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Kreator - 25/03/2026
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Jean-Claude Mondo

Jean-Claude Mondo

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Both ends burnin

Elliott New a tout d'abord été inspiré par les guitaristes de la Windy City, Otis Rush et Hound Dog Taylor. Il s'est ensuite intéressé à T-Bone Walker, Tiny Grimes et Hollywood Fats, qui sont devenus ses maîtres. A la tête des Intouchables, il se réserve bien sûr la six cordes, mais également le chant. Au sein de son groupe, on retrouve Mike ‘Naz’ Nazarenko. Un harmoniciste originaire de la région du Canal de Panama qui reconnaît pour influences majeures Big Walter Horton mais également Charlie Musselwhite et Magic Dick. J.T Anderson à la basse et David Hunt à la batterie forment une section rythmique particulièrement solide.

Le combo libère un groove infectieux dès les premières notes du titre maître. L'harmo dégage et déménage, pendant que l'orgue de Buddy Parker remplit l'espace sonore. Elliottt New possède une voix nasillarde, naturellement puissante, taillée pour son répertoire. Et il faut entendre les Intouchables lui répondre en chœur sur "Cant' afford to keep her". Naz se fait de plus en plus dévastateur à l'harmo. A l'écoute de "If you love me like you say" de Little Johnny Taylor, il ne fait aucun doute que cette formation est pétrie de talent : aussi bien celui de Naz à l'instrument chromatique que celui du boss aux cordes. Un talent qui peut se reposer sur la superbe cohésion de l'ensemble. Le jeu de New impressionne par sa nervosité, son attaque rythmique. S'il n'est sans doute pas un grand technicien, il accroche toujours au fil mélodique par ce quelque chose de très personnel. Quand la bande à Elliott garde le rythme, elle n'est pas prête à le lâcher de sitôt. A l'instar de la reprise de l'instrumental d'Albert Collins, "Backstroke". Balayé par les cuivres des frères Duane et de David Kitchings, "Be back home" campe un funk irrésistible. Naz revient à la charge pour donner à l'ensemble une couleur plutôt Nighthawks, calqué sur le R&B ; pendant que l'orgue intervient à point nommé pour maintenir le ton funk et mélodique. Au cours de la reprise du classique de Howlin Wolf, "Who's been talkin'", l'atmosphère plus sereine permet de mettre en évidence l'harmo qui sort le grand jeu. "Too much Jellyroll" dégage du swing, Nazarenko est passé à l'instrument chromatique! Le style flirte avec celui de la bande à Rod Piazza. Le puissant "Turned me upside down" est le théâtre de beaux échanges entre l'harmonica et la slide au son poussiéreux. En finale, "Walkin' downtown" prouve que, décidément, les Untouchables sont un excellent un groupe de scène. Suivant les dernières informations que j'ai pu recueillir, la formation vient de sortir un tout nouvel album. Un " live ", intitulé "Smokin' the blues". Et son titre est lourd de signification !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Bed slats´n´all

Tim Elliott était le chanteur harmoniciste du groupe écossais Blues 'n' Trouble. Il avait déjà sorti en 1993 un album de country blues acoustique, sur le label hollandais Tramp, sous l'étiquette T.E & the Troublemakers.

