My Recovery Injection (Single Version)
12) Only One Word Comes To Mind (Single Version)

Pour plus d’infos : http://www.biffyclyro.com

 

mercredi, 18 juin 2008 20:34

L’oversose mortelle de Toxic Holocaust

Le nouvel opus de Toxic Holocaust paraîtra ce 8 septembre. Il s’intitulera “An Overdose Of Death”. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées au Soundhouse Recording, sous la houlette de Jack Endino (High On Fire, Zeke, Dwarves).  

Pour voir un épisode de leurs sessions d’enregistrement : http://www.youtube.com/watch?v=HQNUpGTGz_U

Pour plus d’infos : http://www.toxicthrashmetal.com

mardi, 17 juin 2008 03:00

Dual Hawks

Split album plutôt étonnant, puisqu’il réunit le nouvel opus de Centro-Matic et celui de South San Gabriel sous le même écrin. C'est-à-dire les deux projets de Will Johnson. Manquait plus qu’il soit triple et consacre un exercice en solitaire (NDR : aventure qu’il a déjà tentée à deux reprises : en 2002 et 2004). Si l’artiste explore sa face la plus rock chez Centro-Matic, il embrasse des desseins plus acoustiques au sein de South San Gabriel.

Le line up de base est identique au sein des deux formations ; mais chez SSG, on y rencontre une belle brochette d’invités. Et pour la circonstance Matt Stoessel (pedal steel), Bryan VanDivier (basse, guitare, percussions), Jeffrey Barnes (clarinette, saxophone, flûte, etc.), Buffi Jacobs (violoncelle), Tamara Cauble (alto, violon), David Pierce (trombone), James Driscoll (contrebasse) ainsi que Robert Gomez aux arrangements. Une solution sonore qui pourrait sembler luxuriante, vu la présence de ces collaborateurs. Et pourtant on est loin du compte, ces musiciens se révélant d’une grande efficacité, mais aussi d’une remarquable sobriété. Atmosphériques, mais également particulièrement sombres, les 12 plages de ce disque manifestent ainsi une grande richesse dans les subtilités. Depuis le majestueux « Kept on the sly » au légèrement psyché, exotique, « Trust to lose », en passant par un remarquable « When the angels will put out their lights » aux influences vocales nettement soul et le menaçant, sinistre « Of Evil/For evil », déchiré entre blues et musique de chambre, on ne peut que se montrer admiratif face à une telle puissance d’écriture. Tout ceci sur un rythme lent, parfois même slowcore ou au moins imprimé sur un mid tempo. Et lorsque la solution sonore vire vers la lo-fi (« My goodbyes »), le spectre de Bonnie ‘Prince’ Billy se met à planer…

Plus électrique, l’opus de Centro-Matic s’illustre d’abord par une grande sensibilité mélodique. Les compos contagieuses et souvent hymniques sont balayées de savoureux accès d’électricité. Jamais envahissants, mais toujours judicieux. Inoculés dans l’esprit du mouvement Paisley Underground (Dream Syndicate en tête) et bien sûr du légendaire Neil Young. Une des ses influences majeures. Tout Bruce Springsteen et Bob Dylan, « Twenty-four », me rappelant étrangement « Blowin’ in the wind », mais en plus allègre. Bref si l’essentiel de ce disque est agité par des riffs de guitare grésillants, crépitants, déchiquetés, crazyhorsiens, quoique insidieux voire rampants (NDR : ces accès d’électricité vivifiants sont même parfois enfouis sous la ligne de flottaison instrumentale, avant de remonter à la surface, comme s’ils avaient fait le plein d’énergie), la fin de parcours en revient à une formule plus acoustique. Minimaliste et semi-acoustique sur « Counting the scars » (NDR : on entend les doigts glisser sur les cordes de la gratte) et le final « A critical display of sankes », morceau étrange mais romantique évoluant à mi-chemin entre Centro-Matic et South San Gabriel. Ben tiens !

 

mardi, 17 juin 2008 03:00

Home before dark

« Home before dark » constitue déjà le 29ème opus studio de l’artiste américain. Maintenant, il faut reconnaître qu’il compte quand même 42 ans de carrière. Mais franchement, si ce crooner possède une voix d’or (NDR : pas de diamant ?) incomparable, sa discographie ne m’a jamais trop bottée. En fait, j’en suis toujours resté à la B.O du film "Jonathan Livingston Seagull", parue en 1973. Curieusement, c’est à partir de 1976, qu’il a cessé de composer. Pas de chanter ni de sortir des albums. Se contentant alors de la muse d’une pléiade de collaborateurs. Sous l’impulsion de Rick Rubin (producteur célèbre de métal qui avait déjà remis en selle Johnny Cash et Donovan), il avait repris la plume en 2005. Et un opus fort encourageant, « 12 songs », était paru en 2005. La recette de Rubin : en revenir à davantage de simplicité instrumentale (une sèche, un clavier rogné, une basse, l’une ou l’autre intervention de guitare et des arrangements réduits à leur plus simple expression). Et ma foi le pari semble réussi, puisque je suis parvenu à écouter ce disque jusqu’à son terme. A la limite, on n’est pas loin des exercices de style acoustiques opérés par Bruce Springsteen (NDR : pensez à « Devils And Dust »). « Home before dark » recèle 12 plages introspectives, déchirées entre désespoir et psychanalyse, probablement inspirées par son divorce vécu voici maintenant trois ans (NDR : qui lui a coûté un pont !), douze compos dont la plupart dépassent les 5 minutes. C’est sans doute le seul reproche que l’on peut reprocher à cet elpee. Sans quoi, on en épinglera le bouleversant titre maître, « Another day », au cours duquel il partage un duo avec la Dixie Chick Natalie Maines ainsi que le plus allègre « Pretty amazing grace ».