Sparks dans la lune

Sparks, éternel laboratoire de la pop, poursuit son exploration de territoires inédits. Après plus de cinq décennies passées à bousculer les codes musicaux, Ron et Russell Mael ajoutent un nouveau chapitre singulier à leur parcours en publiant Live On The…

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Gary Numan
The Cure
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 29 août 2023 16:17

Les feux de Squirrel Flower…

Squirrel Flower, c’est le projet d’Ella Williams, une chanteuse/songwritrice établie à Chicago. Elle publiera son nouvel opus, « Tomorrow's Fire », le 13 octobre 2023.

« Tomorrow's Fire » est une tempête qui éclate, un disque de rock, fait pour être joué fort, tout en glissant, sans effort, sur les états d'âme, la légèreté et la lourdeur.

Les titres phares « Full Time Job » et « When a Plant is Dying » racontent le désespoir universel qui accompagne la vie d'une personne handicapée.

Lors des sessions, elle a reçu le concours de quelques musicos, dont Matt McCaughan (Bon Iver), Seth Kauffman (Angel Olsen band), Jake Lenderman (MJ Lenderman, Wednesday) et Dave Hartley (The War on Drugs).

‘Les chansons que j'écris ne sont pas toujours autobiographiques, mais elles sont toujours vraies’ explique Williams.

Les clips consacrés à « When A Plant Is Dying' here »

et « Full Time Job » sont disponibles ici et là

En concert le 16 novembre 2023 au Botanique de Bruxelles

 

Un box consacré au groupe Everyone Asked About You sera bientôt disponible.

Remasterisé à partir des bandes DAT d'origine, « Paper Airplanes, Paper Hearts » compilera l'ensemble des enregistrements du combo, y compris l’elpee « Let's Be Enemies » ainsi que les deux 7 inches sortis entre 1997 et 2000. Il sera enrichi d’un livre de 20 pages rempli de flyers, de photos, de paroles et d'un essai complet sur ce chaînon manquant crucial entre l'emo du Midwest et le synthétiseur Moog.

Il n'y a jamais eu d'autre groupe capable de reproduire le son de Everyone Asked About You. Le quatuor de Little Rock, en Arkansas, a introduit des éléments de twee pop dans l'emo tout au long de sa trop brève existence.

Le premier single qui en est extrait, « Sometimes Memory Fails Me Sometimes », est l'un des titres les plus longs du catalogue du groupe et l'un des plus puissants.

Entre deux sessions de MarioKart64 et de Goldeneye, le quatuor lycéen de Little Rock, Everyone Asked About You, a développé sa propre version du son emo qui déferlait sur le Midwest à la fin des années 90. Construit autour des guitares jumelles de Chris Sheppard et Collins Kilgore, la musique était soutenue par la batterie percutante de Lee Buford et soulignée par la voix d'Hannah Vogan.

Le groupe s'est formé en 1996 et réunissait Chris Sheppard, Lee Buford, Collins Kilgore et Hannah Vogan, qui se sont rapprochés grâce à leur amour commun pour des groupes comme Unwound. John Beachboard et Matt Bradley les ont rejoints en 1998, contribuant à la sortie de « Let's Be Enemies » en 1999. Par la suite, ils ont incorporé des synthétiseurs dans leur son, influencés par des groupes comme The Rentals et Rainer Maria.

Les paroles de leurs chansons explorent les épreuves et les tribulations de l'adolescence, ainsi que le parcours de Sheppard, qui a découvert sa sexualité (« Boston ») et a fait son coming out en tant qu'homosexuel.

Everyone Asked About You s'est séparé en 2000, mais sa musique continue d'influencer les fans d'emo du monde entier. Avec moins de 2 000 disques en circulation sur l'ensemble de sa production, les fans ont afflué sur YouTube et les blogs MP3 pour télécharger des extraits. Les jeunes générations ont découvert récemment le groupe par le biais des médias sociaux, un chapitre perdu de l'histoire pré-mainstream de l'emo.

Everyone Asked About You s'est reformé pour son premier concert en 23 ans à l'hiver 2022, et prévoit de repartir en tournée, dans un futur proche.