Je ne sais quelle mouche l'a piqué mais cet album est une petite perle. Tim commence par allumer un bâton de dynamite : "The celebrated Tommy Ellis boogie". Deux minutes de boogie au ras du plancher caractérisées par un de ces sons! Et le plus étonnant, c'est qu'Elliott est capable de se mettre dans la peau de Dr Ross ou de Joe Hill. Seul assis devant une batterie de pied, guitare et harmo, il arrache son chant. Tout redevient serein la minute suivante, lorsque secondé par ses Troublemakers", il interprète une version sage du "Honest I do" de Jimmy Reed. "Suck my harpoon" est caractérisé par un échange entre deux harmonicas : ceux de Gary Martin et Tim. Ils rivalisent dans le plus pur style whoopin, cher à Sonny Terry. Quelques parenthèses fleurissent sur cet album : "How can you keep moving", la reprise de "Love in vain" de Robert Johnson et "Sure tastes good to me". Mais il est vraiment le meilleur, lorsqu'il adopte une approche primaire et rugueuse. Et il le manifeste à plusieurs reprises. A l'instar de "Hard work ain't easy", chanté à la manière graveleuse de Howlin' Wolf, du rugueux "Barkin", au cours duquel la slide gémit à n'en plus finir, et de l'explosif "Rich woman", qui constitue simplement un travail sur "I wish you would". Une particularité davantage accentuée lorsque Tim joue l'homme-orchestre sur "Going to the river". "The story of my life" est un superbe blues lent. Tim souligne son chant de courtes phrases d'harmonica chromatique. "Bed slats'n'all" s'achève par le très dépouillé "Lying in the woods". Un frisson vous parcourt l'échine à l'écoute de cette voix qui rappelle étrangement celle d'un fantôme : celui d'un certain Alan Wilson. Un excellent album!

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Shine

Originaire de l'Iowa, Craig est chanteur, guitariste et compositeur. Très jeune, il est tombé dans une marmite pleine de riffs secrétés par Jimi Hendrix, Jeff Beck, Robin Trower et Tommy Bolin. Au cours des années 90, il a commis quatre albums personnels de rock blues : "Roadhouse stomp", "Retro blues express" et "Two sides of blues", ainsi qu'un hommage à Stevie Ray Vaughan, "Hats off to Stevie Ray", en compagnie de Leslie West, Rick Derringer et de Pat Travers.

Ce "Shine" réalise un trip au sein du blues rock psychédélique du passé, du présent et du futur. Pour y parvenir, Craig joue aussi les parties de basse et de claviers. Très souvent, il s'inspire d'Hendrix. A l'instar de "Remember now", de "Break free", caractérisé par une solide partie de guitare, de la plage générique "Shine", et bien entendu de la version d' "Angel" de Jimi. "Wild dogs" est un hommage à Tommy Bolin. Ce guitariste qui remplaça Richie Blackmore au sein de Deep Purple, est décédé d'une overdose d'héroïne. En 1976 à Miami. Autre ex membre de Deep Purple, Glen Hughes chante sur cette plage. Un disque de bonne facture, mais dont seule la plage d'ouverture "Business man", nous entraîne dans le blues…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Big boss men

Dans la série "Blues legends of the sixties - Live", cet opus fait suite à celui consacré à T-Bone Walker. "Big boss man" est un des plus gros succès de Jimmy Reed, alors que Willie Dixon fut sans conteste un ‘Big Boss’ du blues, et le plus grand compositeur du Chicago blues de la bonne époque. Les deux hommes se partagent cet album avec comme lien commun le fait d'avoir été enregistrés live à Houston au tout début des 70s.

Dixon est né à Vicksburg, dans le Mississippi, en 1915. Il est décédé en Californie. Très exactement à Burbank, en 1992. Plus de 76 années de bonheur pour le blues. Il avait fondé fin des 60s, les Chicago All Stars en compagnie de Johnny Shines, Sunnyland Slim, Walter Horton et Clifton James. A Houston, il était toujours accompagné des derniers cités. Clifton James avait succédé à Shines à la guitare. Bien que la notice de la pochette ne le mentionne pas, mais le pianiste Lafayette Leake et l'albinos texan Johnny Winter étaient bien présents, lors de l'enregistrement Le disque démarre par le très doux "Sitting and crying the blues" et embraie sur deux canons ; "Spoonful", introduit par l'immanquable harmonica de Big Walter, et "I just want to make love to you. Johnny Winter entre en piste pour "Tore down". Il chante aussi son "Roach stew". Malheureusement le son devient progressivement chaotique. James Reed est né en 1925 à Leland, dans le Mississippi. Il fut le bluesman le plus célèbre de la fin des 50s. Il a aligné quelques hits commerciaux tels que "Don't have to go", "Bright lights, big city", "Honest I do" et "Big boss man". Il pouvait compter sur le concours d'Eddie Taylor. Jimmy jouait de la guitare et de l'harmonica. Malheureusement, en plus d'être analphabète, épileptique et alcoolique, il avait un caractère imprévisible. En 1972, il est en fin de carrière. Il parvient quand même à convaincre le guitariste texan Johnny Winter, d'enregistrer avec lui. Il n'était plus au sommet de son art, même si les traitements ralentis opérés par Winter, sur "You don't have to go" et "Bright light Big city" ne manquent pas de charme. Reed devait disparaître d'un arrêt respiratoire en août 1976. Il y a déjà 35 ans !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Been a long time