« Sometimes memory fails me sometimes » est en écoute là

 

 

Lewsberg publiera son quatrième album studio, « Out And About », ce 15 septembre 2023. Depuis son début en 2016, le band néerlandais n'a cessé de monter en puissance. Bien qu'il ne se soit jamais vraiment considéré comme un ‘groupe productif’, il a tout de même, sorti ensemble trois LPs, un Ep et une série de cassettes et de 7'', dont « Six Hills » paru en 2022 sur Speedy Wundeground (série de singles produits par Dan Carey).

Enregistré à Amsterdam au début du printemps 2023 sous la houlette de Yulya Divakova, « Out And About » voit les membres fondateurs Shalita Dietrich (chant, guitare basse), Michiel Klein (guitare) et Arie van Vliet (chant, guitare, violon) ralliés, pour la première fois en studio, par le batteur et chanteur Marrit Meinema, qui a rejoint le groupe à l'automne 2021.

‘Nos deux premiers albums étaient en quelque sorte notre interprétation de la musique et de la littérature dont Arie et moi parlions depuis des années’, explique le guitariste Michiel. ‘Sur notre troisième, « In Your Hands », nous nous sommes efforcés de rester calme et intime, en partie en réaction au malaise que nous ressentions parfois lorsque Lewsberg était mis dans le même sac que ces groupes de rock musclés et bourrés de testostérone’, poursuit-il, ‘Pour ce nouvel album, j'ai été inspiré par les personnalités de chaque membre du groupe lorsque nous sommes redevenus un quatuor, avec l'arrivée de Marrit’.

Comparé à ses trois premiers opus, « Out And About » semble plus léger, rappelant le son décontracté de formations telles que The Feelies, Marine Girls et Young Marble Giants, tout en restant distinctement Lewsberg.

Issu de ce futur long playing, le single « An ear to the chest » est en écoute là

 

 

Actif depuis 2012, The Guru Guru s'est progressivement forgé une solide réputation. Tant sur disque (deux elpees et deux eps publiés en 10 ans) qu’en ‘live’.

Quelques semaines après avoir publié le single « Lotta Tension », premier extrait de son troisième elpee studio, « Make (Less) Babies », enregistré aux studios Farrm à Hasselt, le quintet limbourgeois vient de graver deux singles, « Saint-Tropez » et « Make Less Babies ».

Le fil conducteur de ce nouveau long playing sera la façon dont nous ravageons peu à peu la planète et surtout que nous la détruisions, envers et contre tout, tout en étant parfaitement conscients des conséquences de tous nos actes. L'argent qui dérégule tout comme sur ce second single, « Saint-Tropez » (NDR : le clip est disponible ici), métaphore des inégalités sociales, comme l'illustrent les propos du chanteur.

Sur « Make Less Babies », le chanteur explique qu'il se prend pour une sorte de gourou des temps modernes qui érige une sorte de marche à suivre façon ‘Les 10 commandements’, mais c'est aussi un gourou moderne. Qui n'ordonne rien, suggère, donne des conseils.

Celui qui arrive en tête de liste pour aider les gens à sauver un peu la terre et l'humanité : « Make Less Babies » ! Et il est en disponible sous forme de vidéo, là

 

 

Mitski sortira son septième album, « The Land Is Inhospitable and So Are We », le 15 septembre prochain. Aujourd'hui, elle en dévoile deux nouveaux extraits, « Star » et « Heaven », qui font suite au premier single « Bug Like an Angel », offrant un aperçu supplémentaire de l'album le plus expansif, épique et empli de sagesse de Mitski à ce jour. Elle annonce également des ‘live’ acoustiques intimistes en Europe et au Royaume-Uni intitulés « Amateur Mistake ». Mitski a écrit ces chansons en rafales dans le passé, « Heaven et Star » remontant à plusieurs années et ayant pris différentes formes avant d'atteindre leurs versions définitives.

« Star » évoque une élévation extraterrestre ; son bourdonnement inspiré par Scott Walker se construit progressivement avant qu'un orgue d'un autre monde ne prenne le relais, pendant que Mitski chante. Caractérisé par son rythme à la Patsy Cline et son ambiance très Old Hollywood, « Heaven » offre un intense moment de passion et une démonstration magistrale d'espoir.

Mitski a travaillé en compagnie de l'arrangeur et chef d'orchestre Drew Erickson ainsi qu’avec un orchestre complet aux Sunset Sound Studios à Los Angeles pour faire jaillir la romance grandiose de ces chansons.

« The Land Is Inhospitable and So Are We » a été mis en forme par son producteur de longue date Patrick Hyland. Il affiche une large palette de références, allant du grandiose des westerns spaghetti Ennio Morriconesques à la bande-son enneigée de Fargo de Carter Burwell, en passant par l'intimité murmurée d'Arthur Russell ou la vitalité ardente de Scott Walker, Igor Stravinsky, ou encore la jubilation de l’artiste brésilien Caetano Veloso.

« The Land Is Inhospitable and So Are We » aborde à plusieurs reprises la même hypothèse. Peut-on réellement exister, être, sans amour ?

La ‘lyric’ vidéo de « Star » est disponible ici et celle consacrée à « Heaven » là

 

mardi, 29 août 2023 16:07

Baby Fire en état de grâce…

« A Year of Grace », c’est le titre du nouvel Ep de Baby Fire. Le groupe belge complète la trilogie de la grâce commencée par l'Ep quatre titres « Searching for Grace » en 2020 et l'album « Grace » en 2022. « A Year of Grace » recèle 3 remixes de l’elpee, un titre inédit (« Like Stars ») et le morceau maître.

Ces deux dernières compos décrivent le douloureux voyage mental de Dominique Van Cappellen-Waldock - l'initiatrice de Baby Fire - dans les décombres de la musique post-covidique, au sein de laquelle il est devenu pratiquement impossible de se faire entendre. Un voyage qui évoque l'illusion d'une scène artistique renouvelée et la déception engendrée par un environnement remarquablement conservateur, qui conduit à la lassitude...

Si vous souhaitez en savoir davantage sur cette formation, cliquez sur le nom du groupe, dans le cadre informations complémentaires ; vous y trouverez tous les liens qui vous permettront d’atteindre son website et les réseaux sociaux…

mardi, 29 août 2023 16:06

Ganache dans le cosmos…

Ganache est un duo lyonnais dont le nouvel Ep, « Hypernova », paraîtra ce 13 octobre 2023. Après un premier Ep publié en 2018 et un second sorti fin 2019, Loïs Tabeam et Juliet Notzisway (croisés respectivement aux côtés de Claire Days et Zed Yun Pavarotti) font donc leur retour en proposant un son léger, aérien, des rythmes nonchalants, des guitares vaporeuses au sein d’une atmosphère pop. Deux singles sont déjà en écoute, "Comet" ici et "Blue Hills" là

 

samedi, 26 août 2023 15:56

Crime & soda

Né en 2000, The Poison Arrows réunit l’ex-Atombombpocketknife Justin Sinkovich au chant et à la guitare, Adam Reach (NDR : il a bossé au sein du fameux label Touch & Go) aux drums ainsi que l’ex-Don Caballero (NDR : un groupe qui était hébergé chez Touch & Go), Pat Morris, à la basse.

« Crime & Soda » ne constitue que le cinquième opus de la formation chicagoan, une œuvre dont le mastering a été assuré par Bob Weston, le bassiste de Shellac.

Il faut plusieurs écoutes avant de s’imprégner de cette expression sonore. Et puis soudain, la lumière jaillit. The Poison Arrows joue dans la même division que FACS. Même la voix de Sinkovich est aussi rêche et déclamatoire que celle de Brian Case. Oh, bien sûr, l’expression sonore lorgne parfois vers Fugazi et la bande à Albini, notamment lorsque ce post hardcore nous entraîne vers des climats atmosphériques.

Le long playing s’ouvre par le remarquable « Mercurial moments erased », une plage aux chœurs bien mâles, alors qu’en fin de parcours les sonorités de la guitare deviennent de plus en plus âpres.

Les mélodies sont complexes, ténébreuses, mais souvent répétitives et parfois obsessionnelles (« All these kids »). Omniprésentes, les lignes de basse sont inventives et expertes. Les polyrythmies amples. Les sonorités de guitare, sauvages, fouillées, lancinantes ou hypnotiques, mais rarement explosives. Et puis un titre comme « Asynchronous empire of dragonflies » s’autorise une symphonie de dissonances à mi-chemin entre noise, free jazz et prog.