Double Trouble n'est autre que l'ancienne section rythmique de Stevie Ray Vaughan ; en l'occurrence Chris Layton et Tommy Shannon. Pour pouvoir enregistrer cet album, ils ont dû solliciter des tas d'invités. Et croyez-moi, ils se sont bousculés au portillon texan d'Austin. Superbe ballade introductive, "Cry sky" lorgne vers la country.

Ami de toujours, Malford Milligan est venu prêter son excellente voix. Reese Wynans est à l'orgue, Kenny Wayne Shepherd et Charlie Sexton aux guitares. Charlie passe au chant, mais en duo avec Doyle Bramhall II, pour interpréter "Turn towards the mirror". Une ballade évoquant un certain Neil Young. Pas au niveau du timbre vocal, mais dans le phrasé de guitare de Doyle. Ce dernier revient gratter et chanter avec conviction une version saisissante du "She's all right" de Muddy Waters. La claque aussi agréable que cinglante nous vient de la reprise du "Rock and roll" de Led Zeppelin. La charmante et agressive Susan Tedeshi a pris le rôle de Robert Plant. A charge de Shepherd, Sexton et de Van Wilks de conjuguer leurs guitares. Susan chante aussi l'une de ses compositions, "In the garden". Les grandes retrouvailles entre Jimmie Vaughan et Lou Ann Barton sont un autre tout grand moment. Ils se partagent le chant sur "In the middle of the night" de Johnny Watson. Caractérisée par cette tonalité qui ne peut que lui appartenir, la guitare de Jimmie fait merveille. J'attribuerai également un bon point au très jeune Jonny Lang. Il chante de manière imparable "Grounghog day". Une chanson écrite en hommage à John Lee Hooker, par le canadien Gordie Johnson (remember Big Sugar!). Et c'est ce Gordie qui gratte en compagnie de Denny Freeman. La surprise nous vient de la finale, lorsque Dr John s'assied derrière le piano et chante de sa voix de fausset, "Baby, there's no one like you"…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Live in OZ

Cet album était sorti en 1981. Sous la forme d'un 33tours intitulé "Boogie Assault - Live in Australia". Réédité sou la forme d'un CD, il a été rebaptisé "Live in OZ" et sous-titré "Featuring Walter Trout". Un argument de vente bien plus efficace que la seule mention de Canned Heat. Cet elpee est loin d'être un des meilleurs albums du boogie band de Los Angeles ; mais je pense qu'il est indispensable de le replacer dans son contexte pour en comprendre l'importance.

Tout d'abord, retournons dans le temps. Le leader charismatique du Heat, Bob 'The Bear' Hite est décédé le 6 avril 1981 d'une crise cardiaque au Palamino Club de North Hollywood. Il avait 36 ans. En deux semaines, Fito de la Parra remonte le groupe pour assurer une tournée aux antipodes. Henri Vestine était dans une période profondément éthylique. Fito a donc eu recours au guitariste du backing band de John Lee Hooker. Un certain Walter Trout qui est devenu depuis mondialement célèbre. A cause de ces cinq années passées dans le Heat, bien sûr ; mais également son séjour chez les Bluesbreakers de John Mayall, sans oublier sa carrière personnelle. A la guitare rythmique, on retrouve Mike ‘The Mouth’ Halbey, à la basse Emile Rodriguez, et, à la demande du tourneur australien, un harmoniciste qui répondait au nom de Rick "Cherry Red" Kellogg.

Rebâti de toutes pièces pour la circonstance, ce Heat passe en revue, l'essentiel de ses hits. Et notamment "On the road again", "Amphetamine Annie", "Goin' up the country", "Let's work together" et inévitablement une version de "Refried hockey boogie" ; mais de près de 23'. L'opus recèle également des plages moins connues de l'époque, telles que "Hell's on down the line" (NDR : il est vrai que le Heat a toujours été un groupe adulé des bikers) et "So long". Un disque destiné aux fans de boogie d'ici et d'everywhere…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

The essential

Doué d'une une voix faite pour chanter le R&B, et pas du tout manchot à la guitare, Castro compte un public fidèle. Au cours des dernières années, ce citoyen de San Francisco a franchi de nombreuses étapes. Il n'a pas ménagé sa peine et est apparu sur les scènes de tous les continents. Il comptait déjà quatre albums sur Blind Pig : "Exception to the rule", en 96, "Can't keep a good man down", en 97, "Right as rain", en 99 et le "Live at the Fillmore", en 2000. Indispensable à ceux qui ne possèderaient pas encore un Castro dans leur home, cette collection puise au sein des 3 albums studio. D'autant plus que le prix de cet album est modique et propose en CDRom une vidéo live.

Le disque démarre à un train d'enfer par "Can't keep a good man down" et "Exception to the rule". La voix est réellement superbe et les motifs de guitare très riches. "Lucky in love" évolue sur un riff que Mr Keith Richard aurait pu pondre en personne. Les deux titres live sont des inédits. De la dynamite ! Deux rocks, dont une version époustouflante de "The girl can't help it", qui met en exergue le piano de John Turk et le sax furieux de Keith Crossan ; ainsi que "Nobody loves me like my baby" (NDR : reproduite également sur la vidéo), au cours duquel Jimmy Pugh au piano se montre très en verve. Tommy sort les plans bien connus de Chuck Berry. Au chant, Castro sort son épingle du jeu sur les plages Memphis R&B qui pourraient aisément figurer dans le catalogue Stax. A l'instar du lent "Just a man", du funky "Nasty habits" lardé de riffs à la Albert King, et du nerveux "Sho' enough". Et n'oublions pas la plage la plus blues, l'instrumental "Hycodan". Vous savez ce qui vous reste à faire!

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Reptile

Ce guitariste que l'on surnommait ‘God’, au milieu des années 60, a traversé plusieurs générations. Cette longue carrière musicale de près de 40 années a été immortalisée par des épisodes aussi remarqués que remarquables. En particulier les Yardbirds, Bluesbreakers, Blind Faith, Derek & the Dominoes et surtout The Cream. Enfin depuis un quart de siècle, elle s'est poursuivie sous son étiquette individuelle.

" Reptile " est un terme de reconnaissance, pas une insulte, nous confesse le fier Eric qui dédicace son nouvel album à son oncle Adrian récemment disparu. Le plus important de tous les reptiles, à son idée.

L'album s'ouvre d'ailleurs sur un joli instrumental, un tantinet jazz et baptisé "Reptile". Les riffs chaleureux de "Got you on my mind" de Joe Thomas, nous remettent Eric C sur la route du blues. Entouré par les guitares de son fidèle Andy Fearweather-Low et du texan Doyle Bramhall II, il peut ainsi sortir, rassuré et souriant, son dobro. Eric a toujours savouré la musique laidback de JJ Cale. "After midnight" figurait déjà sur son 1er album solo en 1970, "Cocaïne". Il remet le couvert avec une version très heureuse de "Travelin' light". Avançant dans l'âge, Clapton semble favoriser des climats plus propices à la relaxation que naguère. Les compositions de Cale s'y prêtent naturellement, mais l'écriture d'Eric tend à cette sérénité. A l'instar de "Believe in life" ou de "Broken down". Et tant pis si la face plus saignante est assez boudée. Chaleureuse et sage, sa voix n'aime guère être poussée dans ses derniers retranchements. Cette attitude l'amène à chanter le blues lent et il le fait superbement sur "Come back baby" de Ray Charles. Il en profite pour faire soupirer, gémir sa Stratocaster ; et dès ce moment, il n'a de leçon à recevoir de personne. Le Clapton paresseux revient encore sur "Find myself". Il traîne devant le piano de Billy Preston et les précieux chœurs vocaux des Impressions dont les belles voix se retrouvent tout au long de "Reptile". Au nombre de cinq, cet ensemble colore de la meilleure manière des titres rythmés et assez soul comme le "I ain't gonna stand for it" de Stevie Wonder, ou les ballades très lentes mais imparables, "I want a little girl" et "Don't let me be lonely tonight" de James Taylor. De quoi faire chavirer le cœur d'une princesse ! Cette œuvre chirurgicale a bénéficié de la collaboration de grosses pointures. Outre les musiciens déjà cités, on y retrouve de grands techniciens des studios tels que Steve Gadd à la batterie, Nathan East et Pino Paladino à la basse. Mais je le répète quand même, je préfère Clapton lorsqu'il se fait un peu bouillir les veines. Notamment sur "Superman inside", enrichi par l'orgue Hammond de Preston. "Reptile" se referme, comme il avait débuté, par une plage instrumentale "Son & Sylvia". Adrian Son était l'oncle de Sylvia, sa compagne. Leurs photos illustrent d'ailleurs la pochette. Un album pour la bande FM !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Hot Air