Un excellent album, mais à ne pas mettre entre les oreilles du mélomane lambda…

samedi, 26 août 2023 15:54

Disappearing Coin

Issu de Phoenix, dans l’Arizona, mais établi à Oakland, en Californie, Stephen Steinbrink doit avoir enregistré près d’une vingtaine d’albums solo, cassettes y compris. Difficile d’ailleurs d’établir exactement sa discographie en se servant des infos recueillies sur la toile, les différents sites spécialisés dans le domaine ne proposant pas nécessairement la même liste. Toujours est-il que son dernier elpee, « Utopia Teased », remonte à 2018. A l’issue de l’enregistrement de cet opus, l’artiste a voulu donner une nouvelle orientation à son existence. Il s’était même tourné vers le bouddhisme et avait entamé une formation monastique, avant que n’éclate la crise de la COVID. Brisé dans son élan, il s’est alors replongé dans l’univers de la musique en se consacrant à la production pour d’autres groupes ou artistes.

Pour enregistrer « Disappearing Coin », Stephen a reçu le concours de quelques collaborateurs, dont son fidèle arrangeur, Andrew Dorsett, mais aussi Nick Levine (Jodi), Taylor Vick et Paul Frenzi (Ever Ending Kicks). Ce dernier participe activement au titre qui ouvre le long playing, « Opalescent ribbon ».

Une constante tout au long de l’opus, le soin apporté aux harmonies vocales. Limpides, atmosphériques, superbes, elles rappellent très souvent celles de Crosby, Stills & Nash. Une impression qui s’accentue lorsqu’acoustique, la guitare est jouée en picking et qu’on entend les doigts qui glissent sur le manche. Il y a cependant l’une ou l’autre compo plus électrique, mais elles ont le bon goût de préserver la délicatesse des accords (les deuxièmes versions de « Cruiser » et « Nowhere real », une plage allègre soulignée par des sonorités de piano électrique).

Au cours de ce long playing, on rencontre des notes d’ivoires sonores çà et là, une ligne de basse élégante, un zeste de synthé, deux instrumentaux (le titre maître et le final, « Is it what I want, but not what I need » et ses tonalités d’orgue de barbarie) et même de subtils arrangements de cordes sur « Who cares », une piste traversée par une pedal steel ; et dans le même esprit, un morceau qui lorgne distraitement vers la country, « Cool & collected ».

Un album plutôt minimaliste, très agréable à écouter, même s’il véhicule des accents revivalistes, empruntés aux seventies…

samedi, 26 août 2023 15:52

Spirit in the room

Après le split de Grooms, le chanteur/sixcordiste Travis Johnson et le drummer (comédien quand il a du temps libre) Steve Levine décident de monter un nouveau projet : Activity. Ils engagent le guitariste Russian Baths et la bassiste Zoë Browne (ex-Empty Country, ex-Field Mouse) pour compéter le line up et enregistrent un premier elpee, « Unmask Whoever », en 2020. Depuis, Bri DiGoia a succédé à Zoë, à la basse.

« Spirit in the room » (NDR : une référence à Smog) constitue le second opus du quatuor, un disque concocté dans des circonstances difficiles, puisque le père de Johnson est tombé gravement malade et sa mère est décédée, des suites d’un cancer du pancréas. Ce qui peut expliquer cette douleur qui transparaît à travers certains morceaux de cet LP. Dont « I saw his eyes », qui évoque l’affection de son paternel, une piste dont le final est particulièrement chargé d’intensité électrique. Et dans le même esprit de vulnérabilité, « Susan medical city » clôt ce long playing. Outre de la mort et la souffrance, les lyrics traitent de la paranoïa, des dégâts causés par le capitalisme et de l’anxiété causée par la COVID 19.

L’expression sonore de cette formation est issue d’une fusion expérimentale entre trip hop, noisy, indie pop, shoegaze, slowcore, post punk, dream pop, indus et electronica. Entre autres. Ainsi, samples, bidouillages, synthés tentaculaires et gadgets se fondent parfaitement dans l’instrumentation organique, basse/batterie/guitare. Les vocaux sont parfois re-échantillonnés féminins sur « Department of blood » et ceux de Travis sur « Sophia »). On a même droit à un chuchotement sur le lo-fi et intimiste « Cloud come here ».

Ethéré et crépusculaire, « Where the art is hung » est enveloppé dans un voile de mystère. Une tension permanente alimente le spectral (ces échos obsédants !) « Careful let’s sleepwalk ». Caractérisé par sa jolie mélodie, « Heaven chords » rend hommage à David Berman, le leader du mythique Silver Jews. Enfin, cafardeux et brumeux, « Icing » est paradoxalement imprimé sur le rythme du chemin de fer.   

Une œuvre tourmentée, sombre et fragile, malgré ses grooves hypnotiques…

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