Steve et Jim sont deux harmonicistes basés à Milwaukee, dans le Wisconsin. Deux vieux amis qui ont donc décidé d'enregistrer ensemble, un album partagé entre guitare, harmonica et chant. Au cours des trois dernières années, ils se sont produits en duo acoustique. Histoire de recréer la musique typique des années 40, lorsque les bluesmen du Mississippi montaient vers le Nord pour rejoindre Chicago.

Nos compères jouent le blues depuis les 60s. Jim a aujourd'hui plus de 50 balais. Il avait sévi au sein d'A.B Skhy et de Short Stuff. Steve est âgé de 43 ans. Il a débuté chez le Stone Cohen Band avant de devenir le leader du Leroy Airmaster. Ils se sont bien répartis les tâches.

Steve s'est réservé l'essentiel du chant et de la guitare, et Jim la majeure partie de l'harmo. Ce festin de musique à bouche épingle quatre duos d'harmonica. Une ouverture assez extraordinaire, le "Parchman farm" de Mose Allison, "Rocket 88" dont le dialogue final nous transporte dans la bouche des musiciens, "Walkin blues" et "Done all my singing". Liban a du tonus, du caractère. Il module ses interventions avec une aisance de tous les instants. A l'instar de "Ain't that lovin you" de Jimmy Reed. Echange de procédés sur une autre composition de Reed, "Big boss man". Jim chante et gratte les cordes tandis que Steve souffle.

L'interprétation saturée d'émotion de "Louise" constitue le moment le plus frémissant de cet opus. Une chanson que Big Walter Horton chantait si bien. Et cet excellent exercice de style se termine par le "Lousiana blues" de Muddy Waters.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Ghetto child

Johnny Clyde Copeland est né en 1937 à Haynesville, en Louisiane. Bien avant ses 20 ans, il s'était établi à Houston, la cité de Lightnin' Hopkins, Albert Collins et Joe Hughes. Au début des 60s, il enregistre pour deux labels de Houston, All Boy et Paradise. Sous-titré "The Houston sessions", cet opus recèle sept plages enregistrées de 1960 à 64 ; dont je retiendrai surtout une excellente version, quoique dépouillée, de "Rock me baby", investie par le piano de Connie Mack Booker ; et "Mama told me", un bon blues sur lequel la guitare, soutenue par le piano de Ronnie Baron, est en verve. Les ballades R&B qui complètent ces sessions ont assez mal vieilli. En 1971, il se fait James Brown pour interpréter le funky "Soul power". Par contre le très lent "Ghetto child" est une superbe ballade qui emprunte à la mélodie de "House of the rising sun". Sur "Proving time", il redevient James Brown Nous sommes alors en 1975, au beau milieu de la vague disco. Trois excellents titres proviennent d'une session finale accordée en 1990 : "Let me cry", le très swamp "House of many tears", et surtout le meilleur, le paresseux, que Johnny chante de cette voix envoûtante, riche en relief, puissante, taillée pour chanter le blues, " Please, let me know "…